Le stress au lycée chez les élèves et les professeurs des classes terminales.

Comme tous les ans à la même époque quand approchent les dates du BAC, la pression gagne les lycées français. Ce sont plus particulièrement les élèves des classes terminales et leurs enseignants qui soit subissent, soit participent à cet état !

Certes, si un peu de « stress » (le bon stress) est nécessaire et indispensable pour exploiter au mieux ses ressources et donner le meilleur de soi, trop de stress, ce que j’appelle le surstress, a l’effet inverse et conduit à la fatigue, voire l’épuisement, voire à la procrastination et donc à l’impossibilité d’exploiter tout son potentiel au moment où il le faudrait. C’est ainsi que se met en place la spirale de la démotivation associée à une perte de confiance en soi.

Un contexte d’enchaînement d’épreuves sur plus d’un mois et demi. Les modalités d’évaluation des différentes épreuves font en sorte que les lycéens sont en évaluation BAC dés la fin avril (épreuves de langues, épreuves de TP etc…). Dans certains lycées ces épreuves viennent en surplus des évaluations et contrôles mis en place et intervenant dans le contrôle continu (épreuves de type Bac Blanc, devoirs surveillés,  contrôles de connaissances…).

2013, une année particulière. Cette année est un peu particulière. Nouveaux programmes obligent, les épreuves sont nouvelles. Les exigences et les attendus semblent mal définis, imprécis et non maîtrisées par une bonne partie des enseignants des classes terminales. Les enseignants se cherchent, le doute s’installe chez certains. Les lycéens perçoivent cette incertitude grandissante, ce qui n’est pas pour leur donner un minimum de sérénité et d’assurance indispensable à moins d’un mois des épreuves écrites. Il en est ainsi quand une nouvelle réforme arrive au niveau du BAC.

Le BAC, un des derniers rituel de passage. Le BAC peut être considéré comme l’un, si ce n’est le dernier rituel de passage pour les jeunes français. Cela peut expliquer sa symbolique et l’importance qu’il prend dans la société française. Il marque un passage important dans la vie d’un jeune français.  Ce n’est pas sans poser question pour ceux et celles qui ne peuvent y accéder

Le BAC moyen d’évaluation de la qualité d’un lycée. Les résultats du BAC mettent les enseignants, les proviseurs et chefs d’établissement sous pression. C’est à l’aune des résultats au BAC, des % de réussite, des mentions obtenues que s’estiment en France la qualité d’un lycée. Et ce ne sont pas les différentes enquêtes et recherches en ce domaine qui changent cette représentation française ! C’est ainsi que la plupart des familles évaluent un lycée.

Une pensée dominante et erronée en matière de motivation : mettre la pression. Dans notre culture française à l’école comme dans le monde du travail, l’idée dominante est qu’il faut mettre la pression,  qu’il faut agir sur les peurs pour qu’une personne mobilise son énergie, se motive. Or, toutes les expériences, toutes les recherches, notre vécu quotidien montrent que c’est justement ce qu’il ne faut pas faire. Agir sur les peurs ne fait que bloquer le processus d’engagement et la pensée. Les sujets sous pression et dans la peur de l’échec ne sont pas dans des conditions favorables pour apprendre et réussir. Une certitude, ce n’est sous la peur que l’on donne le meilleur de soi et que l’on révèle son potentiel, sauf dans certaines situations de danger où il s’agit de se sauver ou de se protéger. Ce qui nous arrive très rarement dans une vie.

Pour dépasser ce constat, comment faire quand la peur et l’angoisse de l’échec dominent ? Dans la dernière ligne droite avant les épreuves écrites voici ce qu’il importe de faire pour mettre l’énergie là où il le faut et être à même de donner le meilleur de soi au moment des épreuves.

– Etre au clair sur son intention d’obtenir cet examen. C’est basique, mais c’est fondamental. Se poser la question : Est ce que j’ai la ferme intention de l’avoir ce BAC.

– Si le travail a été régulier toute l’année. Il importe de se dire et de savoir que ce qui est acquis et intégrer ne va pas disparaître du jour au lendemain.

– Si le travail minimum n’a pas été fourni tout au long de l’année. Il ne sert à rien de se lamenter, le passé est derrière et il est impossible de revenir en arrière. Il est temps de s’y mettre sans angoisse et d’être concentré sur ce qu’il y a à faire. Il s’agit de traiter les priorités et non de se mettre en état d’urgence.

– Il importe d’arriver en état de bien être physique et émotionnel au moment des épreuves. Il ne sert à rien d’enchaîner les heures de révision surtout en faisant des prolongations la nuit ! Comme un sportif de haut niveau, il importe d’avoir une hygiène de vie qui favorise l’état de bien être (alimentation, sommeil, activité, temps de calme, révision etc…).

– Il importe de ne pas écouter tous les discours qui activent la peur, qui mettent la pression. La peur est communicative, en conséquence essayer d’être le moins possible avec des personnes qui véhiculent cette peur, que ce soit des amis, des enseignants, des parents etc…Si la mise à distance n’est pas possible, demander à ces personnes de ne pas parler de cet examen et de profiter des bons moments passés ensemble.

– Se mettre au vert et réduire l’utilisation des outils de communication à distance (téléphone portable, temps passé sur les réseaux sociaux etc…). Il ne s’agit de s’isoler totalement, mais de se protéger des échanges qui vont activer les peurs. Il faut être capable de filtrer les communications.

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