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A quoi doit ou devrait s’engager une fédération sportive dans le contexte de la crise sanitaire que nous traversons.

Cet article est écrit suite à la durée prolongée des décisions politiques et fédérales qui réduisent drastiquement les possibilités d’entraînement collectif en extérieur de par le couvre feu à 18h00 et l’interdiction de proposer des compétions à tous les athlètes licenciés. C’est en tant qu’entraîneur que je pose cet avis qui est personnel et n’implique en rien les autres licenciés de la fédération française d’athlétisme.

Ce que j’attends d’une fédération sportive dans le contexte actuel.

La fédération a son mot à dire quant aux choix fait depuis bientôt un an sur le plan sanitaire, quitte à être en désaccord avec le gouvernement et les décisions administratives lorsqu’il en va de la santé de ses adhérents, sinon à quoi sert-elle ? ​

Certes, une prise de position à l’encontre des décisions n’est pas politiquement correcte.  C’est accepté de rentrer en opposition, voire en conflit avec le gouvernement. Mais justement c’est cela la démocratie, c’est le débat, la contradiction et la volonté et capacité de s’opposer quand les décisions prises remettent en question et la vie démocratique, et la santé des personnes, parce c’est bien de cela qu’il s’agit in fine !

Nous ne mesurons pas les effets dramatiques à moyen et long terme, par déni ou aveuglement ou manque de courage, des décisions prises chez nous, mais aussi ailleurs dans le monde. Une peur irrationnelle a envahi nos décideurs et une bonne partie des populations pour un virus qui a un taux de létalité aussi faible. C’est stupéfiant et hallucinant.

Tout cela parce dans la plupart de nos pays dit « avancés » :

  • nous avons réduit drastiquement depuis 20 ans les capacités d’accueil dans les hôpitaux, pour des raisons économiques (soi-disant) ;
  • nous avons laissé se développer la mal-bouffe ;
  • nous avons abruti une bonne partie de la population de publicité pour consommer et encore consommer, et ne plus bouger ce qui a déclenché une autre pandémie bien plus sournoise, la sédentarité ;
  • nous avons laissé se développer la sédentarité avec son corolaire des effets délétères sur la santé (diabète type 2, obésité, maladies cardio-vasculaires, baisse des défenses immunitaires, augmentation du mal être, perte du lien social…). Cet état de sédentarité et la porte d’entrée qui a séduit le covid ! tu parles, il rentre comme dans du beurre chez des sujets aussi fragilisés ;
  • nous avons réduit la capacité de penser et de réfléchir d’une bonne partie de la population par une exploitation non raisonnée et irréfléchie du numérique et laisser le pouvoir au big data (voir toutes les études à ce sujet et notamment, les pathologies à l’ère du numérique de Manfred Spitzer).

Nous sommes pilotés par les peurs !

Les effets nous éclatent  à la figure et nous ne pouvons les ignorer. Une grande partie de la population se laisse envahir par les peurs, d’où le  stress chronique, d’où l’inflammation de l’organisme, d’où l’épuisement, d’où la baisse des défenses immunitaires…tout bon pour le virus et autres maladies !

Tout est lié et interagi sur la santé globale et plus particulièrement le besoin de mouvement et d’activité physique.

 Alors oui j’attends de nos responsables fédéraux une capacité à penser et à agir en systèmie.  C’est à dire, d’être capable d’exposer le fait que la pratique sportive et toutes les activités physiques sont déterminantes pour la santé globale qui plus est dans le contexte de notre époque. Que plus les gens bougeront, feront de l’activité physique, plus ils auront de bonnes défenses immunitaires, mieux ils iront, moins ils déprimeront, moins ils « choperont » ce virus ou un autre qui ne manquera pas d’arriver ! (parce que nous n’en sommes qu’au début ! voir à ce sujet la remarquable synthèse de Marie Monique Robin in  » La fabrique des pandémies »).

Nous sommes en train de sacrifier notre jeunesse.

Et enfin comment pouvons nous accepter ce que nous imposons actuellement à notre jeunesse ? C’est lamentable et dramatique. Le niveau de mal être n’a jamais été aussi élevé à ce jour dans la population en général et plus particulièrement chez les jeunes (aujourd’hui il est estimé à 50% le taux de jeunes qui vont mal). Depuis quelques mois, l’augmentation des suicides est exponentielle et touche des jeunes de moins de quinze ans.  Avec les décisions actuelles (depuis un an), nous leur volons leur jeunesse et ce qui participe à structurer leur vie d’adulte et nous allons le payer « cher » au plan sociétal dans les années qui viennent.

Où est la priorité ?

Alors oui, j’attendais et j’attends toujours  que nos différents responsables fédéraux agissent à tous ces niveaux ! Et entre nous on s’en fout des médailles olympiques dans ce contexte, l’enjeu et le défi à relever ne sont pas là. La priorité est ailleurs, sur l’essentiel, le développement de la santé globale via les pratiques sportives et dans des structures organisées et compétentes. C’est un défi de société !

Raymond Barbry, le 18 /02/2021

Sortir de l’application servile des règles sanitaires est devenu vital !

« Face à toute crise, c’est notre humanité qui est sollicitée pour appliquer la règle restrictive. Nous ne sommes pas là pour appliquer servilement les règles sanitaires….C’est confortable, évidemment, d’appliquer la règle, dérangeant de la transgresser. Mais derrière l’application servile, il y a la fois la peur et la paresse » Un Directeur de services funéraires, in Marie De Hennezel, L’Adieu interdit – Pour ne plus jamais vivre ça !

https://medias.liberation.fr/photo/1341392-prodlibe-2020-0521-covid-19-illustration-ecole.jpg?modified_at=1602839007&width=960

Nous y sommes confrontés à cette vague de détresse qui touche tous les milieux professionnels, socio-culturels et jusqu’au cœur des familles. Nous savions que les effets néfastes sur la santé psychique des règles édictées tout au long de cette crise sanitaire allaient se produire dés cet automne.

Des règles dépourvues de sens et de cohérence à appliquer et dictées par la peur. Comment avons nous pu accepter aussi docilement le premier confinement, qui a posé des règles inhumaines plus particulièrement dans tous les métiers dites du « care » (santé, social, éducatif, justice, accompagnement de fin de vie…) ? Avons nous subi à ce point un lavage de cerveau ? L’exemple dramatique de l’interdiction de l’accompagnement de fin de vie, va laisser des traces à vie dans les familles et chez le personnel soignant. Borys Cyrulnik avait cependant mis en garde « Jamais à notre connaissance dans l’histoire de l’humanité, une décision politique n’a empêché un être humain d’honorer un mort, en accomplissant ce rite immémorial qu’est l’enterrement ou la crémation », et c’est ce qui a été imposé ! Celles et ceux qui ont pris ces décisions mesuraient-ils les conséquences néfastes et indélébiles sur la psyché de l’application de cette règle ?

Comment a-t-on pu être à ce point dans l’absurdité ? Nos dirigeants politiques, ceux qui les conseillent (experts), ceux qui les relayent (médias) étaient-ils à ce point dans la peur ? Ce serait donc cette peur qui aurait eu raison de l’humain et qui a dicté des interdits aberrants ? Ou la paresse du questionnement a-telle gagné une part grandissante de nos dirigeants et de nous mêmes ? Ou le manque de courage de s’opposer, d’aller à contre courant, de ce qui semaine après semaine nous était imposé par le plus grand nombre ?

Un autre exemple moins conséquent sur notre psyché, mais non moins délétère sur notre santé physique et aussi révélateur de l’incohérence et du non sens des règles imposées : l’autorisation de sortie pour une durée 1h00 dans un rayon d’1km du domicile pour activité physique. Je me pose toujours cette question, mais comment a-t-on pu édicter et imposer une telle règle et sanctionner d’une amende de 135 euros toute personne ne la respectant pas ? Comment a-t-on pu interdire l’accès à la nature pour s’aérer, stimuler les défenses immunitaires et faire l’activité physique en minimum vital dans un contexte d’isolement ? Les responsables du sport et de la santé en France ont été bien dociles sur ce point. Certes ici et là des voix se sont élevées, certains présidents des fédérations sportives ont réagi, mais ce sont surtout les sportifs de tous les niveaux et les fédérations loisirs (marche, randonnée, cyclotoutrisme…) qui ont donné de la voix. Comme le disait un membre du CNOSF, nous sommes des légalistes, nous appliquerons et feront appliquées ces règles, même si….!

Ces questionnements et interrogations nous avons été et sommes de plus en plus nombreux à nous les poser. C’est l’incompréhension qui règne quand nous posons toutes ces règles les unes à côté des autres, ce qui émerge alors, c’est le non sens et cette question, mais comment est-ce possible ? Comment à notre époque des ministres, responsables, des dirigeants, des journalistes, des médecins avec de l’expérience pourtant formés, surdiplômés peuvent en arriver à ça, à se berner eux mêmes et entraîner avec eux toute la population dans cette dérive et ce non sens ? Comment peut-on vouloir réduire au silence médiatique et faire passer pour des « complotistes » la plupart des personnes et des responsables (chercheurs, médecins, philosophes, citoyens tout simplement etc…) qui ont questionné, émis des doutes, voire se sont opposés à cette « folie » sanitaire et sécuritaire ? Il y a aussi de la sidération de ce côté. Oui, comment est-ce possible ?

Qui sont les personnes, les équipes, les organisations qui ont su garder de l’humanité ? Or de semaine en semaine au gré des enquêtes, recherches et publications (livres, presse..) qui sortent sur cette période de mars à mai 2020 (confinement stricte), nous constatons que sur le terrain dans les EHPAD, les entreprises, les établissements scolaires, les clubs sportifs, les services funéraires etc… l’obéissance stricte aux règles n’a pas été de mise partout et que la nécessité, le possible, l’intelligence et avant tout l’humanité ont repris leur droit et se sont imposés dans le réel de la vie.

A titre d’exemples :

  • Marie de Hennezel, dans cet essai que nous devrions tous lire (voire étudier dans les collèges et lycées) « L’adieu interdit-Plon », donne une multitude d’exemples de Directeurs d’EHPAD, d’aides soignantes, d’infirmières, de médecins, de personnes accompagnantes des malades et mourants qui ont osés s’opposer aux règles strictes imposées. Ils ont maintenu une posture éthique et ont intentionnellement transgressé et fait transgresser par nécessité. Nombre de services hospitaliers ont mis en avant l’humanité dans l’application des règles, et ont permis aux familles d’être présentes dans les derniers moments et de tenir simplement la main du proche en train de partir (ce qui était strictement interdit par les règles sanitaires).
  • Dans les organisations publiques comme privées (entreprises etc….), une enquête a révélé que les équipes qui ont le mieux passé cette période avaient été accompagnées et managées par des responsables qui tout en faisant respecter les gestes barrières et la sécurité, témoignaient d’humanité, de confiance et adaptaient toutes les règles au contexte du réel. La priorité étant que leurs collaborateurs ne soient pas dans la peur et l’obsession de la sur-protection. Par contre, là où les responsables étaient dans l’application stricte des règles, le sur-stress a gagné et mis en état d’épuisement une bonne partie des salariés. Et quand en plus, le système imposait le maintien d’objectifs comme si de rien n’était, la folie régnait en maître ! Une enquête récente et publiée fin novembre montre qu’un salarié sur deux se dit en état de fatigue excessive, voire d’épuisement professionnel.
  • Dans le milieu sportif et des activités physiques, un nombre grandissant de pratiquants ont enfreint le cadre légal du « 1h00-1 kilomètre »..et se sont autorisées à aller marcher, courir, voire faire du vélo, du roller, nager dans des cadres plus vivifiants et attrayants. C’est ce médecin de la côte du sud-ouest qui s’est opposé au Préfet et qui a émis des autorisations médicales de bains de mer pour les personnes âgées. C’est ce bain de mer quotidien qui maintient en bonne santé les dites personnes depuis plusieurs années. Le stricte confinement sans accès à la mer a vu leur santé se dégradait rapidement. La reprise des bains de mer bien que non autorisée et sanctionnée par les autorités leur a permis de retrouver la santé !
  • Dans le milieu éducatif, nombre de maires, de chefs d’établissements, d’enseignants, voire d’inspecteurs (IEN), de CPE, d’infirmières scolaires ont bien perçu que l’application des règles strictes étaient impossibles et ont mis de la souplesse dans les protocoles pour que les relations humaines favorables et indispensables au vivre ensemble et aux apprentissages puissent se faire. Ce qui a parfois créé des tensions au sein des équipes de par la valse des protocoles venant du ministère.

Entrer en résistance, une nécessité quand le sens même de notre humanité est en danger. Désobéir s’impose quand les directives, les orientations sont dépourvues de sens et de cohérence et peuvent nous mettre en danger (la balance risque/sécurité). N’est ce pas cela qu’être citoyen ? N’est ce pas cela que nous apprenons aussi dans nos systèmes d’éducation-enseignement-formation ?

Il ne s’agit d’entrer en opposition systématique aux décisions politiques et hiérarchiques, mais d’être en posture de réflexion et d’intelligence et résister, voire s’opposer ouvertement, si l’éthique l’impose aux décisions prises dans l’urgence et la précipitation. Il en va de même actuellement pour le vaccin. Alors que des médecins et des chercheurs, spécialistes en ce domaine, sont en train de nous dire que nous n’avons à l’heure actuelle aucune preuve sérieuse (validation autre que les laboratoires) de l’efficience des dits vaccins et de leur non dangerosité à moyen et long terme (balance risque/sécurité), que les matières premières pour la fabrication en grande quantité des vaccins manquent, nos politiques et dirigeants achètent et élaborent des stratégies de campagne de vaccination contre un virus qui a ce jour a un taux de létalité de 0,05% !

Raymond Barbry, le 05/12/2020.

La vague de déprime est bien là, alors que faire ?

Nous y sommes dans cette vague dépressive, nous la redoutions, nous savions qu’elle arriverait durant ces mois de novembre-décembre. Et nul besoin d’être un spécialiste de la santé mentale (psychiatre, psychologue, médecin…) pour le savoir, le pressentir et ne pas être surpris, voire étonné !

Le confinement stricte est un enfermement

Des « expert » médiatiques et politiques surpris ! Depuis hier (le 18/11) et la publication de deux résultats d’enquêtes qui montrent que l’état psychique d’une bonne partie des français se dégrade (1 personne sur 2 qui travaille se dit épuisée – > 20% de la population en état de dépression, soit 1français sur 5), les médias, les politiques et la haute administration semblent découvrir le phénomène, comme si cela ne pouvait se produire ! Mais comment pouvaient-ils ignorer ce qui arrive ?

Des évidences ignorées ou refoulées ? Depuis le mois de mai nous savions que ce phénomène allait se produire à grande ampleur, si aucune anticipation n’était faite concernant la santé mentale d’une partie de la population et notamment des plus fragiles, mais pas que !

La convergence de facteurs bien connus qui dégradent la santé mentale de tout à chacun à des degrés divers:

  • La classique phase de déprime saisonnière automnale qui arrive tous les ans de par la réduction de la lumière du jour. A ce sujet le confinement et la réduction du temps de déplacement (cf les attestations à produire) pour une partie de la population n’arrangent rien en réduisant le temps passé à l’extérieur à la lumière du jour !
  • L’effet du stress post-traumatique du confinement 1 de mars à mai. Il faut se rappeler qu’un confinement strict est un enfermement, certes chez soi. Mais c’est un état d’emprisonnement à résidence avec toutes les conséquences sur la santé globale et plus particulièrement psychique. De plus a été posée la symbolique de la punition qui est prégnante mais pas conscientisée. Si vous ne respectez pas, vous êtes punie (amende, fermeture du commerce etc…)
  • L’angoisse et les peurs alimentées au quotidien par cette crise du corona avec toutes les incertitudes concernant l’avenir (cf les discours politiques et une bonne partie des médias classiques). C’est certainement un des éléments majeurs qui a accentué le phénomène de cette crise dépressive qui touche la population. C’est ce que certains médecins du reste (peu écoutés et même décriés !) ont tenté de désamorcer sans relais suffisant. Ils pointaient cette dérive anxiogène qui a été et est encore véhiculée par des experts, des politiques, des journalistes qui du matin au soir inondent d’informations déprimantes en oubliant le caractère relatif de cette crise. Il faut faire du « buzz ». Mais pas que, une partie des médecins, des politiques pensent, et ils ont pris des décisions dans ce sens, qu’il faut faire peur, qu’il faut sidérer la population pour que les gestes barrières soient respectés, pour que les personnes restent chez elles et ne sortent plus. Vision à court terme et dont on mesure les effets délétères, infantilisation d’une partie de la population, repli sur soi avec perte du lien social, augmentation de la sédentarité avec les conséquences sur la santé globale, augmentation des conduites de dépendance, augmentation des violences intra-familiales, augmentation des tentatives de suicide !

Certes une bonne partie de la population n’est pas touchée par cette « vague » dépressive (4/5ème des français se portent plutôt bien). Par contre les données au sujet de la santé psychique au travail sont très inquiétantes 1 salarié sur 2, se dit épuisé et en a les symptômes objectifs (lassitude – insomnie – procrastination – augmentation de la prise de médicaments – augmentation des consommations d’alcool, de tabac….- difficulté à réguler les émotions telles que colère, peur, tristesse). Ces données remontées et ce que nous observons sur le « terrain » sont insuffisamment prises en compte au plan des décisions et orientations politiques, et le phénomène prend de l’ampleur semaine après semaine, là aussi la courbe risque de faire une belle exponentielle !

Mon champ d’action professionnel et associatif touchent deux domaines, l’éducation et le sport, voici ce que j’observe depuis septembre.

  • Dans les établissements scolaires, la fatigue puis l’épuisement gagnent de semaine en semaine et tous les acteurs quelle que leur mission sont concernés (direction, enseignement, éducatif, santé, social….). Je n’ai jamais vu un tel niveau de fatigue à tous les niveaux et ce même chez des personnes qui d’habitude sont plutôt optimistes et en bonne santé. Et de mon point de vue, cet indicateur est interpellant à plus d’un titre. Voici quelques faits observés depuis cette rentrée. Faire cours devient de plus en plus difficile. Les incidents critiques se développent. Les arrêts de maladie augmentent et ce même si les personnes tardent à s’arrêter, ce qui augmente le problème et en conduit une partie au burn-out. La visibilité sur le moyen terme est impossible à envisager ; c’est le brouillard complet me disait une équipe de lycée quant aux examens, quant aux contenus à prioriser, nous sommes dans du pilotage à vue ! Les élèves (surtout dans les classes de début de primaire) ont perdu une bonne partie de leur « métier d’élève » avec la phase de confinement 1. Nous devons réapprendre les routines de base indispensables au vivre ensemble et aux apprentissages et ‘est chronophage. Les personnels doivent aussi réguler une partie de l’angoisse des parents, des enfants et des jeunes. Et nous savons combien c’est énergivore de devoir écouter, prendre en compte cet état anxiogène ; certains CE sont épuisés par le temps passé à devoir se justifier, rassurer. Dernier point et non des moindres, la coupure hiérarchique et la perte de confiance de la base envers leur ministère. Alors qu’il importerait d’être solidaire, de soutenir, de faire confiance dans les compétences et l’investissement des personnes, la logique descendante reste de mise et renvoie le sentiment de non reconnaissance et d’infantilisation.
  • Dans le milieu du sport. La colère gronde ! Il faut toute la persuasion du CNOSF (comité national olympique et sportif français), des fédérations, des ligues, des présidents de club qui sont plutôt légalistes, pour que la situation ne dégénère. mais jusque quand ? Les décisions prises sont incompréhensibles et vont contre le développement et le maintien en bonne santé des sportifs et de la population en général. Plusieurs dirigeants, entraîneurs, médecins du sport me disaient, c’est stupéfiant, hallucinant et incompréhensible les décisions ! Alors qu’il faudrait autoriser, encourager la pratique de l’activité physique pour des raisons sanitaires, (régulation du stress, maintien des défenses immunitaires…), c’est le contraire qui est imposé. On marche sur la tête. La limitation à une heure d’activité par jour dans un rayon d’un kilomètre n’a pas de sens. Il faut libérer la distance, et laisser les personnes allaient marcher, courir, faire du vélo à l’extérieur et dans la nature sans restriction aucune. De plus ce n’est pas là que les contaminations se font, nous le savons maintenant. Nous constatons aussi que de plus en plus de sportifs sont atteints du syndrome de sédentarité et ce même s’ils utilisent quotidiennement leur heure d’activité physique et d’entraînement ! En effet, rester chez soi, assis toute la journée devant un écran (télé travail, télé enseignement) conduit dans la durée à la sédentarité. Je connais nombre d’étudiants par ailleurs sportifs de bon niveau qui actuellement ne peuvent sortir de chez eux qu’une heure pour leur activité physique, le reste du temps se passe dans une chambrée de quelques mètres carrés sans contact réel avec d’autres personnes et sans bouger !

Alors que faire pour arrêter cette vague ? Une fois ce constat réalisé, il importe de trouver des solutions, d’agir….Voici quelques pistes et rappels généraux, bien connus, qu’il s’agit de mettre en œuvre quotidiennement. Cependant, Souhaitons que des décisions politiques et sanitaires pertinentes soient prisse à ce sujet. La balle est dans le camp du gouvernement et des décideurs politiques.

  • Acceptation de la réalité actuelle, c’est le lâcher prise ! Accepter ne signifie pas, se laisser aller, ne rien faire, se replier sur soi. C’est reconnaître que des choses nous dépassent et que ne nous pouvons agir sur. Mais c’est identifier ce sur quoi à mon niveau et là où je suis, je peux agir. Cet article que j’écris participe de cela.
  • Organiser ses temporalités. C’est déterminant et c’est simple à comprendre, mais plus difficile à mettre en œuvre. Par exemple, définir les heures de lever, de coucher, de repas, de travail, d’activité physique, sur les réseaux sociaux… Si le contexte de vie le permet, changer d’espace (un espace pour le travail, un espace pour la vie commune……). Faire plusieurs fois par jour des temps d’activité physique à l’intérieur, même brefs, et au delà de la sortie extérieure.
  • Pratiquer une activité quotidienne (même brève) qui apprend à calmer, réguler les émotions, réguler les pensées. Il existe une multitude de méditations en ligne et en accès gratuit aujourd’hui. par exemple, la cohérence cardiaque est un outil simple et pertinent d’utilisation et peu être fait plusieurs fois par jour. Christophe André a mis en ligne 3 minutes pour méditer. Une liste de 40 temps courts de méditation guidée, une mine.
  • Se couper ou réduire au strict minimum les médias qui alimentent l’état anxiogène de la société. Nous savons très bien comment ce processus se met en place dans notre psyché. C’est un vrai poison mental qui est instillé quotidiennement et insidieusement.
  • S’engager, prendre position, réfléchir, questionner, échanger et sortir d’une acceptation policée est aussi un moyen de ne pas subir cet envahissement dépressif.

Comme tout un chacun nous souhaitons sortir de cette situation de crise qui par nombre d’aspects est délirante, voire folle. Personnellement je n’ai jamais de ma vie rencontré une telle panique pour une crise sanitaire qui certes est bien réelle, mais qui ne décime pas la population ! Nous avons eu le sida, la vache folle….et là le niveau de létalité pour celles et ceux qui en étaient atteints étaient bien au delà de ce corona. pour rappel avec le sida c’était pratiquement 100% de létalité. Pour certains cancers, nous sommes toujours sur des données de létalité élevées (cf le pancréas par exemple).

Le problème majeur est devenu notre incapacité à accepter, regarder, appréhender notre finitude. Nous ne savons plus regarder la mort et nous en oublions de vivre. Plus inquiétant pour moi, une bonne partie du corps médical est ignorant en ce domaine. Quant à nos décideurs politiques et haute administration, ils n’ont pas ou pratiquement jamais entamé une réflexion sur ce sujet durant leur parcours de formation. Nous avons produit dans nos systèmes de formation, des techniciens, des machines à penser le rationnel et le contrôlable, voire des scientistes pour certains, mais la dimension humaine et anthropologique a été minorée si ce n’est pas ignorée. cette crise est pour moi révélatrice de cet aspect. Nous avons un besoin prioritaire de réinvestir cette dimension comme le souligne si justement André Comte Sponville, Marie De Hennezel, Thierry Janssen, Fabrice Midal, Cynthia Fleury et bien d’autres que nous n’entendons pas assez sur les grands médias.

Raymond Barbry le 19 novembre 2020.

En 2019…de l’Audace !

Raymond Barbry / AGEPS

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vous souhaite ses meilleurs vœux pour 2019

Osons l’audace !

« Tant que vous ne vous êtes pas engagé, persistent l’hésitation, la possibilité de se retirer, et toujours aussi, dés qu’il s’agit d’initiative ou de création, une certaine inefficacité.

Il y a une vérité élémentaire dont l’ignorance a déjà miné de grandes idées et de plans merveilleux : c’est que, dés l’instant où vous vous engagez, la providence intervient elle aussi.

Toute une série d’événements jaillissent de la décision, comme pour l’appuyer par toutes sortes d’incidents imprévus, de rencontres et de secours matériels, dont vous n’auriez jamais rêvé qu’ils puissent survenir »

Commencez maintenant…

Raymond Barbry le 27 décembre 2018 – d’après un texte de Goethe.

La méditation à l’école dans « Femmes actuelles »…

L’AGEPS-Raymond Barbry mis en valeur dans le dernier numéro de femmes actuelles via l’article de Sandrine Tournigang en  p6.

ACTU / ON ATTEND QUOI POUR……méditer en classe comme au Pays-Bas ?

Après Europe 1, le Nouvel Obs, l’Inrees, Kaisen magazine, c’est au tour de « femmes actuelles » de faire référence au travail que j’ai entrepris depuis six ans dans le développement des pratiques de pleine attention en contexte scolaire.

Sandrine Tournigang fait référence à notre expérience de précurseur en ce domaine dans notre pays.

«  La France s’y intéresse de près. Il y a cinq ans, le ministère de l’Éducation nationale redoutait cette pratique, par peur des sectes et de l’aspect religieux. mais les mentalités changent, explique Raymond Barbry, formateur à la gestion du stress en milieu scolaire. D’autant que les enseignants sont de plus en plus nombreux à se former. L’Inserm mène actuellement une étude auprès de 300 élèves, leurs parents et les enseignants qui testent la méthode. Les résultats seront connus au printemps. De quoi convaincre l’Éducation nationale ».

En matière de nombres d’enseignants formés à ce jour, nous en sommes à une estimation de plusieurs milliers : Pour notre part, depuis six ans, nous avons touché près d’un millier d’enseignants, cpe, chefs d’établissements répartis dans les régions du Nord de la France, du Sud et du Lyonnais.

La révolution quantique est en marche !

Le paradigme quantique issu de la physique en début du XX ème siècle gagne peu à peu l’ensemble des domaines de notre société. Au delà des recherches fondamentales en physique, en biologie, en neurologie, en immunologie, en intelligence artificielle, voire en psychologie nous en sommes maintenant dans les applications concrètes qui ne sont pas sans effet sur notre manière de nous comprendre, de comprendre le monde et d’ agir. Ces applications se retrouvent dans les domaines de la santé,  de la communication, de l’organisation, de la thérapie….cf à ce sujet les articles de vulgarisation de Sciences et Vie (On pense tous quantique-octobre 2015 / La vie serait quantique-avril 2011) et d’Inexploré de L’INREES (La révolution quantique-avril 2016).

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Qu’est-ce que le quantique ? Il nous parle des lois issues de l’infiniment petit dans l’intention d’étudier et de comprendre ce qui nous constitue chacun dans cet infiniment petit. C’est une approche qui étudie l’invisible et les interactions entre nous. Ce qui nous entoure et nous constitue au plus profond n’est pas vide. Il est siège d’un flot continu d’échanges d’informations à l’intérieur et à l’extérieur qui agissent sur nous et notre environnement.

Les principes de base de ce paradigme :

  • La vie est information et énergie.
  • Par nos croyances, nos émotions, nos pensées nous créons notre réalité.
  • La vie est constituée d’opposés se complétant.
  • La vie est basée sur un principe d’équilibre.
  • La vie est basée sur le principe de la résonance.
  • La vie est holographique.
  • La vie est basée sur le principe de l’évolution.
  • Il y a un ordre et un sens caché des choses.
  • La vie évolue selon un mouvement de construction-destruction.
  • Le champ quantique agit comme une mémoire de l’intelligence expérientielle humaine.

Pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=wuP7XALIw2E

Une autre manière de penser, de comprendre, d’agir et d’être en relation avec soi, avec les autres et avec notre environnement émerge aujourd’hui. Il remplace peu à peu le mode de pensée issu de l’approche mécaniste et matérialiste.

Pour aller plus loin, voir le livre que vient de publier Stéphane Drouet. Il y explicite les effets de ce paradigme sur notre mode pensée :  « La révolution quantique de la pensée »

Effets bénéfiques de l’activité physique et des pratiques de pleine attention sur les troubles de l’attention.

« Un projet alliant méditation pleine conscience et activité physique mené à l’école primaire l’Écollectif, à Sherbrooke (canada), montre des retombées bénéfiques chez les enfants, particulièrement chez les enfants qui ont une moins grande attention en classe. »

Cette recherche universitaire conforte ce que je perçois sur le terrain lors des formations et accompagnements sur la durée d’équipes pédagogiques qui s’engagent dans cette démarche de proposer dans le temps pédagogique quotidien des temps courts de pleine attention tout en maintenant, voire en augmentant, les temps d’activités physiques par le maintien des temps de pratiques réelles d’éducation physique et sportive.

Voir l’article de presse en cliquant sur le lien : http://www.lapresse.ca/la-tribune/actualites/201612/20/01-5053283-des-benefices-a-la-meditation-en-classe.php

 

Le bien être…ça s’apprend !

Le bien être cela s’apprend. Ce n’est pas un hasard si actuellement je suis de plus en plus sollicité pour des demandes de formation ou d’accompagnement (coaching) sur cette question..

Il y a eu la question de l’attention-concentration pendant cinq ans. La suite logique, le bien être. Les publications de Richard Davidson et de bien d’autres chercheurs vont la plupart dans ce sens.

L’attention-concentration étant un des piliers du Bien être avec, la résilience, la générosité, la manière de voir la vie…Pour aller plus loin voir cet article de Richard Davidson (un des spécialistes de cette question..).

http://www.rezozen.com/articles/fiche/195/Le-bien-etre-se-met-en-quatre-par-Richard-Davidson

Le burn-out….comment s’en sortir ?

Plus de 12 % de la population active française courrait le risque d’un burn-out en 2014, cet épuisement professionnel.
Et si, sous la gravité du mal-être,
pulsait une puissante énergie de transformation ?

« Serais-je la femme que je suis aujourd’hui si je n’avais pas été victime d’un burnout ? » La question semble curieuse. C’est pourtant celle que se pose Nadia Guiny, neuf ans après avoir payé cher sa suractivité professionnelle. « J’étais directrice de la communication, j’avais des responsabilités, j’étais reconnue, raconte-t-elle. Pendant vingt ans, j’ai adoré mon métier, je me donnais sans limites. À un moment, j’ai commencé à y trouver de moins en moins de sens. La fatigue s’accumulait, mais j’avais tellement à cœur de bien faire ! Je me disais qu’un moment favorable viendrait. Je n’ai pas vu le mur venir. » Selon les gens, le mur prend la forme d’un AVC, de dérèglements physiologiques, d’un état dépressif. Certains se réveillent un matin incapables d’honorer le rendez-vous qu’ils préparaient depuis des mois. Nadia Guiny, elle, a vu surgir une maladie neurologique invalidante. « Le neurologue a fait le lien entre mon surinvestissement et l’incapacité de mon organisme à en supporter davantage », souligne-t-elle.

Voir la suite sur le site de l’INREES :

http://www.inrees.com/articles/burn-out-chemin-initiatique/

Pour aller plus loin voir le livre de Nadia Guiny

La Providence

Le burn-out, un syndrome qui concerne potentiellement 4 millions de salariés. Ce sujet d’actualité est traité ici sous un angle résolument nouveau : comment transformer ce pépin de vie en pépite, c’est-à-dire en opportunité, voire en une formidable occasion de transformation. Récit autobiographique autour du thème « comment être acteur de sa guérison », il devient un guide lorsque les solutions médicales proposées s’avèrent limitées, inexistantes ou inefficaces. «Je viens d’avoir 42 ans et je mène ma vie tambour battant. Soudain, la vie bascule. Un burn-out qui prend la forme singulière dune maladie orpheline qui, à son tour, génère un handicap. Puis c’est la découverte dune anomalie dans le cervelet et la survenue d’un accident vasculaire cérébral. Malgré un diagnostic implacable, je me fais le serment de guérir, envers et contre tout. Commence alors un long parcours de soins, qui relève de la résolution d’énigme, avec son cortège d’espoirs déçus mais aussi de belles rencontres, à commencer avec moi-même dont je m’étais imperceptiblement éloignée. Au bout du chemin, la guérison. Mieux encore, la transformation ! La vie est un cadeau. Derrière chaque pépin se cache au moins une pépite. Les crises constituent de formidables occasions de rebondir pour peu qu’on se saisisse de cette opportunité plutôt que de sen plaindre.» Préface de Christian Flèche.

Prendre soin de notre esprit : il suffit de 10 minutes par jour.

Andy Puddicombe nous invite à nous poser cette question :

A quand remonte la dernière fois où vous n’avez rien fait ? 10 minutes seulement, sans être dérangé ? Et quand je dis « ne rien faire », je parle vraiment de ne « RIEN faire ». C’est-à-dire pas de mail, ni de SMS, ni d’internet, pas de télé, pas de causette, ne pas manger, ne pas lire, ne même pas s’asseoir pour se remémorer le passé ou faire des projets d’avenir. Simplement ne rien faire.…Pour aller plus loin voir cette vidéo.

NON VIOLENCE : 10 minutes de pleine conscience par jour suffisent à se changer la vie