Les pratiques méditatives s’implantent dans les écoles françaises !

Il y a un mouvement de bascule qui se met en place et que je viens de percevoir concrètement durant ce mois d’avril où je termine des programmes de formation à la pleine attention dans cinq établissements et une formation à l’accompagnement-coaching pour les référents « décrochage scolaire » d’un bassin de plus d’une vingtaine d’établissements. Ces établissements sont répartis sur plusieurs régions de France (Hauts de France, Rhône-Auvergne, Sud) et appartiennent tous au cadre de l’Éducation Nationale (public ou privé sous contrat).

Illustration de la vidéo

Je synthétise autour de cinq mots clefs ce que j’ai observé et qui jusqu’à ce jour ne se produisait pas ou ne se percevait pas à ce point. Cette perception s’est réalisée en même temps sur plusieurs régions éloignées géographiquement.

Implication…Les participants s’impliquent spontanément. Les connaissances des effets des pratiques méditatives sont de plus en plus connues et reconnues. Je rencontre de moins en moins de personnes qui sont restées sur ce que j’appellerai l’ancienne représentation de la méditation et de son aspect « ésotérique ». Les informations, les communications dans les différents médias font leurs effets et je constate que le temps d’apport « théorique » avec les argumentations scientifiques se réduit de plus en plus. Il ne devient plus nécessaire de justifier le bien fondé et le sens des pratiques méditatives, parce que de plus en plus de personnes sont au fait de ces savoirs d’une part et d’autre part pratiquent pour eux soit en individuel soit dans des groupes. Cette connaissance et cette pratique personnelle facilitent l’entrée et l’engagement dans les différentes situations proposées dans le temps de formation. Pour ma part je propose maintenant près d’une quarantaine de situations différentes, comparativement aux années antérieures, c’est une augmentation conséquente (+ 25%).

Intégration…Les situations abordées dans le temps de la formation sont intégrées de plus en plus vite dans le temps de classe. Là où il fallait souvent attendre d’avoir fait près de la moitié de la formation pour observer des pratiques en classe avec les élèves, c’est maintenant de plus en plus tôt dans le temps de formation que le transfert et l’exploitation en classe se réalisent, si ce n’est pas dés le lendemain de la première rencontre. Les raisons sont bien explicitées par les participants eux mêmes, le plus souvent reviennent : on peut s’autoriser à…on faisait déjà mais pas systématiquement… je savais faire mais je n’osais pas…je peux faire mais je ne me sens pas obligé de faire…il existe de plus en plus de supports simples et exploitables presque immédiatement…les élèves nous le réclament….les responsables institutionnels ne s’y opposent pas ou plus et ce même si rien n’est officiellement mis dans les programmes…les parents nous en parlent…et ça nous est profitable aussi !

Initiative…J’ai pour ma part élaboré un outil qui croisent, la méditation de pleine conscience, la gestion mentale, la méthode Vittoz, la visualisation mentale avec des situations proposées en position statique (assis, allongé ou debout) et d’autres en mouvement (marche à différentes vitesses, et tout ce qui a trait à la motricité globale et fine avec ou sans matériel). De cette manière je peux proposer une multitude de situations différentes et complémentaires qui vont de ce fait toucher plus d’enseignants. J’observe qu’à chaque rencontre, les participants enrichissent le panel des situations en l’adaptant à leur contexte personnel et professionnel (leur parcours personnel et professionnel, leur sensibilité, les caractéristiques des élèves de leur classe et de l’établissement, les conditions matérielles etc…).

Sérénité…Un des effets dans la durée des formations à cette thématique est l’impact à la fois sur la dimension individuelle des participants et sur la dynamique collective au sein de l’établissement. Les temps de mises en situation en commun lors de la formation imprègnent le collectif. Cette ambiance qui se perçoit par les postures, l’engagement et l’implication dans les exercices proposés, les prises de paroles, les échanges, se produit dans le non visible et le non observable directement, mais elle est bien présente et a des effets qui participe à redonner de la confiance en soi et en l’autre. Et si c’était cela l’effet le plus important et prioritaire d’une formation à la pleine attention !

Nous le percevions bien depuis deux à trois ans. Mais ce que j’observe, est l’accélération avec laquelle les pratiques de pleine attention se développent dans les classes. Cela dépasse l’initiative de quelques « novateurs » individuels. Nous avons dépassé ce stade et ce sont maintenant la plupart des enseignants et éducateurs dans ces établissements encore « novateurs » qui s’engagent et osent proposer des temps de calme guidés ou non à leurs élèves. C’est l’établissement qui est « novateur » parce que l’ensemble des personnes  sont en cohérence sur cette intention de développer des temps de pleine attention. Dans très peu de temps nous ne serons plus dans l’innovation, mais dans de la pratique courante. les temps de pleine attention seront intégrés naturellement au temps de la journée de classe. Le phénomène est exponentiel, et répond à un vrai besoin pour les enfants, les jeunes comme les adultes, avoir des temps de calme nécessaires à notre développement, notre stabilité émotionnelle, notre santé et notre bien être intérieur.

Raymond Barbry le 05/05/2018

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s