Bilan et effets d’une formation sur la question du bien être à l’école (région de Perpignan).

Je viens de terminer une action de formation auprès d’écoles maternelles et primaires des Pyrénées Orientales et  de l’Aude de l’enseignement privé sous contrat sur la question du bien être à l’école.

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C’est en partenariat avec l’ISFEC de Montpellier et le DDEC de Perpignan que cette action a été menée et s’est échelonnée sur une période de trois années, intégrant les questions des rythmes scolaires, de l’attention-concentration et du bien être de tous. Dans un article récent d’octobre nous avons déjà fait référence à ce suivi dans la durée. Cf l’article  dont voici le lien : https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2016/10/19/et-si-on-pensait-au-bien-etre-des-enseignants-pour-ameliorer-le-bien-etre-des-eleves/

Il est intéressant en fin de suivi d’identifier et de partager les effets de cette action sur les enseignants, les équipes et les enfants. Voici ce qui se dégage comme éléments déterminants au bout de trois ans.

  1. Ce que nous avons appris pendant ces trois années :
  • Des moyens et techniques simples pour être mieux dans notre quotidien professionnel mais aussi personnel.
  • Des propositions concrètes de l’espace et du temps scolaires.
  • La compréhension de certains comportements déviants.
  • Nous avons touts les possibilités d’améliorer notre quotidien. Cela nous appartient.
  • Faire la différence entre efficience et efficacité.
  • La confiance en soi est quelque chose qui se construit dans le quotidien.
  • La compréhension de l’inhibition de l’action.
  • Le vide n’est pas vide ! Il y circule des informations.
  • Apprendre à se préserver, à savoir dire non.
  • De l’importance de la connaissance de soi dans les métiers de l’humain.
  • La conscience de la limite de nos actions.
  • La posture professionnelle en situation de tension, de conflit, voire de crise.

                2. ce que nous avons mis en œuvre concrètement (dans les pratiques professionnelles).

  • Le lâcher-prise qui n’est pas le laisser-faire, mais l’acceptation de la réalité.
  • Se positionner en situation de tension et de conflit.
  • Réguler des situations conflictuelles.
  • Mettre des temps de calme quotidiennement : soit par du yoga, de la méditation de pleine conscience, de la pleine attention, de la musique douce, des temps de silence etc….
  • Prendre de la distance avec les préparations et les programmations en prenant en compte la réalité des enfants de la classe.
  • Placer quand le besoin se fait sentir des temps de calme informels.
  • Accepter de mettre des temps de « rien » qui facilitent l’imagination, la créativité.

En conclusion, les changements mis en place dans les classes ne sont pas révolutionnaires et ne demandent pas d’avoir de nouvelles compétences techniques ou didactiques. Les enseignants sont suffisamment formés sur ce point. Les changements ne concernent que la gestion du rythme de la journée, le positionnement de temps courts qui participent à mettre du calme, à apaiser et à développer les capacités attentionnelles, mais aussi la capacité à lâcher-prise avec une organisation des apprentissages rigides.

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