Témoigner de l’espérance, une nécessité !

Je reprends mot pour mot ce que Stéphane Allix nous dit de l’espérance dans son dernier livre qui vient de paraître « Lorsque j’étais quelqu’un d’autre », et où il nous conte comment en partant d’une méditation lors d’une retraite en forêt il en arrive à enquêter pendant des mois en Allemagne et en Russie à la découverte de lui même. Tout comme, Laurent Gounelle, Boris Cyrulnik, Fabrice Midal, Amélie Nothomb et bien d’autres, ce témoignage de Stéphane Allix nous interroge, nous émeut, nous étonne, nous surprend, nous passionne et nous entraîne aussi à la découverte de notre soi.

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« L’espérance, c’est la confiance dans le fait que l’adversité ne nous atteindra pas dans nos valeurs et notre éthique, quoi qu’elle impose au quotidien. L’espérance, c’est la certitude que les difficultés de la vie peuvent nous rendre meilleurs, et que c’est en parvenant à être meilleur dans ces circonstances pénibles que nous améliorerons le monde. L’espérance, c’est la confiance. La confiance dans la vie, dans les forces invisibles qui agissent sur le destin de l’homme et de la terre. La certitude que notre avenir sera construit par nos actions du présent.

L’ombre, c’est la peur de perdre nos richesses, notre confort. C’est la facilité avec laquelle on s’accommode des souffrances de ceux qui sont loin, en fermant les yeux. L’ombre, ce sont les discours de haine et de repli, la croyance que si on s’enferme on se protège, et ça ira mieux. Qu’être réaliste, c’est ne penser qu’à soi, être égoïste en ayant bonne conscience.

Pourtant, l’espérance aussi est réaliste car elle se base sur le constat lucide des mutations de notre monde et du pouvoir de l’action de chaque individu. Elle ne se voile pas les yeux face aux difficultés qui nous attendent. Oui, il est réaliste d’être optimiste dans un monde confronté à tant de défis et de menaces. Car être habité par l’espérance, c’est accepter de se remettre en question ; c’est être volontaire, lucide et généreux.

L’ombre et l’enfer sont constamment autour de nous. En nous ; comme des graines qui attendent de germer. En chaque femme, en chaque homme, en chaque enfant, la peur, l’égoïsme, la bêtise ou la paresse peuvent à caque instant éclore et grandir. La force, la confiance, la détermination, la bienveillance et l’amour – surtout l’amour – sont nécessaires pour que l’homme ne glisse naturellement vers ses penchants les plus opaques. parce que renoncer est facile. Très facile même, c’est un mouvement naturel, reposant pour l’esprit. L’être humain penche spontanément vers l’ombre quand il décide que sa vie doit être commode et confortable, avant tout. Or, ce sont les efforts constants et quotidiens qui nous rapprochent de la lumière. »

in Stéphane Allix, « lorsque j’étais quelqu’un d’autre » p 93-94 – Mama Editons.

Raymond Barbry le 26 octobre 2017.

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