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L’AGEPS-Raymond Barbry, une semaine de mise en valeur !

Au delà des interventions que j’ai pu réaliser durant ces dernières semaines auprès de parents, d’enseignants, de chefs d’établissement, mais aussi d’entraîneurs sportifs, trois événements marquants cette semaine :

La rencontre avec Jean Philippe Lachaux de l’Inserm Lyon lors de la journée sur l’attention-concentration organisée par l’Ifp des hauts de France à Arras. Cela fait bientôt dix ans que chacun de notre côté nous agissons pour que cette question soit prise en compte en priorité dans les différents domaines de la vie ! Et il semblerait que les prises de conscience se réalisent au plan institutionnel de l’éducation nationale….Il se trouve que le professeur qui a formé J.P Lachaux est Franseco Varela, personne avec laquelle, j’ai pu collaborer dans les années 1990-2000 ! F.Varela a participé au développement du réseau international « mind and life » de recherche entre les sciences cognitives et les sciences de l’esprit. Avec J.P Lachaux, nous développons deux approches complémentaires sur l’éducation et la formation aux capacités d’attention-concentration.

La mise en valeur dans un article de presse locale de l’expérimentation menée par l’école primaire de Pas-En-Artois (La Providence) qui mène sur trois ans un projet sur attention-concentration et bien être. (Cl Voix du Nord du 18/11/2017-Arras / Pas En Artois – Les élèves de l’école La Providence expérimentent la méditation en classe)

Le mot même de méditation n’est plus du tout tabou dans le champ de l’éducation nationale et des différents partenaires. Pour preuve, les formations que je mène actuellement dans plusieurs établissements (écoles et collèges) auprès de l’ensemble personnel (enseignants, direction, personnel). Dire que nous allons proposer et pratiquer de la méditation en classe est accepté, voire réclamé et cela aussi bien dans les établissements publics que privés sous contrat. Quelle évolution en quelques années !

 

Raymond Barbry le 18 novembre 2017

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Un projet d’école centré sur le développement de l’attention-concentration et du bien être, description.

Nous avons déjà fait référence dans quelques précédents articles de ce qui se réalise à l’école maternelle-primaire « La Providence » (école rurale sous contrat d’association de trois classes) à Pas-en-Artois, village du Pas-De-Calais.

Illustration de la vidéo

Compte tenu du nombre de demandes de description au sujet du projet mené par cette école que j’accompagne, je présente dans cet article l’ensemble des actions menées par l’équipe pédagogique qui a posé comme axe prioritaire du projet d’école pour les trois ans qui viennent, l’attention-concentration et le bien être à l’école.

Les actions menées pour cette année scolaire 2017-2018

Formation des enseignants à la pleine attention par le programme de l’AGEPS-Raymond Barbry. Un programme modulable qui s’adapte aux enfants, aux adolescents et aux adultes. Il croise les outils de la méditation de pleine conscience, de la gestion mentale et de la visualisation mentale.  Une formation-accompagnement qui s’appuie sur l’expérience de deux enseignantes antérieurement formées à ce programme et ayant déjà une pratique avec leur classe depuis trois ans. De ce fait, la formation prend la forme d’une supervision portant sur les pratiques exploitées dans la journée de classes et de nouveaux apports adaptés aux besoins spécifiques de l’équipe. Le programme des rencontres s’étale sur l’année scolaire à raison de deux heures tous les mois.

Formation des parents volontaires à la question de l’attention-concentration à la maison ou comment être partenaire de l’école. C’est avec l’accord du conseil d’établissement qu’une action de formation à destination des parents a été proposée. Il s’agit de quatre rencontres de deux heures. Durant ces rencontres sont proposées des situations concrètes qui peuvent être exploitées dans le contexte familial et qui participent à développer les capacités attentionnelles, des enfants, mais aussi des adultes ! 60% des familles ont répondu présentes à cette initiative.

L’intervention d’une sophrologue stagiaire auprès des élèves de CM2. L’école bénéficie pour cette année d’une personne en deuxième année de formation de sophrologie et qui vient animer un atelier adapté aux enfants du niveau CM2 (soit six élèves). La participation sur temps scolaire est une proposition et n’est pas à caractère obligatoire. Tous les parents ont donné leur autorisation.

Un atelier bi-hebdomadaire de yoga pour les élèves dans le cadre des Ateliers Pédagogiques Complémentaires. Cet atelier est animé par l’une des enseignantes qui en même temps fait partager à ses deux collègues son expérience. Cet atelier est proposé aux enfants des niveaux Grande section à CM2. La participation se fait sur le volontariat.

La pratique systématique et ritualisée de temps de pleine attention (méditation de pleine conscience) et de calme quotidiennement pour tous les élèves. Cette pratique prend des formes différentes en fonction des classes et de l’âge des enfants : soit des temps brefs de une à cinq minutes qui se répètent de trois à cinq fois dans la journée de classes, soit un temps de calme plus long (jusque 30 mn) positionner à la reprise de la pause méridienne, soit un mixage de temps courts et un temps long à la pause méridienne.

C’est le travail collaboratif avec les parents d’élèves qui caractérise la démarche de l’équipe pédagogique.

La méditation acceptée, réclamée à l’école et dans les autres champs de la société française.

Une bascule et un changement de paradigme s’instaurent dans la société française en ce qui concerne les pratiques méditatives et leur vulgarisation dans différents champs de la société.

Illustration de la vidéo

Les interventions, rencontres, échanges et débats que j’ai eus ces deux derniers mois dans trois régions différentes confirment cette impression que j’ai depuis un ou deux ans. Je constate et observe dans les contacts directs l’engouement, la curiosité, le questionnement sur les pratiques méditatives et plus particulièrement la méditation dite de pleine conscience. Ce que j’avais pressenti, et bien d’autres avec moi, depuis maintenant près de dix ans arrive. Il y a une accélération du phénomène « méditation » et pour toutes les pratiques dites contemplatives et d’intériorité, comme si au delà d’un effet de mode un besoin impérieux s’imposait aux femmes et hommes de notre époque. Sont aussi concernés par cet engouement, la sophrologie, la méthode Vittoz, la marche contemplative, les temps de silence et autres approches visant au développement de la conscience de soi.

Le mot « méditation » lui même n’est plus du tout tabou et peut être employé maintenant depuis quelques mois sans retenue même dans des contextes institutionnels et officiels initialement plutôt en retrait  quant aux pratiques méditatives tels que les établissements scolaires, les inspections académiques, les directions diocésaines, les associations de parents d’élèves publiques comme privées, les syndicats, et même le ministère de l’EN – sur ce dernier aspect, voir le travail réalisé par le philosophe et Inspecteur Générale de l’EN, Abdenour Bidar (voir son livre, « Les Tisserands »). Certes il existe encore ici et là des réticences, voire de la suspicion et des peurs, mais elles ne sont plus majoritaires. Les personnes et les responsables institutionnels sont en demande d’explications, de présentations d’expérimentations et de découvertes par des mises en pratique.

En deux mois (mi août à mi octobre) , ce sont plus de 600 personnes de rencontrées sur cette question des pratiques méditatives et de pleine conscience à l’école : parents, enseignants, éducateurs, responsables institutionnels (Inspecteurs, Animateur Pédagogique, Directeurs Diocésain et Adjoints, Responsables de syndicat ou d’association, Chefs d’établissement ) soit en réunions d’information, en conférences ou en actions de formation. Mais aussi des rencontres dans d’autres sphères que l’Éducation Nationale avec des entraîneurs, des sportifs, des journalistes.

Les raisons de cette évolution, telle que je la perçois de là où je suis, de ce que j’entends, de ce qui m’est dit et écrit, de ce que j’observe, de ce que je lis.

  • D’abord une question de besoins.

Le besoin d’intériorité que perçoivent les enfants, les jeunes comme les adultes, indispensable à leur santé, à leur mieux être et au vivre ensemble !

Le besoin de trouver ou retrouver du calme et du non connecté.

Le besoin d’être soi, autrement dit, le besoin d’Être plutôt que de paraître.

Le besoin de relations humaines plutôt authentiques et vraies.

Le besoin de spiritualité au delà de l’aspect strictement religieux. Je fais un lien à ce sujet avec un des courants de recherche de pointe actuellement en neurosciences qui travaille sur la question de la conscience et de ses différents niveaux. Là aussi, un changement de paradigme se met en place (cf les travaux de l’épigénétique, de la physique quantique, de la biologie quantique…. – En France : Inserm, CNRS, INREES, le diplôme universitaire de Strasbourg dans le domaine de la santé.

  • Ensuite, une appropriation par les médias de cette question de la méditation.

Les émissions de télévision ou grands médias (télé, radio..) avec des interlocuteurs tels que Christophe André, Matthieu Ricard, Fabrice Midal, A.Lutz et bien d’autres. Cf sur Arte « les étonnantes vertus de la méditation ».

Les reportages tel que celui réalisé récemment par l’INREES et mis en ligne en accès libre sur youtube. Cf « En lotus à l’école », https://www.inrees.com/Video/meditation-lotus-ecole-education/

La publication exponentielle de livres, cd, articles de presse et autres outils mis à disposition sur le net. Il n’y a pas une semaine, sans un article, un ouvrage, un cd qui ne paraissent sur cette question.

  • Les justifications scientifiques et d’expériences.

Certainement l’argument « massue » comme je le constate à chaque fois que des remises en question sur le bien fondé de ces pratiques et des effets sont posés. Les éléments et preuves avancés en matière d’effets positifs sont aujourd’hui  indiscutables tant au plan scientifique que de l’expérience.  D’autant que les personnes qui réagissent tout d’abord en opposition aux pratiques méditatives le font au regard d’une conception qu’ils veulent scientifique et matérialiste ou par dogmatisme soit scientiste, soit religieux. Or dans les deux approches, la science comme le religieux, rien ne va à l’encontre des pratiques méditatives et contemplatives, bien au contraire !

La méditation, d’abord et avant tout une pratique systématique !  J’observe aujourd’hui des experts en connaissance sur la « méditation » des érudits qui ne pratiquent pas ou trop peu pour en parler d’expérience authentique. Nul besoin de lire une multitude de livres à ce sujet, tous ou presque disent la même chose avec des entrées particulières. Mais le message et les fondamentaux sont les mêmes à peu de choses prêt !

Raymond Barbry le 19 octobre 2017

Mise en valeur durant ce mois de septembre sur : les pratiques de pleine attention à l’école (méditation), le bien être à l’école, le management bienveillant et la dynamique collective d’une équipe d’athlètes…

Durant ce mois de septembre, ce sont sur le plan des interventions en formation,
– La rencontre et le début de formation avec 9 équipes pédagogiques des hauts de France du 1er degré sur la question de l’attention-concentration et du bien être à l’école par les pratiques de pleine conscience (pleine attention).
– Une conférence débat avec des parents d’élèves, sur comment aider mon enfant à développer son attention-concentration.
– La participation à un conseil d’établissement d’une école pour présenter la méditation pour les enfants.
– Une journée de formation avec des chefs d’établissement sur le management bienveillant.
– Une rencontre avec une équipe de direction d’un collège sur l’attention-concentration et le bien être à l’école des jeunes et des adultes.
– Une rencontre avec des responsables pédagogiques d’un centre de formation de la région des « hauts de France » sur comment former à la régulation des émotions dans les métiers de l’humain.
– Un reportage réalisé par Olivia (Oli Dayz) et mis en ligne par l’INREES sur la méditation à l’école, et qui génèrent beaucoup d’échanges via les réseaux sociaux.
– Ce sont les athlètes du groupe demi-fond du RCArras qui nous font des merveilles chaque semaine à l’entraînement et dans les différentes compétitions auxquels elles et ils participent…

L’enfance des possibles, bientôt sur INREES TV…

Dans le cadre des reportages réalisés par l’INREES, nous avons pu témoigner de notre pratique de formateur et de consultant sur les questions de l’attention-concentration et du bien être à l’école. Vous trouverez sur le lien suivant un résumé qui présente ce reportage.

L’enfance des possibles – L’EXTRA Lab S3E1
(Bande-annonce)

https://www.inrees.com/Video/enfance-des-possibles-ba/

Mémoires prénatales, capacités extrasensorielles, éducation alternative… Enquête en trois reportages sur l’enfance !

Description DU REPORTAGE

Notre vie commence bien avant notre petite enfance. Quelles traces la vie utérine et l’accouchement peuvent-ils laisser sur nos personnalités et nos comportements ?

Médiumnité, intuition, prémonitions… De plus en plus d’enfants témoignent de perceptions extraordinaires. Serait-ce le signe d’une évolution générale de conscience ?

Se détendre, fermer les yeux, prêter attention à sa respiration… La méditation fait son entrée à l’école. Phénomène de mode ou changement profond au sein de l’éducation ?

Raymond Barbry, le 2 septembre 2017

Les tisserands éducatifs et Abdenour Bidar au Printemps de l’éducation

Ayant pu participer et témoigner lors de la table ronde du printemps de l’éducation à Roubaix le samedi 20 mai, je tenais à partager ce qui a été pour moi les idées « force » que j’ai dégagées à l’issue de cette soirée qui a été riche tant au niveau mise en perspective que témoignages concrets de mises en œuvre qui ne sont plus des utopies, mais des réalités développées et partagées. Ce qui suit est une interprétation de ce que j’ai perçu et de ce qui a fait échos en moi. D’autant qu’à cette période j’étais plongé dans la lecture de deux ouvrages qui ont influencé ma perception : N »ayons plus peur de Thupten Jinpa et Pratique de la méditation laïque de Jacques Vigne. Ce n’est en rien le résumé de cette table ronde dont vous pourrez bientôt trouver la totalité du contenu sous la forme d’une vidéo réalisée par le « Printemps de l’Éducation ». Elle sera mis en ligne prochainement.

L’image contient peut-être : intérieur

Un constat de départ, même sorties des totalitarismes fascistes et communistes du XXe siècle, nos sociétés modernes ne sont pas idéales pour autant. L’être humain reste conditionné, voire manipulé. Il ne s’agit pas d’une conspiration (cf les théories du complot), mais plutôt d’un système non régulé qui  emporté par son élan s’affole et a perdu le sens de l’humain. En effet comment s’y retrouver dans  ce fatras d’informations contradictoires et emmêlées ? Ce que nous observons dans l’extériorité n’est-il pas l’image de ce qui se passe dans notre intériorité ? Comme l’explique si bien le Dr Jacques Vigne (Pratique de la méditation laïque), l’embrouillamini des pensées et des émotions mène à l’effondrement intérieur.

Éduquer à l’intériorité, la priorité des priorités. Elle est à la base et au fondement de notre développement d’humain. L’homme moderne souffre de déficit d’intériorité ! Or cette éducation est fondamentale. Elle passe par l’apprentissage de la lecture de nos émotions en revenant à notre corps, à identifier les tensions où elles se situent et à analyser les réactions psychologiques en chaîne qui mènent par exemple à l’explosion émotionnelle. Il est indispensable d’apprendre et de comprendre que ce qui déclenche une émotion perturbatrice n’est en fait que le miroir extérieur qui nous renvoie à nous mêmes.

Pour une vraie laïcité. Mais qu’est-ce qu’une vraie laïcité ? Le problème de fond se trouve du côté du totalitarisme, qu’il soit laïc ou religieux. La vraie laïcité ne s’oppose pas à la religion, elle les met toutes sur un pied d’égalité, et permet d’inclure celles et ceux qui n’en ont pas. Elle s’appuie sur deux principes fondamentaux : notre humanité commune et notre interdépendance. Il s’agit de bien séparer les croyances religieuses indémontrables des valeurs de la vie intérieure qui sont importantes pour tout être humain. Nous pouvons vivre sans croyances religieuses, mais nous ne pouvons pas  vivre sans le sens de l’altruisme, par exemple.

Nous sommes tous reliés et interdépendants. Ce sentiment et cette conscience de l’interdépendance gagnent. La mondialisation et la globalisation n’ont pas que des effets négatifs, en effet nous sommes de plus en plus en contact avec des personnes de religion et de culture différents. Des personnalités tels que Gandhi, Luther King, Mandella servent de modèle d’inspiration. Ils sont des tisserands d’humanité. Les témoignages tant des participants à la table ronde que les prises de paroles des personnes dans la salle ont été des exemples concrets de ce qui existent déjà et se multiplient en ce domaine de la mise en lien, du partage, de la coopération.

Éveiller notre instinct à la compassion.  Notre culture a véhiculé un récit en vogue nous expliquant notre comportement au travers du prisme de la compétition et de l’intérêt personnel. C’est une histoire que nous nous sommes en quelque sorte racontée, à laquelle nous avons cru ! Le problème est qu’une telle histoire a eu tendance à se réaliser d’elle même. Quand on nous dit que nous ne sommes que des créatures égoïstes et agressives, nous finissons par le croire et nous supposons que tout être humain n’agit que pour lui même. Et même nous élaborons des systèmes d’éducation et de formation qui promeuvent ce principe de compétitivité excessive ! Si nous pensons et croyons qu’en ce monde existe la loi de la jungle, il est logique de percevoir les autres comme sources de rivalité et d’antagonisme. En conséquence nous entrons en relation avec les autres pilotées par la peur, la suspicion, l’appréhension au lieu d’entrer par l’affinité et le lien. Or nous avons maintenant que fondamentalement à la base, dans les premiers mois de sa vie, l’être humain est altruiste et compatissant (quels que soit sa culture, son pays, sa religion, son origine social etc..). Les découvertes de ces dernières décennies (étude des primates, psychologie du développement de l’enfant, les neurosciences, la nouvelle économie) montrent avec force que nous ne sommes pas justes des êtres égoïstes et compétitifs, mais aussi attentionnés et coopératifs.   Cette connaissance qui nous définit alors comme des créatures sociales dotées d’instinct de compassion et de bonté, interdépendants au bien-être, va changer notre façon de voir le monde et de nous comporter. Le temps de la compassion est venue et pour reprendre l’idée de Paul Ekman (spécialiste des émotions), la compassion mondiale est le défi le plus important de notre époque.

Être tisserand éducatif, c’est s’inscrire tant dans son engagement individuel que collectif comme membre d’une société mondiale qui vise à rendre le monde plus humain.

Raymond Barbry, le 8 juin 2017

Journée de formation SNIES – UNSA avec les infirmières scolaires de l’académie de Lille.

C’est à l’initiative de Nathalie Scol, secrétaire académique du Snies-Unsa, que j’ai échangé avec plus d’une trentaine d’infirmiers et infirmières scolaires de l’académie de Lille sur deux questions :

  • Les pratiques de pleine attention en contexte éducatif et la place de l’infirmière scolaire dans leur présentation et développement.
  • le stress et le sur-stress professionnel au sein des établissements scolaires.

L’image contient peut-être : une personne ou plus

La matinée a été consacrée à la question de la place des pratiques de pleine attention dans le contexte éducatif et plus particulièrement sur la place de l’infirmière scolaire comme pilote d’un projet qui implique tous les niveaux de l’établissement, chef d’établissement et adjoint, conseiller principal d’éducation, enseignants et éducateurs. C’est à deux voix que nous avons présenté l’expérience innovante menée depuis deux ans au collège Saint Exupéry d’Hellemmes. Vous trouvez un compte rendu sur le lien suivant :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2016/04/30/la-pleine-attention-en-college-temoignage-dune-experimentation/

Nous avons particulièrement insisté sur la question du développement de l’action dans l’année deux du projet. En effet au delà de l’action de formation en direct auprès des adultes, nous avons pensé le dispositif comme une action de formation de formateur, à savoir que l’infirmière scolaire a participé à l’action de formation avec l’objectif de pouvoir accompagner en interne les adultes formés et poursuivre l’année suivante (N+1) la formation de nouveaux enseignants et éducateurs. Cette forme d’intervention démultiplie les effets. L’intervenant expert (ici en l’occurrence moi même) introduisant le dispositif lors de la première rencontre de l’année 2.

En fin de matinée j’ai proposé aux participants, toute une suite de situations de pleine attention qui peuvent être pratiquées sur des temps très courts dans le temps de classe.

L’après midi, nous avons abordé l’épineuse question du sur-stress qui non régulé mène à  l’épuisement professionnel qui mène à l’état de burn-out. Je ne développe pas ici la question des causes , maintenant bien identifiées. Vous trouverez l’essentiel sur le lien suivant :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/03/22/le-burn-out-dans-les-metiers-de-leducation-comment-le-prevenir-et-sen-proteger/

C’est en partant des résultats d’un test qui estime le niveau de stress professionnel ainsi que le ou les facteurs de stress les plus dominants que nous avons échangé sur comment l’infirmière scolaire pouvait faire partager, induire la logique de prévention sur cette question du sur-stress professionnel. Ce qui revient à la question de comment amener une réflexion puis des orientations qui participent à créer les conditions d’un mieux être et un mieux vivre ensemble dans les établissements scolaires.

J’exploite le test de Légeron (le stress au travail) qui identifie cinq niveaux de stress professionnel et six facteurs qui participent à développer ce stress professionnel, pour mémoire ces facteurs sont : la pression, le changement, la violence, la frustration, le relationnel, l’environnement. Comme pour la plupart des personnels de l’éducation, les infirmiers et infirmières scolaires ont comme facteur prédominant la pression. Quant au niveau de stress professionnel, le groupe se répartit sur le cinq niveaux avec une majorité au niveau 3. Ce qui correspond selon Patrick Légeron à un contexte professionnel stressant.

Raymond Barbry le 12 mai 2017