Archives de Catégorie: Attention-Concentration

Rencontres et formation entre enseignants et parents d’élèves, ça c’est de l’innovation !

Dans le cadre d’un conseil d’établissement réunissant parents et enseignants, une école primaire de Douai (St Jean) a initié deux temps de formation communs que l’AGEPS-Raymond Barbry a animé sur cette année scolaire 2019-2020. L’objet des deux temps portait sur l’attention-concentration et la régulation des émotions.

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Les deux thématiques ont été choisies au regard de formations préalables engagées antérieurement par l’équipe pédagogique qui a posé comme priorité du projet d’école le développement des capacités attentionnelles. Ce travail a été initié il y a plusieurs années de cela  (cinq ans). Au regard du contexte sociétal et des observations faites en classe (augmentation des TDAH, difficulté grandissante à réguler les émotions….), le conseil d’établissement a proposé pour cette année scolaire deux temps de rencontres en soirée entre parents et enseignants pour être conjointement informés et formés sur ces deux thématiques et renforcer la collaboration déjà existante afin d’améliorer la cohérence éducative entre les enseignants et les parents.

C’est ainsi que nous avons pu aborder les fondamentaux à la fois de l’éducation émotionnelle et du développement-entretien de l’attention/concentration. Nous savons que ce sont deux des principaux facteurs qui au delà des méthodes pédagogiques favorisent l’engagement dans les apprentissages scolaires et non scolaires.

Comme nous avons dépassé le stade de l’information et des échanges pour faire de ces deux temps de la formation, nous avons proposé des mises en situations concrètes qui ont permis aux participants (parents, enseignants, personnel éducatif, direction) de mesurer leur propre niveau attentionnel, de faire des exercices de développement et de renforcement de l’attention à la fois pour les adultes et les enfants de plus de six ans. Concernant l’éducation émotionnelle, nous avons caractérisé les émotions de base que chacun a pu identifier en les reliant à des événements personnels en pointant les effets tant psychiques que physiques de ces émotions agréables et désagréables. Nous avons à la suite repérer des situations éducatives qui participent à aider les enfants à apprendre à réguler leurs émotions pour se mettre en état de stabilité émotionnelle, état qui favorise la présence  et l’engagement.

Ces rencontres furent l’occasion de rappeler des fondamentaux qui participent au mieux être global des enfants comme des adultes :

  • des temps de sommeil suffisant (indispensable à la croissance, à la mémorisation et au mieux être psychique).
  • une alimentation saine et où sont réduits autant que faire se peut tous les produits transformés et fortement chargés en sucre et autre produits surajoutés (perturbateurs endocriniens etc…).
  • un temps d’activité physique quotidien.
  • un temps de jeu quotidien.
  • des temps de silence et de calme quotidiens (même bref) et des temps de rien et d’ennui (bref mais indispensable).
  • des temps partagés avec les autres sans perturbation extérieure (par exemple, les repas etc…).
  • des temps devant les écrans qui sont adaptés et régulés en fonction de l’âge des enfants.

Raymond Barbry, le 04 mars 2020.

La méditation pour les enfants et les adultes « hyperactifs » !

Très souvent, pour ne pas dire à chaque intervention,  lors des formations sur la pleine attention dans les établissements scolaires, la question des enfants dits « hyperactifs » revient. Avec pour les enseignants et les éducateurs, la sensation de ne pas savoir comment  faire avec une problématique qui les dépasse et face à laquelle ils et elles se sentent dépourvus en ressources pédagogiques et didactiques ! Aussi la question est très vite posée : Peut on proposer des temps de méditation aux enfants dits « hyperactifs » ?

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Je reconnais que cette question m’a longtemps laissé perplexe et je ne pouvais apporter de réponses satisfaisantes, à mon goût, à des enseignants et des éducateurs désemparés. Le plus souvent, je répondais : « Tentez l’expérience, mais sur des temps très brefs, et peut être qu’avec le temps, il se peut que vous observiez une amélioration. Mais à ce jour nous n’avons pas de recherches très probantes à ce sujet » ou « le temps bref de méditation n’a pas de contre indication avérée pour les enfants et adultes hyperactifs » ou  » si le temps de méditation peut réduire la prise des traitements chimiques dont nous commençons à voir les effets négatifs depuis une quinzaine d’années qu’ils sont proposés, notamment augmentation des dépendances à l’âge adulte, ce n’est pas plus mal » ou  » Apportez une réponse systémique en partenariat avec la famille et agir sur les temps de calme, les temps d’activités physiques, les activités dans la nature (marche, jeux…), éviter le temps trop long devant les écrans de toute sorte, avoir une alimentation réduite en produits transformés  etc….

Cependant mon expérience auprès de jeunes et d’adultes hyperactifs et l’accompagnement d’équipes pédagogiques depuis plus de dix ans sur cette thématique de la méditation à l’école, m’ont montré que des effets positifs sont constatés dans la durée, et que l’hyperactivité peut être régulée par le sujet lui même, une fois qu’il est capable de pratiquer quotidiennement des temps méditatifs. Une condition indispensable pour les enfants avoir le soutien des parents.

Nous avons maintenant une réponse plus précise à cette question de la méditation pour les enfants (et les adultes) dits hyperactifs et des effets positifs de la pratique méditative sur la réduction de l’hyperactivité.

Je fais ici en grande partie référence aux travaux du Docteur Jacques Vigne (psychiatre français qui développe depuis plus de trente ans les pratiques méditatives, contemplatives comme des thérapeutiques en réponse aux maladies de l’âme). Il partage son temps entre la France et l’Inde. Il est de ceux qui font le lien entre les pratiques dites de tradition (les différents yogas et méditations associées) et les approches contemporaines (mindfulness, sophrologie, cohérence cardiaque….). Il a une démarche à la fois empreinte de l’expérience et de la démarche scientifique.

Une caractéristique physiologique observée chez les hyperactifs, une variabilité cardiaque défectueuse.

L’importance de la variabilité cardiaque.  » On sait qu’il y a de nos jours un sérieux problème avec les enfants hyperactifs. On a remarqué que si la variabilité cardiaque était basse, cette hyperactivité apparaissait ; si elle était haute, elle disparaissait « .

La variabilité cardiaque est la différence entre les battements du cœur à l’inspiration et à l’expiration. A l’expiration le cœur ralentit, à l’inspiration il s’accélère. C’est le système nerveux autonome qui régule cette variabilité (équilibre sympathique-parasympathique). Une variabilité haute correspond à un fonctionnement physiologique optimal. Que ce soient les nouveaux nés, les nourrissons, les enfants, les adolescents, les jeunes, les adultes, s’ils ont une variabilité cardiaque haute, ils auront des réactions autonomes vives et adaptées à la situation et leurs réponses émotionnelles suivront. Une variabilité basse correspond à une dysharmonie dans les réponses aux stimuli de l’environnement qui se traduit par, de l’instabilité émotionnelle, du déficit de l’attention. Il a été observé que les enfants et les adultes qui ont eu des attachements insécurisés à la petite enfance ont pour la plupart une variabilité cardiaque basse et ont statistiquement plus de troubles relationnels et psychopathologiques que la moyenne générale. La bonne nouvelle, est qu’il est possible de faire évoluer cette variabilité cardiaque par des exercices issus des pratiques méditatives et de restaurer une bonne stabilité émotionnelle.

Les recherches et expériences dés le début des années 2000 sur cette question de la régulation de la variabilité cardiaque des hyperactifs via une pratique de cohérence cardiaque.

En 2000, une enseignante d’école primaire du Mexique et un cardiologue ont constaté que les élèves identifiés par l’enseignante comme hyperactifs avaient une variabilité cardiaque basse associée à des troubles du rythme conséquent. Après un programme tri-quotidien (temps court de 5mn) sur une période suffisamment longue (plusieurs semaines), il a été constaté en classe une diminution nette des comportements dits hyperactifs et au plan cardiaque, les troubles du rythme ont disparu et la variabilité est devenue haute.

En 2003, Anthony Lloyd a publié une étude en double aveugle sur des enfants de 6-8 ans hyperactifs avec déficit de l’attention. L’éducation à la cohérence cardiaque améliorait considérablement leur comportement et leur capacité à apprendre et retenir. A l’époque au Royaume-Uni on comptait déjà plus de deux millions d’enfants hyperactifs avec trouble de l’attention.

Ces deux études peuvent être retrouvées sur le site http://www.hearthmath.com.

Explication scientifique des effets des pratiques méditatives chez les personnes sujettes au trouble de l’hyperactivité (p.195 in Pratique de la médiation laïque de Jacques Vigne – 2016).

Sans un frein vagal efficace, capable d’inhiber le système de défense des manifestations perturbantes (comportements de combat/fuite et l’agression), les comportements pro-sociaux resteront limités, et les possibilités d’apprentissage et de lien social seront réduites. La méditation a pour effet d’entraîner ce frein vagal. Une agitation mentale prolongée correspond à une excitation sympathique incontrôlable, le retour au calme méditatif d’un instant sur l’autre à l’effet d’un coup de frein vagal. La méditation avec sa stimulation parasympathique (système freinateur) et son augmentation de la variabilité permet d’assimiler ce qui nous arrive dans la vie, et d’excréter ces négativités qui sont en quelque sorte des déchets inévitables de nos expériences quotidiennes.

Un déficit éducatif, l’éducation aux perceptions physiologiques.

Ayant travaillé toute sa vie sur l’efficacité du frein vagal pour donner aux nourrissons et à l’enfant une bonne santé de base, le Professeur Porges insiste sur l’importance d’introduire dans l’éducation des techniques psycho-corporelles, sachant qu’elles ont la capacité de développer un tonus vagal satisfaisant. Bien que les sensations corporelles soient de la plus haute importance pour la survie du nourrisson, de l’enfant, les spécialistes du développement sont davantage intéressés par la capacité à percevoir les stimulis extérieurs….De même, notre éducation actuelle et nos stratégies ne visent pas vraiment à aider l’enfant et le jeune à sentir leurs états physiologiques intérieurs. On ne procure pas encore suffisamment aux jeunes enfants, aux enfants, aux adolescents et aux jeunes des instruments descriptifs et symboliques pour se représenter leurs états intérieurs, pas plus qu’on forme les enseignants, les éducateurs, les soignants à percevoir les indicateurs spécifiques physiologiques et de comportement, à propos des nuances dans les sensations corporelles des enfant, des adolescents et des jeunes.

Conclusion,

A la question – Peut-on proposer des pratiques méditatives aux enfants, adolescents, jeunes et adultes hyperactifs ? – la réponse est clairement oui. Nous savons que les pratiques méditatives participent à développer la régularité cardiaque dans le sens d’une variabilité adéquate en agissant sur le tonus vagal. Condition indispensable pour faire le calme en soi et réguler les émotions.

Raymond Barbry, le 21 août 2019.

 

 

Effets d’un atelier de pleine attention (méditation) en collège.

C’est à l’initiative de Mélanie Decool (infirmière) et Sylvie Ponavoy (professeur) au collège de Flandre à La Madeleine (Hauts de France) que j’ai animé pour tous les élèves des classes de cinquième  un atelier de pleine attention. Nous avons pu mesurer les effets de cet atelier sur les capacités attentionnelles  au travers d’un test pratique d’attention-concentration. C’est cette expérimentation que je vais vous décrire ainsi que les résultats observés entre la première et la dernière  séance.

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1. Intitulé de l’atelier.

 « Développer un cerveau de champion « 

2. Cadre des rencontres.

  • Toutes les classes du niveau 5ème (12 à 14 ans) ont bénéficié de sept rencontres entre les mois de mars et de juin 2019. Soit une centaine d’élèves.
  • Tous les élèves participaient à l’atelier
  • Le temps de l’atelier était de 30mn/classe.
  • Un ou des adultes (enseignants, éducateurs, infirmière…) ont participé à l’atelier avec les élèves.
  • Les temps d’atelier se déroulaient sur temps de cours.

3. Contenus des ateliers.

Les contenus s’appuient sur le programme (Raymond Barbry-AGEPS). Ils sont adaptés aux caractéristiques des collégiens de cette tranche d’âge. En voici les grands points,

  • Identifier ce qu’est un état d’attention-concentration.
  • Connaître le fonctionnement de base du cerveau attentif.
  • Apprendre à réguler sa respiration.
  • Apprendre à percevoir les sensations venant du corps (relâchement-contraction).
  • Apprendre à observer et réguler ses pensées (métacognition).
  • Apprendre à construire une image mentale.
  • Apprendre à ressentir et réguler les émotions.
  • Apprendre à faire silence.
  • Apprendre à fixer son attention dans le cadre d’une situation neutre.
  • Apprendre à réguler son niveau de stress.
  • Apprendre à visualiser une situation à venir (mise en projet).
  • Apprendre à se remémorer un événement passé.
  • Apprendre à se déplacer sans les repères visuels.
  • Apprendre à maintenir un équilibre sans les repères visuels.

4. Entraînements entre les temps d’atelier.

J’ai pour habitude dans ce type d’intervention de rapprocher les temps de rencontre (au maximum toutes les deux semaines), ceci pour une meilleure appropriation des outils. Dans le cadre de ce dispositif, cela n’a pas été possible. Aussi, la présence d’adultes avec les élèves s’est révélé déterminante. Elle a permis la réappropriation des situations proposées dans l’atelier dans le cadre de temps de classe. C’est ainsi que certains enseignants-es ont repris régulièrement sous forme de temps très courts des situations de pleine attention. Une routine s’est ainsi installé dans certaines classes.

5. Effets observés sur le temps d’attention-concentration sur une tâche neutre.

Nous avions convenu d’évaluer les effets de cet atelier sur tous les participants. Pour ce faire nous avons retenu le test classique de fixation d’un objet neutre qui permet de mesurer instantanément les progrès ou non des sujets. Ce test, qui est exigeant, s’appuie sur deux principes : la vitalité et l’entraînement spécifique. C’est ainsi que s’entraînent mentalement, la plupart des sportifs de haut niveau et toutes les personnes qui ont à intervenir dans des contextes à haut de niveau de vigilance.

Description du test :

– En position assise sur une chaise, pieds au sol.

– Fixer un objet neutre, balle, ballon etc…qui est positionné à peu près à hauteur d’homme (1.70).

– Le regard ne doit pas quitter l’objet pendant un temps déterminé.

– La durée du test est de 20mn.

– Les sujets ont l’autorisation de bouger les pieds et les bras, mais le haut du corps (la tête) se doit de rester immobile.

– Dés que le sujet quitte du regard l’objet neutre, le test est terminé et nous notons le temps de soutien du regard sur l’objet neutre.

Résultats observés lors de la première rencontre avant le début du programme.

Lors de la première rencontre et dés son début, nous avons fait réaliser le test décrit précédemment sur une période de 3mn. En voici les résultats :

  • 50% des élèves décrochaient avant la première minute. Pour certains d’entre eux, soit 10% de la totalité, le décrochage attentionnelle s’est fait avant l’atteinte de la quinzième secondes.
  • Moins de 20% des élèves ont réussi à maintenir l’attention pendant trois minutes.

Résultats observés lors de la dernière séance – le test des 20minutes.

La dernière séance a consisté à la fixation de l’attention sur un point fixe pendant 20mn, voici les résultats de ce test réalisé par 94 élèves

  • 56% maintiennent leur attention pendant  20mn
  • 3% maintiennent leur attention au delà de 15mn (<20mn)
  • 11% maintiennent leur attention au delà de 10mn (<15mn)
  • 11% maintiennent leur attention au delà de 5mn (<10mn)
  • 19% ne maintiennent pas leur attention au delà  5mn (<5mn)

Nous observons une différence entre les garçons et les filles. Ces dernières sont 60% à réussir le test dans sa durée totale pour 44% des garçons.

Un seul élève obtient un score de moins de 1mn (36 secondes de temps de soutien).

Discussion sur les résultats.

les progrès sont indéniables quant à la réalisation du test retenu. Ceci confirme toutes les recherches faites ces deux dernières décennies qui mettent en avant le bénéfice retiré des pratiques de pleine attention sur les capacités attentionnelles.

Un entraînement spécifique s’avère efficace et a tout son sens dans le contexte éducatif actuel. Notre époque dite « hyper-moderne » est  marqué par une chute drastique des capacités attentionnelles de l’être humain (temps de maintien de l’attention à 9 secondes). Or il n’est pas possible d’apprendre, de réfléchir, de mémoriser si l’attention est absente ou réduite à un temps trop bref (zapping attentionnel).

Des exercices de pleine attention peuvent être proposés dans le cadre de l’enseignement obligatoire. Ils ne prennent pas beaucoup de temps (de quelques secondes à quelques minutes).  C’est la systématisation qui est déterminante. Il s’agit d’instaurer un rituel.

Exploitation de la pleine attention en dehors du temps d’atelier.

Nous avons fait une enquête quant à l’exploitation que font les collégiens de cet outil de pleine attention en dehors du temps d’atelier , voici ce qu’il en ressort :

Près de 50% déclarent s’entraîner personnellement en reprenant plus ou moins régulièrement (de une fois par semaine à chaque jour) un ou des exercices proposés durant le temps d’atelier.

Certains jeunes déclarent exploiter cet outil dans d’autres contextes de leur vie et plus particulièrement celles et ceux qui ont une pratique sportive ou culturelle (musique, chant, théâtre) ou pour une meilleure qualité de vie (amélioration du sommeil).

Raymond Barbry – le 25 juin 2019

 

 

 

 

 

 

Effondrement de nos capacités attentionnelles (8-9 secondes maxi)!

Voici le résumé du dernier ouvrage de Bruno Patino, « La civilisation du poisson rouge – petit traité sur l’économie de l’attention ». Où comment les industries du web nous rendent addict à leurs outils et les conséquences sur nos capacités attentionnelles.

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«  Le poisson rouge tourne dans son bocal. Il semble redécouvrir le monde à chaque tour. Les ingénieurs de Google ont réussi à calculer la durée maximale de son attention  : 8 secondes. Ces mêmes ingénieurs ont évalué la durée d’attention de la génération des millenials, celle qui a grandi avec les écrans connectés  : 9 secondes. Nous sommes devenus des poissons rouges, enfermés dans le bocal de nos écrans, soumis au manège de nos alertes et de nos messages instantanés.
Une étude du Journal of Social and Clinical Psychology évalue à 30 minutes le temps maximum d’exposition aux réseaux sociaux et aux écrans d’Internet au-delà duquel apparaît une menace pour la santé mentale. D’après cette étude, mon cas est désespéré, tant ma pratique quotidienne est celle d’une dépendance aux signaux qui encombrent l’écran de mon téléphone. Nous sommes tous sur le chemin de l’addiction  : enfants, jeunes, adultes.
Pour ceux qui ont cru à l’utopie numérique, dont je fais partie, le temps des regrets est arrivé. Ainsi de Tim Berners Lee, «  l’inventeur  » du web, qui essaie de désormais de créer un contre-Internet pour annihiler sa création première. L’utopie, pourtant, était belle, qui rassemblait, en une communion identique, adeptes de Teilhard de Chardin ou libertaires californiens sous acide.
La servitude numérique est le modèle qu’ont construit les nouveaux empires, sans l’avoir prévu, mais avec une détermination implacable.  Au cœur du réacteur, nul déterminisme technologique, mais un projet qui traduit la mutation d’un nouveau capitaliste  : l’économie de l’attention. Il s’agit d’augmenter la productivité du temps pour en extraire encore plus de valeur. Après avoir réduit l’espace, il s’agit d’étendre le temps tout en le comprimant, et de créer un instantané infini. L’accélération générale a remplacé l’habitude par l’attention, et la satisfaction par l’addiction.  Et les algorithmes sont aujourd’hui les machines-outils de cette économie…
Cette économie de l’attention détruit, peu à peu, nos repères. Notre rapport aux médias, à l’espace public, au savoir, à la vérité, à l’information, rien n’échappe à l’économie de l’attention qui préfère les réflexes à la réflexion et les passions à la raison. Les lumières philosophiques s’éteignent au profit des signaux numériques. Le marché de l’attention, c’est la société de la fatigue.
Les regrets, toutefois, ne servent à rien. Le temps du combat est arrivé, non pas pour rejeter la civilisation numérique, mais pour en transformer la nature économique et en faire un projet qui abandonne le cauchemar transhumaniste pour retrouver l’idéal humain…  ». Bruno Patino

Raymond Barbry le 30 avril 2019.

L’école des parents..levier de partenariat enseignants/parents autour du projet d’école

Deux établissements des Hauts de France (St Omer* et Villeneuve d’Ascq*) que j’accompagne depuis deux ans sur la mise en place de leur projet d’école portant sur le développement de l’attention-concentration et du bien être dans la classe et dans l’établissement ont décidé d’associer sur cette année scolaire les parents d’élèves en leur proposant des rencontres bi et tri-annuel sur la thématique du projet de l’école.

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Ces rencontres aussi appelées « école des parents » visent à proposer des temps de mises en situation permettant aux parents d’identifier les priorités éducatives des équipes pédagogiques et de pouvoir s’inscrire en tant que partenaires des enseignants et ainsi développer la cohérence éducative entre l’école et la maison.

D’abord des mises en situation.

Ces rencontres qui se déroulent en soirée ont une durée de deux heures et partent de mises en situation qui permettent aux parents d’identifier leur propre niveau d’attention, les ressentis corporels des différentes émotions, la mémorisation de situations passées et la visualisation d’un projet à venir. C’est l’occasion pour les adultes d’identifier (le plus souvent de manière ludique) par eux mêmes à la fois leur ressources attentionnelles mais aussi les difficultés rencontrées pour maintenir l’attention sur une tâche donnée.

Puis des échanges sur le vécu des situations proposées.

C’est un temps indispensable pour amener les parents à comprendre la complexité de ce qu’est l’attention et que de comprendre qu’elle nécessite un véritable apprentissage qui s’intègre dans notre rythme de vie. Il en est de même pour l’éducation émotionnelle qui est un des déterminants du mieux être et du bien vivre ensemble.

Enfin des pistes pour exploiter des situations à la maison et mettre en place un cadre de vie permettant le mieux être de l’enfant.

L’occasion de rappeler les fondamentaux de base à un niveau de vigilance satisfaisant chez l’enfant comme chez l’adulte :

  • Le temps de sommeil,
  • La régulation du temps passé devant les écrans,
  • Du temps pour l’activité physique,
  • Des temps de calme, voire de silence,
  • Une alimentation équilibrée et peu chargée en produits transformés,
  • Du temps de présence.

A l’heure où dans le quotidien les enseignants comme les médias se font l’écho de la difficulté grandissante à mettre en place un partenariat entre l’école et les parents, ces initiatives montrent qu’il est possible de l’initier.

Les écoles concernées, à Saint Omer deux écoles se sont associées : Notre Dame D’enclos et Notre Dame Griffon ; à Villeneuve d’Ascq, l’école Notre Dame.

Raymond Barbry le 25 avril 2019

 

La préparation mentale des jeunes athlètes (Ligue des Hauts de France)

Une première  dans le cadre du stage régional (horizon 2028) regroupant une centaine de jeunes athlètes de toutes les spécialités de l’athlétisme des Hauts de France à Liévin les 8, 9 et 10 avril, un atelier de préparation mentale.

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C’est à la demande de Yann Vaillant CTS à la ligue des Hauts de France et responsable du suivi horizon 2028 que j’ai proposé et animé un atelier de pleine attention lors de ce stage.

Qu’est ce que la pleine attention ?

Aussi appelé pleine présence, méditation de pleine conscience, elle est une pratique millénaire (2500 ans) qui a été adaptée à notre époque et à notre contexte sociétal. Elle répond a un besoin prioritaire de l’être humain, être dans le présent du moment vécu.  Notre époque qui est caractérisée par la sur-sollicitation mentale, le sur-activisme a mis à mal cette capacité de l’être humain, à être simplement dans le présent. Les jeunes générations sont les plus impactées par ce phénomène de surcharge mentale de part la constitution de leur cerveau qui est en cours de maturation et plus particulièrement les lobes frontaux, aussi apprendre à fixer son attention sans tension devient une priorité éducative et de formation.

La pleine attention, pour quelle raison ?

Une des conditions de l’engagement et de la réussite d’un athlète est sa capacité à être pleinement dans l’effort qu’il réalise et ce quelle que soit sa spécialité. Or nous savons que nos capacités attentionnelles, de part notre mode de vie actuelle, sont à renforcer, développer et entretenir et ce même chez les sportifs de haut niveau. Il devient déterminant à côté du développement des qualités physiques et techniques du jeune athlète d’intégrer spécifiquement des temps de développement de l’attention-concentration.

L’expérience au RCArras section athlétisme.

Cela fait plusieurs années que les athlètes arrageois bénéficient de temps spécifiques à la pleine attention intégrés aux entraînements réguliers dans certaines spécialités, ou lors des regroupements en stage, ou lors d’un atelier spécifique dans le programme sport-santé-bien être du club (le samedi matin). Cet aspect de la préparation globale de l’athlète a permis à certaines et certains des athlètes arrageois d’atteindre un bon niveau national (podiums et finalistes à des championnats de France), et d’intégrer l’équipe de France (nous pensons actuellement à un des espoirs français au lancer de marteau).

Une approche globale, équilibrée et systémique de la formation  de l’athlète.

L’intégration de temps de pleine attention s’inscrit dans une visée globale de la formation du jeune athlète et vient en complément des autres dimensions que sont le développement des qualités physiques, techniques et stratégiques.

Par la pleine attention nous intervenons sur les aspects cognitifs et bio-émotionnels de la personne en lui donnant des outils de régulation des émotions, de régulation du stress, de visualisation et de mise en projet. Mais surtout nous permettons à chacun d’avancer un peu plus sur la connaissance de soi qui est au delà de l’aspect sportif un déterminant de notre engagement dans la vie et du dépassement de soi.

Raymond Barbry, le 15 avril 2019

Les projets d’école sur la pleine attention (méditation) se multiplient, exemple d’une école de Tourcoing.

Ils sont de plus en plus les établissements scolaires du 1er degré à développer des projets d’école portant sur le développement de l’attention. Pour ma part, cela fait maintenant bientôt dix ans que j’accompagne des équipes pédagogiques à la mise en œuvre des pratiques de pleine attention (méditation de pleine conscience) comme support du développement de l’attention concentration. Mais ces pratiques n’ont de pertinence que si nous adaptons l’ensemble des pratiques pédagogiques au développement de l’attention et du bien être. En effet, il ne suffit pas de placer dans la semaine et même dans chaque journée un moment spécifique de pleine attention (méditation) pour obtenir les effets tant désirés et de voir les enfants devenir plus attentifs, plus présents, plus posés, plus bienveillants etc…

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Une approche systémique et globale s’impose pour permettre le développement de l’attention-concentration et du bien être à l’école. C’est cette dernière que je vous présente en appui sur l’exemple de l’école Saint Mathieu de Tourcoing que j’ai accompagnée durant une année à l’élaboration du projet d’école.

Les principes fondamentaux pour développer l’attention concentration et le mieux être à l’école :

  • Mettre des temps quotidiens d’activités physiques. Nous savons qu’un temps de 30mn quotidien est indispensable et nécessaire au bien être et à la santé. De plus l’activité physique induit de fait d’être attentif. Cette activité physique prend forme dans des activités telles que la motricité globale, la motricité fine et les temps consacrés spécifiquement à l’éducation physique et sportive. Les temps de récréation peuvent aussi y participer, si l’espace permet une évolution suffisante et une organisation de l’espace extérieur stimulante (jeux etc…).
  • Penser l’emploi du temps et l’organisation des journées au regard du seuil de vigilance  des enfants. Nous savons que cette vigilance est au plus bas entre 11h00 et 15h00.
  • Mettre des temps de sieste ou de calme (lecture silencieuse, dessin libre, mandala…) avec ou sans fond musicale en reprise de la pause méridienne.
  • Mettre un temps d’accueil le matin avant de commencer les activités pédagogiques.
  • Placer dans chaque journée des temps courts de pleine attention adaptés aux caractéristiques des enfants (âge-maturité). C’est ainsi que les activités de pleine attention ne concernent que les enfants à partir de cinq-six ans (GS/CP). Dans les classes maternelles c’est le yoga pour enfants qui sera privilégié.
  • Varier dans chaque journée les activités en intégrant tout ce qui ressort des arts (musique, chant, théâtre, dessins etc…).
  • Positionner l’éducation émotionnelle comme un axe prioritaire à tous les niveaux de classes.
  • Intégrer l’éducation à l’écoute via les temps de paroles, les ateliers philo.

Intégrer ces principes ne révolutionnent pas les pratiques pédagogiques et didactiques (méthode, traitement des contenus), mais induit de penser la temporalité de la journée de classe autrement par la mise en place d’un rythme  alternant des moments de calme, de tranquillité et des moments de haute intensité.

Sur cette année scolaire, ce sont plus d’une dizaine d’établissements du 1er degré que j’ai formés et accompagnés à cette démarche, principalement dans les Hauts de France et en Occitanie.

Raymond Barbry le 16 mars 2019.

Un atelier de pleine attention – méditation- pour lutter contre le décrochage scolaire en lycée

C’est à Arras au Lycée Guy Mollet qu’a été mis en place à l’initiative de Mélanie Auribault (CPE et référente « lutte contre le décrochage scolaire ») un atelier de pleine attention proposé aux élèves en risque de décrochage scolaire. Cet atelier que j’anime – AGEPS-Raymond Barbry est proposé à trois groupes différents à raison de sept rencontres par groupe.

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Cette innovation à destination d’un public scolaire en besoin d’accompagnement et de remise en confiance a été possible grâce à un partenariat entre le lycée Guy Mollet, Perseval (dispositif PERSERance scolaire de l’académie  de Lille) et l’aide de la Communauté Européenne.

Des élèves volontaires repérés par les enseignants, les infirmières, les cpe. Les élèves qui participent à cet atelier le font sur la base du volontariat avec l’accord des parents. Un entretien préalable  permet de déterminer leur degré d’engagement qui valide leur participation à cet atelier.

Une implication et participation des adultes au dispositif ,cpe , enseignant-e-s, documentalistes, infirmières, Proviseure Adjointe. A chaque rencontre la possibilité est offerte à ce que deux adultes puissent participer à un temps d’atelier afin de découvrir ce qu’est la pleine attention (méditation) et son effet sur la personne.

Cadre de l’atelier. Chaque rencontre est espacée de sept à dix jours. L’ensemble du processus a une durée de deux à trois mois pour un groupe. Les temps de rencontre sont positionnés sur des journées et horaires différents afin de ne pas perturber les enseignements.

Caractéristique des rencontres. Nous proposons le principe de l’atelier, à savoir : des mises en situation d’exercices de pleine attention adaptées aux jeunes dans le contexte scolaire. (Méthode proposée et expérimentée depuis dix ans– AGEPS-Raymond Barbry). Les mises en situation sont reliées au contexte scolaire.

Chaque rencontre a une durée de 2h00 répartie ainsi : 1h30 avec les jeunes et les adultes volontaires suivi de 30mn avec l’équipe d’adultes pour « débriefer » et préparer la rencontre suivante en prenant en compte les observations de la séance du jour et un entretien individuel avec un jeune pour adapter l’entraînement individuel à son besoin spécifique.

Le programme de formation à la pleine-attention que je propose aborde les points suivants :

Être attentif et concentré à sa respiration. Nous proposons une dizaine de situations dont la cohérence cardiaque.

Être attentif et concentré sur les sons, et la re-découverte du temps de silence.

Fixer son regard sur un point fixe (objet neutre) pendant un temps déterminé, puis  reconstruire l’image mentale de cet objet.

Être attentif et concentré aux perceptions du corps. Deux types de mise en situation : des situations en position statique sans mouvement, des situations dynamiques avec mouvement et des contractions-relâchements dirigés.

Être attentif en mouvement et déplacement. De la marche lente à la marche rapide en portant attention à sa respiration (outil BreathPlay qui est exploité dans le domaine du sport, du théâtre, du chant par la régulation de la respiration à l’intensité de l’effort et aux perceptions corporelles).

Être attentif aux émotions. Identification du lien entre perception corporelle et émotions par des exercices de visualisation mentale (position statique). Présentation et exploitation de l’outil TIPI pour apprendre à réguler les débordements émotionnels.

Être attentif au flot de ses pensées pour apprendre à les réguler. Développement de la métacognition. 

Verbalisation consciente sur le rythme de la respiration. Il s’agit de répétition de phrases en cohérence avec la respiration. Par exemple, j’inspire le calme..J’expire les tensions etc…..

Apprendre à faire confiance et à se faire confiance par des mises en situation collective.

Visualisation d’une situation de réussite passée et projection sur un projet à venir.

Faire le calme en soi et se mettre en projet à court terme. A exploiter avant un contrôle, un oral etc…

Maintenir une position immobile le regard fixé sur un objet neutre pendant 20mn (test final). Il est considéré que savoir tenir immobile le regard fixé sur un objet neutre pendant vingt minutes valide un très bon niveau d’attention pour des jeunes (> 16 ans) et des adultes.

Entraînement personnel entre les rencontres. L’efficience de la méthode est dépendante d’un entraînement régulier, voire quotidien entre chaque rencontre. Il s’agit de temps brefs de quelques minutes (1 à 5mn) à répéter à plusieurs moments de la journée et au moins trois jours par semaine. A l’issue de chaque rencontre une fiche « guide d’entraînement » est communiquée à chaque participant. Les séances sont enregistrées sur smartphone si les jeunes le souhaitent.

Des effets mesurés à l’issue du groupe 1. Nous avons pu identifier les effets suivants de cet atelier qui vise avant tout à permettre la reconstruction de la confiance en soi des jeunes lycéens en état de décrochage.

  • Sur 9 jeunes en état  de décrochage en début d’atelier, 8 sont en situation de scolarisation « normale » à l’issue du processus de formation à la pleine attention.
  • Toutes et tous pratiquent au moins trois fois par semaine des entraînements personnels à la pleine attention.
  • 8 sur 9 ont réussi le test final : Rester 20mn en état d’immobilité, le regard fixé sur un objet neutre. En début de formation (séance 1), les résultats obtenus allaient de 8 secondes à 1mn10 !
  • Au niveau scolaire les points suivants sont évoqués. La peur de venir au lycée s’estompe. La diminution du mauvais stress lors des contrôles est identifiée, ce qui en facilite sa régulation. Une amélioration nette de la mémorisation est pointée. Le décrochage attentionnel lors des temps de classe est régulé (conscientisation de son propre état attentionnel). Le travail personnel se réalise plus efficacement (travail à la maison).

  • Au niveau global les points suivants sont évoqués: Je me stresse moins. J’ai plus confiance en moi. Je me sens mieux. Je dors mieux. Cela m’a appris des leçons sur la vie et j’apprends à me canaliser.

Cette expérimentation, novatrice en ce qu’elle cible un public en contexte de décrochage scolaire, montre s’il en est que les pratiques de pleine attention (méditation) répondent à un vrai besoin pour les jeunes et que leurs effets dans le contexte de cette expérimentation sont bénéfiques. Il m’importe de noter que l’implication des adultes en charge de l’enseignement-éducation-formation-accompagnement des jeunes n’est pas neutre et sans effet quant à la réussite du projet. C’est ainsi que la présence systématique de la porteuse du projet à chaque rencontre, celles de la Proviseure Adjointe, des infirmières, d’enseignant-e-s à différentes rencontres et l’implication des documentalistes dans l’affichage et la publicité internes ont participé à donner de la valeur à cet atelier.

Raymond Barbry, le 24 février 2019

Une première à Arras, le sport en débat, le 5 mars

La ville d’Arras organise le 5 mars une soirée sur le sport.

https://www.arras.fr/fr/agenda/le-sport-en-debat

La thématique de ce rendez-vous « Comment trouver les clés pour sa réussite sportive ? »
sera divisée en trois angles :

– Traumatologie du sport
– Préparation mentale
– Hygiène de vie

Pour animer cette conférence, quatre intervenants seront présents :

– Thibault Deschamps, Conseiller Technique Sportif en athlétisme
– Docteur Thomas, Traumatologue du sport
– Docteur Leyval, Traumatologue du sport
– Annie Carton, Ensignante-chercheur en psychologie du sport à l’Université d’Artois

A cette occasion, j’introduirai l’intervention d’Annie Carton (préparation mentale) par cinq minutes de pratique de pleine attention.

Raymond Barbry, le 17 février.

Soirée – ateliers avec des parents sur l’attention-concentration dans les Hauts de France

Quatre écoles primaires des hauts de France (Villeneuve d’Ascq, Wattrelos, St Omer / privée sous contrat comme publique) ont engagé leur association de parents d’élèves à proposer des soirées ou matinées sous la forme d’ateliers qui se reproduisent plusieurs fois dans l’année.

L’image contient peut-être : 5 personnes, personnes souriantes, texte

Que fait-on durant ces ateliers ?

D’abord et avant tout des mises en situations et des échanges pour comprendre ce qu’est l’attention-concentration, comment l’entretenir et la développer pour soi d’abord et ensuite pouvoir être partenaire des enseignant-e-s qui en ont fait la priorité du projet d’école.

Des mises en situation qui mettent en évidence que les capacités attentionnelles s’apprennent et ce quels que soient les acquis antérieurs !  Qu’il n’est jamais trop tard pour les développer…et qu’un entraînement régulier intégré à notre mode de vie est suffisant.

Je prends très souvent l’image des sportifs de haut niveau qui passent du temps au quotidien à entretenir cette capacité attentionnelle. C’est cette dernière qui détermine le jour de l’épreuve une bonne partie de leur engagement.

En amont à ces ateliers, une conférence pour les parents et une formation pour les enseignant-e-s.

Ces demandes d’ateliers « type école des parents » font suite à deux actions préalables : une conférence le plus souvent l’année précédente auprès des parents et l’engagement de toute l’équipe pédagogique à se former aux pratiques de pleine attention intégrées dans le temps de classe.

La pleine attention est bien plus que le développement technique et réducteur de l’attention-concentration !

Les situations proposées visent certes le développement des capacités attentionnelles, mais au delà et prioritairement, ce sont toutes les dimensions de la personne qui sont développées : le physique par des mises en situation impliquant le corps, l’affectif par la prise de conscience du lien entre les pensées, les émotions et leurs effets sur le corps, le cognitif par la prise de conscience et la régulation des pensées et l’inter-relationnel par l’attention portée à l’autre et aux autres.

Raymond Barbry, le 29 janvier 2019