Niveau de stress et fatigue professionnelle des professeurs des écoles stagiaires.

Pendant trois jours de formation (connaissance de soi, gestion du stress), j’ai rencontré trois groupes différents de professeurs des écoles stagiaires, les professeurs qui ont été reçus aux concours 2011 et qui sont dans leur année de validation professionnelle,  j’ai observé les points suivants : un état général de fatigue évident chez la plupart des participants, une difficulté à identifier ce qui est de l’ordre du prioritaire et de l’accessoire dans les tâches professionnelles, une difficulté à organiser et à partager les différents temps de vie (vie professionnelle, vie personnelle, vie sociale) , des pensées tournées essentiellement vers les  aspects professionnels et donc la difficulté à vivre l’instant présent. Pour certains, le sentiment de ne pas être à la hauteur de ce qui est attendu, de ne pas pouvoir répondre au mieux aux besoins des élèves, la difficulté à gérer l’imprévu, la peur de se sentir juger par les parents, bref la peur de mal faire.

En prenant appui sur des questionnaires mis au point par Patrick Légeron (stress au travail) et par Charly Cungi et Claude Deglon (cohérence cardiaque, pour faire face au stress), je fais les observations suivantes :

Un niveau global de stress élevé et très élevé pour près de 90% de la population rencontrée pendant ces trois jours.

Deux  facteurs de stress prédominent chez les professeurs stagiaires : la pression et le changement. Les autres facteurs (cf Légeron), la violence, la frustration, les problèmes relationnels et le facteur environnement sont moins dominants. Ils sont plus liés à des situations particulières : temps de déplacement, horaire réparti sur plusieurs établissements, classe à plusieurs niveaux, ambiance de travail etc…

Les pistes de travail proposées, au delà des classiques recommandations liées à l’alimentation, au sommeil,  à la pratique d’une activité physique etc…

A chaque fin de journée, prendre un temps pour identifier ce que j’ai réussi. Le cerveau a tendance à ne retenir que ce qui ne va pas ! Inversons la tendance et allons voir du côté de ce que nous réussissons, de ce dont nous pouvons être fier (voir le courant de la psychologie positive).

– Identifier mes gros cailloux (ce qui est essentiel, ce qui est prioritaire pour moi..et non pas pour les autres). A chaque fois que je me sens débordé, reprendre cette liste.

Se dégager du temps pour soi, pour se retrouver avec soi même, pour faire une activité que j’ai choisie et qui procure du plaisir, de la satisfaction. C’est du temps « qualitatif ». Ce n’est pas une question de quantité…cinq minutes par jour peuvent être suffisantes pour faire diminuer la sécrétion des hormones du stress.

S’apprendre à être présent, là où je suis et avec qui je suis. Il s’agit de mettre à distance le bouillement mental qui parfois nous empêche de vivre pleinement l’instant.

Ouvrir son niveau de conscience par la pratique de la pleine conscience (mind fulness, relaxation, éveil des sens, méditation). Une pratique régulière peut avoir des effets rapides en matière de diminution des états de sur-stress  (cf les travaux de Jon Kabat Zinn relayés en France par Christophe André)

3 réponses à “Niveau de stress et fatigue professionnelle des professeurs des écoles stagiaires.

  1. par rapport à la relaxation, pourriez-vous m’indiquer des sites où il serait possible de refaire, avec une voix qui donne des consignes, le même type d’exercice que celui que nous avons fait en formation?
    merci d’avance
    C.F decroos

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