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La joie et le rire au travail, des déterminants d’une authentique équipe !

La joie et le rire partagés au travail sont des indicateurs très pertinents de ce qu’est une « véritable » équipe. Bien entendu cela ne se décrète pas ! Cela se construit au quotidien et dans le temps. C’est la posture du dirigeant (manager) qui va favoriser le développement de cette joie et tout ce que cela implique dans le quotidien, rires, temps de partage, entraide….Les collaborateurs vont alors pouvoir s’autoriser à provoquer et partager ces temps de rire, de joie.

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J’emprunte ici en partie les mots de Frédéric Lenoir : Existe-t-il une expérience plus désirable que la joie ? Plus intense et plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur, la joie est la manifestation de notre puissance vitale. la joie ne se décrète pas, mais nous pouvons l’apprivoiser, la cultiver et la provoquer. Cette joie dont parle F.Lenoir est aux antipodes du bonheur factice proposé par notre époque marquée par une culture narcissique et consumériste. C’est une joie marquée par la sagesse qui assume les peines et les souffrances de notre existence humaine. Cette joie est une sagesse fondée sur la puissance du désir et sur un consentement à la vie, à toute la vie. Cette joie n’est autre que la joie de vivre.

Est ce encore possible aujourd’hui dans le monde du travail de générer cette joie de vivre ? L’expérience d’accompagnement d’équipe depuis plus de vingt ans m’a montré combien les dirigeants avaient un rôle déterminant dans son émergence. En voici les trois principes de base qui vont faciliter dans les équipes l’émergence de cette joie de vivre,

  • Témoigner d’attitudes telles que l’attention et la présence, la confiance et l’ouverture, la gratuité, la bienveillance et l’exigence, la gratitude, la persévérance dans l’effort et le lâcher prise.
  • Être soi même. C’est à dire avoir entamé un chemin de libération intérieur qui permet d’être de plus en plus, soi même.
  • S’accorder aux autres et au monde.

Ces principes nécessitent des dirigeants qui ont comme intentionnalité première le  partage, la valorisation humaine, l’exigence, la simplicité, l’humilité, et  la sagesse.

Peut on former les dirigeants à la sagesse ? La sagesse reste un objectif difficile à atteindre et elle ne se décrète pas d’un coup de baguette magique et peu d’êtres humains y parviennent pleinement !  Elle se caractérise par la conscience à distinguer ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous. Ce qui dépend de nous, nous pouvons le changer. C’est dans l’acceptation de ce que nous ne pouvons pas changer qu’est la sagesse. La parabole du chien tiré par un chariot est éclairante à ce titre : Si le chien résiste et refuse de suivre le chariot, il sera malgré tout tiré de force et arrivera épuisé et blessé à destination. S’il ne se débat pas, il suivra le mouvement du chariot et parcourra le même trajet en ayant beaucoup moins souffert. Autant accueillir l’inéluctable, plutôt que de refuser et de lutter contre. Cet idéal de sagesse tel que définit par les Anciens (plus particulièrement, les Stoïciens) est l’autonomie (autarkeia), c’est à dire la liberté intérieure qui ne fait plus dépendre le bonheur ou notre malheur de circonstances extérieures. C’est ainsi que nous apprenons à nous réjouir de ce qui advient, l’agréable comme le désagréable. Le sage prend tout. le bonheur qu’il recherche est un état qui se veut le plus global et le plus durable possible. Il sait qu’il abrite en lui cette source du bonheur.

Raymond Barbry le 20 décembre 2018

 

 

 

Un conte pour petits et grands, le dernier livre de Frédéric Lenoir : Cœur de Cristal

A lire, à partager et à méditer.

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Extrait de la quatrième de couverture : C’est autant en tant que conteur que philosophe que Férédéric Lenoir se penche sur le cœur des hommes : siège de l’amour, siège aussi de la peine et du deuil. Un conte universel.

Voici quelques idées forces que j’ai retenues de ce conte :

– Ne donne à personne le pouvoir de te rendre heureux ou malheureux.  « Deux êtres peuvent avoir exactement la même existence, les mêmes traits physiques, les mêmes parents, les mêmes biens matériels, les mêmes qualités et les mêmes défauts. L’un sera heureux parce qu’il se contentera de ce qu’il a, verra toujours l’aspect positif de sa vie et saura profiter de tous les petits plaisirs de l’existence ; l’autre sera malheureux parce qu’il voudra toujours posséder davantage, considérera surtout les choses négatives et ne sera pas attentif aux bons moments de l’existence…..Si tu es en paix avec toi-même, si tu es en paix avec la vie, alors rien ni personne ne pourra t’enlever cette force. ET ceux qui ont découvert cette vérité ne perdent plus jamais la paix intérieure, quoi que l’on dise ou pense d’eux, que l’on réponde ou non à leurs attentes. »

– Le monde est constitué d’éléments invisibles et subtils que nous pouvons percevoir qu’avec notre cœur ou notre intuition.  » Vous m’avez appris que le monde était fait de tout ce que l’on peut voir, entendre, goûter, sentir, ou toucher avec les sens de notre corps. mais qu’il était aussi constitué d’éléments invisibles et subtils que nous ne pouvions percevoir qu’avec notre cœur ou notre intuition. Et que tout ce monde visible et invisible était porté par une puissance mystérieuse, qui relie entre eux avec justesse et bonté tous les êtres et toutes le choses…. ».

– Que le monde est beau dans la variété foisonnante de ses formes, de ses sons, de ses couleurs, de ses parfums et de ses êtres.

– Comme les fleurs réjouissent le cœur de ceux qui savent les regarder, l’univers répond à nos désirs les plus profonds si nous mettons tout en œuvre pour les réaliser.

– Aucun chemin ne conduit à la réalisation de notre quête, mais tous ceux qui ont réalisé leur quête ont emprunté un chemin. « Le vieux sage expliquait, en effet, qu’il existait en nous deux instances pouvant guider nos choix : la raison, qui se fonde sur l’expérience et procède par des raisonnements ; et l’intuition, qui jaillit tel un éclair lorsque nous nous relions à la puissance profonde du monde Certaines techniques permettent d’établir ce lien ».

– Dans toute confrontation, c’est par la peur que nous sommes vulnérables.  » Un enfant qui ne connaîtrait pas la peur serait plus fort que le plus redoutable des guerriers qu’il arriverait à faire douter de la supériorité de sa force ».

– Il y a deux sortes de loi : la loi particulière des cités, nécessaire mais bien souvent imparfaite, et la loi de la conscience, qui nous incite à respecter tout être sensible et à partager notre superflu.  » Profondément troublé par ces propos, je découvrais que dans mon royaume des familles mouraient de faim et d’autres qui, vivant dans l’abondance, pouvaient en toute légaliter se venger d’un vol, pourtant si légitime……Je me jurai alors, une fois que j’accéderai au trône, de changer la loi de ma cité et de la rendre plus juste envers les nécessiteux ».

– Remercie la vie : elle est bonne envers tous. Ce sont nos peurs qui entravent la générosité de son flux.

– On ne peut donner que ce que l’on possède : celui qui ne s’aime pas ne saura jamais aimer. « Car l’amour de soi, aussi nécessaire soit-il, doit encore être éduqué pour ne pas chuter dans le piège de l’égoïsme, cet amour exclusif de soi ».

– Le bonheur ne réside nulle part ailleurs que dans notre esprit et dans notre cœur, qui savourent et partagent les bienfaits de la vie.

– Il faut savoir lâcher le besoin de contrôle de notre mental et accueillir la petite voix qui jaillit du plus profond de notre être.

– La vie dont nous sommes une parcelle de conscience ne saurait mourir.

– Lorsque ton cœur est inquiet, cesse d’imaginer le pire, car tu risques de le provoquer par la force de tes pensées. Songe au contraire que tout est pour le mieux et tu convoqueras le sort en ta faveur.

– La mort est comme la naissance : un passage vers un nouveau monde dont nous ne pouvons rien imaginer. C’est pourquoi elle nous effraie tant.

– Si on ne prend pas soin de notre corps, si on ne le traite pas comme la plus précieuse des choses au monde, notre esprit est incapable d’exercer toute sa puissance et sa lucidité.

– Le chemin de la vie est parfois ténébreux ou rocailleux, mais la compagnie de vrais amis le rend toujours plus aisé et lumineux.

Pour être heureux…Être attentif à la présence

A écouter et partager cet entretien de Frédéric Lenoir sur radio-canada.

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Partage et bonheur…

Religion et bonheur…

Souffrance et bonheur…

Confiance et bonheur…

Amour et bonheur…

Sacrifice et bonheur…

Attention et bonheur…

Vers une spiritualité qui transcende les religions. La spiritualité c’est ce qui donne du sens à l’humanité. Elle dépasse la dimension culturel et dogmatique des religions.

L’attention de la présence nous rend vraiment heureux. Pour être heureux, il faut être attentif à ce que l’on fait.