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La pleine attention pour des athlètes

Depuis six ans j’intègre tout au long de l’année, pour les athlètes du groupe demi-fond que j’entraîne, des temps de pleine attention ou méditation de pleine conscience. Ces temps sont intégrés soit en début, soit en cours, soit en fin d’entraînement. Ce sont le plus souvent des temps brefs (d’une dizaine de secondes à quinze minutes au maximum) qui varient en fonction de leur positionnement dans la séance d’entraînement.

A la demande d’entraîneurs d’autres spécialités de l’athlétisme du même club (RCArras) je propose, une fois par semaine lors de la saison estivale un temps de quinze minutes ouvert aux athlètes volontaires du club en tout début d’entraînement.

Qu’y faisons nous :

– Apprendre à développer son attention,

– Apprendre à maintenir son attention pendant une durée déterminée sur un objet neutre,

– Apprendre à observer ses pensées et les émotions associées,

– Apprendre à réguler et laisser passer les pensées,

– Apprendre à visualiser,

Comment le faisons nous :

– Un engagement volontaire

– Un temps de quinze minutes,

– Une situation nouvelle à chaque rencontre. Situation qui peut être travaillée individuellement chaque jour par chacun.

Dans quel but cette proposition ? d’abord leur apprendre à développer l’attention !

La motivation première de nombre d’athlètes et plus particulièrement des jeunes (catégories cadettes, cadets, juniors, espoir) est d’apprendre à réguler leur stress et plus particulièrement l’état de sur-stress. Les effets des pratiques de la méditation de plus en plus connus via les médias, mettent en avant cet argument « massue ». Aussi ils sont surpris et étonnés que nous n’évoquions pas cet aspect lors de nos temps de méditation, voire que nous leur proposons de faire avec, de l’accepter et de ne plus lutter contre !

Un changement de posture.

C’est essentiellement un changement à l’intérieur qui se produit, une manière d’être à soi qui peu à peu s’installe et développe la conscience de soi, améliore la relation à l’autre et à l’environnement. C’est un changement radical dans la manière d’aborder les événements, « Je ne suis plus en lutte contre, mais je fais avec », « Je ne cherche pas à être plus que fort que x, y, z, mais à donner le meilleur de moi »,  » Je ne cherche pas à me valoriser, mais à me foutre la paix – pour reprendre l’expression de Fabrice Midal »,  » Je ne cherche plus à tout contrôler, mais j’apprends à apprécier les moments agréables et accepter les moments désagréables »….

Des effets au delà de la pratique sportive.

Assez rapidement, les jeunes athlètes (16 à 22-23 ans) constatent que les temps de pleine attention peuvent être exploités à tout moment et en dehors de la pratique sportive. Un entraînement régulier à la pleine attention participe à être plus dans le présent des événements, à les accepter et les apprécier. Ce qui n’est pas sans effet sur les autres temps de vie, lycéen, universitaire, professionnel, personnel.

Raymond Barbry, le 14 avril 2018

Cet article a été publié aussi sur le bog : http://sportenpleineconscience.over-blog.com/2018/04/temps-de-pleine-attention-meditation-integree-en-debut-d-entrainement-pour-des-athletes.html

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Le flow (flux ou zone), un état de conscience modifié similaire à la transe et à l’extase !

Il en va dans le sport de haut niveau comme dans d’autres domaines, le chant, la danse, la créativité, le théâtre, la marche, l’apnée, la musique…Cet état particulier appelé le flux ou le flow ou la zone est devenu une quête et un objet de recherche qui nous apporte son lot de découvertes qui confirment et renforcent les ressentis d’expérience.

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En état de flow le sujet est en absorption totale dans la situation. La personne est complétement dans l’activité. La concentration est si intense que tout le reste disparaît. La créativité et la motivation s’améliorent grandement (d’après certaines recherches jusque 400%) et les performances physiques et mentales augmentent considérablement.

Au plan neurophysiologique c’est un état de conscience modifiée qui se caractérise par des taux spécifiques de neurotransmetteurs:

l’épinéphrine et la dopamine augmentent l’attention et la concentration,

– le taux d’endorphine qui s’élève ensuite durant l’activité, diminue la perception de la douleur,

– l’anadamide contribue à l’installation d’un état d’extase,

– les taux de sérotonine et d’ocytocine montent et renforcent le bien être, la confiance et  l’empathie.

De part cette pleine présence à la situation, l’activité du cortex préfrontale diminue ce qui a pour effet de faire cesser le bavardage intérieur et les logiques planificatrices. C’est l’intuition qui prend le pas sur le rationnel. Faut-il rappeler que cette intelligence intuitive est devenue un concept scientifique appelé « conscience intuitive extraneuronale » (cf Prof J.J Charbonnier). Cette conscience  est maintenant étudiée en médecine, en neurosciences, en psychologie, en physique quantique et dans le cadre de recherches interdisciplinaires telles que la psycho-physique, la bio-physique, l’épigénétique…

L’état atteint est semblable à celui des transes mystiques et se définit par les aspects suivants:

Selflessness, disparition de l’ego,

Timelessness, disparition de la sensation du temps,

Effortlessness, disparition de la notion d’effort,

Richness, accès à une réalité plus large et plus riche (augmentation des perceptions).

Une forme de paradoxe se dégage ici. Plus le sportif va rencontrer des états de flow est plus il sera performant et donnera le meilleur de lui même. Or pour que ces états de flow adviennent de manière naturelle et spontanée, le sportif se doit d’être dans un état de pleine présence, détaché de l’ego, détaché de la stratégie. Faut-il rappeler que ces états ne peuvent pas se programmer, ils adviennent parce que le sujet bascule en mode intuitif dans le moment présent (plus cerveau droit que cerveau gauche).

Si nous souhaitons que les sujets que nous entraînons rencontrent plus souvent cet état de manière naturelle, encore faut-il dans le cadre de nos entraînements, mettre en place les principes suivants :

– Placer des temps spécifiques de pleine attention ou pleine conscience dans l’effort.

– Proposer des temps spécifiques de pleine attention ou méditation de pleine conscience, de sophrologie, d’hypnose et auto-hypnose dans le cadre de la préparation mentale.

– Placer des situations où la spontanéité pourra émerger et la laisser se développer.

– Valoriser la confiance en soi, la simplicité et l’humilité pour réguler l’ego souvent surdimensionné chez les sportifs de haut niveau.

– Bannir dans le temps d’entraînement les outils qui favorisent la déconcentration (smartphone…).

– Pratiquer des temps d’activités en pleine nature.

– Identifier et reconnaître les différents niveaux de conscience que nous traversons tous dans notre vie et dans les temps d’entraînement : la conscience de type 1 qui contrôle et régule les grandes fonctions biologiques (respiration, rythme cardiaque etc…), la conscience de type 2,dite conscience réflexive (c’est par elle que nous sommes conscients d’être conscients) et la conscience de type 3, dite réflexive lucide (celle qui permet l’état de flow).

Ces principes d’entraînement sont préférables à certaines pratiques émergentes qui peuvent être questionnantes au plan éthique parce que s’apparentant à des pratiques dopantes (micro-dose de psychédéliques, stimulation cérébrale…).

Pour en savoir plus sur ce niveau de conscience de type 3 « réflexive lucide » qui participe à développer l’état de flow, voici une liste de chercheurs parmi quelques spécialistes français et étrangers de la question, J.F Houssais (chercheur en biologie cellulaire et moléculaire-CNRS), J.J Charbonnier (Docteur anesthésiste-réanimateur-CHU de Toulouse), M.Beauregard (Prof Neurosciences – Université de Pennsylvanie), D.Radin (Directeur centre de recherche noétique de Pétaluma -Californie), O.Chambon (Psychiatre et Responsable DU faculté de médecine de Lyon), S.Déthiollaz et C.C Fourrier (Docteur en biologie moléculaire et psychothérapeute – Centre de recherche Noétique- Genéve), M. Le Van Quyen (Chercheur INSERM et Institut du cerveau et de la moelle épinière – Paris), E.Ransford (épistémologue et physicien quantique), P.Guilleman (Ingénieur I.A et physicien – CNRS), l’INREES (Institut de Recherche sur les événements extraordinaires et inexpliqués), R.Sheldrake (Biochimiste – Université de Harvard et Cambridge), F.Varela (+) (Chercheur en psychologie cognitive – Université d’Orsay), C.André (Psychiatre – hôpital Ste Anne à Paris), F.Midal (Philosophe), B.Nicolescu (Physicien – Prof honoraire CNRS) ……

Raymond Barbry le 04/01/2018

Cet article a été aussi publié sur le lien suivant : http://sportenpleineconscience.over-blog.com/

Le cerveau des sportifs de haut niveau, pour tous, c’est possible !

L’image caricatural du sportif, fort en muscle et rien dans la tête est heureusement bien dépassée. Dans l’observation, dans l’analyse de l’expérience et dans le cadre des recherches, nous constatons que les sportifs de très haut niveau pour réussir doivent être aussi fort physiquement que mentalement. C’est du reste cet aspect de la maîtrise du mental qui fait le plus souvent la différence. Nous en avons eu maints exemples lors du dernier champion du monde d’athlétisme à Londres.

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Avoir un mental de sportif cela s’apprend, certes il peut y avoir une partie d’inné, mais pour la plupart d’entre nous c’est par apprentissage et entraînement que nous allons nous forger ce mental solide. L’esprit s’entraîne et se développe comme le corps. Pour le sportif, c’est l’entraînement des deux qui participe à réaliser son potentiel.

Les caractéristiques du mental du sportif peuvent se résumer autour des quelques principes suivants :

  • Rester calme en situation de tension, de fatigue et de stress intense.
  • Accepter les situations de stress extrême provoquées lors des compétitions importantes.
  • Savoir faire le silence en soi en apprenant à réguler les pensées.
  • Savoir se concentrer et le rester le temps de l’épreuve.
  • Savoir s’isoler.
  • Savoir être dans le présent de la situation telle qu’elle est et agir en conséquence.
  • Savoir se projeter dans le futur tout en restant en lien avec le présent tel qu’il est.
  • Savoir adapter, voire modifier, une stratégie en fonction de la situation.
  • Savoir apprécier les moments de réussite.
  • Savoir accepter les situations d’échec.
  • Intégrer le paradigme de l’interconnexion entre l’esprit et le corps.
  • Exploiter l’intelligence intuitive.

Mon expérience à la fois d’ancien sportif de haut niveau dans des épreuves extrêmes (cyclisme ultra-distance), d’entraîneur (cyclisme et athlétisme) et de préparateur mental (milieu sportif et autres), m’amène aujourd’hui à intégrer le plus tôt possible et pour tous les sportifs des temps d’entraînement de l’esprit, au même titre que l’entraînement physique. Dans certains sports, les athlètes peuvent consacrer en temps cumulés deux heures par jour à méditer, à visualiser en plus du temps passé à s’entraîner physiquement. Du reste, j’intègre des temps de visualisation mentale dans le temps d’entraînement physique.

Au delà des sportifs cet entraînement de l’esprit peut être proposé dans d’autres lieux d’éducation et de formation, notamment dans le contexte scolaire dés l’école primaire et jusqu’au niveau universitaire. C’est du reste ce que je propose dans le cadre des formations sur l’attention-concentration. L’échec scolaire au delà de l’aspect socio-culturel est la plupart du temps lié à un déficit d’engagement (manque de motivation) et à une incapacité à rester attentif. L’esprit se comportant comme un cheval « fou ».

Or, faire le calme en soi, être attentif à une situation, se concentrer sur un aspect de cette situation, cela s’apprend. Nous en avons l’expérience, nous en avons les preuves pratiques et scientifiques, et nous savons comment le faire. Alors pourquoi s’en priver et ne pas en faire bénéficier dans le contexte éducatif tous les élèves quelle que soit leur âge !

Pour aller plus loin, aller lire cet article paru sur le site « des échos-belgique » : http://www.lecho.be/economie-politique/belgique-general/Comment-fonctionnent-les-cerveaux-des-champions/9922711?ckc=1&ts=1503150365

Raymond Barbry le 21 août 2017

 

Effets de la pratique de la méditation dans le temps d’entraînement de jeunes athlètes (16-25 ans)

Par cet article je témoigne des effets observés d’une pratique de méditation de pleine conscience que j’intègre depuis quatre ans et plus systématiquement depuis deux ans au temps d’entraînement de jeunes athlètes du Racing Club d’Arras-athlétisme (section arrageoise) spécialistes du demi-fond court au fond (du 800m au trail). Cet article n’est pas et ne se veut pas scientifique, c’est le témoignage, l’analyse et le partage d’une expérience d’entraîneur qui est aussi de par ailleurs dans la vie professionnelle, formateur-consultant-coach-préparateur mental et qui forme à la pleine attention ou méditation de pleine conscience depuis plus de six ans.

1. Caractéristiques des athlètes.

En majorité le groupe d’entraînement, dont je partage la responsabilité avec Guillaume Winter depuis deux ans et avant avec Antoine Galopin (maintenant CTS en Bretagne), est constitué de vingt cinq  athlètes en majorité âgés de 16 à 25 ans (2/3 garçons pour 1/3 de filles). Leur niveau de performance va du niveau départemental au plus haut niveau national (France élite). Leur engagement dans leur pratique d’athlète (nombre d’entraînements) varie de 2 à 6 entraînements  par semaine en fonction de leur motivation, de leur disponibilité et de leur niveau de performance.

2. Pratiques intégrées dans les temps d’entraînement.

J’ai fait le choix d’intégrer dans les temps d’entraînement des temps courts de une à dix minutes de méditation de pleine conscience avant, pendant et en fin d’entraînement qui prennent les formes suivantes, en voici quelques exemples :

– Marche très lente avec une expiration et une inspiration par appui.

– Marche lente les yeux fermés avec expiration prolongée.

– Course à allure lente avec des temps d’expiration du double du temps d’inspiration, par exemple, expiration sur six appuis et inspiration sur trois ou expiration sur quatre appuis et inspiration sur deux appuis (cf la méthode Breathplay).

– Un moment du temps d’échauffement en silence.

– Effort à intensité élevée avec centration sur la respiration,  par exemple : expiration sur deux appuis et inspiration sur un appui (même lors des phases dite « lactique »).

– Lors des phases de récupération, marche ou trot très lent seul et en silence avec une expiration soutenue et régulée.

– Exercices multiples et variés d’attention à la respiration.

– Course très lente à pieds nus sur l’herbe en fin de séance (récupération) seul et en silence.

– Temps de course aux sensations, sans la montre et sans information sur les temps de passage.

– Une fois par semaine, un temps de méditation guidée avant la séance sur la thématique de la confiance en soi.

– Un temps de visualisation sur les ressentis physiques et émotionnels de suite à une situation de réussite (cf la gestion mentale)

Certains athlètes continuent une pratique quotidienne personnelle par des temps plus ou moins courts (3 à 10mn), le plus souvent, le matin au lever, puis en milieu de journée et le soir avant le coucher. Ces pratiques portent sur le scan corporel, l’écoute des sons, l’observation des pensées, un temps de silence, de la cohérence cardiaque, l’attention  ce que je mange etc….

3. Une philosophie de l’entraînement.

Intégrer ces temps de pleine conscience n’est pas neutre en matière de philosophie de l’entraînement, en voici les grands principes :

– Développer l’intériorité par la prise de conscience du soi et des ressentis.

– Apprendre à se connaître par une approche globale.

– S’engager dans la pratique compétitive d’abord pour donner le meilleur de soi et non pour être meilleur que les autres. D’abord je cours avec les autres et non contre les autres !

– Apprendre à lier, le physique, l’émotionnel et le cognitif dans le temps d’entraînement.

– Développer l’intelligence intuitive – aussi dénommée scientifiquement, l’intelligence intuitive extra-neuronale.

– Transférer cette pratique de pleine conscience dans les autres temps de vie (scolaire, universitaire, professionnel, social, personnel…).

4. effets observés sur les performances, sur la régulation du stress compétitif, sur les relations dans le groupe.

Sur la performance : II est toujours difficile, voire impossible, d’identifier objectivement les effets d’une seule variable sur la performance. Cette dernière est la résultante d’une multitude de facteurs qui interagissent constamment. Cependant je me risquerai à avancer que, compte tenu du profil global des athlètes du groupe, nous obtenons de très bons résultats en matière de performance. A ce jour nous n’avons jamais eu dans ce groupe depuis qu’il existe (quatre ans) d’athlètes réalisant spontanément dés leur arrivée des performances de haut niveau (l’athlète « doué »). Pour la majorité ce sont des jeunes qui sont arrivés avec un passé de sportif, voire de bon sportif, mais rien d’exceptionnel, or nous observons les faits suivants :

– Des progressions régulières d’année en année.

– Trois athlètes réalisant des performances de niveau national et proche des sélections pour deux d’entre eux.

– Tous les athlètes du groupe (sans exception) et quel que soit leur engagement et leur investissement améliorent leurs performances – records personnels – chaque année (pas de stagnation ou de régression).

Sur la régulation du stress compétitif : C’est l’élément majeur, mis en avant aujourd’hui, de l’exploitation des pratiques de méditation de pleine conscience dans le sport comme dans d’autres domaines (entreprise, psychothérapie, examens etc..). Or, paradoxalement, il ne s’agit pas de cela et c’est de mon point de vue une erreur fondamentale de croire que parce que nous allons pratiquer la méditation de pleine conscience, il n’y aura plus de mauvais stress, de peur, d’angoisse. Non, le stress négatif (bloquant et inhibant), la peur, l’angoisse, les pensées négatives seront toujours présents ! Un athlète de profil « angoissé » le restera. Mais alors que gagne-t-il à pratiquer la méditation ?

– Il va apprendre à s’accepter tel qu’il est.

– Il va apprendre à vivre avec ses angoisses pré-compétitives. Il ne va plus lutter contre ses peurs, il va faire avec !

– Il va apprendre à observer ses pensées et les émotions associées.

Et de fait, les peurs, les angoisses et le mauvais stress se régulent. Ils ne vont pas disparaître. Les pensées négatives et bloquantes, ne font que passer et ne s’accrochent pas dans le psychisme de l’athlète. De ce fait par effet indirect, le mauvais stress (celui qui bloque et inhibe) diminue d’intensité.

Sur la dynamique relationnelle dans le groupe :

Certainement l’un des effets indirect que je qualifierai de plus « puissant », et que je retrouve dans les classes où les enseignants proposent la méditation de pleine conscience ou pleine attention ; à savoir que nous observons moins de situation de tension, voire de conflit entre les membres du groupe. Ce n’est pas que les tensions n’existent pas, mais elles sont régulées de par une capacité accrue par ses membres à accepter l’autre tel qu’il est, à ne pas rendre responsable l’autre de ses propres erreurs, à être dans l’entraide, la coopération et le soutien plutôt que la compétition et la confrontation.

Cependant les athlètes qui s’inscrivent dans une logique de confrontation et de compétition excessives ne restent pas dans de tel groupe s’ils n’intègrent pas les principes fondamentaux et ne s’engagent pas dans cette pratique d’intériorité. Leur difficulté majeure se situant au niveau d’une intériorité qu’ils refusent de rencontrer et de développer.

Vers une extension aux autres licenciés du club. Fort de cette expérience du groupe demi-fond et des compétences au sein du collectif des entraîneurs. Cette pratique et d’autres tels que, le yoga, le pilate, la relaxation, la méthode Gasquet ou APOR seront proposées aux autres groupes et licenciés du club de manière formelle dans le cadre d’un atelier une fois par semaine, voici une présentation succincte des intervenants et des contenus proposés.

Alexandra BANTI : « sprinteuse (sur 100 et 200m), pratique l’athlétisme depuis dix ans. Pratique le yoga, la relaxation, le pilate,

Raymond BARBRY : Entraîneur demi-fond au RCA. Professeur d’EPS et Formateur-consultant-coach indépendant sur la régulation du stress, la préparation mentale, la gestion de conflit et de crise, la pleine attention ou méditation de pleine consience. Pratique de la relaxation depuis quarante ans et de la méditation depuis plus de dix ans.

Jean-Marc GALLET : Entraîneur de sauts et d’épreuves combinées, Pratique le yoga depuis 7 ans. Formation « Abdominaux autrement et mal de dos » à l’institut De Gasquet (Paris).

 

Raymond Barbry, le 12 juillet 2017

Pratiques de méditation, relaxation et visualisation mentale chez les sportifs.

Ci joint un lien avec un article que j’ai écrit sur le blog à destination du milieu sportif et qui fait le résumé d’une intervention réalisée auprès d’athlètes de niveaux international et national du RCArras en vue de la préparation de leur saison.

http://sportenpleineconscience.over-blog.com/2017/04/meditation-relaxation-visualisation-integrees-a-un-stage-d-athletes-en-phase-de-preparation.html

Raymond Barbry ke 24/04/2017.

 

Quand l’avis d’un des plus grands athlètes de notre époque, rejoint les résultats des recherches sur la question du stress.

Il s’appelle Haile Grebeselassie, il a été et est encore l’un des meilleurs coureurs de marathon du monde. On ne compte plus ses titres et podiums dans les grandes compétitions internationales (JO, championnat du monde). mais au delà de ses titres et de ses performances, c’est sa simplicité et sa gentillesse qui sont les caractéristiques de cet athlète que l’on qualifie de « hors norme ».

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Lors d’un entretien récent en date du 7 novembre 2016 et publié dans la revue, Runners.fr, né pour courir, voici ce qu’il répondait en fin d’entretien

Un message pour conclure à toutes celles et tous ceux qui se demandent ce que la course à pied pourrait apporter dans leurs vies ?
Tout le monde doit courir ! Nos vies sont pleines de stress. Le meilleur moyen – le seul à mon sens ! – de combattre le stress et d’en éviter les effets négatifs est de courir. 30 minutes par jour, c’est suffisant. On peut laver son corps mais comment lave-t-on son esprit ? En transpirant ! Il suffit de lacer ses chaussures et d’enfiler des vêtements de sport. Et de sortir courir. Chaque jour de l’année. Avant le travail ou après le travail. Hommes et femmes. Courir doit devenir un point de repère universel.

Les 30mn fatidique !

Au delà du moyen prôné par Haile Grebeselassie, la course à pied, c’est le temps qui est à relever ici, les 30mn de pratique quotidienne d’activité physique. La course à pied peut très bien être remplacée par de la marche, de la natation, du vélo ou toute autre activité physique pratiquée  sans recherche de performance.

Des recherches de par le monde qui arrivent à la même proposition de 30mn d’activité physique journalière comme objectif à atteindre. Nous en avons déjà écho dans ce blog dans le cadre de plusieurs articles, c’est ainsi que :

  • les enfants qui ont trente minutes d’activités physique dans la journée sont moins stressé et plus attentif.
  • les enfants qui passent moins d’une heure par jour devant la télévision et les écrans d’ordinateur pratiquent leur 30mn d’activités physique quotidienne sont moins stressé et obtiennent de meilleurs scores aux tests attentionnels.
  • les adultes qui ont un temps d’activité physique quotidienne d’au moins 30mn par jour sont en meilleure santé que le reste de la population et qu’ils sont moins sujet au burn-out et à la dépression.

Quel type d’activité physique ? Pour certaines personnes et compte tenu des conditions de vie moderne, il est parfois très difficile voire impossible d’avoir un temps de pratique en continu de 30mn, qui plus est quotidiennement. Or dans plusieurs recherches, il a été montré que l’important était le cumul de l’activité physique dans la journée, dans ce cas, il est aisé d’arriver à un cumul de 30mn par jour, par exemple : prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, marcher entre le lieu de travail et le lieu d’habitation (ne serait ce que quelques minutes pour aller du lieu de travail à la voiture ou au transport en commun), prendre quelques minutes dans la journée pour aller marcher durant la pause déjeuner.  En prenant la question de cette manière, nous constatons qu’arriver à 30mn de pratique quotidienne se réalise aisément et ne réclame pas de changement conséquent dans les rythmes de vie.

Activités physiques + pratiques de pleine attention (médiation, pleine conscience, yoga, sophrologie, Vittoz…) sont les meilleures antidotes au sur-stress de notre vie moderne. Il suffit finalement de 45mn/jour pour se maintenir en bonne santé : 30mn cumulées d’activité physique quotidienne et 15mn de pratique de pleine attention continue ou discontinue.

Pour voir la totalité de l’article : http://runners.fr/lecon-running-haile-gebreselassie/

Raymond Barbry le 2 mars 2017

Le sport s’intéresse à la pleine conscience – Hors série Sport et Vie n°42

Le numéro Sport et vie vient de sortir un numéro hors série entièrement consacré aux pratiques de de pleine conscience. Comment la méditation peut aider la performance.

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On y trouve un interview de Jon Kabat Zinn qui explicite ce qu’est la pleine conscience et en quoi elle peut être bénéfique aux sportifs et plus particulièrement aux sportifs de haut niveau.

Lire la suite sur le blog de sport en pleine conscience : http://sportenpleineconscience.over-blog.com/2015/08/le-sport-decouvre-la-peine-conscience.html