Confiance en soi et pleine conscience.

C’est de la question de la confiance en soi que j’ai débattu avec des enseignants et des chefs d’établissement. Plus particulièrement, comment  faire en sorte que l’enfant et le jeune développe cette confiance en soi à la fois à l’école et dans les autres domaines de sa vie ?

Voici ce qu’il est ressorti de nos échanges :

La confiance en soi est cette force intérieure, cette sécurité profonde, cette façon paisible d’être au monde. Elle s’acquiert par la conscientisation des messages positifs que nous recevons et intériorisons, mais aussi par la manière avec laquelle nous agissons, nous nous affirmons, nous prenons des décisions et nous nous définissons. Elle est très dépendante des relations que nous avons dans les premières années de notre vie (enfance et adolescence) . C’est pour cette raison que les acteurs de l’école (enseignants, éducateurs, chef d’établissement) ont un rôle éducatif dans son développement chez l’enfant et le jeune. L’enfant, le jeune qui baigne dans des échanges bienveillants où l’écoute est première où les conflits sont posés sereinement, inscrit en lui une vitalité, un dynamisme, des énergies positives qui le confirment dans ses capacités à cheminer dans les aléas de la vie. Son développement est très dépendant des qualités relationnelles que nous avons dans la première partie de notre vie (enfance-adolescence).

Mais qu’en est-il pour ceux qui n’ont pas bénéficier de cet environnement relationnel  porteur ? Comme le dit Jacques Salomé :  « Tous les ex-enfants qui on reçu trop de messages  disqualifiants ou toxiques, qui ont été contraints de vivre dans un environnement peu fiable ou insécurisant, ceux là ont certainement accumulé en eux trop de déviance, ont été pollués ou chargés d’énergies négatives. Ceux là ont perdu le plus souvent l’estime et l’amour de soi et par la même la confiance en eux ». Il est toujours possible de trouver ou de retrouver cette confiance en soi et de se donner les moyens à toute période de notre vie, de nous réconcilier avec le meilleur de nous mêmes et de gagner en cohérence, en solidité intérieure. 

En quoi une pratique régulière de pleine conscience peut-elle participer à faire acquérir les bases de la confiance en soi ?   Une pratique de pleine conscience (méditation, yoga, sophrologie, contemplation…) induit la le lâcher prise et la présence à l’instant. Cette posture permet d’ouvrir certains tiroirs bloqués dans notre esprit par des idées reçues. Ce sont ces idées reçues qui nous conditionnent, qui nous font aussi perdre la confiance en soi et nous éloignent de notre potentiel intérieur.

La pleine conscience participe à nous reconnecter à nous mêmes et à découvrir ainsi ce dont nous sommes capables. C’est ainsi que nous développons envers soi un amour bienveillant et non pas narcissique, que nous prenons conscience de nos potentialités, que nous acceptons nos fragilités , que nous identifions ce qui fait sens, que nous apprenons à faire des choix au regard de valeurs posées.

Induire ce travail sur soi au plus tôt devient prioritaire dans le contexte de notre époque.  Avoir confiance en soi est de plus en plus nécessaire, dans un monde en crise de sens, en mutation  où les repères changent, où les savoirs se renouvellent à une vitesse telle qu’il devient impossible de les intégrer. L’école et les parents ont à collaborer en ce domaine. C’est le savoir « clef » qu’un adulte a besoin en priorité pour mener son projet de vie tant dans le domaine professionnel que personnel.

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