Archives de Tag: concentration

Journée de formation SNIES – UNSA avec les infirmières scolaires de l’académie de Lille.

C’est à l’initiative de Nathalie Scol, secrétaire académique du Snies-Unsa, que j’ai échangé avec plus d’une trentaine d’infirmiers et infirmières scolaires de l’académie de Lille sur deux questions :

  • Les pratiques de pleine attention en contexte éducatif et la place de l’infirmière scolaire dans leur présentation et développement.
  • le stress et le sur-stress professionnel au sein des établissements scolaires.

L’image contient peut-être : une personne ou plus

La matinée a été consacrée à la question de la place des pratiques de pleine attention dans le contexte éducatif et plus particulièrement sur la place de l’infirmière scolaire comme pilote d’un projet qui implique tous les niveaux de l’établissement, chef d’établissement et adjoint, conseiller principal d’éducation, enseignants et éducateurs. C’est à deux voix que nous avons présenté l’expérience innovante menée depuis deux ans au collège Saint Exupéry d’Hellemmes. Vous trouvez un compte rendu sur le lien suivant :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2016/04/30/la-pleine-attention-en-college-temoignage-dune-experimentation/

Nous avons particulièrement insisté sur la question du développement de l’action dans l’année deux du projet. En effet au delà de l’action de formation en direct auprès des adultes, nous avons pensé le dispositif comme une action de formation de formateur, à savoir que l’infirmière scolaire a participé à l’action de formation avec l’objectif de pouvoir accompagner en interne les adultes formés et poursuivre l’année suivante (N+1) la formation de nouveaux enseignants et éducateurs. Cette forme d’intervention démultiplie les effets. L’intervenant expert (ici en l’occurrence moi même) introduisant le dispositif lors de la première rencontre de l’année 2.

En fin de matinée j’ai proposé aux participants, toute une suite de situations de pleine attention qui peuvent être pratiquées sur des temps très courts dans le temps de classe.

L’après midi, nous avons abordé l’épineuse question du sur-stress qui non régulé mène à  l’épuisement professionnel qui mène à l’état de burn-out. Je ne développe pas ici la question des causes , maintenant bien identifiées. Vous trouverez l’essentiel sur le lien suivant :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/03/22/le-burn-out-dans-les-metiers-de-leducation-comment-le-prevenir-et-sen-proteger/

C’est en partant des résultats d’un test qui estime le niveau de stress professionnel ainsi que le ou les facteurs de stress les plus dominants que nous avons échangé sur comment l’infirmière scolaire pouvait faire partager, induire la logique de prévention sur cette question du sur-stress professionnel. Ce qui revient à la question de comment amener une réflexion puis des orientations qui participent à créer les conditions d’un mieux être et un mieux vivre ensemble dans les établissements scolaires.

J’exploite le test de Légeron (le stress au travail) qui identifie cinq niveaux de stress professionnel et six facteurs qui participent à développer ce stress professionnel, pour mémoire ces facteurs sont : la pression, le changement, la violence, la frustration, le relationnel, l’environnement. Comme pour la plupart des personnels de l’éducation, les infirmiers et infirmières scolaires ont comme facteur prédominant la pression. Quant au niveau de stress professionnel, le groupe se répartit sur le cinq niveaux avec une majorité au niveau 3. Ce qui correspond selon Patrick Légeron à un contexte professionnel stressant.

Raymond Barbry le 12 mai 2017

 

 

Table ronde du Printemps de l’Éducation à Roubaix : Les tisserands de l’éducation

Je participerai le samedi 20 mai dans le cadre du forum du Printemps de l’Éducation, à la table ronde sur le thème  » Les tisserands de l’éducation » . Cette manifestation aura lieu à Roubaix au cinéma Duplex. Cette table ronde se fera en présence du Philosophe Abdennour Bidar, auteur de l’ouvrage  » Les Tisserands – Réparer ensemble le tissu déchiré du monde ».

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Dans son ouvrage, Abdennour Bidar fait explicitement référence au travail que je mène actuellement et cela depuis déjà six ans sur la question de l’introduction et  l’exploitation des pratiques de pleine attention (pleine conscience ou méditation laïque) en contexte scolaire.

Ce sera pour moi l’occasion de mettre en valeur toutes les personnes de l’enseignement  (public, privé confondus) : chefs d’établissements, CPE, éducateurs, enseignants, infirmières, les équipes d’établissement, les syndicats, les associations de parents d’élèves, les académies, les directions diocésaines, les centres de formation,  qui ont fait confiance dans la démarche qui est la mienne. A leur tour elles deviennent des Tisserands multipliant cette approche qui tend à mettre du lien, du mieux être et du mieux vivre ensemble dans les établissements scolaires.

Un rapide calcul montre qu’en six ans les actions que j’ai menées sur les thématiques :  attention et concentration – Bien être à l’école – régulation du stress – épuisement professionnel – harcèlement – confiance en soi, ont touché

  • Plus de 1500 enseignants, conseillers principaux d’éducation, éducateurs informés et formés à cette approche.
  • Près de 200 chefs d’établissement du 1er et du 2nd degré informés et sensibilisés à cette approche.
  • Près d’une trentaine d’équipes éducatives prenant comme axe prioritaire de leur projet d’établissement, l’attention-concentration.
  • Plus de 2500 parents informés.
  • Plus de 500 élèves en intervention direct.
  • Plus de 50 formateurs sensibilisés.

Intéressez par cette conférence ???

Inscrivez vous en cliquant sur le lien ci dessous :

https://www.helloasso.com/associations/printemps-de-l-education/evenements/table-ronde-spiritualite-et-liberte-educative

Raymond Barbry le 28 avril 2017.

 

Attention-concentration et bien être à l’école et au collège, axe prioritaire pour un ensemble scolaire Nîmois

Je viens de passer deux jours avec toute une équipe pédagogique d’enseignants, d’éducateurs, d’assistants de vie scolaire de l’ensemble scolaire de Valsainte à Nimes. Deux jours où nous avons abordé à la fois la question de l’attention-concentration et du bien être des élèves comme des adultes.

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Ce sont prés de quarante personnes qui ont bénéficié à la fois d’un programme de formation leur permettant,  d’une part d’identifier ce qui dans leurs pratiques actuelles favorisent développement de l’attention-concentration et du bien être, et d’autre part d’enrichir ces pratiques par la mise en place quotidienne d’exercices de pleine attention.

D’abord des mises en situations concrètes, c’est ce qui caractérise l’efficience de ces deux journées. Toutes les situations ont été vécues puis analysées par les adultes (cf le programme en huit étapes élaboré par l’Ageps Raymond-Barbry). Les conditions d’un transfert en contexte de classe ont été finalisées par un travail d’équipe par niveau..

Une priorité le bien être à l’école, une intention incarnée par le chef d’établissement ! C’est ce qui se dégage de ces deux journées et qui est partagé par l’ensemble des participants. Au delà du développement des capacités attentionnelles des élèves, la priorité des priorités est de favoriser et de créer les conditions du bien être dans le temps scolaire, tant pour les adultes que pour les élèves. Une condition de réussite pour que cette intention se concrétise dans le quotidien de la vie de l’établissement, la posture du chef d’établissement.

Formations d’enseignants à l’attention-concentration et à la régulation du stress professionnel

Comme tous les ans depuis six années je poursuis les actions de formation dans deux domaines d’expertise de l’AGEPS-Raymond Barbry, l’attention-concentration et la régulation du stress professionnel.

Suite à quatre jours de formation qui ont regroupé prés d’une cinquantaine d’enseignants, répartis sur les deux sessions, du 1er degré de la région des Hauts de France, voici les observations que j’en retire.

  1. Sur la question de l’attention-concentration
  • Les enseignants sur le terrain font les mêmes constats que ce que les chercheurs identifient actuellement dans les différents domaines de recherche (neurosciences, psychologie, ergonomie, didactique….), à savoir une baisse conséquente des capacités attentionnelles, les leurs  (celles des adultes) et celles des enfants.
  • Développer l’attention-concentration devient une priorité éducative. Les enseignants présents représentaient une dizaine d’établissements. Plus des trois quarts mettent en priorité 1 dans leur projet d’école, le développement de l’attention-concentration.
  • Le besoin d’éduquer et de former à l’exploitation des outils numériques dés le plus jeune âge pour apprendre à en maîtriser l’exploitation et ne pas en être dépendant.
  • Le déficit grandissant des capacités motrices chez les enfants de 3 à 11 ans. Déficit qui se traduit par des problèmes de coordination motrice, de capacité énergétique, de tonicité générale, d’appréciation de trajectoire. Les enseignants font un lien entre la motricité et l’attention-concentration.
  • Le besoin d’instaurer des temps de silence, de calme ou de rien quotidiennement dans l’emploi du temps de la journée.

Ces constats et observations ont été pris en compte dans le dispositif de formation et nous avons proposé des pistes et des outils concrets pour remédier aux difficultés identifiées (cf plusieurs articles à ce sujet dans ce blog).

  2. Sur la question du stress professionnel des enseignants.

  • Il est en augmentation comparativement aux années antérieures. je fais le constat qu’au regard des tests que j’exploite dans le cadre de ces deux jours de formation, les scores augmentent d’année en année. Sur l’échelle de Légeron qui comporte 5 niveaux, le groupe d’une vingtaine d’enseignants obtenait une moyenne supérieure au niveau 4. La moité du groupe étant au niveau 5 ! Niveau qui caractérise un métier à très haut niveau de stress. Une seule personne au niveau 3.
  • Les enseignants au même titre que les autres professions liées à de l’humain (professions de la santé, du social, de l’éducatif, de la justice) ont des niveaux de stress de plus en plus conséquents. Ce qui ce concrétise par une augmentation de l’épuisement professionnel et son contingent de burn-out.
  • La non reconnaissance, la frustration et la pression sont les trois facteurs de sur-stress professionnel les plus élevés. Nous ne constatons pas d’évolution depuis plus de dix ans que nous faisons passer ces tests aux enseignants. L’appartenance au secteur public ou privé n’a pas d’importance en ce domaine.
  • Le non outillage des personnes à la régulation de leur niveau de stress, la difficulté grandissante à réguler les différents temps de vie et à prendre du temps pour soi. Cette problématique n’est toujours pas abordée en formation initiale. Elle semble considéré comme du registre du développement personnel, et être de la seule  responsabilité des personnes. Nous avons en France, à cheminer en ce domaine pour faire reconnaître que la question du stress professionnel et bien une question professionnelle et non personnelle.

Bilan de ces quatre jours par les participants qui résument par les mots et phrases suivants :  incontournable /  indispensable / devrait être proposé à tous les enseignants / devrait être aussi développé en formation d’équipe / des outils concrets et finalement simples à exploiter quotidiennement / prendre du temps pour soi est aussi une compétence professionnelle / A proposer dés la formation initiale…..

Raymond Barbry le 14 novembre 2016

 

 

 

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Une collaboration école-association de parents sur l’attention-concentration et le bien être à l’école.

 

C’est dans le cadre d’une formation-accompagnement de longue date (début de l’accompagnement 2011) de l’équipe pédagogique et du personnel éducatif de l’école maternelle et primaire Saint Charles de Saint martin-les-Boulogne (Pas-De-Calais-France), que j’ai réalisé le mardi 18 octobre une rencontre à la demande de l’association des parents d’élèves et du conseil d’établissement. Cette rencontre qui a pris la forme d’une conférence-atelier avait deux objectifs prioritaires :

  • expliciter l’axe prioritaire du projet d’école – attention-concentration et bien être,
  • donner des outils simples, pratiques et concrets aux parents pour développer l’attention-concentration dans leur quotidien familial.

Voici en résumé les grands points abordés lors de cette soirée où étaient présentes plus de 120 personnes et toute l’équipe pédagogique (une quinzaine d’enseignants).

 

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Développer l’attention concentration, des enfants, des jeunes….et des adultes, une priorité éducative !

L’attention est la capacité d’être dans la présence à l’instant tel qu’il se présente…la concentration est la focalisation intentionnelle sur un élément de ce présent. Être attentif et concentré c’est être capable de se maintenir intentionnellement dans le présent et se mettre à distance des pensées qui nous renvoient dans le passé ou nous projettent dans le futur.

Pourquoi apprendre et développer cette métacompétence (l’attention-concentration) à l’école..mais aussi dans le sport, la musique, le travail et la vie personnelle ? Nous observons une baisse conséquente des capacités attentionnelles chez l’être humain et plus particulièrement ces dernières années. Quelques données chiffrées qui interpellent quant à la réduction de nos capacités attentionnelles

 

  • Durée totale d’attention sur 60mn : Il y a trente ans elle était de 20mn, il y quinze ans :15mn, en 2015 : 3mn.
  • Durée de concentration soutenue sur une tâche donnée, début des années 2000 : 3mn, en 2012 : 1mn15 sec, en 2016 : 45 secondes.

 

Les causes essentielles de cette baisse exponentielle de nos capacités attentionnelles sont maintenant bien identifiées.

  • La sur-sollicitation informationnelle. Nous vivons dans un monde qui sans arrêt nous « bombarde » d’informations via les différents médias (télé, réseaux sociaux, smartphone etc….). Nous sommes dans un environnement hyperconnecté.
  • Un mental en ébullition constante..Nous avons de moins de moins de temps de « rien »..Nous sommes tout le temps en activité mentale, ce qui épuise nos capacités de vigilance et génère des états d’épuisement..Une des raisons de l’augmentation des « burn-out » chez les adultes est en partie lié à cet aspect. Nous observons à l’heure actuelle des enfants de 5 ans en état de « burn-out ». Une enquête récente de l’OCDE montre combien les élèves français sont parmi les plus en état de stress et d’épuisement psychique !
  • Un modèle de vie compétitif survalorisé et marqué par une obsession à l’évaluation. Nous avons mis en exergue la logique compétitive. Elle imprègne tous les niveaux de la société. Il y des injonctions à être dans le toujours « plus », d’efficacité, de rendement, de performance, de mesure et de contrôle etc…Nos enfant ont baigné dans ce modèle sociétal occidental qui épuise et rend moins efficient l’apprentissage. Or pour apprendre il faut en priorité, patience, acceptation des tâtonnements et des erreurs.
  • Un contexte social de plus en plus anxiogène. Les événements qui marquent notre pays et l’Europe depuis quelques années ne sont pas sans conséquence sur nos états psychiques. Nous vivons dans un monde de peur alimenté par les médias et par certains politiques. Nos enfants sont des éponges, nous ne les protégeons pas assez de cet environnement médiatique qui pollue les esprits. Il ne s’agit pas de minimiser les événements sociétaux actuels (enchaînement de crises en tout genre, emploi, conflits armés, attentats, immigration, montée des xénophobies, violence, épuisement des ressources de la planète, changement climatique…) mais il ne sert en rien de les surestimer et d’en surexposer les enfants.
  • Une perte du temps d’activité  physique ! Plusieurs études très récentes en France et dans d’autres pays occidentaux montrent combien l’activité physique est déterminante pour notre santé, mais aussi pour notre attention-concentration. Les enfants qui ont au moins 30mn d’activités  physiques par jour, obtiennent de meilleurs résultats au test d’attention-concentration ! Par activité physique il faut entendre tous les temps de motricité, et tous les jeux extérieurs qui mettent en mouvement le corps ! En outre, avant que l’enfant ne sache lire, les seuls jeux possibles sont sensori-moteurs et basés sur la stéréotypie motrice
  • Un temps chronophage passé devant des écrans en tout genre ! Télévision (4h00/jour en moyenne pour un enfant français !), utilisation non raisonnée des ordinateurs, tablettes et smartphone, temps passé sur les réseaux sociaux. Il peut être bon de se rappeler la loi des 3, 6, 9, 12. Pas d’écran avant 3 ans, ou tout au moins les éviter le plus possible. Parce que de nombreux travaux montrent que l’enfant de moins de trois ans ne gagne rien à la fréquentation des écrans. Pas de console de jeu portable avant 6 ans. Aussitôt que les jeux numériques sont introduits dans la vie de l’enfant, ils accaparent toute son attention, et cela se fait évidemment aux dépens de ses autres activités. Pas d’Internet avant 9 ans, et Internet accompagné jusqu’à l’entrée en collège. L’accompagnement des parents sur Internet n’est pas seulement destiné à éviter que l’enfant y soit confronté à des images difficilement supportables. Il doit lui permettre d’intégrer trois règles essentielles : tout ce que l’on y met peut tomber dans le domaine public, tout ce que l’on y met y restera éternellement, et tout ce que l’on y trouve est sujet à caution parce qu’il est impossible de savoir si c’est vrai ou si c’est faux. Internet seul à partir de 12 ans, avec prudence. Là encore, un accompagnement des parents est nécessaire. Il faut définir avec l’enfant des règles d’usage, convenir d’horaires prédéfinis de navigation, mettre en place un contrôle parental…
  • Mais aussi, la qualité de notre alimentation et du sommeil. Ce que nous mangeons n’est pas sans effet sur toutes les capacités de notre corps. Il est prouvé qu’une alimentation trop riche en sucre altère les capacités de vigilance. Une augmentation des perturbateurs endocriniens dans notre alimentation ne serait pas sans effet sur nos comportements et nos capacités de vigilance (augmentation de la suractivité et de l’hyperactivité notamment). Nous constatons une baisse conséquente du temps de sommeil chez les enfants. A la question posée à des spécialistes du cerveau (neurologue), quel est l’élément déterminant pour avoir un « cerveau » en forme ?  Leur réponse unanime : bien dormir en qualité et quantité (l’aspect quantitatif est dépendant de chaque personne).

Comment améliorer nos capacités attentionnelles ?

  • Des fondamentaux et du bons sens qu’il est toujours bon de rappeler ! Une qualité et quantité de sommeil suffisantes (cf point précédent)….une alternance des temps de repos, d’activités physiques, d’activités intellectuelles, et de temps d’ennui. Il importe de susciter et de provoquer des temps de rien, voire d’ennui. Ils sont nécessaires au développement de notre bien être et de notre imagination….Une régulation du temps passé devant les écrans….La reconnaissance des temps de fatigue.Il ne sert à rien d’exiger de l’engagement, de l’attention et de la performance quand le sujet est fatigué, qui plus est un enfant.
  • La connaissance des moments propices de vigilance accrue dans la journée, la semaine et l’année. Nous savons quels sont ces temps qu’il est judicieux d’exploiter…dans le cadre de la journée, le matin entre 9h00 et 11h00 et dans l’après-midi entre 15h00 et 17h00-18h00…dans le cadre de la semaine, le début et la fin de semaine sont marqués par une vigilance réduite le lundi et une fatigue conséquente le vendredi…les saisons rythment notre état de « forme » et de vigilance, lors des changements de saison et en automne et hiver nous sommes plus fatigables et moins vigilants, le déficit de lumière en serait la cause essentielle.

Mais aussi, proposer des temps courts de pratique de pleine attention aussi appelé pleine présence, voire pleine conscience. Ces pratiques se développent  exponentiellement dans nos sociétés occidentales. Elles touchent tous les domaines, la santé, le travail, le social, la justice, le sport, l’école. Au delà d’un effet de mode indéniable, elles n’en sont pas moins une des réponses aux dérives qu’a engendré notre mode de vie moderne (suractivité, surconsommation, surmédiatisation, perte du sens, déficit de l’intériorité et de la conscience de soi etc…). Dans le contexte de l’école elles ont pleinement leur place aujourd’hui pour apprendre aux enfants à réguler eux-mêmes leurs capacités attentionnelles, à muscler leur mental et à apprendre à observer et orienter leurs pensées. Cette capacité est à la base de l’apprentissage, sans attention-concentration suffisante, l’apprentissage est tout simplement impossible. De plus en plus de pays proposent des temps spécifiques d’apprentissage à la pleine attention. La France s’y met peu à peu. Pour ma part, cela fait cinq ans que je forme des enseignants à cette pratique. C’est ce que j’ai fait avec l’ensemble de l’équipe pédagogique de l’école Saint Charles et avec plus de 800 enseignants répartis sur tout le territoire français depuis cinq ans.

  • Quelles sont ces pratiques de pleine attention qui peuvent être exploitées en contexte éducatif ?  Elles sont connues de longue date, nous y trouvons : le yoga, la méthode Vittoz, la méditation de pleine conscience adaptée aux enfants, la sophrologie, la gestion mentale, les temps d’intériorité et de calme, les temps d’écoute en silence….
  • Comment les exploiter dans notre quotidien ? Il suffit de 3mn de pratique par jour pour commencer à développer notre attention-concentration. Il importe de comprendre que c’est par un entraînement quotidien et répétitif que cette dernière va se développer. C’est en faisant que l’on apprend !  Ce peut être, par exemple, lors d’un temps formel qui est posé avant le coucher à la maison ou au retour de récréation à l’école. Mais aussi à tout moment, où percevant la perte de vigilance, nous arrêtons notre activité pour faire du calme en soi en se centrant sur sa respiration par exemple.
  • L’intérêt pédagogique de ces pratiques est bien reconnu et validé. Nous observons, au delà de l’amélioration des capacités attentionnelles, un gain de calme dans les classes, une diminution du niveau de stress et d’angoisse, une qualité du vivre ensemble et de la coopération et un apprentissage plus efficient. Nous avons de plus en plus de recherches et d’expériences qui valident les effets des pratiques de pleine attention auprès des enfants, des adolescents et des jeunes.

Mise en situation proposée aux parents. Après avoir présenté l’outil que j’ai élaboré et amélioré depuis six ans avec l’aide et la participation des enseignants formés à cette approche ; j’ai proposé, en guise de découverte, plusieurs situations qui peuvent être exploitées à la maison comme dans la classe. C’est ainsi que les parents ont effectué des exercices :

    • d’attention à sa respiration,
    • d’attention aux sons,
    • d’attention au corps,
    • d’attention aux pensées.

L’outil que je propose s’appuie sur cinq approches complémentaires : la gestion mentale, la méditation adaptée aux enfants, la métacognition, la visualisation mentale, le  breathplay (respiration du yoga adapté à l’effort). Il est bâti en huit étapes qui s’inscrivent dans une complexité croissante. en voici la présentation :

  • Étape 1 : Attention à la respiration.
  • Étape 2 : Attention aux sons, aux silences et au goût.
  • Étape 3 : Attention aux sensations du corps.
  • Étape 4 : Attention à la respiration tout en marchant, tout en courant…
  • Étape 5 : Attention aux émotions.
  • Étape 6 : Attention aux pensées.
  • Étape 7 : Faire le calme en soi et se mettre en projet.
  • Étape 8 : Remplacer une pensée obsédante (par exemple, peur d’échouer) par une pensée positive.

Cette approche prend son sens à compter de l’âge de 6-7 ans. Pour les âges précédents (de 3 à 5/6 ans), l’éveil des sens, l’activité motrice, les activités artistiques, suffisent amplement à développer l’attention-concentration.

Raymond Barbry le 2/11/2016

 

 

Quand les médias parlent de pleine conscience à l’école.

Si voulez savoir ce qu’il en est de la pleine conscience, pratique que nous proposons depuis six ans dans les écoles en en formation continue pour les enseignants, voir ce reportage dans l’émission « 7jours sur la planète ».

Le 11 septembre 2015, Jeanne Siaud-Facchin, psychologue et spécialiste de la Pleine Conscience, est l’invitée de l’émission « 7 jours sur la planète ».

Avec Jeanne Siaud-Facchin nous avons été des précurseurs en France du développement de ces pratiques de pleine conscience à destination des enseignants et des élèves.

 

Attention-concentration et bien être à l’école, priorités de projet d’école et d’établissement.

De plus en plus d’établissements publics et privés sous contrat font de l’attention-concentration et du bien être à l’école l’axe prioritaire de leur projet d’établissement.

Depuis six ans que je développe et propose ces deux priorités en formation continue d’enseignants, j’observe une évolution des besoins de formation.  L’attention-concentration reste une priorité d’autant que les problématiques observés dans les classes sont de plus en préoccupantes (cf les différents articles écrits dans ce blog à ce sujet et les recherches récentes publiées qui mettent en exergue cet aspect).  Cependant la question du bien être des élèves comme des adultes est prégnante. Les observations des professionnels de l’éducation (enseignants, chefs d’établissements, conseillers d’éducation, infirmières, éducateurs, inspecteurs) et les recherches scientifiques faites ces dernières années en ce domaine (neurosciences, psycho-socio….) montrent l’importance de la prise en compte de cette dimension du bien être à l’école pour répondre aux finalités de l’école d’aujourd’hui.

Pour cette année scolaire 2016-2017, les demandes et projets finalisés vont toucher plusieurs centaines d’enseignants et chefs ‘établissement :

  • Ce sont sept établissements répartis dans deux grandes régions (école, collège, lycée / Hauts de France et Occitanie) qui ont demandé à ce que je les forme et accompagne sur l’un et l’autre de ces axes.
  • C’est tout un département en Occitanie (Pyrénées Orientales) qui a fait de la question du bien être des enseignants la priorité de cette année.
  • Ce sont cinq formations – en partenariat avec l’ISFEC Montpellier et lIFP Lille – sur ces deux thématiques qui vont regrouper plus d’une centaine d’enseignants.
  • C’est une formation spécifique à destination des chefs d’établissement de la région Auvergne-Rhône Alpes en partenariat avec l’Institut de l’Oratoire de Lyon.