Rencontre parents-enseignants autour de la question de la motivation scolaire.

La semaine dernière j’ai eu l’occasion d’animer un temps de rencontre avec des parents d’élèves et des enseignants d’une école primaire.  La question posée portait sur le problème de la motivation scolaire, ou comment motiver nos enfants pour l’école et les apprentissages scolaires ?

Voici les points principaux que nous avons abordés :

1. les besoins fondamentaux à la motivation. Il est difficile, voire impossible pour un enfant de s’engager dans des apprentissages complexes si les besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits. Par besoins fondamentaux, j’entends : la sécurité et les besoins physiologiques de base. Par exemple, un enfant fatigué parce qu’il manque de sommeil aura des difficultés pour se concentrer sur un travail scolaire nécessitant de la réflexion. Idem, si un enfant ne déjeune pas, il se peut qu’il éprouve des problèmes d’attention, en fin de matinée, parce que la faim le tenaille ! Pour ce qui est de la sécurité, il en est de même. Un enfant qui ne se sent pas en sécurité éprouvera des difficultés à être attentif sur le travail scolaire. La peur liée à son sentiment d’insécurité l’empêchera de pouvoir se concentrer sur les situations proposées par l’enseignant(e). Il s’agit bien de sécurité subjective, à savoir que ce sont les sentiments que l’enfant éprouve. Objectivement, il se peut qu’il soit en totale sécurité, mais si lui se perçoit en insécurité, c’est cette perception qui domine. Ce qui est valable pour les enfants l’est tout autant pour les adultes ! Et ce qui est valable à l’intérieur de l’école l’est tout autant à l’extérieur (la maison, la rue etc…)

– la coopération parents/enseignants dans le respect des missions de chacun. Les uns comme les autres ont à gagner à une coopération dans le respect. L’école n’est pas la famille et l’enseignant n’a pas à se substituer aux parents et réciproquement les parents n’ont pas à s’ingérer dans l’école. C’est une question de bon sens. Quelque règles simples : s’interdire de porter des jugements de valeurs en présence des enfants. Cela signifie de ne pas dénigrer l’enseignant ou le parent devant l’enfant. Si les désaccords existent les traiter en adulte et se les dire de vives voix en en restant aux faits !

– La question du rapport d’autorité et des cadres éducatifs. Que ce soit à l’école ou à la maison, ce sont les cadres éducatifs posés par les adultes qui structurent l’enfant. Sans cadre, il ne peut y avoir d’éducation ! Cela signifie qu’il y aura tension, conflit au sens positif du terme. C’est parce qu’il se confronte au cadre et qu’il est frustré que l’enfant se développe, s’autonomise et se responsabilise. Le cadre posé à l’école ne peut être identique à celui de la maison, l’école a ses codes et ses missions. Les parents, la famille (quelle qu’en soit sa structure) ont une mission éducative plus large et un niveau de responsabilité autre (développement de la vie affective, de la vie spirituelle, par exemple, et ce même si l’école participe aussi à leur développement). Cependant, il est souhaitable qu’une cohérence existe quant au sens donné aux valeurs fondamentales (respect, tolérance….).

 

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