Archives de Catégorie: Gestion du stress

Apprenez à gérer vos émotions et celles de vos élèves – Un dossier complet de CANOPE

CANOPE met à disposition libre, des outils, des apports d’experts pour aider les équipes éducatives en cette période particulière.

Le confinement, l’isolement, puis le retour à l’école et les précautions sanitaires qu’il nécessite peuvent être sources de stress, voire d’angoisse, pour les enfants. Comment aider vos élèves à gérer leurs émotions et leur apprendre à lâcher prise dans ce contexte si particulier ?

Ci joint le lien direct avec le dossier « apprenez à gérer vos émotions avec celles de vos élèves« .

Raymond Barbry, le 04 juin 2020.

 

Retour en classe : Le stress, un vrai défi pour l’école de demain / Une table ronde du réseau CANOPE

Une réalisation de Aurélie Dulin et Fanny Milhe-Poutingon

Atelier Canopé 38- Grenoble - Ressources numériques - Grenoble ...

Autour de cette table ronde, deux professionnels partagent avec nous leur expertise sur la gestion du stress sous l’angle du sport et de la médecine.
Pour pouvoir aborder sereinement le retour en classe au troisième trimestre, ainsi que la rentrée de septembre, la communauté éducative aura à gérer la question sensible du stress des élèves. Nous avons invité deux spécialistes du sujet, Martine Orlewski, médecin, et Raymond Barbry, formateur pour faire le tour de la question et, pourquoi pas, en tirer un bénéfice pour l’école de demain.

Le stress au collège, rencontre avec des élèves, des enseignants, tout le personnel d’un collège.

C’est à une belle initiative que j’ai été convié en ce tout début d’année 2020, une rencontre avec tous les adultes d’un collège de Seclin (Immaculée Conception) et les élèves délégués de toutes les classes, soit une cinquantaine de jeunes.

C’est très rare, voire exceptionnel ce genre d’initiative certes sur  une thématique transversale et commune, le stress à l’école, mais avec des problématiques bien spécifiques liés à l’âge et au contexte professionnel et personnel.

Lors cette demi-journée au delà de l’apport et de la clarification sur ce qu’est le stress, le bon, le mauvais, les effets, les causes et particulièrement le contexte de notre époque (mode de vie, crises, phase de changement sociétal etc…), j’ai proposé quelques outils de régulation du stress qui peuvent être exploités soit dans le temps scolaire (en classe), soit dans le temps personnel (chez soi). C’est ainsi que plusieurs situations issues de la cohérence cardiaque, de la pleine attention, de la gestion mentale  ont été pratiquées par l’ensemble des participants.

Les points développés lors de la rencontre

  • C’est quoi le stress ? C’est la vie !
  • Bon et mauvais stress ? De l’influence du mental et de nos pensées sur notre niveau de stress.
  • Un contexte sociétal générateur de mauvais stress. Comment faire avec, s’en protéger et agir au quotidien ?
  • Réguler le temps passé devant les écrans.
  • Les déterminants du mieux être : le calme et le silence, l’intériorité, le sommeil, l’alimentation, l’activité physique, le lien social.
  • Être heureux ça s’apprend !
  • Un entraînement régulier (quotidien) pour développer la conscience et réguler ses pensées c’est possible à tout âge. Il suffit de quelques minutes par jour !

Les situations proposées et pratiquées en grand groupe.

  • Cohérence cardiaque pour les stressés (rythme progressive).
  • Cohérence cardiaque pour adolescents (rythme adapté aux capacités ventilatoires).
  • Cohérence cardiaque pour les adultes (rythme adapté aux capacités ventilatoires).
  • En situation de stress non maîtrisé (mauvais stress), le réguler par une respiration lente et profonde ?
  • En situation de perte de concentration (pensées divergentes), se remettre dans le présent par un point de fixation dans l’espace

Raymond Barbry, le 10 janvier 2020.

Bien être à l’école : utopie ou nécessité (résumé de la journée du 3 avril à Lille)

Le bien être à l’école, Utopie ou nécessité, une journée d’étude à Lille avec des enseignants du second degré. Après la journée pour le 1er degré en novembre à Arras.
Merci à Christelle Ringeval (CPE et sophrologue) et Jean François Bayard Directeur adjoint de l’IFP Lille de m’avoir suivi et fait confiance sur ce projet…Ce n’est qu’un début ! Une pensée pour Anne Marie Davière (infirmière scolaire) qui était bien présente indirectement.

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Il y a dans les établissements scolaires des personnes qui s’engagent, qui font dans l’ombre avec humilité. Elle est là l’école de la confiance. Celles et ceux qui œuvrent dans le quotidien. Elles et ils sont les Tisserands qui maintiennent et développent les liens humains mis à mal par le contexte sociétal.

Une journée en trois temps :

  • Une conférence.
  • Un temps de sophrologie animé par Christelle Ringeval.
  • Des temps d’atelier portant sur des témoignages de pratiques visant à développer le bien être dans les établissements scolaires.

Résumé de la conférence  / Raymond Barbry

Le contexte actuel tant de la société que de l’école française montre à quel point l’idée du bien être et du bien vivre ensemble est devenue prioritaire. La publication d’une enquête internationale récente sur le bien être à l’école (ocde / octobre 2016) met en exergue la problématique française du mal être scolaire et des conséquences sur les relations humaines au sein des établissements, sur les apprentissages scolaires et sur l’état de fatigue latent des enfants et des adultes (voire d’épuisement professionnel des enseignants et du personnel éducatif). Faut-il rappeler que sur les 37 pays enquêtés notre pays est sur la question du bien être à l’école en 36ème position !

Faire classe aujourd’hui réclame de plus en plus d’énergie psychique. Les incidents critiques, les tensions et les conflits se multiplient. Certes ce ne sont pas en soi, des faits graves, mais une tension constante s’installe. Les comportements de base nécessaires au vivre ensemble ne sont pas acquis pour une partie de plus en plus grandissante d’élèves, de plus ils sont fatigués, agacés. Ils sont une « caisse de résonance » de notre contexte sociétal, d’ailleurs on parle aujourd’hui d’épuisement psychique ou « burn-out » et de dépression en augmentation exponentielle chez les jeunes de plus en plus jeunes. Or le fonctionnement et l’organisation « classiques » de la classe et de l’école ne facilitent pas le mieux être tant des jeunes que des adultes en charge de leur formation.

Or, dans les textes officiels récents il est bien stipulé que la dimension des compétences relationnelles est à caractère prioritaire. Une publication stipule qu’il est indispensable de prendre en compte cet aspect trop longtemps ignoré dans notre conception de l’école. Cela rejoint les travaux actuels en neurosciences, en psychologie cognitive, en psycho-ergonomie, voire en biologie et interdisciplinarité (épigénétique par exemple) qui montrent à quel point un état émotionnel stabilisé est déterminant pour notre développement individuel et collectif. Comment créer les conditions pour que dans chaque classe et dans chaque établissement nous puissions favoriser ce bien être indispensable au bien vivre ensemble et aux apprentissages ?

Et si le bien être des élèves passait d’abord par une prise en compte du bien être des adultes en charge de leur éducation ? C’est à ce changement de posture que vous invite cette journée, penser les conditions d’un mieux être professionnel des enseignants et éducateurs pour un mieux être des jeunes.

Les points abordés lors de la conférence

  • Le bien être, utopie ou nécessité.
  • Le « bien être », extériorité ou intériorité.
  • La conception éducative coopérative et collaborative plutôt que compétitive.
  • Les découvertes scientifiques récentes (neuro, psycho, interdisciplinaire, psycho – neuro – imunologie…) qui éclairent la notion de bien être et de bien vivre ensemble, et montrent combien le bien être est une « méta-compétence » qui s’apprend ! L’état des recherches en psych-socio du travail sur les effets du « bien être » au travail.
  • Le bien être au travail, des exemples concrets de petits changements pour de grands effets . La conception systémique dans un établissement scolaire : du chef d’établissement, aux enseignants, aux membres du personnel et aux élèves.
  • L’élève au centre, oui..Et l’enseignant ? Et si nous mettions les deux au centre du système.
  • Le bien être et la réussite vont de pairs ! Mais de quelle réussite parle-t-on ?

L’après midi a commencé par un temps de sophrologie proposé par Madame Christelle Ringeval, l’occasion de vivre un moment pour faire le calme en soi et se mettre en dynamique pour la suite de la journée.

Atelier 1 / Les compétences psycho-sociales au collège Christelle Ringeval (CPE au collège et sophrologue).

« Le développement et le renforcement des compétences psychosociales, fondement de l’épanouissement individuel et du bien vivre ensemble. »

Définition de l’OMS:  » Les Compétences psychosociales sont la capacité d’une personne à répondre avec efficacité aux exigences et aux épreuves de la vie quotidienne. C’est l’aptitude d’une personne à maintenir un état de bien être mental, en adoptant un comportement approprié et positif à l’occasion des relations entretenues avec les autres, sa propre culture et son environnement » (1993)

Témoignage et partage d’expériences professionnelles menées au collège en éducation prioritaire, autour de méthodes interactives et expérientielles, telles que:

– la mise en application des techniques de résolution non violente des conflits (médiation par les pairs, pratiques de justice restaurative, CNV, écoute active)

– la découverte vivantielle de la conscience de soi et des autres pour des relations humaines épanouissantes (capacités, émotions, valeurs fondamentales et universelles)

Atelier 2 / Un atelier de pleine attention (méditation) pour les enseignants et le personnel d’un collège (comment apprendre à réguler le stress professionnel) – Raymond Barbry (Formateur-Coach-Préparateur mental) Un atelier qui présente une expérimentation menée auprès d’adultes volontaires pour leur apprendre à réguler leur stress professionnel et à développer chez les élèves les capacités attentionnelles.

Les caractéristiques de cette expérimentation : des adultes volontaires (des enseignants, du personnel administratif et de maintenance, du personnel de direction, du personnel de la santé et du social), huit rencontres de deux heures étalées sur une période de quatre mois, un atelier croisant l’apport d’outils et l’accompagnement des personnes.

L’intérêt de cette expérimentation consiste d’une part à apporter des outils pour aider les adultes à réguler leur stress professionnel et à pouvoir exploiter et adapter ses outils pour développer l’attention-concentration des élèves.

Quelle suite ? Cette journée d’étude avait pour objet d’insuffler la prise en compte de cette question dans les établissements scolaires. Des formations, des ateliers devraient prendre forme sur les années à venir dans des établissements des Hauts de France.

Raymond Barbry, le 06/04/2019

Le bien être à l’école : utopie ou nécessité ? Journée d’étude à l’Ifp de Lille le 3 avril.

La journée initialement prévue le 30 janvier (remise pour cause d’intempéries) se déroulera ce mercredi 3 avril.

C’est en partenariat avec l’Ifp des Hauts de France que l’AGEPS-Raymond Barbry en collaboration avec Christelle Ringeval (CPE et sophrologue) propose une journée d’étude sur le bien être à l’école pour les enseignants et le personnel des collèges et lycées.

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Le contexte actuel tant de la société que de l’école française montre à quel point l’idée du bien être et du bien vivre ensemble est devenue prioritaire.

Faire classe aujourd’hui réclame de plus en plus d’énergie psychique. Les incidents critiques, les tensions et les conflits se multiplient. Certes ce ne sont pas en soi, des faits graves, mais une tension constante s’installe. Les comportements de base nécessaires au vivre ensemble ne sont pas acquis pour une partie de plus en plus grandissante d’élèves, de plus ils sont fatigués, agacés. Ils sont une « caisse de résonance » de notre contexte sociétal. Le fonctionnement et l’organisation « classiques » de la classe et de l’école ne facilitent pas le mieux être tant des jeunes que des adultes en charge de leur formation. Or, dans les textes officiels récents il est bien stipulé que la dimension des compétences relationnelles est à caractère prioritaire.

Et si le bien être des élèves passait d’abord par une prise en compte du bien être des adultes en charge de leur éducation ? C’est à ce changement de posture que vous invite cette journée, penser les conditions d’un mieux être professionnel des enseignants et éducateurs pour un mieux être des jeunes.

Les objectifs de la journée :

  • Connaître les aspects fondamentaux du bien être qui n’est pas un état constant, mais passager ; et en quoi il est déterminant dans l’apprentissage du jeune et l’efficience professionnelle de l’enseignant.
  • Intégrer les déterminants du bien être et du bien vivre ensemble dans une organisation humaine, ici en l’occurrence l’école : les trois déterminants ou fondamentaux ont été identifiés  : la relation à soi, la relation aux autres et la relation à l’environnement.
  • Identifier ce qui favorise ou freine le développement du bien être et du bien vivre ensemble dans un établissement scolaire, et agir sur des éléments tels que : l’espace/temps scolaire (rythme, temporalité….), l’évaluation, l’éducation émotionnelle, les temps de calme, les temps de débat, le travail collaboratif, la collaboration entre enseignants….

Organisation de la journée :

Matin : Introduction de la journée par Jean François Bayard, Directeur adjoint de l’Ifp

Conférence par Raymond Barbry

Le bien être à l’école : Utopie ou nécessité ?

Comment penser les conditions d’un mieux-être professionnel des enseignants et éducateurs ?

Après-midi, deux ateliers :

Atelier 1 : Le développement et le renforcement
des compétences psycho-sociales, fondement de
l’épanouissement individuel et du bien vivre
ensemble.
Animation par Christelle Ringeval (CPE et sophrologue)
Atelier 2: Apprendre à réguler le stress professionnel, ou comment ne pas passer en sur-stress. Témoignage d’une expérimentation d’un atelier de pleine attention (méditation) mené pendant six mois auprès du personnel et des enseignants dans un collège (Escaudain).
Animation par Raymond Barbry (formateur-coach-préparateur mental).
Raymond Barbry le 30 mars 2019.

La cohérence cardiaque à l’école.

Pour info..cela fait maintenant huit ans que je préconise parmi une quarantaine d’exercices d’entraînement à la  pleine attention à l’école, la cohérence cardiaque….
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Un reportage vient d’être réalisé dans la Vienne qui confirme ce que les équipes que j’accompagne dans d’autres régions perçoivent depuis plusieurs années.
Toutes les pratiques dites de pleine attention, de pleine présence se développent et se généralisent dans le système éducatif français (Yoga, médiation de pleine conscience, sophrologie, méthode Vittoz…).  Et ce pour le mieux être des enfants, des jeunes, et des adultes.
Raymond Barbry, le 7 décembre 2018

Le bien être à l’école (apport de la conférence du mercredi 21 novembre à l’Ifp d’Arras)

Elles et ils étaient cent cinquante  enseignant(e)s, chef(fe)s d’établissement, étudiants master 2 éducation à être présent(e)s à cette journée du 21 novembre à l’Ifp d’Arras.

Vous trouverez ci joint le résumé de la conférence et des ateliers de la journée du 21 novembre, organisée conjointement par l’AGEPS-Raymond Barbry et l’IFP des Hauts de France. Merci à Maud Agasse, Sabrina Teixeira et Jean François Bayard de l’Ifp des Hauts de France de m’avoir suivi sur ce projet et d’en avoir permis la réalisation concrète et sa reconnaissance institutionnelle, à la suite du réseau Canopé (cf conférence à Amiens du 24 octobre / https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2018/10/30/le-bien-etre-a-lecole-canope-amiens-resume-de-la-rencontre-du-24-octobre/).

Conférence + Atelier 1 : le bien être au quotidien dans la classe- PN040102 Image

Cette thématique habituellement du domaine personnel est enfin prise en compte dans le contexte professionnel. Il y aura un avant et un après les 24 octobre 2018, 21 novembre 2018 et 30 janvier 2019 (journée pour les établissements du second degré).

Cela fait maintenant vingt ans que j’invite les différents niveaux de responsabilités de l’Éducation Nationale (public comme privé sous contrat) à prendre en compte cette question comme  prioritaire au même titre que les approches pédagogiques et didactiques. Nous y sommes, vingt ans le temps du changement !

Merci à Alexandra Brunbrouck, Céline Grislain et Jean Sébastien Léchevin de m’avoir suivi sur le projet de cette journée et d’être aussi dans leur domaine des précurseurs, d’avoir témoigné de leur pratique professionnelle d’enseignante et de chef d’établissement sur cette thématique du bien être à l’école.

Les objectifs de la journée :

  • Connaître les aspects fondamentaux du bien être qui n’est pas un état constant, mais passager ; et en quoi il est déterminant dans l’apprentissage de l’enfant et l’efficience professionnelle de l’enseignant.
  • Intégrer les déterminants du bien être et du bien vivre ensemble dans une organisation humaine, ici en l’occurrence l’école : les trois déterminants ou fondamentaux ont été identifiés  : la relation à soi, la relation aux autres et la relation à l’environnement.
  • Identifier ce qui favorise ou freine le développement du bien être et du bien vivre ensemble dans un établissement scolaire, et agir sur des éléments tels que : l’espace/temps scolaire (rythme, temporalité….), l’évaluation, l’éducation émotionnelle, les temps de calme, les temps de débat, le travail collaboratif, la collaboration entre enseignants,……

Résumé de la conférence de Raymond Barbry

Penser les conditions d’un mieux être professionnel des enseignants et éducateurs pour un mieux être des enfants à l’école

Le contexte actuel tant de la société que de l’école française montre à quel point l’idée du bien être et du bien vivre ensemble est devenue prioritaire. La publication d’une enquête internationale récente sur le bien être à l’école (ocde / octobre 2016) met en exergue la problématique française du mal être scolaire et des conséquences sur les relations humaines au sein des établissements, sur les apprentissages scolaires et sur l’état de fatigue latent des enfants et des adultes (voire d’épuisement professionnel des enseignants et du personnel éducatif). Faut-il rappeler que sur les 37 pays enquêtés notre pays est sur la question du bien être à l’école en 36ème position !

Faire classe aujourd’hui réclame de plus en plus d’énergie psychique. Les incidents critiques, les tensions et les conflits se multiplient. Certes ce ne sont pas en soi, des faits graves, mais une tension constante s’installe. Les comportements de base nécessaires au vivre ensemble ne sont pas acquis pour une partie de plus en plus grandissante d’élèves, de plus ils sont fatigués, agacés. Ils sont une « caisse de résonance » de notre contexte sociétal, d’ailleurs on parle aujourd’hui d’épuisement psychique ou « burn-out » et de dépression en augmentation exponentielle chez les jeunes de plus en plus jeunes. Or le fonctionnement et l’organisation « classiques » de la classe et de l’école ne facilitent pas le mieux être tant des enfants que des adultes en charge de leur formation.

Or, dans les textes officiels récents il est bien stipulé que la dimension des compétences relationnelles est à caractère prioritaire. Une publication stipule qu’il est indispensable de prendre en compte cet aspect trop longtemps ignoré dans notre conception de l’école. Cela rejoint les travaux actuels en neurosciences, en psychologie cognitive, en psycho-ergonomie, voire en biologie et interdisciplinarité – épigénétique par exemple – qui montrent à quel point un état émotionnel stabilisé est déterminant pour notre développement individuel et collectif. Comment créer les conditions pour que dans chaque classe et dans chaque établissement nous puissions favoriser ce bien être indispensable au bien vivre ensemble et aux apprentissages ?

Et si le bien être des élèves passait d’abord par une prise en compte du bien être des adultes en charge de leur éducation ? C’est à ce changement de posture que vous invite cette journée, penser les conditions d’un mieux être professionnel des enseignants et éducateurs pour un mieux être des jeunes.

Les points développés

  • Le bien être, utopie ou nécessité.
  • Le « bien être », extériorité ou intériorité.
  • La conception éducative coopérative et collaborative plutôt que compétitive.
  • Les découvertes scientifiques récentes (neuro, psycho, interdisciplinaire, psycho-neuro-imunologie…) qui éclairent la notion de bien être et de bien vivre ensemble, et montrent combien le bien être est une « méta-compétence » qui s’apprend ! L’état des recherches en psych-socio du travail sur les effets du « bien être » au travail.
  • Le bien être au travail, des exemples concrets de petits changements pour de grands effets . La conception systémique dans un établissement scolaire : du chef d’établissement, aux enseignants, aux membres du personnel et aux élèves.
  • L’élève au centre, oui..Et l’enseignant et le personnel ? Et si nous mettions les élèves et les adultes au centre du système.
  • Le bien être et la réussite vont de pairs ! Mais de quelle réussite parle-t-on ?

Les questions débattues avec les participants lors du temps d’échange.

  • Comment développer l’intériorité à l’école ?
  • Comment et à quelles conditions proposer des temps de méditation, de pleine attention, de yoga, de sophrologie à l’école ?
  • La méditation et les pratiques contemplatives ne conviennent pas à toutes et tous. Quel(s) autre(s) moyen(s) pouvons nous exploiter pour développer notre intériorité et la conscience du Soi ?
  • Quels sont les indices d’un burn-out chez l’adulte et chez l’enfant ?
  • Comment développer les capacités attentionnelles des enfants qui ont des temps de plus en plu réduits de concentration (zapping attentionnel) ?
  • Comment identifier ce qui participe à nous rendre heureux, quand nous ne savons ce qui nous rend heureux ?
  • Que peut-on faire quand nous ne sommes pas en état d’être au mieux de nos possibilités ?
  • En quoi les activités collectives proposées à l’école peuvent être un remède à la perte d’empathie observée chez les enfants surexposés aux écrans ?
  • Comment sensibiliser et interpeller les différents niveaux hiérarchiques (direction diocésaine, circonscription, académie, ministère) sur cette question du bien être des enseignants et des chefs d’établissement.
  • Comment faire comprendre aux parents que la motricité, les activités artistiques, les jeux, les temps de rien sont des priorités éducatives ?

Après midi 13h00-16h00 / Ateliers

  • Atelier 1 / Le bien être au quotidien dans la classe – Céline Grislain (enseignante et formatrice)

Le bien être dans le quotidien d’une classe, c’est possible et cela passe par une multitude d’actions qui peuvent sembler insignifiantes, mais qui mises bout à bout participent à créer les conditions nécessaires à un mieux être pour tous, enfants comme adulte.

Dans cet atelier, au delà du témoignage, il s’agira d’identifier pour chaque participant les principes et ressorts qui peuvent être exploités dans le contexte de sa classe et de son établissement.

  • Atelier 2 / L’éducation à la joie, oui, mais comment ? – Alexandra Brunbrouck (enseignante-formatrice)

« lorsqu’on arrête de s’amuser et que l’on n’a plus d’enthousiasme, on arrête d’apprendre. Tous les neuroscientifiques s’accordent à dire que plus on éloigne le bien-être et la joie de la classe, plus la distance entre les enfants et le processus d’apprentissage (y compris la mémorisation) grandit. » Antonella Verdiani, Renouer avec la joie de l’enfance, Eyrolles, 2017, p. 76.

Comment développer la joie et le plaisir d’apprendre, le plaisir d’agir, d’interagir et de grandir à l’école ? Quelle est l’importance des mots ? Comment sécuriser le cadre psycho-affectif ? Comment optimiser les modalités pédagogiques ? Comment encourager à l’action, à la mise en projet, à l’autonomie pour construire durablement les bases de l’épanouissement de nos élèves ? Parce que l’ennui ennuie et que l’enthousiasme enthousiasme, à partir d’outils concrets, développez la joie dans votre classe et cultivez votre plaisir d’enseigner !

  • Atelier 3 / Comment penser le bien être dans l’établissement ? – Témoignage d’un Chef d’établissement – Jean Sébastien Léchevin

Dans le développement du bien être dans une école, le chef d’établissement a une place prépondérante, et ce même si tout n’est de son ressort. Le bien être au delà d’une intention louable doit se concrétiser par des actions qui le favorise et qui tente parfois de joindre l’inconciliable (exigences institutionnelles, attentes des parents, besoins des enseignants et du personnel….) !

Au delà du témoignage, il s’agira de présenter la complexité de la tâche du CE et d’identifier les leviers pour faire de l’établissement scolaire un espace de développement et d’épanouissement de tous.

  • Atelier 3 / Apprendre à réguler le stress professionnel, ou comment ne pas passer en sur-stress – Raymond Barbry (Formateur-coach-préparateur mental)

Le stress, c’est la vie ! Ce qui pose de plus en plus de questions et de problèmes dans le contexte du travail actuellement, c’est l’augmentation exponentielle des états de sur-stress qui mène à l’épuisement professionnel, puis à l’effondrement aussi appelé burn-out.

Durant cet atelier, nous identifierons pour chaque participant le niveau de stress professionnel global ainsi que les facteurs déterminants, puis nous poserons des pistes qui facilitent la régulation du stress et évitent le passage à l’état d’épuisement.

Rendez vous pour les enseignants, les CPE, les éducateurs et les chefs d’établissement du second degré le 30 janvier à l’Ifp d’Arras. Par avance merci à Anne Marie Davière (infirmière scolaire) et Christelle Ringeval (CPE et Sophrologue) de leur engagement pour cette journée.

 

 

 

Pleine attention, stress et surstress – Journée de formation pour les infirmières scolaires de l’académie de Lille

L’AGEPS-Raymond Barbry va animer une journée académique de formation à destination des infirmières scolaires de l’Académie de Lille.

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C’est à l’initiative du SNIES UNSA et de sa secrétaire académique, Nathalie Scol, que cette journée a été mise en place.

le JEUDI 11 MAI 2017
à la Bourse du Travail 
Boulevard de l’usine
59000 Lille
de 9h00 à 17h00
PROGRAMME :
matin :             La place des pratiques de pleine attention en contexte scolaire.
                        En quoi l’infirmière de l’EN est -elle porteuse de projet, collaboration avec les équipes pédagogiques.
 A cette occasion nous présenterons l’action de formation et d’accompagnement que nous menons depuis deux ans auprès du collège Saint Exupéry d’Hellemmes. Nous l’aborderons sous l’aspect du travail collaboratif entre l’intervenant et l’infirmière scolaire. Dans l’analyse des effets observés quant au développement des pratiques de pleine attention dans ce collège, il en ressort que la dynamique collaborative a été un élément déterminant de la réussite de l’action de formation. C’est cette dynamique qui a été relayée et amplifiée avec les autres partenaires – cpe, principal adjoint, enseignants, section football….
          
Après Midi :      Stress et surstress professionnel.
                        Définitions, clarification. Tests et échanges/débats.
 Dans l’Éducation Nationale comme dans de nombreux lieux du travail tant publics que privés, le syndrome d’épuisement professionnel (burn-out) est en augmentation constante et questionnante. De par sa position dans les établissements scolaires, l’infirmière scolaire est confrontée directement et quotidiennement à cette réalité qui touchent tant les adultes (enseignants, cpe, chef d’établissement et adjoint, éducateurs, personnel d’entretien et administratif) que les élèves. Cette situation n’est pas sans impacter le propre état de stress professionnel de l’infirmière ! L’objet de l’après midi consistera à clarifier les notions de stress (bon stress) et mauvais stress (sur-stress), d’identifier son niveau personnel de stress professionnel et d’en mesurer les facteurs les plus déterminants. Puis de dépasser le simple constat et d’envisager des pistes concrètes de régulation de son propre niveau de stress professionnel et de celui plus global de l’établissement scolaire et des autres acteurs.
Pour les modalités d’inscription se rendre sur le site de SNIES-UNSA
Raymond Barbry le 7 avril 2017.

Quand l’avis d’un des plus grands athlètes de notre époque, rejoint les résultats des recherches sur la question du stress.

Il s’appelle Haile Grebeselassie, il a été et est encore l’un des meilleurs coureurs de marathon du monde. On ne compte plus ses titres et podiums dans les grandes compétitions internationales (JO, championnat du monde). mais au delà de ses titres et de ses performances, c’est sa simplicité et sa gentillesse qui sont les caractéristiques de cet athlète que l’on qualifie de « hors norme ».

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Lors d’un entretien récent en date du 7 novembre 2016 et publié dans la revue, Runners.fr, né pour courir, voici ce qu’il répondait en fin d’entretien

Un message pour conclure à toutes celles et tous ceux qui se demandent ce que la course à pied pourrait apporter dans leurs vies ?
Tout le monde doit courir ! Nos vies sont pleines de stress. Le meilleur moyen – le seul à mon sens ! – de combattre le stress et d’en éviter les effets négatifs est de courir. 30 minutes par jour, c’est suffisant. On peut laver son corps mais comment lave-t-on son esprit ? En transpirant ! Il suffit de lacer ses chaussures et d’enfiler des vêtements de sport. Et de sortir courir. Chaque jour de l’année. Avant le travail ou après le travail. Hommes et femmes. Courir doit devenir un point de repère universel.

Les 30mn fatidique !

Au delà du moyen prôné par Haile Grebeselassie, la course à pied, c’est le temps qui est à relever ici, les 30mn de pratique quotidienne d’activité physique. La course à pied peut très bien être remplacée par de la marche, de la natation, du vélo ou toute autre activité physique pratiquée  sans recherche de performance.

Des recherches de par le monde qui arrivent à la même proposition de 30mn d’activité physique journalière comme objectif à atteindre. Nous en avons déjà écho dans ce blog dans le cadre de plusieurs articles, c’est ainsi que :

  • les enfants qui ont trente minutes d’activités physique dans la journée sont moins stressé et plus attentif.
  • les enfants qui passent moins d’une heure par jour devant la télévision et les écrans d’ordinateur pratiquent leur 30mn d’activités physique quotidienne sont moins stressé et obtiennent de meilleurs scores aux tests attentionnels.
  • les adultes qui ont un temps d’activité physique quotidienne d’au moins 30mn par jour sont en meilleure santé que le reste de la population et qu’ils sont moins sujet au burn-out et à la dépression.

Quel type d’activité physique ? Pour certaines personnes et compte tenu des conditions de vie moderne, il est parfois très difficile voire impossible d’avoir un temps de pratique en continu de 30mn, qui plus est quotidiennement. Or dans plusieurs recherches, il a été montré que l’important était le cumul de l’activité physique dans la journée, dans ce cas, il est aisé d’arriver à un cumul de 30mn par jour, par exemple : prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, marcher entre le lieu de travail et le lieu d’habitation (ne serait ce que quelques minutes pour aller du lieu de travail à la voiture ou au transport en commun), prendre quelques minutes dans la journée pour aller marcher durant la pause déjeuner.  En prenant la question de cette manière, nous constatons qu’arriver à 30mn de pratique quotidienne se réalise aisément et ne réclame pas de changement conséquent dans les rythmes de vie.

Activités physiques + pratiques de pleine attention (médiation, pleine conscience, yoga, sophrologie, Vittoz…) sont les meilleures antidotes au sur-stress de notre vie moderne. Il suffit finalement de 45mn/jour pour se maintenir en bonne santé : 30mn cumulées d’activité physique quotidienne et 15mn de pratique de pleine attention continue ou discontinue.

Pour voir la totalité de l’article : http://runners.fr/lecon-running-haile-gebreselassie/

Raymond Barbry le 2 mars 2017

L’épuisement professionnel et la surexploitation des outils numériques

Nous connaissons de mieux en mieux les effets d’une surexposition et d’une surexploitation des outils numériques (ephone, portable, tablette etc…) dans le cadre du travail…les données de toutes les recherches faites ces dernières années dans le monde en arrivent au même constat, une augmentation de l’épuisement professionnel avec pour conséquence de plus en plus de burn-out dus au contexte professionnel !

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Les jeunes générations (moins de 30 ans) sont plus touchées que les plus âgées. 40% de cette génération serait dépendante de ces outils et serait en état d’épuisement professionnel dés l’âge de 30 ans !  Il n’y a pas eu d’adaptation de l’homme (cerveau, psychisme…) à ces outils. Les effets sur les personnes et les organisations sont importantes et ne sont pas sans conséquences :

  • Perte des capacités attentionnelles.
  • Perte de l’efficience et des compétences professionnelles.
  • Procrastination.
  • Rupture des relations interpersonnelles (les personnes ne se parlent plus).
  • Confusion entre les différents temps de vie. Le professionnel et le personnel se chevauchent.
  • Augmentation des problèmes de santé (accident cardio-vasculaire, dépression, conduites de dépendance etc….) et des arrêts de maladie.

De plus en plus d’organisations professionnelles (entreprises publiques ou privées) réagissent à ce constat et prennent  des dispositions pour informer, protéger et si besoin former (on parle de re-éduquer) leur personnel, ce sont par exemple :

  • Des réunions sans utilisation des ephones !
  • Le non envoi de messages (mail, sms etc..) par les dirigeants durant les périodes de repos ou sur les week-ends.
  • Des temps de pause où la priorité est l’échange entre les personnes (on laisse le portable, l’ephone dans le bureau).
  • Un vrai temps d’arrêt à la pause méridienne.
  • Des propositions pour apprendre à développer la pleine conscience (yoga, méditation, sophrologie etc…)

La posture des dirigeants et responsables est déterminante. Ils se doivent d’être les témoins d’une exploitation intelligente de ces outils !