Le printemps de l’éducation à Villeneuve d’Ascq, suite…

C’est à la demande des participants à la conférence sur les pratiques de pleine conscience dans le contexte scolaire, que je mets le résumé des points abordés :

1. La pleine conscience ? C’est la pleine présence à son corps, à ses émotions, à ses pensées, aux autres, à l’environnement.

L’idée force : Ce n’est pas un concept. Lire des articles, des livres, participer ou écouter des conférences ne suffisent pas. Elle s’acquiert par une pratique quotidienne. Vingt minutes de pratique quotidienne transforme le cerveau  dans le sens d’une amélioration de la vigilance, de la régulation des émotions et du stress, de l’amélioration de la mémorisation (cf les toutes dernières recherches de neurosciences sur cette question). Vingt minutes par jour, qui peuvent être réparties sur plusieurs temps courts (par exemple cinq fois quatre minutes, six fois trois minutes etc…).

2. Quelles sont les pratiques de pleine conscience ? Elles existent depuis bien longtemps, puisque nous en trouvons trace depuis 2500 ans. Elles viennent de toutes les pratiques  méditatives, de toutes les cultures, de toutes les religions, de toutes les époques (yoga, contemplation, zazen, relaxation, sophrologie, euthonie, Vittoz, gestion mentale, MBSR etc…….).

L’idée force : Il y a les pratiques formelles qui sont des temps programmés et où je suis dans l’intention de pratiquer pendant une durée déterminée, assis, allongé, en marchant, en mangeant. Puis nous avons les pratiques informelles, qui inondent notre quotidien et où spontanément, naturellement je me mets en présence à la situation, par exemple dans la rencontre avec l’autre, dans une longue file d’attente, à l’arrêt au feu rouge, dans le métro, pendant un footing etc…Plus je pratique par des temps formels, plus je développe cette capacité à la présence et plus je vis dans le moment chaque situation.

3. Un besoin prioritaire dans le contexte sociétal. Nous sommes dans une époque que nous pouvons qualifier de psycho-dépressive. La sur-sollicitation informationnelle, la surmédiatisation, le temps accéléré (temporalité), la prédominance du paraître sur l’être, le bruit incessant, créent du mal être, du mal de vivre.

L’idée force : l’être humain a un besoin fondamental et vital d’intériorité. Voir à ce sujet l’article :Pleine conscience, mode ou nécessité.

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/11/09/la-pleine-conscience-mode-ou-necessite/

4. L’intérêt pédagogique des pratiques de pleine conscience dans le temps scolaire. Les effets sont validés scientifiquement depuis des années dans les pays anglo-saxons et par les expériences faites à ce jour par des enseignants précurseurs en France. Faut-il les rappeler : amélioration des capacités attentionnelles, augmentation des périodes de calme dans le temps de classe, régulation des niveaux de stress, amélioration des capacités mnésiques, développement des capacités réflexives, développement de la métacognition, développement de l’intelligence intuitive, développement de l’empathie, de la compassion, de l’altruisme (vivre ensemble).

Actuellement l’INSERM Bordeaux effectue une recherche auprès de 250 enfants (méthode MBSR). Sur Grenoble un laboratoire de recherche en neurosciences  en fait de même avec comme pratique de pleine conscience, la méthode Vittoz.

L’idée force : C’est au total, quelques minutes par jour. Nous reprenons l’idée d’Antoine De La Garanderie, « mettez trois fois une minute de silence par heure de cours et vous verrez que cela réglera la majorité des problèmes d’apprentissage et régulera les dynamiques relationnelles ! » Soit un total de dix huit minutes / jour.

5. Présentation d’expériences menées depuis trois ans. Cela fait trois ans que nous formons des enseignants à l’exploitation pédagogique des pratiques de pleine conscience, et accompagnons des équipes qui en ont fait l’axe de leur projet d’école ou d’établissement. Pour que l’exploitation pédagogique porte ses effets, il importe de faire des temps quotidiens. Les temps de pratique sont intégrés à l’emploi du temps. Ils deviennent un rituel. Dans l’idéal de trois à cinq temps de trois à cinq minutes par jour.

L’idée force : D’abord mettre en pratique pour soi (enseignant) afin d’en mesurer par vécu les effets, puis oser en classe.

Et si les pratiques de pleine conscience participaient à mettre un peu plus de joie dans les écoles, les collèges et les lycées et par conséquent favoriser le bien être et le bien vivre des enfants, des jeunes et des adultes. Alors pourquoi s’en priver !

Article réalisé par Raymond Barbry, le 21 avril 2015.

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s