La loi des 10 000 heures et la pratique intelligente : gage de réussite

Tout le monde ou presque peut atteindre un haut niveau d’expertise sous certaines conditions, que ce soit en sport, en musique, en danse etc…

Dans les sports, hormis ceux qui prévilégient certaines caractéristiques physiques comme la taille et la masse corporelle, à peu prés n’importe qui peut atteindre les plus hauts niveaux de performance au travers d’une pratique assidue et intelligente. C’est ce constat qui se dégage de plusieurs études faites de par le monde dont la plus connue et celle de Ericsson (USA).

La loi des 10 000 de pratique : Cette loi émise suite à l’analyse par Ericsson (chercheur en sciences cognitives à l’Université de l’état de Floride) met en valeur que le temps de pratique de violonistes a une incidence directe sur  leur niveau d’expertise. Il a constaté que les meilleurs violonistes des plus grandes écoles de musique avaient accumulé 10 000 heures de travail, alors que ceux qui n’en comptaient que 7500 étaient littéralement deuxièmes violons.

Ericsson prétend que le secret de la réussite n’est pas une affaire de don ou de qualités exceptionnelles au départ (l’inné), mais est plutôt lié à une pratique régulière, constante sous le regard et l’accompagnement de coachs compétents qui pendant des années soumettent les sujets (sportifs, musiciens, danseurs etc…) a un entraînement bien conçu dans lequel ils s’investissent pleinement avec un niveau d’attention-concentration élevé (l’acquis). Dans le sport de haut niveau nous observons régulièrement ce phénomène. Des athlètes arrivent au plus haut niveau sans avoir en début de carrière (catégorie jeunes) réalisés de performance extraordinaire.

La qualité de l’attention-concentration est déterminante : Les grandes performances nécessitent des heures et des heures d’entraînement, mais cela ne suffit pas. La qualité de l’attention qu’on y accorde est déterminante (voir Daniel Goleman). Les experts se concentrent pleinement sur l’amélioration d’un aspect particulier de leur action (gestes…) dans les temps de pratique (entraînement).  Etre pleinement attentif stimule la vitesse de traitement de l’esprit, renforce les connexions synaptiques et favorise le développement ou la création de réseaux neuronaux consacrés à ce que l’on est en train de faire.

Une pratique intelligente : Toute pratique intelligente requiert une boucle de remontée d’information qui permet d’identifier les points faibles et de les corriger, c’est pour cette raison que les danseurs exploitent des miroirs. Idéalement, ce retour provient d’un oeil expert – tous les sportifs de très haut niveau travaillent avec un entraîneur / les grands musiciens consultent régulièrement leur maître. Sans ce genre de retour, un sportif ne peut pas atteindre les plus hauts niveaux de performance.

Des temps de repos nécessaires : Une attention focalisée associée à des charges d’entraînement lourdes peuvent entraîner l’épuisement. Ericsson constate que quatre heures/jour est un seuil critique. C’est ce qu’il déduit d’une méta-analyse concernant des sportifs, des musiciens, des danseurs. Le repos, la récupération mentale et physique font partie intégrante de l’entraînement. Certes il faut pousser le corps et l’esprit mais il est tout aussi incontournable de ménager les temps de repos. C’est ce dernier qui permet le passage à un niveau supérieur.

Le temps de la patience, de la volonté et de l’abnégation : Nous pouvons déduire de cette approche que la patience, la volonté et l’abnégation associées à un haut degré de motivation s’imposent. Il n’existe pas ou trés peu de réussite spontanée.

Un rapide calcul donne une idée du nombre d’années nécessaires pour atteindre ce haut niveau d’expertise. Je prends pour exemple le domaine du sport et plus particulièrement des sports comme l’athlétisme, le cyclisme, le ski de fond. Un athlète débutant à quinze ans l’activité ayant une progression régulière des charges d’entraînement telle que, six heures/semaine de pratique effective -le temps de pratique réelle- pour la première année et une augmentation d’une heure par année de pratique jusqu’à quinze heures/semaine de pratique effective vers l’âge de 24 ans – à ce stade le sportif s’entraîne bi-quotidiennement – Le tout sur un nombre de quarante six semaines en moyenne par an. Il faut un peu plus de quinze années pour atteindre l’expertise. En fonction des activités cette durée peut être réduite. Un musicien, un nageur, un cycliste pourront pratiquer quatre heures/jour est atteindre des volumes par semaine plus conséquent sans rique de blessure. Ce qui n’est pas le cas dans d’autres activités plus traumatiques (course à pieds, activités de contact…).

Pour s’améliorer dans n’importe quoi, cinq régles essentielles :

– Du temps de pratique,

– De l’attention-concentration et de la réflexivité dans le temps de pratique,

– Du repos indispensable à la récupération.

– De la confiance en soi et de la joie de vivre.

– De la patience (laisser le temps au temps).

Article réalisé par Raymond Barbry / Août 2014.

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