Le bien être à l’école, CANOPE – Amiens (résumé de la rencontre du 24 octobre).

Le mercredi 24 octobre le réseau CANOPE d’Amiens a proposé une matinée d’échanges et d’ateliers sur la question du bien être à l’école. Voici en quelques lignes le résumé de la conférence que j’ai donnée et de l’atelier animé sur les pratiques de pleine attention à l’école.

 

1. Les idées « forces » de la conférence.

  • Apprendre le bien être et le bien être pour apprendre. Les apports récents de la psychologie positive et des sciences de l’esprit ont mis en valeur l’idée que le bien être s’apprend. Notre bien être dépendrait pour 40% de notre volonté, pour le reste 20% inné et 40% le contexte environnemental.
  • Le bien être est subjectif. Il est fait des « petites choses » qui s’apprécient dans l’instant. Il est dans le lâcher prise. Il est dans l’acceptation de la réalité. Il est intérieur à soi. Il se partage (altruisme). Je n’ai aucune prise sur le bien être de l’autre et je ne peux pas le décider pour l’autre.
  • Nous sommes dans une société où la « tyrannie du bonheur » empêche l’émergence du bien être ! Il s’agit d’éduquer à l’acceptation de l’incertitude et de la durée limitée des temps de bonheur qui alternent avec des moments difficiles, faits de douleur, voire de souffrance. Il n’y a pas de conscience du bien être sans conscience et acceptation du mal être ! Il n’y a pas de construction du bien être sans confrontation à l’effort, à la difficulté et à l’échec. L’engagement est déterminant.
  • Les trois axes éducatifs du bien être : d’abord la conscience de soi, puis la conscience de l’autre et enfin la conscience de l’environnement. L’éducation à la conscience de soi est à la base du bien être et de l’altruisme.
  • Pourquoi en faire une priorité éducative ! Nous sommes dans un contexte de société de plus en plus pesant, voire psycho-dépressif. Notre société dite hyper-moderne est marquée par une crise de sens sans précédent marqueur d’un entre-deux sociétal, voire civilisationnel.
  • Le bien être et le mal être se partagent, se transfèrent. La posture de l’adulte est déterminante dans l’apprentissage du bien être. Penser le bien être de l’adulte en charge d’éducation et d’enseignement dans le cadre de l’école est déterminant pour le développement du bien être de l’enfant, de l’ado et du jeune.
  • Le stress, c’est la vie ! Le stress n’est pas le problème. C’est l’état du sur-stress qui empêche la conscience des moments de bien être. Cet état de sur-stress est en grande partie du à la non régulation du « mental » et notamment des pensées marquées par le regret, la culpabilité et les peurs.
  • Les deux piles atomiques de l’être humain : l’amour-don et la confiance en soi. C’est la rencontre avec des adultes qui en sont des témoins dans leur posture qui va construire l’enfant et le jeune. C’est une bienveillance marquée par l’exigence.
  • La fatigue un empêcheur de bien vivre et du bien être. Rappel d’évidences :  le sommeil, les temps de calme, les rythmes scolaires et familiaux, la régulation des temps devant la télévision et les outils numériques.
  • Des propositions concrètes simples pour développer le bien être à l’école. 1. Dans le cadre du temps scolaire Instituer et ritualiser des temps de calme – Sortir de la logique du toujours plus – Alterner les activités – Apprécier les petits moments de joie et les partager…..2. Pour les adultes en charge d’éducation et d’enseignement –  Se ménager des temps pour soi – Sortir de la logique du toujours plus – Se protéger du perfectionnisme et de la culpabilité – Être dans la présence à soi pour être dans la présence à l’autre….
  • Les enseignants, les éducateurs sont des Tisserands (cf A.Bidar).  Ceux qui œuvrent à réparer telle ou telle pièce du grand tissu déchiré du monde humain.  Face à la morosité ambiante ces tisserands répondent à l’urgence en recréant les trois liens nourriciers de la vie humaine :
    – Le lien à soi et à son moi profond,
    – Le lien de fraternité et de coopération avec les autres,
    – Le lien d’émerveillement et de méditation à la nature et à l’environnement.

2. Trois Ateliers ont ensuite été proposés aux participants. Ces trois ateliers complémentaires sont des exemples de pratique qui participent à créer les conditions d’un mieux être dans les établissements scolaires.  J’y ai animé celui sur les pratiques de pleine attention à l’école. Chaque participant pouvant participer à deux ateliers sur les trois.

  • Apprentissage et Sophrologie. Découvrez et apprenez des pratiques simples de sophrologie à réutiliser au quotidien pour soi et/ou en classe, pour installer un climat propice aux apprentissages. 
  • La pleine attention à l’école. Expérimenter la méditation de pleine conscience au travers d’une série d’exercices et apprenez à exploiter ces situations en classe. Elle favorise le développement de l’attention-concentration, de l’intériorité, de la conscience réflexive et de la conscience réflexive lucide.
  • Mettre en place un atelier yoga en classe. Comment mettre en œuvre un atelier de yoga en classe afin d’apaiser les tensions, gérer l’énergie des enfants et favoriser la concentration ?

Raymond Barbry le 30 octobre 2018.

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  1. Pingback: Le bien être à l’école (apport de la conférence du mercredi 21 novembre à l’Ifp d’Arras) | Raymond Barbry

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