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Effets dans la durée d’une formation à la pleine attention dans un collège des hauts de France.

Depuis que je forme et accompagne des équipes pédagogiques (écoles, collèges, lycées) à développer les pratiques de pleine attention (pleine présence, méditation de pleine conscience), je peux mesurer les effets de ces pratiques à la fois sur le personnel enseignant et éducatif ainsi que sur les élèves. Quoi de mieux qu’un accompagnement dans la durée pour observer à l’interne de l’établissement les évolutions. C’est le témoignage du collège Hergé à Gondecourt (Hauts de France) que je vous présente ici.

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Rappel de l’historique

Sur l’année scolaire, 2017/2018, à l’initiative de l’infirmière du collège Sylvie Cabre associée à la CPE Sophie Higelin , j’ai réalisé une formation aux pratiques de pleine attention pour les enseignants et le personnel du collège. La participation à cette formation se faisait sur la base du volontariat sur des fins de journée ou de semaine (vendredi). C’est ainsi que sur l’année scolaire, neuf temps de rencontre de deux heures ont été réalisés pour une quinzaine de personnes. La formation avaient un double objectif, à la fois à destination des adultes pour leur communiquer des outils leur permettant d’apprendre à réguler leur niveau de stress professionnel et ensuite développer ces pratiques auprès des élèves soit dans le cadre des cours soit sous la forme d’ateliers sur des temps hors cours.

Sur l’année 2018/2019, deux temps de rencontre ont été réalisés pour faire le point avec les enseignants qui exploitent dans le cadre pédagogique des temps de pleine attention. Il en sera de même pour cette année 2019/2020 où nous avons prévu trois temps de rencontre.

1er point / un projet d’équipe inscrit dans la durée : pour un collège « ZEN ». Cette initiative se place dans le cadre d’un projet validé par la Direction, Madame Caroline Bertolloti (Principale sur les années 2017-2018-2019), Monsieur Laurent Francqueville (Principal à cette rentrée scolaire 2019-2020), Madame Fatiha Cherifi (Principale adjointe)  et piloté par Mesdames Sylvie Cabre (infirmière) et Sophie Higelin (CPE).

2ème point / Un engagement volontaire des participants et la liberté dans l’initiative des pratiques. La participation à la formation et les temps de rencontre d’accompagnement restent à caractère strictement volontaire. Il en est de même pour l’engagement dans des pratiques auprès des élèves, choix des classes, temporalité des temps de pratique de pleine attention. Nous avons laissé le choix de l’initiative aux enseignants qui sont les seuls juges et compétents pour identifier ce qui est le plus pertinent pour les classes dont ils ont la responsabilité.

3ème point / Des initiatives multiples. Au bout deux ans, nous faisons le constat que sans imposer une quelconque pratique ou méthode, les pratiques de pleine attention se sont institutionnalisées dans le collège sous des formes variées et adaptées aux caractéristiques des élèves (âge, motivation etc…) et aux compétences de l’enseignant. C’est ainsi que de manière régulière et formelle dans le cadre des cours en fonction des disciplines d’enseignement et dans des temps d’ateliers spécifiques, les pratiques suivantes sont identifiées :

  • Cohérence cardiaque.
  • Temps de silence court.
  • Temps de silence avec support musical.
  • Exercices de conscience respiratoire.
  • Exercices de conscience corporelle.
  • Relaxation dynamique.
  • Visualisation mentale.
  • Régulation émotionnelle.
  • Atelier de relaxation dans le cadre de l’association sportive sur temps de la pause méridienne.

De manière informelle, les enseignants font l’observation que naturellement lorsque le besoin se fait sentir, ils n’hésitent pas à placer des temps courts de pleine attention (de quelques secondes à une minute) afin de remettre les groupes classe en état de vigilance.

Il ressort des témoignages des enseignants, une confiance dans l’exploitation de ces pratiques qui initialement n’étaient pas dans leur domaine de compétence. Prendre l’initiative de proposer des temps courts de pleine attention dans le cadre de leur enseignement est devenu partie intégrante de leur pratique professionnelle.

4ème / Un pilotage à l’interne par l’infirmière scolaire. C’est certainement l’un des déterminants de la réussite de ce projet. La présence de Madame Cabre a facilité l’intégration des pratiques de pleine attention. Elle est une ressource pour les collègues enseignants et éducateurs. Sa disponibilité et ses compétences ont permis d’une part de rassurer les collègues et d’autre part de les accompagner dans l’exploitation et la proposition de situations à proposer aux élèves.

5ème / Un accompagnement dans la durée. Nous savons qu’en matière d’acquisition de nouvelles compétences professionnelles, le temps de formation seul reste insuffisant pour l’appropriation de nouvelles pratiques. Ces dernières demandent du temps. Ce temps est bien souvent long et indispensable à l’intégration. C’est cet aspect que nous avons intégré dés la mise en place du dispositif que nous avons conjointement élaboré, l’intervenant (Raymond Barbry-AGEPS) et les porteurs du projet à l’interne (la Principale, l’infirmière, la CPE). Le suivi sous forme de rencontres d’accompagnement avec l’intervenant extérieur a été pensé dés le début.  C’est donc un double accompagnement qui a été mis en place :

  • A l’interne via les pilotes du projet (infirmière et cpe)
  • A l’externe via deux à trois rencontres par an avec le formateur.

5ème / Des effets constatés sur les capacités attentionnelles en cours. Dans ce collège comme dans toutes les écoles, collèges, lycées qui s’engagent dans cette démarche de mettre en place régulièrement des temps de pleine attention (peu importe la méthode du reste : méditation de pleine conscience, sophrologie, gestion mentale, relaxation, cohérence cardiaque…), nous faisons les observations suivantes :

  • amélioration des capacités attentionnelles,
  • des cours qui se déroulent avec plus de calme (moins de bruit),
  • des élèves qui réclament ces temps de pleine attention,
  • les quelques élèves dans les classes qui n’adhèrent pas systématiquement aux temps de pleine attention proposés en début et fin de cours, ne perturbent pas le reste de la classe.

Ces observations ont été validées par la pilote du projet qui fait une évaluation régulière sous forme de questionnaires et d’entretiens avec les élèves et les enseignants engagés.

En conclusion, cette formation-accompagnement montre s’il en est qu’il se passe dans le cadre de l’Éducation Nationale des changements pour un mieux être des adultes et des jeunes. L’expérience du collège de Gondecourt vient en complément de celles que nous avons déjà présentées par ailleurs. En cette période terne et triste pour les acteurs éducatifs français suite au drame de Pantin. Il importe de faire remonter aux responsables politiques et institutionnelles en charge de l’École qu’il n’est pas besoin de faire de « Grandes Réformes » qui s’enchaînent au gré des changements de ministres et de politiques. Mais d’abord de faire confiance aux acteurs au cœur des établissements (enseignants, personnel éducatif, personnel de direction) et de leur donner les moyens d’agir !

Raymond Barbry, le 7 octobre 2019.

Une année 2019/2020, pleine de projets pour l’AGEPS-Raymond Barbry

A l’image des années précédentes, cette année 2019/2020 s’annonce pleine de projets de formation, d’accompagnement d’équipes et de collaboration avec les partenaires.

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En voici les grandes lignes avec les thématiques :

  • Formations et accompagnements d’équipe d’enseignants et du personnels éducatif aux pratiques de pleine attention à l’école, au collège et au lycée dans les régions des Hauts de France (Lille, Arras, Amiens, Aire sur la Lys, Hénin Beaumont), de l’Occitanie (Montpellier, Nîmes), de Rhône Alpes (l’Arbresle).
  • Formation sur réflexivité et métacognition en classe dans la région d’Occitanie (Montpellier).
  • Accompagnement d’une équipe pédagogique aux pratiques philosophiques et méditatives en classe primaire, dans la région d’Occitanie (Nîmes).
  • Formations et accompagnements d’équipe sur la question du bien être à l’école, au collège et aux lycées et dans les associations dans les régions des Hauts de France (Willems, Lille, Amiens, CREPS de Wattignies).
  • Conférences sur les effets des pratiques méditatives dans le contexte scolaire dans le cadre d’une formation nationale pour expertise en neurosciences des enseignants spécialisés (Arras).
  • Formations à la régulation du stress, des conflits et des crises pour les chefs d’établissements (Montpellier, Lyon), pour les enseignants spécialisés (Arras), pour les experts auprès des tribunaux (Lyon).
  • Formations à la bienveillance et à l’intelligence collective dans le management pour les chefs d’établissement (Montpellier, Lyon).
  • Formations à la lutte contre le décrochage scolaire dans les régions des Hauts de France (Lille, Amiens), Occitanie (Montpellier).
  • Formation au partenariat Enseignants/Parents dans la région de l’Occitanie (Montpellier)
  • Accompagnement de jeunes lycéens dans le cadre du programme persévérance scolaire (Arras). « Osons le prépa mentale au Lycée » !
  • Journées d’étude sur le climat scolaire à Arras et les nouveaux comportements d’élèves à Amiens.
  • Atelier de méditation hebdomadaire à Arras dans le cadre de mon activité d’entraîneur au RCArras d’athlétisme.
  • Membre de la cellule de crise d’un collège de l’Arrageois (Hauts de France).

Les partenaires et collaborateurs proches pour cette année 2019/2020

IFP Hauts de France (Lille-Arras-Amiens), IFP Occitanie (Montpellier), IFP Rhône Alpes (Oratoire Lyon), Perseval (Rectorat Lille –  Hauts de France), IRFO (Institut des rencontres de la forme-Lille), CREPS de Wattignies,  RCArras section athlétisme,

et les personnes suivantes : Maud Agasse (responsable de formation IFP), Mélanie Auribault (CPE en Lycée – Arras), Alexandra Brunbrouck (psychopédagogue et formatrice), Priscille Courtin (Responsable formation BPJEPS -CREPS de Wattignies), Bénédicte Dubois (responsable formation enseignement  spécialisé – IFP Lille), Sophie Linas-Rouden (responsable de formation IFP Lyon), Christelle Ringeval (CPE, sophrologue et formatrice), Betty Vanuxem (CE en collège), Alexis Barbry (Formateur IRFO), Jean François Bayard (Directeur Adjoint IFP-Lille), Yves Blouin (Président du RCA athlétisme), Thibault Deschamps (CTS athlétisme – Ligue des Hauts de France et IRFO), Bruno Grave (Directeur IFP Montpellier), Régis Guiot (Responsable technique du RCA athlètisme), Henri Lacroix-Durand (Expert cour d’Appel de Lyon).

Raymond Barbry le 17 septembre 2019

Penser les conditions d’un mieux-être professionnel des enseignants et éducateurs à l’école

Après la journée d’Amiens en octobre avec le réseau Canopé. C’est en partenariat avec l’Ifp des Hauts de France que l’AGEPS-Raymond Barbry propose une  journée d’étude sur le bien être à l’école,

Conférence + Atelier 1 : le bien être au quotidien dans la classe- PN040102 Image

mercredi 21 novembre à l’Ifp d’Arras.

Plus d’une centaine de personnes se sont inscrites à cette journée

Programme :

LE BIEN-ÊTRE à  L’ÉCOLE (maternelle et primaire)

La publication d’une enquête internationale récente sur le bien-être à l’école (OCDE Oct. 2016) met en exergue la problématique française du mal-être scolaire et de ses conséquences. Et si le bien-être des élèves passait d’abord par une prise en compte du bien-être des adultes en charge de leur éducation ? C’est à ce changement de posture que vous invite cette journée d’étude qui se déroulera en deux temps :

Matin, une conférence :

Penser les conditions d’un mieux-être professionnel des enseignants et éducateurs

par

Raymond BARBRY

Après-midi, quatre ateliers :

Le bien-être au quotidien dans la classe Céline GRISLAIN(enseignante-formatrice)

L’éducation à la joie, oui mais comment ?Alexandra BRUNBROUCK (enseignante-formatrice-conférencière)

Comment penser le bien-être dans l’établissement ?Jean-Sébastien LECHEVIN (chef d’établissement)

Apprendre à réguler le stress professionnel, ou comment ne pas passer en sur-stressRaymond BARBRY (formateur-coach-préparateur mental-conférencier)

Une journée est proposée le 30 janvier 2019 pour les collèges et lycées. Les ateliers y sont adaptés à ces niveaux de scolarité. Ils seront animés par Anne Marie Davière (infirmière scolaire), Christelle Ringeval (CPE-Sophrologue), Raymond Barbry (formateur-coach-préparateur mental)

Raymond Barbry, le 16 novembre 2018

La confiance en soi, en l’autre et dans le collectif (séminaire d’une équipe pédagogique)

L’équipe pédagogique de l’école Sainte Anne d’Uzés (Gard) a participé à un séminaire de deux jours portant sur la question de la confiance en soi. Nous avons abordé cette question autour de deux axes interdépendants, confiance en soi et intelligence collective.

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La confiance en soi est première et déterminante, car elle conditionne la confiance en l’autre. Je ne peux m’engager dans une dynamique collective que si ,et seulement si, j’ai suffisamment de confiance dans mes ressources et potentialités. Cette confiance en soi se développe par un travail individuel et collectif d’intériorité et de réflexivité.  C’est de cette conscientisation et formalisation des qualités individuelles dans le cadre d’un projet partagé qu’émerge  la confiance en soi et dans le collectif.

L’intelligence collective se construit en parallèle à cette démarche de développement et de conscientisation de la confiance en soi. Elle émerge d’abord par les échanges, les partages, les débats et la confrontation. Elle se formalise par l’identification des ressources, des qualités, des compétences de chacun et par la conscientisation de la vulnérabilité. Vu sous cet angle la vulnérabilité et les fragilités sont des « forces » qu’il importe de reconnaître, d’accepter. Elles sont des appuis au service de la personne et du collectif (éloge de la vulnérabilité).

Les contenus abordés avec l’équipe pédagogique durant le séminaire :

  • Confiance en soi et estime de soi.
  • Confiance en soi et intériorité.
  • Confiance en soi et temporalité.
  • Confiance en soi, en l’autre et dans le collectif.
  • Témoigner de la confiance en soi (la posture)
  • Acceptation et dépassement individuels et collectifs des échecs indispensables au développement de la confiance en soi.
  • Éloge de la vulnérabilité et de nos fragilités.
  • Affronter l’adversité et se relever après la chute.
  • Les principes de base du développement de la confiance en soi en contexte éducatif.
  • L’autorité de compétence.
  • La bienveillance est exigence.
  • Apprentissage, changement et zone confort.
  • Le cadre éducatif indispensable au développement de la confiance en soi de l’enfant, du jeune.

Raymond Barbry le 12 novembre 2018

Le 21 avril, intérêt et effets des pratiques de pleine attention – méditation – à l’école (dans le cadre des 2èmes rencontres du Printemps de l’éducation)

Le samedi 21 avril sera l’occasion pour moi de témoigner de mon expérience de quarante années en matière de pratique de pleine attention -méditation- à l’école en France.

L’image contient peut-être : texteQuarante années qui se résument ainsi :

1. D’abord une bonne quinzaine d’années où en tant qu’enseignant d’EPS en collège j’ai proposé très régulièrement aux élèves des classes dont j’avais la responsabilité en EPS des temps de pleine attention que je n’osais appeler à l’époque « méditation » et qui se résumaient systématiquement dans le cadre des cours par des temps de calme guidés, des temps de visualisation mentale, des temps de relaxation, des temps de prise de conscience de la respiration et du corps.

2. Ensuite pendant une autre quinzaine d’années en tant que formateur et responsable de formation dans des centres de formation de l’enseignement privé sous contrat où dans le cadre des différentes responsabilités que j’ai eues (formation en EPS initiale et continue 1er et 2nd degré, puis  les aspects transversaux de la formation continue et plus particulièrement les dimensions liées aux dynamiques relationnelles), j’ai pu amener des réflexions et des pratiques visant au développement de l’intériorité, à la question de la prise en compte du stress professionnel et aux pratiques de pleine attention, comme piste pédagogique à envisager.

3. Enfin depuis huit ans, une activité de formateur-consultant indépendant collaborant avec des acteurs novateurs en ce domaine de l’enseignement public et de l’enseignement privé sous contrat pour développer et proposer dans le cadre de l’éducation nationale les pratiques de pleine attention (méditation) et former des enseignants à développer ces pratiques dans le cadre de l’école.

Quarante années où j’ai pu observer à la fois, les avancées, les peurs et in fine la reconnaissance de ces pratiques longtemps non acceptées, voir interdites, puis tolérées dans la cadre de l’école en France, et ce malgré les arguments et preuves apportées quant à leur bien fondé pédagogique.

C’est aussi l’occasion pour moi de mettre en valeur celles et ceux qui ont été des « guides » pour moi en ce domaine. Ils étaient et sont des précurseurs dans leurs différents domaines (pédagogie, sciences, santé, sciences de l’esprit, sport). Certains et certaines ont cheminé avec moi pendant plusieurs années, pour d’autres la rencontre a été courte mais combien déterminante et leurs écrits et travaux restent des supports incontournables. Certains sont illustres, connus, d’autres ne le sont pas médiatiquement parlant, mais ils n’en sont pas moins de grande valeur et des maîtres au sens de celles et ceux qui nous montrent des chemins et nous incitent à oser : Patrick Chauvel, Michel Vom Hoffe, Michel Boularand, Jacques André, Christophe André, Basarad Nicolescu, Sylvette Ego, Fabrice Midal, Francesco Varella, Tich Nhat Hanh, André Blandin, Daniel Favre, Christiane Durand, Monique Lafond, Raymond Murcia, Albert Jacquard, Jean Boulangé, Jacques Florence, Philippe Bolet, Paul Koechli, Antoine De La Garanderie, Luc De Backer, Antonella Verdiani, Michel Desmedt, Abdennour Bidar, Philippe Gallois….

Raymond Barbry le 02 avril 2018

 

Les actions de formation et d’accompagnement pour l’année 2017/2018

Mise en perspective des thèmes et des actions de formation que je vais mener dés la rentrée de septembre 2017 sur tout le territoire français

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Sur le thème de l’attention-concentration.

  • Formation continue des enseignants du 1er degré de l’enseignement privé sous contrat des Hauts de France et de la région de Montpellier.
  • Formation en interne d’équipes pédagogiques de trois écoles privées sous contrat du secteur nîmois.
  • Formation en interne d’équipes pédagogiques de sept écoles primaires privés sous contrat des hauts de France.
  • Formation en interne d’un ensemble scolaire privé sous contrat de la région lyonnaise.
  • Formation en interne d’équipes pédagogiques de trois collèges publics des Hauts de France.

Sur le thème de la régulation du stress.

  • Enseignants spécialisés en formation initiale de la région des Hauts de France.
  • Intervention auprès de Lycéens d’un lycée professionnel public du centre.

Sur le thème du bien être en contexte professionnel.

  • Secteur de Narbonne et Perpignan (journée pour les établissements du 1er degré de l’enseignement privé sous contrat).
  • Accompagnement d’un groupe de pilotage d’un ensemble scolaire d’Alsace.

Sur le thème du management bienveillant (approche humaniste du management)

  • Formation continue de chefs d’établissements du 1er et du 2nd degré de la région lyonnaise.

Sur le thème de l’intelligence collective.

  • Formation initiale des chefs d’établissement du 1er degré de la région de Montpellier.

Sur le thème de la régulation de conflit et de crise.

  • Chefs d’établissement en formation initiale du 1er degré de la région lyonnaise et de la région de Montpellier.

Sur le thème du décrochage scolaire

  • Formation à l’écoute active et à la posture d’accompagnement pour les référents « décrochages » du bassin Arras/Saint-Pol-Sur-Ternoise de l’enseignement public (réseau Perseval)

Sur le thème du harcèlement scolaire.

  • Formation continue des enseignants du 1er et du 2nd degré du secteur de Montpellier (enseignement privé sous contrat).
  • Formation continue des enseignants du 1er et du second degré des Hauts de France (enseignement privé sous contrat).

Sur le thème de la pleine attention ou méditation de pleine conscience.

  • Atelier hebdomadaire ouvert pour les licenciés d’un club sportif Arrageois (RCA)

Sur le thème de la préparation mentale.

  • Intervention auprès d’élèves d’un sport étude de la région des Hauts de France.
  • Intervention auprès des athlètes d’un club d’athlétisme des Hauts de France.

Raymond Barbry le 13 juillet 2017.

Effets d’une formation à l’écoute active pour les référents « décrochage scolaire ».

Lors d’un article précédent nous avions présenté cette formation à destination d’enseignants, de conseillers principaux d’éducation du bassin Arras- Saint Pol : https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2017/01/21/formation-a-lecoute-active-des-referents-decrochage-scolaire-du-secteur-arras-saint-pol/

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Ce dispositif de formation mené par Raymond Barbry-AGEPS sous la responsabilité du réseau Perseval Persévérance scolaire de l’Académie de Lille avec l’aide de fonds européens  s’est étalé sur près de trois mois. Nous avons fait le bilan en fin de formation afin d’identifier ce qu’une telle formation à caractère innovant dans le cadre de l’Éducation Nationale avait eu comme effets chez les participants et dans l’engagement contre le décrochage scolaire. Voici un résumé de ce bilan…

Ce qui a été appris, découvert.

  • La prise de recul professionnelle dans le suivi et l’accompagnement des jeunes « décrocheurs ».
  • Les principes  de base de l’écoute active et les mises en pratique de ces principes lors de situation de simulation. Nous avons fait de l’écoute active à chacune de nos rencontres et lors de nos échanges en grand groupe.
  • Un lien constant entre théorie et pratique et les échanges autour de situations amenées par l’intervenant et par les participants.
  • Comment mettre en confiance l’autre par une posture adaptée (non jugeante).
  • La notion de bienveillance indispensable à la construction du lien avec les jeunes en rupture.
  • La patience et l’acceptation ! nécessaire et indispensable dans le suivi et l’accompagnement des jeunes en rupture avec le système éducatif.
  • Nous avons appris la présence et la vigilance sans tension.
  • La disponibilité à l’autre lors du temps d’entretien. Nous avons appris à  couper le « mental ». A ne plus penser à la place de l’autre.
  • L’acceptation des émotions les nôtres, celles de l’autre..sans jugement. Une émotion ça circule !
  •  Prendre du temps et reconnaître les différentes temporalités, la nôtre, celle du jeune et celle de l’Institution qui ne sont pas sur les mêmes rythmes et contraintes.
  • Un entretien d’écoute active se cadre, ce n’est pas le laisser faire..c’est laisser être et laisser venir, les mots, les gestes, la parole.
  • L’acceptation de l’échec et des limites de notre action. Il n’est pas possible de prendre des décisions à la place de l’autre. Nous pouvons accompagner, nous pouvons guider, mais nous ne pouvons pas décider pour l’autre.
  • La régulation de notre niveau de stress et plus particulièrement comment apprendre à faire le calme en soi pour être présent à l’autre.
  • Pour certains (plus particulièrement les CPE) nous avons mis des mots et conscientisé des pratiques que nous avions déjà.

Ce qui a été mis en œuvre dans les pratiques professionnelles.

  • La prise de recul nécessaire que nous n’avions pas avant cette formation.
  • Être plus à l’écoute et disponible lors du temps d’entretien.
  • Laisser l’autre s’exprimer.
  • Laisser faire le temps.
  • Cette formation a permis d’aborder différemment les situations de conflit par une meilleure régulation et une approche plus positive des situations.
  • Mise en place d’un lieu spécifique calme (sans téléphone, sans ordinateur) pour les entretiens de ce type.
  • Le soin à apporter au cadre, à l’environnement et la disposition spatiale.
  • L’acquisition d’une posture qui dépasse le cadre des entretiens d’écoute active et qui facilite les relations humaines dans nos établissements.
  • Proposer et non imposer un entretien.
  • Laisser le temps de la réflexion chez l’autre en ne répondant pas spontanément à une attente.
  • La reformulation est devenue naturelle et non l’interprétation.
  • L’exploitation dans différents types d’entretien de temps de silence, de temps de rien.
  • Ménager un temps de calme personnel avant de mener un entretien afin d’être présent à ce temps de l’entretien et à l’autre.

Mais aussi…

  • L’intérêt d’une formation à caractère interdisciplinaire regroupant des CPE, des enseignants de matières différentes et intervenant dans des établissements différents  (collège, lycées G et T, Lycée Professionnel).
  • Avoir une formation qui sort des cadres habituels de l’EN.
  • Une formation qui au delà des contenus et des apports a été un temps de « respiration », dans un quotidien professionnel très sollicitant.
  • Une formation centrée sur le professionnel mais qui est aussi très riche au plan personnel.
  • La contrainte paradoxale du système qui attend des résultats sur lesquels nous n’avons aucune prise !
  • Humanité, bienveillance, échange..les trois mots clefs qui résument ce que nous avons vécu.
  • Des effets positifs constatés dans les rencontres avec les élèves, tant les décrocheurs que les autres.
  • La dynamique collective durant les journées de formation. Des temps d’échanges et de partages avec les participants dans l’écoute..Nous avons appliqué dans le temps de formation les principes de l’écoute active naturellement, comme un allant de soi.
  • Les pistes, les pratiques échangées lors des temps d’écoute collective cadrés.
  • Plus nous serons dans les établissements à être dans cette posture de l’écoute et mieux seront les relations entre les personnes dans les établissements.

Au plan quantitatif nous avons estimé qu’en moyenne sur les trois mois les participants avaient mené une petite dizaine d’entretiens formels du type écoute active auprès d’élèves « décrocheurs ». Mais au delà de cet aspect pour un public spécifique, c’est l’intégration d’une posture qui favorise les échanges, la communication avec toutes les personnes d’un établissement scolaire, certainement un des effets les plus conséquents de cette formation.

Des questions à aborder et des suites à donner. Il ressort des échanges avec les participants et de l’analyse de leur engagement, la nécessité de développer pour ce public d’enseignants et de conseillers principaux d’éducation missionnés sur la lutte contre le décrochage, des temps d’échange des pratiques sur la base de l’écoute-active où la parole est libérée des contraintes institutionnelles. C’est un des principes de tous les dispositifs d’accompagnement :  Qui accompagne doit être aussi accompagné. D’autant plus lorsque les dispositifs sont institutionnalisés et formalisés. Il en va de la compétence et de l’efficience, de la pérennité de l’engagement et de la santé des personnes en charge de l’accompagnement. Mais aussi un développement des compétences sur d’autres types d’entretien exploités pour accompagner le jeune dans l’élaboration d’un projet scolaire et d’orientation intégrant son projet de vie, l’un ne va pas sans l’autre. C’est bien l’articulation de cette dynamique qui va recréer une dynamique d’évolution chez le jeune. C’est bien la question de l’éducation au sens qui est ici posée.

Quelle efficacité du dispositif sur le décrochage ? Il n’est pas possible d’isoler cette seule variable écoute active. La lutte contre le décrochage scolaire est au cœur de la complexité éducative et interroge tout le système d’éducation et de formation. C’est par une action conjuguée de plusieurs dispositifs que le décrochage diminuera. Les entretiens de type écoute-active vont y participer à leur juste mesure. Ils participent à re-créer du lien entre un adulte et un jeune, à re-construire une confiance en soi longtemps absente, voire inexistante. Et déjà en soi, cela est d’une importance capitale dans le parcours du jeune.

Raymond Barbry – le 11 avril 2017.

Éduquer à la compassion dés l’école et former les dirigeants à l’altruisme, une priorité selon Mathieu Ricard

Dans notre contexte sociétal, il devient nécessaire de poser comme priorité éducative et de formation, le vivre ensemble et le coopératif. Cela passe par le développement de la compassion, de l’altruisme, de l’empathie, de la responsabilité et de la confiance dés l’école.  Extrait d’un entretien de Mathieu Ricard dans le journal libération.

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Vous expliquez que l’on peut s’entraîner à la compassion?

Bien sûr, on devrait s’y entraîner depuis tout petit à l’école laïque ! Dans des milieux très difficiles, on peut changer considérablement le comportement des enfants, en les faisant participer à des jeux coopératifs, prendre conscience des émotions des autres, les meilleurs élèves aident les moins bons, ils font des exercices de respiration, etc. En dix semaines, les discriminations s’estompent, c’est assez extraordinaire. Les sciences contemplatives et les neurosciences montrent que si vous faites un exercice de quinze minutes tous les jours pendant un mois, votre cerveau et votre système immunitaire changent fonctionnellement et structurellement. On peut entraîner les gens à des choses éthiquement douteuses, tuer par exemple. De la même façon, on peut entraîner à l’ouverture à l’autre, la patience, la force d’âme, l’équilibre émotionnel… Il s’agit de pratiquer, comme pour la lecture : c’est le b.a.-ba !

Rendre une société plus altruiste, n’est ce pas aussi de la responsabilité des dirigeants ?

A Harvard, une étude de la Kennedy School a montré que deux personnes sur trois ne font plus confiance à leurs dirigeants. Pour moi, le leadership, c’est le service, et cela demande une formation humaine! Le chef ne doit pas être un grand patron à l’image d’un Mao Zedong. L’entreprise doit prospérer, au service de ceux qui travaillent ensemble, puis au service de la société. Même chose pour les hommes politiques, qui pensent souvent plus à leurs intérêts personnels. Comme l’a montré William W. George, professeur de gestion à Harvard, la plupart des dirigeants considèrent que s’ils donnent du pouvoir aux autres, ils en auront moins. Mais diriger devrait consister à responsabiliser les autres pour qu’ils dirigent à leur tour. Cette responsabilisation s’apparente à une forme d’amour. Former des responsables compassionnels, à tous les niveaux, qui favorisent un fonctionnement collaboratif plutôt que compétitif, renforcerait l’ensemble de la société.

Cliquez sur le lien ci dessous pour obtenir l’ensemble de l’article

http://www.liberation.fr/economie/2015/08/21/matthieu-ricard-que-l-on-arrete-de-nous-tanner-en-disant-que-les-gens-sont-naturellement-mefiants_1367178

Les rythmes scolaires, la capacité d’attention-concentration et les pratiques de pleine conscience..

L’AGEPS-Raymond Barbry  vient d’entamer une série de journées de formation et d’accompagnement d’équipes d’enseignants du 1er degré dans deux régions de France, Le Nord-Pas De Calais (avec le soutien logistique de l’IFP Nord/Pas-De-Calais) et la région Languedoc-Roussillon (à la demande de l’ISFEC Montpellier).

 

Une priorité éducative et de formation.  Acquérir des connaissances et des compétences sur le développement de la capacité d’attention-concentration est devenu un vrai besoin de formation identifié par les enseignants, les chefs d’établissement et les responsables institutionnels.  Les enseignants ont bien identifié que le déficit d’attention-concentration est à la base de la plupart des problèmes d’apprentissage, sans  elle le sujet, enfant – adolescent – adulte, n’est pas capable d’accomplir les autres opérations mentales telles que : comprendre, mémoriser, entrer en relation…

Apprendre la focalisation intérieure est indispensable pour s’ouvrir à la conscience de soi nécessaire au développement de l’intelligence intuitive et de l’intelligence émotionnelle. Cette conscience de soi participe à enrichir notre intériorité. Elle est à la base de l’attention-concentration. En ce sens, elle serait comme une méta-compétence.

Apprendre la focalisation vers autrui, c’est développer l’empathie et la compassion indispensable au vivre ensemble.

Apprendre la focalisation extérieure développe la capacité à se situer dans l’environnement proche et lointain indispensable à l’agir.

L’ergonomie et les pratiques de pleine conscience au service de la pédagogie. Dans la région Languedoc-Roussillon c’est en partenariat avec l’ergonome  Nicole Delvolvé (Université de Toulouse) que l’AGEPS intervient. L’ergonomie apporte des pistes concrètes en matière d’aménagement des espaces et du temps scolaire. Les propositions corroborent les travaux bien connus d’Hubert Montagner et les apports des neurosciences depuis une vingtaine d’années.

Quatre principes pédagogiques se dégagent :

Respecter le besoin de sommeil de chacun des élèves.

Programmer les activités en fonction des moments de forte ou de faible vigilance.

Renforcer la stabilité émotionnelle par la sécurité affective,.

Proposer dans le temps scolaire plusieurs fois par jour des temps courts de pause guidée par des pratiques de pleine conscience visant à apprendre à être dans le présent (Vittoz, mindfulness, yoga mental, gestion mentale…) et des temps non guidés indispensable pour le développement de l’imagination.

L’attention-concentration, comme axe prioritaire du projet d’école.  Ce sont plusieurs établissements scolaires (6) de la région Nord/Pas-De Calais qui ont demandé à être formé et accompagné à la mise en oeuvre d’un projet d’école portant sur plusieurs années  et visant à proposer des situations pédagogiques adaptées aux caractéristiques des enfants (âge, contexte socio-culturel…). C’est une priorité éducative qui va permettre de développer et d’entretenir la capacité d’attention-concentration sur l’ensemble de la scolarité de la grande section maternelle à l’ensemble de la scolarité primaire d’un même établissement.

Un partenariat avec les parents. Dans plusieurs établissements, c’est une école des parents qui propose cette année des ateliers à destination des parents d’élèves afin que ces derniers s’approprient cette pratique en cohérence avec ce qui est fait en classe.

Trois sessions de formation spécifiques à la question de l’attention-concentration sont de nouveau proposés aux enseignants de la région Nord/pas-De-Calais. C’est à leur demande que nous avons triplé cette formation qui sur l’année scolaire 2013-14 avait été dispensée à plus de quatre vingt enseignants. Sur cette région et en partenariat avec l’IFP de Lille-Arras ce sont plus de deux cents enseignants qui mettent en place dans leur classe des temps spécifiques à l’attention-concentration.

Les enseignants spécialisés déjà sensibilisés à cette question vont bénéficier dans le cadre de leur formation spécifique en ASH d’un programme de deux jours. C’est prés de cinquante enseignants spécialisés qui vont pouvoir aussi multiplier cette approche auprès de leur collègues.

Pourquoi cette explosion exponentielle des demandes depuis trois ans ? Bien que peu explicité dans les programmes actuels, développer dans le contexte scolaire par des mises en situation spécifiques l’attention-concentration est devenu pour de plus en plus d’enseignants une priorité éducative et d’enseignement à intégrer systématiquement et quotidiennement dans le temps scolaire. Les rencontres avec des enseignants et des chefs d’établissement ayant déjà expérimentés pendant une année, voire deux, permet des réponses :

– Une formation qui apporte des outils à mettre en place aisément et sans avoir besoin de transformer l’organisation didactique et pédagogique de la classe.

– Après deux semaines, les enfants sont en demande de ces temps de pratique de pleine conscience qui sont courts le plus souvent. Avec l’entraînement, les temps les plus longs de pratique ne dépassent guère les dix minutes.

– Une pratique qui met de l’apaisement, du calme et qui destresse.

– Une pratique qui met un ou plusieurs temps de calme dans la journée de classe.

– Une pratique qui a des effets bien au delà des apprentissages et performances scolaires. C’est la vie de la classe qui s’en trouve amélioré.

– Une pratique qui est d’abord à destination des enfants, mais qui a des effets sur les enseignants qui développent cette pratique pour eux-mêmes, voire la propose à leurs proches.

Article réalisé par Raymond Barbry, le 25 septembre 2014.

 

Questions et place des pratiques de méditation de pleine conscience dans le contexte scolaire français.

C’est dans le cadre d’une journée de travail avec les formateurs de l’ARES que nous avons échangé, débattu et confronté nos idées et nos expériences sur les questions et la place des pratiques de pleine conscience dans le contexte scolaire français.
L’ARES est un organisme de formation intervenant au plan national. Il a pour vocation d’accompagner les mutations et les changements au sein des institutions et des organisations éducatives et sociales. Pour en savoir plus sur l’ARES voir le site : http://www.ares.asso.fr/

Après une introduction par Carole Lucas (responsable de formation à l’ARES) du pourquoi de cette journée et de son lien avec le projet du centre de formation, l’AGEPS-Raymond Barbry a fait un état des lieux des pratiques de méditation de pleine conscience et de leurs émergences dans le contexte sociétal occidental. C’est ainsi que nous avons abordé les points suivants :

– Qu’est ce que la méditation de pleine conscience  ? Pour répondre à cette question, nous nous appuyons sur Thich Nhat Hanh. La méditation de pleine conscience vise à nous apprendre à vivre pleinement chaque instant de la vie, que ce soit en mangeant, en jouant, en travaillant. Les principes en sont simples et chacun peut s’y engager. Dans cette manière d’être, méditation et action ne sont pas séparées. Il s’agit d’apprendre à apprécier chaque minute, chaque seconde de la réalité telle qu’elle est. Comment apprendre à être présent? C’est là, la raison d’être fondamentale des pratiques de méditation. Nous comprenons bien alors pourquoi ces pratiques émergent dans le contexte contemporain occidental, parce que nous ne savons plus être dans l’instant. Nous sommes conditionnés culturellement, soit à nous projeter sur le futur, soit à ruminer sur le passé !

Actuellement la méthode la plus connue, la plus partagée et la plus exploitée se trouve  être le MBSR, voire le  MBCT, mise en valeur en France notamment par Christophe André. Faut il rappeler qu’elle n’est pas la seule. Ce qui rapproche les différents « méthodes » c’est l’intention d’être dans l’instant, dans la présence.

Pour plus de détails sur cette question, voir sur ce blog, la page pleine conscience https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/pleine-conscience/

– Quelles convergences et divergences avec le yoga, la relaxation, la sophrologie ? Les fondamentaux  sont les mêmes puisque la base est commune et remonte à plus de 2500 ans. La sophrologie pour prendre cet exemple, est une adaptation du yoga d’origine orientale à notre culture occidentale (cf Caycedo). La méditation de pleine conscience et plus particulièrement le MBSR et MBCT ont pour origine le yoga Vipassana. Toutes ces approches ont comme point commun le corps comme centre de la pratique.  Mais qu’est ce qui les différencie? La méditation de pleine conscience ne vise pas directement la détente, voire le bien être, même si elle y contribue ! Il s’agit d’apprendre à être présent à ce qui est, tout simplement. Si je suis tendu et angoissé, j’apprends à le reconnaître et à l’accepter. En méditation de pleine conscience, on ne cherche pas à atteindre particulièrement un état. On ne poursuit aucun but, si ce n’est que d’être présent. Ce n’est pas le mental  qui contrôle la situation et ce que nous vivons, ce sont nos sensations corporelles et la prise de conscience de nos pensées et de nos émotions telles qu’elles apparaissent.   La visualisation mentale exploitée en sophrologie est guidée par le mental. Le yoga mental tel que proposé par André Van Lysebeth participe aussi de ce mouvement. Ceci dit rien ne nous empêche d’exploiter ces différents outils, l’important étant d’en connaître le sens. C’est ce qui se fait dans le cadre de la préparation mentale des sportifs, par exemple. C’est aussi ce que pratique la plupart des sophrologues ou praticiens de MBSR ou MBCT.

– L’anthropologie et l’épistémologie des pratiques de méditation de pleine conscience. Ce sont des pratiques millénaires (plus de 2500 ans) dont on retrouve des traces et des origines dans toutes les cultures, sur toutes les latitudes et dans toutes les religions. Les recherches scientifiques des vingt dernières années ont donné un nouvel éclairage à des pratiques réservées jusqu’à présent à quelques initiés. Ce sont surtout les neurosciences (cf la neuroplasticité) ainsi que les recherches en psychologie cognitive et psychologie positive qui ont montré l’efficience des pratiques de méditation de pleine conscience sur les plans suivants : régulation du stress, accompagnement dans les états de stress post-traumatique, régulation des états dépressifs, accompagnement des addictions, amélioration de la santé globale (neuro-psycho-immunologie), amélioration des performances cognitives, amélioration de l’attention-concentration… Bref, quand nous faisons l’inventaire des effets observés et validés par les recherches, les pratiques de pleine conscience ont des effets qui surpassent bon nombre de médicaments ! Et elles sont reconnues et validées efficientes dans 80% des cas.

Le nombre de recherches de part le monde est exponentiel. Les recherches abordées d’abord dans le domaine de la santé et de la médecine, ce sont maintenant étendues à tous les autres champs – le social, le socio-politique (cf l’indice du bonheur), le sport, l’entreprise, l’éducatif – qui s’intéressent à cette question des pratiques de pleine conscience et des effets sur le développement de la personne.

Dans notre pays nous trouvons  des auteurs qui présentent une méthodologie de la méditation de la pleine conscience, aussi appelée la pleine présence, toutes ces approches se caractérisent par une vision globale de l’être humain non mécaniste. Philosophes, scientifiques, médecins, psychologues, écrivains, ils viennent d’horizons, de cultures et de pratiques religieuses ou athées diverses, pour ne citer que les principaux : Francisco Varella (voir l’inscription corporelle de l’esprit),  Fabrice Midal (fondateur de l’école occidentale de méditation), André Van Lysebeth (le yoga mental), Richard Meyer (psychiatre, académicien..auteur de « La pleine présence »), Mathieu Ricard (chercheur et moine bouddhiste), Christophe André (psychiatre et auteurs de nombreux ouvrages), Jeanne Siaud-Facchin (psychologue clinicienne, spécialistes des enfants en difficulté), Nathalie Ferron (journaliste), Jacques Vigne (psychiatre), Marc De Smedt (philosophe), Frédéric Lenoir (Directeur du monde des religions) …

– Le pourquoi de l’émergence des pratiques de méditation de pleine conscience dans le contexte sociétal actuel ? Cet engouement n’arrive pas par hasard. Nous sommes au delà d’un effet de mode. C’est l’ensemble des pays de culture occidentale qui est touché et concerné. Cela répond à un vrai besoin de développement de l’être humain dans cette période de mutation sociétal voir civilisationnel.  Pour plus de détails, voir l’article sur le blog : https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/11/09/la-pleine-conscience-mode-ou-necessite/

– La méditation de pleine conscience,la laïcité, le spirituel et le religieux. La méditation de pleine conscience est-elle compatible avec la laïcité? Et dans l’enseignement confessionnel sous contrat d’association avec l’état, les pratiques de méditation de pleine conscience ne sont-elles pas en concurrence avec le projet éducatif ?

S’il y a encore quelque temps la peur des dérives sectaires étaient bien présentes (surtout en France), les pratiques de méditation de pleine conscience n’ont rien à voir avec quoi que ce soit de sectaire. Qu’est ce qu’il y aurait de sectaire et de manipulatoire à apprendre à ressentir à être, à vivre, à agir ? Bien au contraire, ceux qui pratiquent régulièrement sont plus authentiques, cohérents, sociables, autonomes et responsables et donc peu manipulables !

Rien dans les pratiques de pleine conscience ne va à l’encontre des principes de la laïcité. Ce sont des pratiques qui concourent à ce qui y est fondamental, à savoir le respect de la conscience de chacun.

Pour ce qui est des pratiques religieuses, les pratiques de méditation de pleine conscience n’entrent nullement en concurrence avec celles ci. Elles sont un appui à la conscience de l’intériorité. D’ailleurs toutes les grandes religions ont  proposé à différents moments de leur histoire des pratiques qui s’apparentent à la méditation de pleine conscience.

– Pourquoi et à quelles conditions proposer les pratiques de méditation de pleine conscience dans le domaine éducatif ?  Dans nombre de pays occidentaux, cette question ne se pose même plus. C’est une évidence que de proposer dans le cadre du temps scolaire et dans l’espace de la classe des pratiques soit de méditation de pleine conscience, soit de relaxation, soit de yoga, soit de sophrologie. Voir sur ce blog, les articles qui traitent de cette question.

Et dans notre pays qu’en est-il ? Les témoignages d’expériences pédagogiques sont exponentiels. C’est du terrain que partent les initiatives. Instaurer et systématiser des pratiques de méditation de pleine conscience ou de yoga ou de relaxation ou se sophrologie n’est que bénéfice pour les élèves, l’ambiance de la classe (le vivre ensemble), la relation entre l’enseignant et la classe, le mieux être de l’enseignant dans sa pratique pédagogique.

Au plan plus institutionnel la question est posée. Des établissements scolaires font des demandes de formation dans ce sens. Des budgets commencent à être alloués pour initier et former des enseignants. Les résultats d’expérimentations novatrices (en France) sont communiquées, ce blog y participe au même titre que d’autres (happyattention, Jeanne Siaud-Facchin…), les publications des recherches faites à l’étranger sur les effets des pratiques de pleine conscience auprès des enfants et des adolescents dans le cadre de l’école commencent à circuler.

La publication récente en France (mars 2014) des travaux de Daniel Goleman sur l’attention-concentration, vient en convergence avec cette question des pratiques de pleine conscience. Goleman nous montre combien former à l’attention-concentration est devenue une priorité de formation de l’école au monde du travail. Nos modes de vie de cette dernière décennie nous ont amenés à l’éparpillement et à la perte de l’attention-concentration. Il devient nécessaire et prioritaire de réapprendre à entraîner notre cerveau à demeurer attentif. En cela il rejoint les apports de A. De Lagaranderie et de R.Vittoz qu’il serait bon de reprendre avec l’éclairage de notre époque !

Pour de détails sur ce point voir l’article suivant,  https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/02/20/rencontre-debat-a-lille-sur-la-pleine-conscience-a-lecole/

La rencontre entre l’AGEPS et l’ARES sur cette question est un bon témoignage de la prise en compte d’une proposition plus systématisée de ces pratiques dans le contexte de l’éducatif et du social en France. 

Article réalisé par Raymond Barbry, mai 2014.