Les pratiques de pleine conscience s’installent dans le paysage éducatif français.

Marginales, il y a encore de cela quatre ans les pratiques de pleine conscience (yoga, sophrologie, méditation de pleine conscience…) s’installent peu à peu dans le quotidien des journées de classe des écoles maternelles et primaires en France. Voir article en lien : http://www.inrees.com/articles/Mediter-a-l-ecole/

Depuis que l’AGEPS propose cette approche dans le contexte éducatif (quatre ans), de quelques demandes sur un territoire restreint ce sont maintenant plusieurs centaines  de personnes formées sur plusieurs régions qui touchent l’ensemble du territoire français, sans compter la multitude d’actions d’informations et de formations réalisées de par ailleurs.

Ce sont des demandes d’informations et de formation exponentielles qui touchent tous les acteurs du système éducatif, enseignants en classes ordinaires ou spécialisés (ASH), responsables institutionnelles, chefs d’établissement, parents.

Des effets reconnus sur les élèves et sur les enseignants. Ce que les expérimentations étrangères remontent depuis plusieurs années se confirment dans le contexte franco-français. Tout le monde est gagnant à proposer et maintenir quotidiennement des temps brefs de pleine conscience, enfants comme enseignants ! Voici les principaux effets observés par les enseignants qui proposent régulièrement des micro-temps de calme et de pause guidés ou non guidés dans la journée de classe :

– Amélioration des capacités attentionnelles.

– Amélioration des performances dans les apprentissages scolaires.

– Amélioration des capacités de mémorisation.

– Étape indispensable au développement de la métacognition (apprendre à apprendre).

– Augmentation du calme et de l’apaisement général facilitant les apprentissages et les relations.

– Amélioration des dynamiques relationnelles et réduction des situations de conflits.

– Diminution des états de sur-stress pour les enseignants.

Des établissements qui en font l’axe prioritaire de leur projet d’établissement en lien avec une réflexion sur les rythmes scolaires, le bien être et le bien vivre ensemble à l’école. Voici quelques exemples d’équipes pédagogiques qui s’engagent dans cette démarche.

– Un établissement de Douai  qui a proposé sur cette année scolaire six temps de rencontre avec l’équipe enseignante pour pratiquer pour soi et ensuite aux élèves des temps de calme et de pause courts échelonnés sur la journée de classe.

– Plusieurs établissement de la région Nord/Pas-De-Calais  (neuf établissements des secteurs de Dunkerque, Lille, Roubaix, Cambrai, Boulogne, Calais)  qui après avoir réfléchi au rythme scolaire en sont venus à proposer aux élèves plusieurs moments courts et quotidiens de pratique de pleine conscience.

– Dans cette même région du Nord/Pas-De-Calais des équipes entières d’école suivent une formation de deux jours (12h00) pour aider au développement de l’attention-concentration par les pratiques de pleine conscience. Ils sont plus de deux cents depuis deux ans a avoir pu en bénéficier.

– C’est dans le sud de la France (Languedoc-Roussillon) tous les établissements privés sous contrat avec l’état qui ont engagé une réflexion et mis en œuvre des initiatives quant à l’organisation de la semaine, de la journée en y intégrant des temps de calme et de pause en cohérence avec le seuil de vigilance et le niveau de fatigue des enfants tout au long de la journée (voir les éclairages de la chronobiologie et de l’ergonomie).

Un des effets et non des moindres, est le travail en partenariat qui s’installe entre les parents et l’école via la présentation des pratiques de pleine conscience. Plusieurs établissements ont organisé une rencontre avec les parents afin de présenter leur projet et de les y associer.

Faut il être un expert en pratique de pleine conscience pour le proposer dans le contexte éducatif, à savoir : faut il être sophrologue, professeur de yoga, professeur de méditation de pleine conscience, pour proposer aux enfants dans le cadre du temps scolaire, des temps de calme, de pause guidés ou non guidés ? L’enseignant du 1er degré enseigne de multiples disciplines sans être un expert dans chacune des disciplines enseignées. Il possède la compétence à présenter les savoirs disciplinaires de manière adaptées aux caractéristiques des élèves. C’est le sens pédagogique et didactique. Il en est de même pour les temps de pratique de pleine conscience. Il s’agit pour l’enseignant d’instituer dans la journée des temps courts de micro-pratiques quotidiennes adaptées aux caractéristiques des enfants. L’enseignant ne se doit pas d’être expert, mais d’avoir une expérience réfléchie de la pratique.

Une formation basée sur les principes de la pleine conscience à savoir :  de la pratique, de l’analyse de l’expérience, du transfert de cette expérience dans le contexte de la classe. La formation proposée s’appuie prioritairement sur des temps de pratique qui sont ensuite discutés, analysés. Il s’agit de mettre en situation les enseignants afin qu’ils puissent expérimenter par eux-mêmes les effets de la pratique pour ensuite s’ils le souhaitent proposer des temps de calme et de pause guidée ou non guidée dans le temps de classe.

Article réalisé par Raymond Barbry, le 31 janvier 2015.

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