Archives de Catégorie: pleine conscience

Prolongation de l’atelier Méditation proposé par le pôle santé-bien être du RCArras athlètisme

Dans le cadre du pôle d’activité Santé-Bien être, le RCArras-section athlétisme propose à tous ses licenciés méditation laïque (pleine attention – pleine conscience) ainsi que  yoga et gainage méthode « De Gasquet ».

Concernant l’atelier méditation il a été convenu de le prolonger sur l’ensemble de l’année. Cette prolongation se fera sur le rythme d’une rencontre par mois entre janvier et juillet 2020.
Cet atelier est organisé ainsi :
1/ période de septembre à décembre : une rencontre d’une heure chaque semaine, soit une dizaine de rencontres. Les temps de rencontre sont rapprochés afin de faciliter l’acquisition de la pratique de base par un entraînement rapproché.
2/ période de janvier à juin : une rencontre d’une heure chaque mois, soit sept rencontres. Les rencontres sont espacées et visent à être des temps de rappel et d’approfondissement pour les participantes et participants qui ont ce souhait (encadrement par Raymond Barbry).
Rappel, les ateliers yoga et gainage se font sur toute l’année à raison d’une séance par semaine (encadrement par Jean Marc Gallet).
Raymond Barbry le 24 décembre 2019.

Méditation, Yoga et Gainage « De Gasquet » à Arras avec le RCA – athlétisme

Dans le cadre du pôle d’activité Santé-Bien être, le RCArras-section athlétisme propose à tous ses licenciés par semaine une séance de méditation laïque (pleine attention – pleine conscience), de yoga et de gainage méthode « De Gasquet ».

Quelques exemples de bienfaits liés à la pratique régulière de ces domaines d’activités :

– Réguler le stress et les émotions

– Apprendre à faire le calme en soi

– Entretenir et développer l’attention- concentration

– Apprendre à lâcher prise

– Récupérer des charges de fatigue, d’entraînements

– Se recharger en énergie

– Développer le schéma corporel, la maîtrise de soi et la conscience de soi

– Retrouver l’harmonie entre le corps et l’esprit

– Éviter les erreurs de la gymnastique abdominale habituelle en particulier les conséquences sur le périnée et le rachis

– Corriger la statique et la respiration au quotidien, renforcement musculaire sans hyper-pression abdominale et sans compression discale, mettre en place un gainage dynamique doux.

Les jours où sont proposées ces activités

Le Yoga :  le lundi de 18h15 à 19h30 à partir du Lundi 16 Septembre 2019 à la Salle de Sports du collège Adam de la Halle à ACHICOURT.

– Prévoir un tapis de sol, un coussin et un plaid ou tout vêtement permettant de se recouvrir pour la relaxation.

– Nombre max : 15 personnes

Abdos-Gainage autrement de « Gasquet »: Chaque Samedi de 9h00 à 10h00 à partir du Samedi 20 Septembre 2019 à la salle Prestige du Complexe Degouve, 5Bd du Général de Gaulle à ARRAS.

– Prévoir un tapis de sol.

– Nombre max : 15 personnes

La méditation : Chaque Samedi de 10h00 à 11h00 à partir du Samedi 20 Septembre 2019 à la salle Prestige du Complexe Degouve, 5Bd du Général de Gaulle à ARRAS.

– Nombre max : 50 personnes

Les instructeurs de ces activités sont des entraîneurs et formateurs diplômés reconnus « experts » dans les activités encadrées. Ils intègrent depuis plusieurs années dans la préparation des athlètes de leur groupe ces pratiques d’intériorité et de prise de conscience de soi.

Yoga et gainage  » De Gasquier »: Jean Marc Gallet / Entraîneur des épreuves combinés et formateur yoga et gainage  » de Gasquet ».

Méditation : Raymond Barbry / Entraîneur demi-fond et formateur-coach-préparateur mental.

Pour plus d’informations, prendre contact avec le secrétariat du RCA athlètisme, téléphone : 03.21.51.12.98/ Mail : RCA-ATHLE@wanadoo.fr

Raymond Barbry le 09/09/2019

La méditation pour les enfants et les adultes « hyperactifs » !

Très souvent, pour ne pas dire à chaque intervention,  lors des formations sur la pleine attention dans les établissements scolaires, la question des enfants dits « hyperactifs » revient. Avec pour les enseignants et les éducateurs, la sensation de ne pas savoir comment  faire avec une problématique qui les dépasse et face à laquelle ils et elles se sentent dépourvus en ressources pédagogiques et didactiques ! Aussi la question est très vite posée : Peut on proposer des temps de méditation aux enfants dits « hyperactifs » ?

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Je reconnais que cette question m’a longtemps laissé perplexe et je ne pouvais apporter de réponses satisfaisantes, à mon goût, à des enseignants et des éducateurs désemparés. Le plus souvent, je répondais : « Tentez l’expérience, mais sur des temps très brefs, et peut être qu’avec le temps, il se peut que vous observiez une amélioration. Mais à ce jour nous n’avons pas de recherches très probantes à ce sujet » ou « le temps bref de méditation n’a pas de contre indication avérée pour les enfants et adultes hyperactifs » ou  » si le temps de méditation peut réduire la prise des traitements chimiques dont nous commençons à voir les effets négatifs depuis une quinzaine d’années qu’ils sont proposés, notamment augmentation des dépendances à l’âge adulte, ce n’est pas plus mal » ou  » Apportez une réponse systémique en partenariat avec la famille et agir sur les temps de calme, les temps d’activités physiques, les activités dans la nature (marche, jeux…), éviter le temps trop long devant les écrans de toute sorte, avoir une alimentation réduite en produits transformés  etc….

Cependant mon expérience auprès de jeunes et d’adultes hyperactifs et l’accompagnement d’équipes pédagogiques depuis plus de dix ans sur cette thématique de la méditation à l’école, m’ont montré que des effets positifs sont constatés dans la durée, et que l’hyperactivité peut être régulée par le sujet lui même, une fois qu’il est capable de pratiquer quotidiennement des temps méditatifs. Une condition indispensable pour les enfants avoir le soutien des parents.

Nous avons maintenant une réponse plus précise à cette question de la méditation pour les enfants (et les adultes) dits hyperactifs et des effets positifs de la pratique méditative sur la réduction de l’hyperactivité.

Je fais ici en grande partie référence aux travaux du Docteur Jacques Vigne (psychiatre français qui développe depuis plus de trente ans les pratiques méditatives, contemplatives comme des thérapeutiques en réponse aux maladies de l’âme). Il partage son temps entre la France et l’Inde. Il est de ceux qui font le lien entre les pratiques dites de tradition (les différents yogas et méditations associées) et les approches contemporaines (mindfulness, sophrologie, cohérence cardiaque….). Il a une démarche à la fois empreinte de l’expérience et de la démarche scientifique.

Une caractéristique physiologique observée chez les hyperactifs, une variabilité cardiaque défectueuse.

L’importance de la variabilité cardiaque.  » On sait qu’il y a de nos jours un sérieux problème avec les enfants hyperactifs. On a remarqué que si la variabilité cardiaque était basse, cette hyperactivité apparaissait ; si elle était haute, elle disparaissait « .

La variabilité cardiaque est la différence entre les battements du cœur à l’inspiration et à l’expiration. A l’expiration le cœur ralentit, à l’inspiration il s’accélère. C’est le système nerveux autonome qui régule cette variabilité (équilibre sympathique-parasympathique). Une variabilité haute correspond à un fonctionnement physiologique optimal. Que ce soient les nouveaux nés, les nourrissons, les enfants, les adolescents, les jeunes, les adultes, s’ils ont une variabilité cardiaque haute, ils auront des réactions autonomes vives et adaptées à la situation et leurs réponses émotionnelles suivront. Une variabilité basse correspond à une dysharmonie dans les réponses aux stimuli de l’environnement qui se traduit par, de l’instabilité émotionnelle, du déficit de l’attention. Il a été observé que les enfants et les adultes qui ont eu des attachements insécurisés à la petite enfance ont pour la plupart une variabilité cardiaque basse et ont statistiquement plus de troubles relationnels et psychopathologiques que la moyenne générale. La bonne nouvelle, est qu’il est possible de faire évoluer cette variabilité cardiaque par des exercices issus des pratiques méditatives et de restaurer une bonne stabilité émotionnelle.

Les recherches et expériences dés le début des années 2000 sur cette question de la régulation de la variabilité cardiaque des hyperactifs via une pratique de cohérence cardiaque.

En 2000, une enseignante d’école primaire du Mexique et un cardiologue ont constaté que les élèves identifiés par l’enseignante comme hyperactifs avaient une variabilité cardiaque basse associée à des troubles du rythme conséquent. Après un programme tri-quotidien (temps court de 5mn) sur une période suffisamment longue (plusieurs semaines), il a été constaté en classe une diminution nette des comportements dits hyperactifs et au plan cardiaque, les troubles du rythme ont disparu et la variabilité est devenue haute.

En 2003, Anthony Lloyd a publié une étude en double aveugle sur des enfants de 6-8 ans hyperactifs avec déficit de l’attention. L’éducation à la cohérence cardiaque améliorait considérablement leur comportement et leur capacité à apprendre et retenir. A l’époque au Royaume-Uni on comptait déjà plus de deux millions d’enfants hyperactifs avec trouble de l’attention.

Ces deux études peuvent être retrouvées sur le site http://www.hearthmath.com.

Explication scientifique des effets des pratiques méditatives chez les personnes sujettes au trouble de l’hyperactivité (p.195 in Pratique de la médiation laïque de Jacques Vigne – 2016).

Sans un frein vagal efficace, capable d’inhiber le système de défense des manifestations perturbantes (comportements de combat/fuite et l’agression), les comportements pro-sociaux resteront limités, et les possibilités d’apprentissage et de lien social seront réduites. La méditation a pour effet d’entraîner ce frein vagal. Une agitation mentale prolongée correspond à une excitation sympathique incontrôlable, le retour au calme méditatif d’un instant sur l’autre à l’effet d’un coup de frein vagal. La méditation avec sa stimulation parasympathique (système freinateur) et son augmentation de la variabilité permet d’assimiler ce qui nous arrive dans la vie, et d’excréter ces négativités qui sont en quelque sorte des déchets inévitables de nos expériences quotidiennes.

Un déficit éducatif, l’éducation aux perceptions physiologiques.

Ayant travaillé toute sa vie sur l’efficacité du frein vagal pour donner aux nourrissons et à l’enfant une bonne santé de base, le Professeur Porges insiste sur l’importance d’introduire dans l’éducation des techniques psycho-corporelles, sachant qu’elles ont la capacité de développer un tonus vagal satisfaisant. Bien que les sensations corporelles soient de la plus haute importance pour la survie du nourrisson, de l’enfant, les spécialistes du développement sont davantage intéressés par la capacité à percevoir les stimulis extérieurs….De même, notre éducation actuelle et nos stratégies ne visent pas vraiment à aider l’enfant et le jeune à sentir leurs états physiologiques intérieurs. On ne procure pas encore suffisamment aux jeunes enfants, aux enfants, aux adolescents et aux jeunes des instruments descriptifs et symboliques pour se représenter leurs états intérieurs, pas plus qu’on forme les enseignants, les éducateurs, les soignants à percevoir les indicateurs spécifiques physiologiques et de comportement, à propos des nuances dans les sensations corporelles des enfant, des adolescents et des jeunes.

Conclusion,

A la question – Peut-on proposer des pratiques méditatives aux enfants, adolescents, jeunes et adultes hyperactifs ? – la réponse est clairement oui. Nous savons que les pratiques méditatives participent à développer la régularité cardiaque dans le sens d’une variabilité adéquate en agissant sur le tonus vagal. Condition indispensable pour faire le calme en soi et réguler les émotions.

Raymond Barbry, le 21 août 2019.

 

 

La préparation mentale des jeunes athlètes (Ligue des Hauts de France)

Une première  dans le cadre du stage régional (horizon 2028) regroupant une centaine de jeunes athlètes de toutes les spécialités de l’athlétisme des Hauts de France à Liévin les 8, 9 et 10 avril, un atelier de préparation mentale.

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C’est à la demande de Yann Vaillant CTS à la ligue des Hauts de France et responsable du suivi horizon 2028 que j’ai proposé et animé un atelier de pleine attention lors de ce stage.

Qu’est ce que la pleine attention ?

Aussi appelé pleine présence, méditation de pleine conscience, elle est une pratique millénaire (2500 ans) qui a été adaptée à notre époque et à notre contexte sociétal. Elle répond a un besoin prioritaire de l’être humain, être dans le présent du moment vécu.  Notre époque qui est caractérisée par la sur-sollicitation mentale, le sur-activisme a mis à mal cette capacité de l’être humain, à être simplement dans le présent. Les jeunes générations sont les plus impactées par ce phénomène de surcharge mentale de part la constitution de leur cerveau qui est en cours de maturation et plus particulièrement les lobes frontaux, aussi apprendre à fixer son attention sans tension devient une priorité éducative et de formation.

La pleine attention, pour quelle raison ?

Une des conditions de l’engagement et de la réussite d’un athlète est sa capacité à être pleinement dans l’effort qu’il réalise et ce quelle que soit sa spécialité. Or nous savons que nos capacités attentionnelles, de part notre mode de vie actuelle, sont à renforcer, développer et entretenir et ce même chez les sportifs de haut niveau. Il devient déterminant à côté du développement des qualités physiques et techniques du jeune athlète d’intégrer spécifiquement des temps de développement de l’attention-concentration.

L’expérience au RCArras section athlétisme.

Cela fait plusieurs années que les athlètes arrageois bénéficient de temps spécifiques à la pleine attention intégrés aux entraînements réguliers dans certaines spécialités, ou lors des regroupements en stage, ou lors d’un atelier spécifique dans le programme sport-santé-bien être du club (le samedi matin). Cet aspect de la préparation globale de l’athlète a permis à certaines et certains des athlètes arrageois d’atteindre un bon niveau national (podiums et finalistes à des championnats de France), et d’intégrer l’équipe de France (nous pensons actuellement à un des espoirs français au lancer de marteau).

Une approche globale, équilibrée et systémique de la formation  de l’athlète.

L’intégration de temps de pleine attention s’inscrit dans une visée globale de la formation du jeune athlète et vient en complément des autres dimensions que sont le développement des qualités physiques, techniques et stratégiques.

Par la pleine attention nous intervenons sur les aspects cognitifs et bio-émotionnels de la personne en lui donnant des outils de régulation des émotions, de régulation du stress, de visualisation et de mise en projet. Mais surtout nous permettons à chacun d’avancer un peu plus sur la connaissance de soi qui est au delà de l’aspect sportif un déterminant de notre engagement dans la vie et du dépassement de soi.

Raymond Barbry, le 15 avril 2019

Bien être à l’école : utopie ou nécessité (résumé de la journée du 3 avril à Lille)

Le bien être à l’école, Utopie ou nécessité, une journée d’étude à Lille avec des enseignants du second degré. Après la journée pour le 1er degré en novembre à Arras.
Merci à Christelle Ringeval (CPE et sophrologue) et Jean François Bayard Directeur adjoint de l’IFP Lille de m’avoir suivi et fait confiance sur ce projet…Ce n’est qu’un début ! Une pensée pour Anne Marie Davière (infirmière scolaire) qui était bien présente indirectement.

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Il y a dans les établissements scolaires des personnes qui s’engagent, qui font dans l’ombre avec humilité. Elle est là l’école de la confiance. Celles et ceux qui œuvrent dans le quotidien. Elles et ils sont les Tisserands qui maintiennent et développent les liens humains mis à mal par le contexte sociétal.

Une journée en trois temps :

  • Une conférence.
  • Un temps de sophrologie animé par Christelle Ringeval.
  • Des temps d’atelier portant sur des témoignages de pratiques visant à développer le bien être dans les établissements scolaires.

Résumé de la conférence  / Raymond Barbry

Le contexte actuel tant de la société que de l’école française montre à quel point l’idée du bien être et du bien vivre ensemble est devenue prioritaire. La publication d’une enquête internationale récente sur le bien être à l’école (ocde / octobre 2016) met en exergue la problématique française du mal être scolaire et des conséquences sur les relations humaines au sein des établissements, sur les apprentissages scolaires et sur l’état de fatigue latent des enfants et des adultes (voire d’épuisement professionnel des enseignants et du personnel éducatif). Faut-il rappeler que sur les 37 pays enquêtés notre pays est sur la question du bien être à l’école en 36ème position !

Faire classe aujourd’hui réclame de plus en plus d’énergie psychique. Les incidents critiques, les tensions et les conflits se multiplient. Certes ce ne sont pas en soi, des faits graves, mais une tension constante s’installe. Les comportements de base nécessaires au vivre ensemble ne sont pas acquis pour une partie de plus en plus grandissante d’élèves, de plus ils sont fatigués, agacés. Ils sont une « caisse de résonance » de notre contexte sociétal, d’ailleurs on parle aujourd’hui d’épuisement psychique ou « burn-out » et de dépression en augmentation exponentielle chez les jeunes de plus en plus jeunes. Or le fonctionnement et l’organisation « classiques » de la classe et de l’école ne facilitent pas le mieux être tant des jeunes que des adultes en charge de leur formation.

Or, dans les textes officiels récents il est bien stipulé que la dimension des compétences relationnelles est à caractère prioritaire. Une publication stipule qu’il est indispensable de prendre en compte cet aspect trop longtemps ignoré dans notre conception de l’école. Cela rejoint les travaux actuels en neurosciences, en psychologie cognitive, en psycho-ergonomie, voire en biologie et interdisciplinarité (épigénétique par exemple) qui montrent à quel point un état émotionnel stabilisé est déterminant pour notre développement individuel et collectif. Comment créer les conditions pour que dans chaque classe et dans chaque établissement nous puissions favoriser ce bien être indispensable au bien vivre ensemble et aux apprentissages ?

Et si le bien être des élèves passait d’abord par une prise en compte du bien être des adultes en charge de leur éducation ? C’est à ce changement de posture que vous invite cette journée, penser les conditions d’un mieux être professionnel des enseignants et éducateurs pour un mieux être des jeunes.

Les points abordés lors de la conférence

  • Le bien être, utopie ou nécessité.
  • Le « bien être », extériorité ou intériorité.
  • La conception éducative coopérative et collaborative plutôt que compétitive.
  • Les découvertes scientifiques récentes (neuro, psycho, interdisciplinaire, psycho – neuro – imunologie…) qui éclairent la notion de bien être et de bien vivre ensemble, et montrent combien le bien être est une « méta-compétence » qui s’apprend ! L’état des recherches en psych-socio du travail sur les effets du « bien être » au travail.
  • Le bien être au travail, des exemples concrets de petits changements pour de grands effets . La conception systémique dans un établissement scolaire : du chef d’établissement, aux enseignants, aux membres du personnel et aux élèves.
  • L’élève au centre, oui..Et l’enseignant ? Et si nous mettions les deux au centre du système.
  • Le bien être et la réussite vont de pairs ! Mais de quelle réussite parle-t-on ?

L’après midi a commencé par un temps de sophrologie proposé par Madame Christelle Ringeval, l’occasion de vivre un moment pour faire le calme en soi et se mettre en dynamique pour la suite de la journée.

Atelier 1 / Les compétences psycho-sociales au collège Christelle Ringeval (CPE au collège et sophrologue).

« Le développement et le renforcement des compétences psychosociales, fondement de l’épanouissement individuel et du bien vivre ensemble. »

Définition de l’OMS:  » Les Compétences psychosociales sont la capacité d’une personne à répondre avec efficacité aux exigences et aux épreuves de la vie quotidienne. C’est l’aptitude d’une personne à maintenir un état de bien être mental, en adoptant un comportement approprié et positif à l’occasion des relations entretenues avec les autres, sa propre culture et son environnement » (1993)

Témoignage et partage d’expériences professionnelles menées au collège en éducation prioritaire, autour de méthodes interactives et expérientielles, telles que:

– la mise en application des techniques de résolution non violente des conflits (médiation par les pairs, pratiques de justice restaurative, CNV, écoute active)

– la découverte vivantielle de la conscience de soi et des autres pour des relations humaines épanouissantes (capacités, émotions, valeurs fondamentales et universelles)

Atelier 2 / Un atelier de pleine attention (méditation) pour les enseignants et le personnel d’un collège (comment apprendre à réguler le stress professionnel) – Raymond Barbry (Formateur-Coach-Préparateur mental) Un atelier qui présente une expérimentation menée auprès d’adultes volontaires pour leur apprendre à réguler leur stress professionnel et à développer chez les élèves les capacités attentionnelles.

Les caractéristiques de cette expérimentation : des adultes volontaires (des enseignants, du personnel administratif et de maintenance, du personnel de direction, du personnel de la santé et du social), huit rencontres de deux heures étalées sur une période de quatre mois, un atelier croisant l’apport d’outils et l’accompagnement des personnes.

L’intérêt de cette expérimentation consiste d’une part à apporter des outils pour aider les adultes à réguler leur stress professionnel et à pouvoir exploiter et adapter ses outils pour développer l’attention-concentration des élèves.

Quelle suite ? Cette journée d’étude avait pour objet d’insuffler la prise en compte de cette question dans les établissements scolaires. Des formations, des ateliers devraient prendre forme sur les années à venir dans des établissements des Hauts de France.

Raymond Barbry, le 06/04/2019

Les projets d’école sur la pleine attention (méditation) se multiplient, exemple d’une école de Tourcoing.

Ils sont de plus en plus les établissements scolaires du 1er degré à développer des projets d’école portant sur le développement de l’attention. Pour ma part, cela fait maintenant bientôt dix ans que j’accompagne des équipes pédagogiques à la mise en œuvre des pratiques de pleine attention (méditation de pleine conscience) comme support du développement de l’attention concentration. Mais ces pratiques n’ont de pertinence que si nous adaptons l’ensemble des pratiques pédagogiques au développement de l’attention et du bien être. En effet, il ne suffit pas de placer dans la semaine et même dans chaque journée un moment spécifique de pleine attention (méditation) pour obtenir les effets tant désirés et de voir les enfants devenir plus attentifs, plus présents, plus posés, plus bienveillants etc…

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Une approche systémique et globale s’impose pour permettre le développement de l’attention-concentration et du bien être à l’école. C’est cette dernière que je vous présente en appui sur l’exemple de l’école Saint Mathieu de Tourcoing que j’ai accompagnée durant une année à l’élaboration du projet d’école.

Les principes fondamentaux pour développer l’attention concentration et le mieux être à l’école :

  • Mettre des temps quotidiens d’activités physiques. Nous savons qu’un temps de 30mn quotidien est indispensable et nécessaire au bien être et à la santé. De plus l’activité physique induit de fait d’être attentif. Cette activité physique prend forme dans des activités telles que la motricité globale, la motricité fine et les temps consacrés spécifiquement à l’éducation physique et sportive. Les temps de récréation peuvent aussi y participer, si l’espace permet une évolution suffisante et une organisation de l’espace extérieur stimulante (jeux etc…).
  • Penser l’emploi du temps et l’organisation des journées au regard du seuil de vigilance  des enfants. Nous savons que cette vigilance est au plus bas entre 11h00 et 15h00.
  • Mettre des temps de sieste ou de calme (lecture silencieuse, dessin libre, mandala…) avec ou sans fond musicale en reprise de la pause méridienne.
  • Mettre un temps d’accueil le matin avant de commencer les activités pédagogiques.
  • Placer dans chaque journée des temps courts de pleine attention adaptés aux caractéristiques des enfants (âge-maturité). C’est ainsi que les activités de pleine attention ne concernent que les enfants à partir de cinq-six ans (GS/CP). Dans les classes maternelles c’est le yoga pour enfants qui sera privilégié.
  • Varier dans chaque journée les activités en intégrant tout ce qui ressort des arts (musique, chant, théâtre, dessins etc…).
  • Positionner l’éducation émotionnelle comme un axe prioritaire à tous les niveaux de classes.
  • Intégrer l’éducation à l’écoute via les temps de paroles, les ateliers philo.

Intégrer ces principes ne révolutionnent pas les pratiques pédagogiques et didactiques (méthode, traitement des contenus), mais induit de penser la temporalité de la journée de classe autrement par la mise en place d’un rythme  alternant des moments de calme, de tranquillité et des moments de haute intensité.

Sur cette année scolaire, ce sont plus d’une dizaine d’établissements du 1er degré que j’ai formés et accompagnés à cette démarche, principalement dans les Hauts de France et en Occitanie.

Raymond Barbry le 16 mars 2019.

Un atelier de pleine attention – méditation- pour lutter contre le décrochage scolaire en lycée

C’est à Arras au Lycée Guy Mollet qu’a été mis en place à l’initiative de Mélanie Auribault (CPE et référente « lutte contre le décrochage scolaire ») un atelier de pleine attention proposé aux élèves en risque de décrochage scolaire. Cet atelier que j’anime – AGEPS-Raymond Barbry est proposé à trois groupes différents à raison de sept rencontres par groupe.

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Cette innovation à destination d’un public scolaire en besoin d’accompagnement et de remise en confiance a été possible grâce à un partenariat entre le lycée Guy Mollet, Perseval (dispositif PERSERance scolaire de l’académie  de Lille) et l’aide de la Communauté Européenne.

Des élèves volontaires repérés par les enseignants, les infirmières, les cpe. Les élèves qui participent à cet atelier le font sur la base du volontariat avec l’accord des parents. Un entretien préalable  permet de déterminer leur degré d’engagement qui valide leur participation à cet atelier.

Une implication et participation des adultes au dispositif ,cpe , enseignant-e-s, documentalistes, infirmières, Proviseure Adjointe. A chaque rencontre la possibilité est offerte à ce que deux adultes puissent participer à un temps d’atelier afin de découvrir ce qu’est la pleine attention (méditation) et son effet sur la personne.

Cadre de l’atelier. Chaque rencontre est espacée de sept à dix jours. L’ensemble du processus a une durée de deux à trois mois pour un groupe. Les temps de rencontre sont positionnés sur des journées et horaires différents afin de ne pas perturber les enseignements.

Caractéristique des rencontres. Nous proposons le principe de l’atelier, à savoir : des mises en situation d’exercices de pleine attention adaptées aux jeunes dans le contexte scolaire. (Méthode proposée et expérimentée depuis dix ans– AGEPS-Raymond Barbry). Les mises en situation sont reliées au contexte scolaire.

Chaque rencontre a une durée de 2h00 répartie ainsi : 1h30 avec les jeunes et les adultes volontaires suivi de 30mn avec l’équipe d’adultes pour « débriefer » et préparer la rencontre suivante en prenant en compte les observations de la séance du jour et un entretien individuel avec un jeune pour adapter l’entraînement individuel à son besoin spécifique.

Le programme de formation à la pleine-attention que je propose aborde les points suivants :

Être attentif et concentré à sa respiration. Nous proposons une dizaine de situations dont la cohérence cardiaque.

Être attentif et concentré sur les sons, et la re-découverte du temps de silence.

Fixer son regard sur un point fixe (objet neutre) pendant un temps déterminé, puis  reconstruire l’image mentale de cet objet.

Être attentif et concentré aux perceptions du corps. Deux types de mise en situation : des situations en position statique sans mouvement, des situations dynamiques avec mouvement et des contractions-relâchements dirigés.

Être attentif en mouvement et déplacement. De la marche lente à la marche rapide en portant attention à sa respiration (outil BreathPlay qui est exploité dans le domaine du sport, du théâtre, du chant par la régulation de la respiration à l’intensité de l’effort et aux perceptions corporelles).

Être attentif aux émotions. Identification du lien entre perception corporelle et émotions par des exercices de visualisation mentale (position statique). Présentation et exploitation de l’outil TIPI pour apprendre à réguler les débordements émotionnels.

Être attentif au flot de ses pensées pour apprendre à les réguler. Développement de la métacognition. 

Verbalisation consciente sur le rythme de la respiration. Il s’agit de répétition de phrases en cohérence avec la respiration. Par exemple, j’inspire le calme..J’expire les tensions etc…..

Apprendre à faire confiance et à se faire confiance par des mises en situation collective.

Visualisation d’une situation de réussite passée et projection sur un projet à venir.

Faire le calme en soi et se mettre en projet à court terme. A exploiter avant un contrôle, un oral etc…

Maintenir une position immobile le regard fixé sur un objet neutre pendant 20mn (test final). Il est considéré que savoir tenir immobile le regard fixé sur un objet neutre pendant vingt minutes valide un très bon niveau d’attention pour des jeunes (> 16 ans) et des adultes.

Entraînement personnel entre les rencontres. L’efficience de la méthode est dépendante d’un entraînement régulier, voire quotidien entre chaque rencontre. Il s’agit de temps brefs de quelques minutes (1 à 5mn) à répéter à plusieurs moments de la journée et au moins trois jours par semaine. A l’issue de chaque rencontre une fiche « guide d’entraînement » est communiquée à chaque participant. Les séances sont enregistrées sur smartphone si les jeunes le souhaitent.

Des effets mesurés à l’issue du groupe 1. Nous avons pu identifier les effets suivants de cet atelier qui vise avant tout à permettre la reconstruction de la confiance en soi des jeunes lycéens en état de décrochage.

  • Sur 9 jeunes en état  de décrochage en début d’atelier, 8 sont en situation de scolarisation « normale » à l’issue du processus de formation à la pleine attention.
  • Toutes et tous pratiquent au moins trois fois par semaine des entraînements personnels à la pleine attention.
  • 8 sur 9 ont réussi le test final : Rester 20mn en état d’immobilité, le regard fixé sur un objet neutre. En début de formation (séance 1), les résultats obtenus allaient de 8 secondes à 1mn10 !
  • Au niveau scolaire les points suivants sont évoqués. La peur de venir au lycée s’estompe. La diminution du mauvais stress lors des contrôles est identifiée, ce qui en facilite sa régulation. Une amélioration nette de la mémorisation est pointée. Le décrochage attentionnel lors des temps de classe est régulé (conscientisation de son propre état attentionnel). Le travail personnel se réalise plus efficacement (travail à la maison).

  • Au niveau global les points suivants sont évoqués: Je me stresse moins. J’ai plus confiance en moi. Je me sens mieux. Je dors mieux. Cela m’a appris des leçons sur la vie et j’apprends à me canaliser.

Cette expérimentation, novatrice en ce qu’elle cible un public en contexte de décrochage scolaire, montre s’il en est que les pratiques de pleine attention (méditation) répondent à un vrai besoin pour les jeunes et que leurs effets dans le contexte de cette expérimentation sont bénéfiques. Il m’importe de noter que l’implication des adultes en charge de l’enseignement-éducation-formation-accompagnement des jeunes n’est pas neutre et sans effet quant à la réussite du projet. C’est ainsi que la présence systématique de la porteuse du projet à chaque rencontre, celles de la Proviseure Adjointe, des infirmières, d’enseignant-e-s à différentes rencontres et l’implication des documentalistes dans l’affichage et la publicité internes ont participé à donner de la valeur à cet atelier.

Raymond Barbry, le 24 février 2019

Soirée – ateliers avec des parents sur l’attention-concentration dans les Hauts de France

Quatre écoles primaires des hauts de France (Villeneuve d’Ascq, Wattrelos, St Omer / privée sous contrat comme publique) ont engagé leur association de parents d’élèves à proposer des soirées ou matinées sous la forme d’ateliers qui se reproduisent plusieurs fois dans l’année.

L’image contient peut-être : 5 personnes, personnes souriantes, texte

Que fait-on durant ces ateliers ?

D’abord et avant tout des mises en situations et des échanges pour comprendre ce qu’est l’attention-concentration, comment l’entretenir et la développer pour soi d’abord et ensuite pouvoir être partenaire des enseignant-e-s qui en ont fait la priorité du projet d’école.

Des mises en situation qui mettent en évidence que les capacités attentionnelles s’apprennent et ce quels que soient les acquis antérieurs !  Qu’il n’est jamais trop tard pour les développer…et qu’un entraînement régulier intégré à notre mode de vie est suffisant.

Je prends très souvent l’image des sportifs de haut niveau qui passent du temps au quotidien à entretenir cette capacité attentionnelle. C’est cette dernière qui détermine le jour de l’épreuve une bonne partie de leur engagement.

En amont à ces ateliers, une conférence pour les parents et une formation pour les enseignant-e-s.

Ces demandes d’ateliers « type école des parents » font suite à deux actions préalables : une conférence le plus souvent l’année précédente auprès des parents et l’engagement de toute l’équipe pédagogique à se former aux pratiques de pleine attention intégrées dans le temps de classe.

La pleine attention est bien plus que le développement technique et réducteur de l’attention-concentration !

Les situations proposées visent certes le développement des capacités attentionnelles, mais au delà et prioritairement, ce sont toutes les dimensions de la personne qui sont développées : le physique par des mises en situation impliquant le corps, l’affectif par la prise de conscience du lien entre les pensées, les émotions et leurs effets sur le corps, le cognitif par la prise de conscience et la régulation des pensées et l’inter-relationnel par l’attention portée à l’autre et aux autres.

Raymond Barbry, le 29 janvier 2019

Une journée de pleine attention (méditation) à l’école….Comment et quand placer des temps de pleine attention et de calme dans un emploi du temps?

Depuis que je forme des équipes pédagogiques à intégrer des temps de pleine attention dans l’emploi du temps scolaire, j’ai pu observer ce qui semblait être le plus efficient dans la durée et avait les meilleurs effets pour les enfants et pour les adultes.

Illustration de la vidéo

Je rappellerai quelques principes de base et proposerai ensuite un exemple d’emploi du temps d’une journée avec les temps de pleine attention qui la jalonne (journée de classe dans le contexte culturel français de l’école primaire).

1. Les principes de base sur lesquels s’appuient mes interventions.

  • Des temps courts (de 1 à 5mn) qui se répètent formellement chaque jour de classe de 3 à 5 fois dans la journée, voire plus. Il s’agit d’instaurer un rituel.
  • Une systématique, commencer et finir la journée par un temps de pratique de pleine attention.
  • Une situation par jour est réalisée en déplacement ou mouvement, quand les conditions d’espace le permettent.
  • Un temps plus long de pratique peut être proposé après la pause méridienne, à la reprise de la classe l’après midi, sous la forme d’un temps calme non dirigé.
  • Des situations différentes dans la journée, mais qui se répètent chaque jour (cf l’exemple de l’emploi du temps en point 2).
  • Des situations qui sont adaptées aux caractéristiques des enfants et notamment de la maturité cognitive (cf le développement du néo-cortex).
  • Multiplier des temps informels très courts de quelques secondes (une dizaine) à une minute (maximum), quand le besoin se fait sentir à tout moment de la journée. Les enfants habitués à la pratique de la pleine attention depuis plusieurs années, n’hésitent pas à les réclamer.

2. Exemple d’un emploi du temps intégrant les pratiques de pleine attention (méditation) dans une journée classique de classe à l’école primaire. Cet exemple s’appuie sur ce qui est réalisé concrètement depuis plusieurs années dans des classes et des écoles qui ont intégré la pratique de la pleine attention comme priorité du projet d’école. Les enfants sont de ce fait habitués à avoir quotidiennement ces temps dans presque toutes les classes. Les horaires ne sont là qu’à titre indicatif et ont à être adaptés au regard du contexte de l’établissement.

  • 8h45 à 9h00 / Premier temps de pleine attention – Se mettre à l’écoute de sa respiration (3mn) suivi d’un temps sur les ressentis émotionnels de l’instant, « je me sens comment ? »  (météo émotionnel).
  • 9h00 à 9h40 / Premier temps d’activité en lien avec les disciplines d’enseignement des programmes officiels.
  • 9h40 à 9h45 / Deuxième temps très court de pleine attention (1minute en réel). D’abord un temps de pause dans le calme permettant le passage d’une activité à l’autre et se terminant par une minute de silence en écoutant un bâton de pluie, par exemple.
  • 9h45 à 10h25 / Deuxième temps d’activité en lien avec les disciplines d’enseignement dans les programmes officiels.
  • 10h25 à 10h30 / Troisième temps très court de pleine attention (1minute en réel). Temps de pause se terminant par une visualisation de la matinée…Ce que je retiens du début de matinée.
  • 10h45 à 10h50 / Temps de pleine attention en retour de récréation (3mn)– Fixer son regard sur une objet et ne pas le quitter des yeux pendant le temps de l’exercice. Exercice spécifique de développement de l’attention-concentration.
  • 11h00 à 11h55 / Troisième temps d’activité en lien avec les programmes officiels.
  • 11h55 à 12h00 / Cinquième temps de pleine attention (temps réel 3minutes) – par exemple, attention à sa respiration avec soit déplacement en marchant (si l’espace le permet), soit en faisant des mouvements avec les bras rythmés sur la respiration. le temps d’expiration est plus long que le temps d’inspiration.
  • 13h30 à 14h00 Reprise après la pause méridienne / Temps de calme libre dans lequel peut être intégré  un temps de pleine attention guidée (sixième temps de pleine attention de 5 à 10-15mn en fonction de l’âge). C’est un temps de pause qui se fait dans le calme et où il est laissé liberté aux enfants de choisir, de faire une micro-sieste, de lire, de dessiner, le tout dans le calme et le silence. Une musique douce peut servir de support durant ce temps. Certains enseignant-e-s guident une partie de ce temps en proposant une séance de pleine attention à visée de détente, par exemple le scan corporel.
  • 14h00 à 14h45 / Quatrième temps d’activité en lien avec les programmes officiels.
  • 14h45 à 15h50 /Temps très court de pleine attention (1minute en réel). D’abord un temps de pause dans le calme permettant le passage d’une activité à l’autre. 
  • 14h50 à 15h30 / Cinquième temps d’activité en lien avec les programmes officiels.
  • 15h45 à 15h50 / Temps de pleine attention en fin de récréation (3 mn)– par exemple, une activité en mouvement avant le retour en classe, marche lente ou marche avec temps d’expiration plus long que le temps d’inspiration.
  • 15h50 à 16h30 / Sixième temps d’activité
  • 16h30 à 16h35 / Temps de pleine attention avec identification des « kiffs » de la journée. Se souvenir des petits moments de bonheur de la journée. En fonction des niveaux de maturité des enfants, demander à revivre mentalement ces petits moments et en ressentir les émotions. Dans les classes de cycle 3, il peut être demandé de les écrire (cahiers de kiffs).

Sur une journée de classes, les enfants peuvent passer de 15 à 25mn en état de pleine attention en positionnant des temps courts aux différents moments de la journée. Cela rejoint une proposition du pédagogue Antoine De La Garanderie qui préconisait de positionner par heure de classe trois temps de silence d’une minute..soit un total de dix huit minutes pour une journée de classe.

Dans cet exemple nous n’avons pas signalé d’objet précis concernant les thématiques des temps de pleine attention guidée. Il va de soi que lorsque qu’un travail sur les émotions est réalisé ou qu’un atelier philo est proposé, ces temps sont propices à une proposition de pleine attention adaptée.

Raymond Barbry, le 18 octobre 2018

 

Développer le bien être à l’école, c’est nécessaire et indispensable ! Oui mais comment ?

Le mercredi 24 octobre le réseau CANOPE d’Amiens propose une matinée sur la question du bien être à l’école.

9h00 à 10h30, J’introduirai cette journée par une conférencej’exposerai les pratiques qui favorisent le bien être à l’école et les effets observés sur l’apprentissage et les relations. A la suite de cette conférence j’animerai l’atelier pleine attention à l’école.

La conférence sera suivie de trois ateliers qui seront proposés deux fois, j’animerai l’atelier pleine attention à l’école.

Ateliers (de 11h00 à 12h00 ou de 12h00 à 13h00)

  • Apprentissage et Sophrologie. Découvrez et apprenez des pratiques simples de sophrologie à réutiliser au quotidien pour soi et/ou en classe, pour installer un climat propice aux apprentissages. 
  • La pleine attention à l’école. Expérimenter la méditation de pleine conscience au travers d’une série d’exercices et apprenez à exploiter ces situations en classe. Elle favorise le développement de l’attention-concentration, de l’intériorité, de la conscience réflexive et de la conscience réflexive lucide.
  • Mettre en place un atelier yoga en classe. Comment mettre en œuvre un atelier de yoga en classe afin d’apaiser les tensions, gérer l’énergie des enfants et favoriser la concentration ?

Voir le lien suivant pour plus d’information :

https://www.reseau-canope.fr/service/developper-le-bien-etre-a-lecole-cest-necessaire-et-indispensable-oui-mais-comment.html

Raymond Barbry, le 7 octobre 2018