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Développer le « bien être » dans les établissements scolaires, c’est possible ! (regard sur sept années d’intervention)

Présentation, analyse des actions menées depuis sept ans autour d’une thématique globale du bien être à l’école

« Agir et apporter des réponses préventives au mal être qui se développe »

 » Soigner notre mal-être permet de nous montrer meilleurs pour autrui »

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L’objet de cet article consiste à expliciter en quoi cette question du bien être à l’école des adultes comme des élèves devient prioritaire et pourquoi la prévention s’impose.  Je m’appuie sur les actions que je mène depuis sept ans :

  • Actions d’information, de formation que je mène auprès d’établissements scolaires (public et privé sous contrat) du 1er degré, de collèges et lycées et principalement pour les régions : Hauts de France, Midi (Montpellier, Narbonne, Perpignan) Alsace, Lyonnais, Centre…

  • Actions en formation initiale et continue de chef d’établissements (privé sous contrat) pour les régions suivantes : Lyon et Montpellier.

  • Actions auprès de deux syndicats, CFTC pour le privé sous contrat et Unsa infirmières pour le public.

  • Action d’information lors d’un colloque réalisé à la Sup de Co de Paris (2013) / la confiance et la liberté au travail.

  • Colloque annuel du printemps de l’éducation (2014, 2015, 2016, 2017) du secteur Lillois.

  • Actions d’accompagnement individuel et d’équipe (coaching) de responsables institutionnels, Chef d’établissement (privé et public), Directeur diocésain, Animateur institutionnelle, Conseiller pédagogique,  Inspecteur de l’Éducation Nationale.

  • État des recherches sur ce sujet du « bien être au travail » et des effets des approches dites humanistes (les personnes sont la ressource première d’une organisation).

Introduction :

Je ne vais pas vous faire une liste exhaustive des arguments qui montrent en quoi cette question du bien être au travail est devenue une priorité dans toutes les organisations. La littérature et les recherches en ce domaine sont suffisamment alimentées. Il suffit simplement de prendre en compte la dernière enquête de la CNAM (janv 2018) qui montre combien la santé psychique au travail se détériore et qu’il devient prioritaire de prendre en compte cet aspect. Mais aussi, une recherche menée pendant quatre ans vient de mettre en exergue cet état de fait dans le contexte général du travail en France avec notamment 50% des salariés tout poste confondu identifiés en état d’anxiété latent et constant au travail, 25% en état de sur-stress, l’étape suivante étant l’épuisement professionnel pour plus de 10% de la population salariée.

Le milieu éducatif est un des plus touchés, puisque des enquêtes spécifiques (MGEN, Rectorat, Inserm) montrent que 35% du personnel de l’éducation est en état de sur-stress et que de 13 à 16% sont en état d’épuisement professionnel.

Aussi, c’est avant tout sur mon expérience de plus de quinze ans autour de cette question que je vais m’appuyer et surtout mettre en exergue ce que certaines organisations (privé comme public) dans le cadre de l’éducation ont mise en œuvre pour rendre le contexte de travail plus positif, plus efficient et in fine répondre à leur mission, favoriser les conditions d’apprentissage les plus pertinentes.

Point 1 : Le niveau de stress professionnel

Des niveaux de stress très élevés dans tous les métiers de l’éducation, Chef d’établissement, enseignants, Conseiller Principal d’Éducation, personnel de santé, administratif et de maintenance…

Depuis plus de quinze ans j’exploite le test de Légeron, que j’ai adapté au contexte éducatif. Ce test donne une mesure assez précise du niveau de stress professionnel global et des facteurs les plus déterminants (six facteurs : pression, changement, frustration, relation, violence, environnement). A partir du niveau 3 sur une échelle de 5, nous considérons que nous sommes dans des métiers à haut niveau de stress.

Sur ces sept dernières années et plusieurs milliers de passation de tests, je peux remonter les points suivants :

  • Moins de 2% des personnes à un niveau 1 ou 2.

  • Une répartition globale : 50% à 3 – 25% à 4 – entre 20 et 25% à 5.

  • Les chefs d’établissements du 1er degré obtiennent les plus hauts niveaux de stress ainsi que les conseillers principaux d’éducation (4 et >)

  • Les enseignants ont une augmentation constante d’année en année. Le contexte de l’établissement a un impact conséquent (mode de management, type de population, dynamique d’équipe….).

  • Les chefs d’établissement du second degré (privé comme public) ont comparativement aux autres statuts une moyenne plus basse, et donc un stress professionnel globalement moins élevé.

  • Les facteurs les plus déterminants sur le niveau de stress professionnel sont globalement : la pression, la frustration…Les autres facteurs ne peuvent être généralisés, ils dépendent du contexte de l’établissement.

Point 2 : Les remontées des entretiens individuels hors discours officiels (la voix off).

Les accompagnements individuels (coaching) sont un espace où les personnes se livrent sans la retenue officielle et institutionnelle de mise et où l’authenticité et la réalité du vécu des personnes émergent, sans bien entendu faire de ces remontées une généralité et surtout une vérité absolue. Cependant ils sont révélateurs d’une face cachée bien réelle et vécue comme telle par les personnes.

Il en ressort cependant les grandes tendances suivantes, quel que soit le niveau hiérarchique, enseignant, conseiller principal d’éducation, chef d’établissement, adjoint, directeur diocésain, inspecteur éducation nationale :

  • Un écart entre le terrain et des décisions prises à un niveau hiérarchique sans prise en compte de la réalité du terrain (la classe, l’établissement, l’académie…).
  • Des injonctions impossibles à tenir.

  • Une surcharge administrative à tous les niveaux du système qui est dépourvu de sens (logique de contrôle !), qui éloigne du cœur des différents métiers, qui est mangeuse de temps (temps perdu pour le prioritaire).
  • Une non-prise en compte des réalités professionnelles et des contraintes.

  • Une non-reconnaissance des compétences des acteurs de terrain qui réalisent des prodiges quotidiennement.

  • Une méconnaissance au niveau de la formation de certaines réalités de terrain.

  • Un manque en formation tant initiale que continue concernant le travail sur soi.

  • Une dérive techniciste de la formation (didactisme).

Je terminerai par ces remarques phrase qui m’ont été répétées presque à l’identique et par plusieurs responsables institutionnelles chef d’établissement et adjoint, directeur diocésain et inspecteur éducation nationale….  « Ce qui est questionnant, c’est que nous exigeons des enseignants, des choses que nous serions bien incapables de faire nous mêmes !  Bref nous leur demandons l’impossible, et nous ne sommes même pas capable de les valoriser comme il le faudrait ». Mais aussi, cette principale adjointe « Je suis admirative de ce que réalisent chaque jour les enseignants et l’ensemble du personnel éducatif ».

Mais passés ces constats, que faire ! La suite vise à vous présenter divers , dispositifs qui tous à leur manière ont comme intention première de créer les conditions pour un mieux être dans les établissements scolaires.

Point 3 : Des dispositifs pour témoigner de ce qu’il est possible de faire.

  • Premier exemple : Bassin de Narbonne, Perpignan / partenariat Direction Diocésaine, Ageps-Raymond Barbry / IFP Montpellier

Année 1 / rencontre sous la forme d’une formation pour des enseignants et des chefs d’établissement volontaires avec constitution d’un groupe de travail à la Direction Diocésaine sur cette question. Le pilotage en local est pris en charge par un CE du 1er degré.

Année 2 et 3 /des formations intra et inter sur la question (formations dans les établissements au plus prés des personnes).

Année 4 / deux Journées de travail pour tous les enseignants 1er degré du bassin (Narbonne- Perpignan) avec réalisation d’une vidéo.

Année 5 / association du second degré au dispositif pour le bassin de Narbonne, une journée de travail avec tous les enseignants et le personnel des établissements 1er et 2nd degrés.

Année 6 / 2018-2019…Suivi par des intra-inter (formations en établissement).

  • Deuxième exemple : Un projet d’école sur trois ans, développer le bien être et le bien vivre ensemble en partenariat avec les parents.

Départ de l’action, une école en perte d’effectifs et susceptible de fermer (effectif et travaux). Un changement de chef d’établissment et la mise en place d’un projet sur attention-concentration et bien être à l’école sur trois ans.

Année 1 / Formation des enseignants et du personnel éducatif à la question liée à l’attention-concentration et à la stabilité émotionnelle.

Année 2 / Suivi de l’équipe pédagogique et création d’une école des parents où sont abordées les questions de l’attention-concentration, de la fatigue, des outils numériques…

Mais aussi sur cette thématique, plusieurs établissements (près d’une trentaine depuis sept ans – essentiellement 1er degré) des Hauts de France et du Sud (Montpellier) ont engagé des projets sur cette thématique. L’association d’un travail avec les parents permet une meilleure efficience (il s’agit parfois d’une rencontre du type conférence-débat) pour faire prendre conscience aux parents des postures à adopter.

Les projets reposent sur les axes suivants : éduquer à la conscience de soi (base du développement et de l’attention-concentration), puis éduquer à la conscience des autres (vivre ensemble), puis éduquer à la conscience de l’environnement (approche écologique).

  • Troisième exemple : Les formations à destination des chefs d’établissement (FI ou FC). Un levier conséquent d’évolution de mon point de vue. En effet, quels que soient les types d’organisation (privé ou public), la direction donne des orientations à la fois dans l’explicite (le dire) et surtout dans l’implicite (le faire, la posture).

En Formation initiale des CE du 1er degré, dans le cadre du titre de dirigeant (niveau master 2), j’aborde les questions suivantes depuis six ans (Lyon, Montpellier) :

Le management bienveillant.

La liberté au travail, utopie ou nécessité.

La confiance en soi et en l’autre, élément déterminant de la réussite et du développement.

Piloter en situation d’incertitude.

L’intelligence collectif.

La régulation des conflits.

La régulation du stress et du sur-stress.

L’humain, ressource première d’une organisation.

Les nouvelles temporalités.

En FC, des modules de formation sur le management

Le management bienveillant ou mindfull management,

Le pouvoir, l’ego, le sens…Comment apprendre à réguler l’ego et garder le sens.

  • Quatrième exemple : Des actions de formation pour outiller les personnes en situation de tension forte. L’exemple de la formation des référents décrocheurs du bassin Arras-St Pol (public).

La lutte contre le décrochage scolaire est une priorité nationale et rectorale. Mais au delà des dispositifs et des moyens qu’en est-il des personnes qui quotidiennement sont amenées à accompagner les jeunes dans cette situation ?

Le bassin artésien, via le réseau Perseval a mis en place un dispositif de formation pour les référents « décrocheurs » (essentiellement des cpe et des enseignants). Les outils de formation portent sur trois types de contenus, l’écoute active, la confiance en soi et la posture du « coaching ».

  • Cinquième exemple : des temps d’ateliers pour les adultes (enseignants, direction, assistante sociale, infirmière, cpe, personnel éducatif, administratif et d’entretien), apprendre à réguler son stress, favoriser l’attention-concentration, la sienne et celle des élèves.

Cela fait quatre ans que j’interviens auprès de personnes volontaires dans le cadre d’un atelier ouvert dans les établissements publics (collège et lycées). Ce qui caractérise cet atelier : des rencontres de deux heures (8 rencontres) sur une période de six mois au maximum, une participation sur la base du volontariat, un mixage professionnel des participants, le groupe est constitué de personnes d’un même établissement, formation sur temps de travail et dans l’établissement.

Le contenu : des outils pour apprendre à réguler son stress professionnel, des outils pour favoriser le développement de l’attention-concentration, celle de l’adulte d’abord et celle du jeune ensuite.

Les infirmières scolaires et les cpe ont été des initiatrices de ces projets dans les établissements concernés.

Conclusion :

Les exemples proposés sont là pour montrer qu’il est possible de mettre en place des initiatives qui permettent de favoriser le mieux être dans les établissements et par conséquent, le développement des compétences individuelles et collectives des adultes avec pour effet direct sur les élèves, une amélioration des comportements et des apprentissages.

L’aspect technique des dispositifs proposés est simple et ne nécessite pas de transformation didactique. Il s’agit d’outiller les personnes à un changement de regard et de posture. L’aspect financier est aussi réduit (mis à l’échelle d’un établissement), que le coût du temps de la formation.

Pour qu’il y ait apprentissage, nous savons qu’il importe d’être en stabilité émotionnelle et attention-concentration (présence mentale). L’école se doit d’être un lieu qui pose cette stabilité émotionnelle. Les adultes se doivent d’en être des témoins.

Document Raymond Barbry le 27 janvier 2018

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Ces tisserands de l’éducation qui innovent au quotidien dans les établissements scolaires

Il y a moins de deux ans dans son livre « Les Tisserands« , Abdenour Bidar avait mis en valeur le travail que je réalise, depuis six ans, en formation-accompagnement dans les établissements scolaires publics et privés sous contrat, en formation des enseignants, des chefs d’établissements et auprès des parents d’élèves. Il rejoint en ce sens ce que l’INREES a aussi réalisé via un article paru en 2012 (écrit par Réjane Reneau) et dernièrement le reportage d’Olivia Sinet et son équipe sur le thème de la méditation à l’école (méditation : le lotus à l’école). Dernièrement, Antonella Verdiani fait référence à cet engagement dans son dernier ouvrage, « Renouer avec les joies de l’enfance »

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Les effets bénéfiques observés tant pour les adultes que pour les élèves dans les classes et les établissements sont possible parce que sur le « terrain » des enseignants, des chefs d’établissements et leurs adjoints, des CPE, des infirmières, des assistances sociales s’engagent, relaient, s’associent aux dispositifs de formation que je propose. Le plus souvent, ils travaillent dans l’ombre, ne cherchent pas à se mettre en valeur, mais agissent quotidiennement auprès de leurs collègues et collaborateurs pour proposer aux élèves des temps qui participent à créer du mieux être, du mieux vivre ensemble, par des pratiques de pleine attention.

A mon tour de les mettre en valeur et de montrer que l’innovation est possible dans l’éducation nationale publique comme privée sous contrat, et de montrer :

  • Que mettre des temps de pleine attention ou pleine présence ou méditation dans le cadre du temps scolaire n’est pas interdit au plan institutionnel.
  • Que pratiquer des temps de  silence et de calme dans le temps de classe est accepté, voire réclamé par les élèves,
  • Que proposer des ateliers de sophrologie et de yoga c’est possible,
  • Que la collaboration avec les parents c’est possible,
  • Que proposer une formation aux enseignants et à l’ensemble du personnel sur cette question de l’attention-concentration et du stress c’est possible,
  • Que de plus en plus d’adultes en charge d’éducation dans les établissements sont dans une intention de mettre du mieux être dans les classes,
  • Que nombreux sont celles et ceux qui s’engagent au quotidien pour accompagner les enfants, les jeunes et les adultes à se sentir bien dans l’école,
  • Que ces pratiques dites innovantes, qui ne pouvaient jusqu’à présent  avoir leur place officiellement dans les établissements scolaires, facilitent les relations interpersonnelles et participent à favoriser les apprentissages.
  • Que ces pratiques ne rajoutent pas un surcroît de travail pour les enseignants (au contraire),
  • Que les apprentissages se réalisent d’autant mieux que le calme et l’apaisement gagnent l’ensemble de l’établissement,
  • Que la réussite scolaire dépassent les seuls apprentissages scolaires répertoriés dans les programmes et qu’elle concerne la personne dans toutes ses dimensions,
  • Que penser bien être à l’école n’en diminue pas moins les exigences (au contraire),

En voici quelques uns de ces Tisserands que je côtoie depuis quelques années. Il y a bien entendu les chefs d’établissements  et leurs adjoints  qui permettent et facilitent ces initiatives qui restent encore à la marge. Dans le premier degré, le chef d’établissement, aussi souvent enseignant, est impulseur et facilitateur de par ce double statut.  Comme élément initiateur dans les collèges et lycées et pilote des projets nous retrouvons les conseillers principaux d’éducation (cpe), les infirmières et bien entendu des enseignants.

Tout d’abord les CPE, infirmières, enseignants des collèges et lycées  qui animent des temps, stimulent les initiatives, explicitent le sens et le bien fondé de ces pratiques tant pour les adultes que pour les élèves.

  • Nathalie Scol (infirmière), Soraya Bach-Difle (cpe), David Devogel (enseignant) au collège d’Hellemmes. Après que je sois intervenu pendant deux ans, auprès des enseignants volontaires puis des éducateurs de la section football, l’équipe continue à s’auto-former en appui sur ces trois personnes.
  • Sylvie Cabre (infirmière) du collège de Gondecourt et  Anne Marie Davière (infirmière) du collège d’Escaudain qui ont permis de mettre en place dans leur établissement pour les adultes volontaires (une vingtaine de participants pour chaque collège) une formation à la pleine attention.
  • Valérie Boureille (infirmière) du lycée de Lucé, qui a permis depuis deux ans la mise en place d’un atelier régulation du stress pour les élèves des classes terminales.
  • Blandine Roudet (enseignante) de l’ensemble scolaire Champagnat de l’Arbresle, qui impulse et accompagne les enseignants du collège au développement des pratiques de pleine attention dans les classes.
  • Céline Grislain, enseignante dans une école de Saint André les Lille qui a, en appui avec le chef d’établissement, permis la mise en place d’une formation à la pleine attention pour toute l’équipe pédagogique.

Des chefs d’établissement du premier et du second degré qui sont les facilitateurs de la dynamique :

  • Jean Pierre Petit, chef d’établissement d’une école à Narbonne,  depuis trois ans dans son établissement, puis sur l’ensemble du réseau de Narbonne-Lézignan anime une réflexion sur le bien être à l’école qui a débouché cette année sur une journée de travail avec tous les enseignants et le personnel éducatif du bassin (plus de 400 personnes, écoles, collèges et lycées). Journée qui se poursuit par des initiatives concrètes dans chaque établissement.
  • Véronique Pointereau, chef d’établissement de l’ensemble scolaire et internat de Walbourg  avec l’appui de l’équipe de Direction et de volontaires, a entamé une réflexion sur le bien être des adultes.
  • Odile Dambricourt, proviseur du lycée professionnel de Bapaume en charge du suivi des décrocheurs et qui facilitent la formation des « référent-décrocheurs » en leur proposant une formation à l’écoute active et au coaching.
  • Béatrice Chantereaux, chef d’établissement  d’un ensemble scolaire de Nîmes qui a proposé pendant deux jours à  l’ensemble du personnel et des enseignants de l’école et du collège un séminaire sur la question du bien être et de la régulation du stress professionnel.
  • Blandine Vignon chef d’établissement de l’ensemble scolaire Champagnat de l’Arbresle qui a mobilisé les équipes pédagogiques mais aussi les parents autour d’un projet, attention-concentration et bien être.
  • Muriel Chastaing, chef d’établissement de l’école de Chateauneuf en Thymerais où pendant deux ans, les enseignants se sont formés à la pleine attention en y associant les parents.
  • Francine Barbry, chef d’établissement de l’école de Pas-En-Artois, où tous les enseignants se forment et pratiquent la pleine attention en classe, où un atelier yoga est proposé deux fois par semaine pour les élèves volontaires (APC), où une sophrologue intervient auprès des élèves de cm2 et où les parents volontaires bénéficient d’une formation à la pleine attention.
  • Véronique Duprot, chef d’établissement d’une école de Saint Martin les Boulogne qui a permis à ce que toute l’équipe pédagogique et le personnel soient formés à la pleine attention, à la régulation du stress et des conflits. Projet entamé six ans auparavant par Régis Vincent l’ancien chef d’établissement.
  • Mais aussi tous leurs collègues du 1er degré et leur équipe pédagogique qui ont comme axe prioritaire de leur projet d’école, l’attention-concentration et le bien être à l’école : Brigitte Jankielewicz de Villeuneuve d’Ascq, Evelyne Gucia de Arras, Valérie Lardier de Duisans, Grégory Mollet de Saint André les Lille, Madame Legrand de Zutkerque, Christophe Capelle de Lille, Jean Sébastien Léchevin d’Annoeullin, Catherine Vanderhaeghe de Guines, Nathalie Camier d’Halluin, Guillaume Demy d’une école d’Eure et Loir, Marie Christine Maes de l’école de Frévent, Christopher Beharelle de l’école de Fruges, Fabienne Couvreur et ses collègues de l’école de Merville, de Lagorgue, d’Estaires, Vincent Delacaux de l’école de Condette, Frédérique Majorczyk d’une école de Cambrai, Xavier Maïtte et Patrick Cappelle de deux écoles de Lille…

Je n’oublie pas les centres de formation (IFP) avec lesquels je collabore et qui permettent qu’un bon nombre de ces formations puissent se réaliser : Lille, Montpellier, Lyon.Et les quelques deux milles enseignants formés à ce jour depuis sept ans.

Je tenais à montrer et témoigner explicitement de ce qui est en train de se passer actuellement sur le terrain pédagogique dans l’enseignement officiel public comme privé sous contrat. Les initiatives se multiplient pour développer un mieux être et un mieux vivre dans les établissements scolaires. Le changement est en place…il ne prend pas la forme d’une rupture, mais plutôt celle d’une révolution intérieure en douceur qui gagne peu à peu de plus en plus d’établissements.

Raymond Barbry le 7 décembre 2017

Un projet d’école centré sur le développement de l’attention-concentration et du bien être, description.

Nous avons déjà fait référence dans quelques précédents articles de ce qui se réalise à l’école maternelle-primaire « La Providence » (école rurale sous contrat d’association de trois classes) à Pas-en-Artois, village du Pas-De-Calais.

Illustration de la vidéo

Compte tenu du nombre de demandes de description au sujet du projet mené par cette école que j’accompagne, je présente dans cet article l’ensemble des actions menées par l’équipe pédagogique qui a posé comme axe prioritaire du projet d’école pour les trois ans qui viennent, l’attention-concentration et le bien être à l’école.

Les actions menées pour cette année scolaire 2017-2018

Formation des enseignants à la pleine attention par le programme de l’AGEPS-Raymond Barbry. Un programme modulable qui s’adapte aux enfants, aux adolescents et aux adultes. Il croise les outils de la méditation de pleine conscience, de la gestion mentale et de la visualisation mentale.  Une formation-accompagnement qui s’appuie sur l’expérience de deux enseignantes antérieurement formées à ce programme et ayant déjà une pratique avec leur classe depuis trois ans. De ce fait, la formation prend la forme d’une supervision portant sur les pratiques exploitées dans la journée de classes et de nouveaux apports adaptés aux besoins spécifiques de l’équipe. Le programme des rencontres s’étale sur l’année scolaire à raison de deux heures tous les mois.

Formation des parents volontaires à la question de l’attention-concentration à la maison ou comment être partenaire de l’école. C’est avec l’accord du conseil d’établissement qu’une action de formation à destination des parents a été proposée. Il s’agit de quatre rencontres de deux heures. Durant ces rencontres sont proposées des situations concrètes qui peuvent être exploitées dans le contexte familial et qui participent à développer les capacités attentionnelles, des enfants, mais aussi des adultes ! 60% des familles ont répondu présentes à cette initiative.

L’intervention d’une sophrologue stagiaire auprès des élèves de CM2. L’école bénéficie pour cette année d’une personne en deuxième année de formation de sophrologie et qui vient animer un atelier adapté aux enfants du niveau CM2 (soit six élèves). La participation sur temps scolaire est une proposition et n’est pas à caractère obligatoire. Tous les parents ont donné leur autorisation.

Un atelier bi-hebdomadaire de yoga pour les élèves dans le cadre des Ateliers Pédagogiques Complémentaires. Cet atelier est animé par l’une des enseignantes qui en même temps fait partager à ses deux collègues son expérience. Cet atelier est proposé aux enfants des niveaux Grande section à CM2. La participation se fait sur le volontariat.

La pratique systématique et ritualisée de temps de pleine attention (méditation de pleine conscience) et de calme quotidiennement pour tous les élèves. Cette pratique prend des formes différentes en fonction des classes et de l’âge des enfants : soit des temps brefs de une à cinq minutes qui se répètent de trois à cinq fois dans la journée de classes, soit un temps de calme plus long (jusque 30 mn) positionner à la reprise de la pause méridienne, soit un mixage de temps courts et un temps long à la pause méridienne.

C’est le travail collaboratif avec les parents d’élèves qui caractérise la démarche de l’équipe pédagogique.

Une école des parents pour développer la méditation en collaboration avec les enseignantes.

Dans le cadre d’un reportage diffusé par Olivia Sinet pour l’INREES TV, montrant des situations concrètes exploitées quotidiennement par l’enseignante d’une classe triple niveau dans une petite école de campagne de la région arrageoise, école La Providence de Pas en Artois (Hauts de France), nous avons pu expliciter ce que les pratiques méditatives apportées aux enfants en contexte éducatif et en quoi elles avaient toute leur place dans l’école obligatoire publique comme privée sous contrat (pour voir le reportage cliqué sur le lien).

https://www.inrees.com/Video/meditation-lotus-ecole-education/

Cette école a fait de l’attention-concentration et du bien être à l’école l’axe de son projet d’établissement pour les trois ans qui viennent. Les enseignantes de l’école continuent leur formation en ce domaine.

Illustration de la vidéo

Cet axe a été présenté lors du conseil d’établissement qui réunit toutes les parties prenantes de l’établissement. C’est en accord avec l’association des parents d’élèves que  les parents ont souhaité s’associer à ce projet. C’est ainsi que les parents volontaires pourront bénéficier durant cette année scolaire de rencontres où leur sauront présentés les pratiques méditatives que les enseignantes proposent à leurs enfants et ainsi être des relais et des partenaires de ce que les enseignantes mettent en œuvre dans leur classe quotidiennement pour favoriser et développer : l’attention-concentration, le mieux être et le vivre ensemble.

Raymond Barbry le 29 septembre 2017.

Mise en valeur durant ce mois de septembre sur : les pratiques de pleine attention à l’école (méditation), le bien être à l’école, le management bienveillant et la dynamique collective d’une équipe d’athlètes…

Durant ce mois de septembre, ce sont sur le plan des interventions en formation,
– La rencontre et le début de formation avec 9 équipes pédagogiques des hauts de France du 1er degré sur la question de l’attention-concentration et du bien être à l’école par les pratiques de pleine conscience (pleine attention).
– Une conférence débat avec des parents d’élèves, sur comment aider mon enfant à développer son attention-concentration.
– La participation à un conseil d’établissement d’une école pour présenter la méditation pour les enfants.
– Une journée de formation avec des chefs d’établissement sur le management bienveillant.
– Une rencontre avec une équipe de direction d’un collège sur l’attention-concentration et le bien être à l’école des jeunes et des adultes.
– Une rencontre avec des responsables pédagogiques d’un centre de formation de la région des « hauts de France » sur comment former à la régulation des émotions dans les métiers de l’humain.
– Un reportage réalisé par Olivia (Oli Dayz) et mis en ligne par l’INREES sur la méditation à l’école, et qui génèrent beaucoup d’échanges via les réseaux sociaux.
– Ce sont les athlètes du groupe demi-fond du RCArras qui nous font des merveilles chaque semaine à l’entraînement et dans les différentes compétitions auxquels elles et ils participent…

Les pratiques de méditatives prennent place dans les écoles françaises.

Quel chemin parcouru en six ans ! Et quelle évolution dans les établissements scolaires français publics comme privés sous contrat avec l’état !

En cette semaine de rentrée scolaire, plusieurs événements vécus m’ont montré combien les attentes et les représentations des acteurs éducatifs, chefs d’établissement, enseignants, parents, avaient évolué sur cette question des pratiques méditatives dans les classes. Employer les mots de méditation, pleine conscience, pleine attention, contemplation ne devient plus tabou dans l’École française !

Illustration de la vidéo

1er événement : La sortie du documentaire de l’INREES « Méditation en Lotus à l’école » réalisé par Olivia Sinet, en accès gratuit sur INREES TV sur le lien suivant :

https://www.inrees.com/Video/meditation-lotus-ecole-education/

L’intérêt de ce reportage est de montrer des situations concrètes exploitées quotidiennement par l’enseignante d’une classe triple niveau dans une petite école de campagne de la région arrageoise, école La Providence de Pas en Artois (Hauts de France). A ces situations sont présentés :

  • l’avis de Antonella Verdiani sur la place et le développement de toutes les pratiques visant au mieux être et au mieux vivre dans les écoles (CNV, méditation, sophrologie, relaxation, médiation, pédagogie coopérative…) ;
  • celui du Chef d’établissement et enseignante, Francine Barbry, qui quotidiennement propose à ces élèves des temps courts de méditation, et décrit les effets observés dans la durée sur les enfants tant au plan du comportement individuel que de la dynamique relationnelle ;
  • et le mien (Raymond Barbry) en tant que consultant-formateur expert sur la question de l’attention-concentration et du bien être, où j’explicite le bien fondé et le sens des pratiques méditatives dans le contexte scolaire de notre époque.

2ème événement : Lors de la journée de pré-rentrée d’un collège de l’arrageois, Le Chef d’établissement, annonçant la création d’un atelier de sophrologie pour tous les élèves de 6ème. A raison d’un cycle de quatre rencontres par groupe d’élèves.

3ème événement : J’ai fait les constats suivants, lors de deux interventions que je viens de réaliser en ce début d’année avec quatre équipes pédagogiques d’écoles primaires du secteur arrageois – Duisans, Arras, Frévent, Auxi-le-Chateau – que je vais former aux pratiques de pleine attention durant cette année scolaire 2017-2018  :

  • Toutes les personnes(enseignants, chefs d’établissement) ont connaissance du développement et de l’émergence de la méditation dans les différents domaines de notre société (santé, social, justice, sport, entreprise et éducatif….).
  • Les effets de la méditation sur la régulation du stress, sur l’attention, sur le bien être sont connus par la plupart des participants.
  • Les enseignants qui ont une pratique personnelle de yoga, sophrologie, relaxation, méditation, n’hésitent pas à se lancer en proposant d’eux mêmes quelques exercices et temps spécifiques avec ou sans support.
  • Employer les mots méditation, pleine conscience n’amène aucun rejet. Il y a encore de cela, un an à la même période, il m’avait fallu repositionné ces notions dans le contexte de notre époque…les mots religieux, dérive sectaire, manipulation, étaient encore associés dans les représentations de quelques participants lors d’une intervention dans une cité scolaire des hauts de France.
  • Proposer dans le cadre de la journée scolaire des temps courts de méditation ou pleine attention est accepté par l’ensemble des enseignants présents, soit en exploitant un média (cd, application, livre..), soit en le menant soi même.

Il y a cinq ans de cela (2012), j’avais annoncé que dans cinq ans, parler de méditation à l’école ne serait plus tabou ! Nous y sommes et c’est bien ce qui se réalise dans l’enseignement obligatoire en France tant dans le secteur public que privé sous contrat. Pour preuve le nombre d’enseignants, de CPE, de Chefs d’établissement qui sont en demande et qui se forment, et ce même si la reconnaissance institutionnelle au niveau académique, rectoral, ministériel, voire SGEC et Direction Diocésaine (enseignement privé sous contrat) tarde encore parfois. Les vrais changements, les durables ne viennent jamais des décisions imposées par les voies hiérarchiques, la preuve en est ! Ce sont les acteurs du terrain, celles et ceux qui au quotidien œuvrent avec les enfants, les adolescents, les jeunes et les parents qui font évoluer le système.

Dans cinq ans les enseignants pour leur grande majorité auront été sensibilisés voire formés à toutes ces pratiques visant le développement de la conscience de soi, de la conscience de l’autre et de la conscience à l’environnement. C’est ainsi que nous irons vers une société plus apaisante, plus respectueuse de la vie dans son ensemble, plus coopérative et tolérante. Développer ces pratiques méditatives n’empêche en rien l’enseignement des savoirs fondamentaux, bien au contraire, elles les facilitent !

Raymond Barbry, le 7 septembre 2017

 

 

 

L’enfance des possibles, bientôt sur INREES TV…

Dans le cadre des reportages réalisés par l’INREES, nous avons pu témoigner de notre pratique de formateur et de consultant sur les questions de l’attention-concentration et du bien être à l’école. Vous trouverez sur le lien suivant un résumé qui présente ce reportage.

L’enfance des possibles – L’EXTRA Lab S3E1
(Bande-annonce)

https://www.inrees.com/Video/enfance-des-possibles-ba/

Mémoires prénatales, capacités extrasensorielles, éducation alternative… Enquête en trois reportages sur l’enfance !

Description DU REPORTAGE

Notre vie commence bien avant notre petite enfance. Quelles traces la vie utérine et l’accouchement peuvent-ils laisser sur nos personnalités et nos comportements ?

Médiumnité, intuition, prémonitions… De plus en plus d’enfants témoignent de perceptions extraordinaires. Serait-ce le signe d’une évolution générale de conscience ?

Se détendre, fermer les yeux, prêter attention à sa respiration… La méditation fait son entrée à l’école. Phénomène de mode ou changement profond au sein de l’éducation ?

Raymond Barbry, le 2 septembre 2017