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Pour faciliter l’attention des élèves, oser de la marche en conscience. Témoignage d’une enseignante de collège.

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C’est à l’initiative de Nathalie Scol, l’infirmière du collège,  que nous avons proposé une formation pour les enseignants, les éducateurs (CPE), et les responsables (principal adjoint, infirmière) du collège Antoine de Saint-Exupéry à Hellemmes (banlieue de Lille-France) sur le thème de l’attention-concentration et de la régulation du stress. Nous avons abordé depuis deux mois différentes situations pouvant :

  • développer l’attention-concentration,
  • mettre de l’apaisement dans les classes et à l’internat,
  • réduire le niveau de sur-stress des collégiens comme des adultes (enseignants, éducateurs, responsables).

C’est lors d’une de nos séances de travail que nous avons abordé le développement de l’attention-concentration par des exercices de marche lente à rapide. Je propose dans ce cadre l’approche que je développe avec des sportifs, le Breath-Play.

Qu’est ce que le « BreathPlay » ?

La technique centrale de Breathplay repose sur l’inversion de la respiration. Tout tourne autour de : pousser l’air vers l’extérieur et de le laisser rentrer, au lieu de l’aspirer et de le laisser sortir. C’est un changement qui est simple mais qui est très profond, du fait que l’habitude d’aspirer l’air est si profondément ancrée en nous. Ce changement peut s’avérer difficile dans un premier temps.

velo concept

Ian Jackson un sportif et un philosophe développeur du « Breathplay ».
Nous devons à Ian Jackson la connaissance de cette approche de la respiration. C’est un véritable penseur, qui a cette capacité de porter un regard nouveau sur des choses auxquelles nous ne portons pas attention, tellement elles nous semblent acquises.
Il est considéré outre atlantique comme l’entraîneur de la respiration. Il propose une approche de la respiration dans l’esprit de la mindfulness (pleine conscience inspiré du yoga vipassana).

Comment faire ?

Il s’agit de pousser sur l’expiration qui devient active et l’inspiration se fait par appel d’air. Les temps d’expiration sont toujours supérieurs au temps d’inspiration, comme en natation. Le rythme 3/2 est un rythme simple pour commencer avec Breathplay. Une fois familiarisé avec ce rythme, vous pouvez passer à d’autres rythmes :  4/2 – 5/2 – 5/3– 6/3 – 8/4….le 2/1 peut être exploité en marche très lente.  Avec l’entraînement ces différents rythmes fonctionnent comme une boite de vitesse qui s’adapte à la vitesse de la marche, à l’intensité de l’effort et à l’état intérieur de la personne.
Le principe est simple, mais l’acquisition est longue et nécessite des heures et des heures d’entraînement. Il importe de répéter cet exercice comme un pianiste répète inlassablement ses gammes. Il s’agit de se familiariser avec l’expiration active. Pratiquer cette forme de respiration développe l’attention-concentration. C’est là son intérêt dans le cadre éducatif et donc à l’école.

Une expérience vécue d’abord par les adultes.

A chaque rencontre avec l’équipe d’adultes, nous proposons dans un premier temps un retour sur la thématique précédente en balayant les points suivants :

  • qu’est ce que j’ai mis en pratique pour moi ?
  • qu’est-ce que j’ai mis en place avec les élèves ?

Ensuite nous abordons un nouveau thème qui est travaillé par des mises en situation qui sont analysées dans l’instant, à savoir :

  • Qu’est ce je ressens quand je fais cet exercice ?
  • Comment je pourrais exploiter cela pour moi et en classe ou à l’internat pour les jeunes ?

A l’issue de la rencontre sur le thème, marcher pour développer l’attention-concentration et le calme intérieur. Une enseignante nous a annoncé qu’elle exploiterait cette situation dés que l’occasion se présenterait avec l’une de ces classes.

Voici le compte rendu de cette expérience, en apparence simple, mais qui en pratique nécessite de la part de l’enseignant une intention marquée d’oser changer les habitudes.

 » Un matin, au lieu de faire monter directement les élèves dans la salle de classe, je leur ai proposé de prendre quelques minutes pour marcher ensemble en portant attention à leur respiration. J’ai repris les situations que nous avions vécues lors de l’atelier de formation. Tous les élèves de la classe se sont engagé dans la tâche. Il y a eu quelques réticences de l’un d’entre eux, mais son comportement n’a pas gêné l’ensemble du groupe. Ce temps de marche dans la cour a été bref (quelques minutes), nous l’avons prolongé dans la montée de l’escalier qui s’est réalisé dans un grand calme.  Ce calme s’est poursuivi dans la classe et nous sommes rentrés de suite dans les situations d’enseignement-apprentissage. L’attention et le calme des élèves ont perduré pendant la plus grande partie du cours. J’ai été moi même très ètonnée et surprise des effets observés. Au cours suivant, les élèves m’ont redemandé quand allions nous refaire de la marche avant de commencer les cours ? ».

Analyse de ce témoignage qui a été partagé avec toute l’équipe.

  • Il faut oser cette initiative apparemment simple, mais qui dans les faits implique un changement d’habitude avec la norme scolaire. Commencer un cours par de la marche en conscience, n’est pas une pratique pédagogique courante.
  • Les élèves ne sont pas spontanément réfractaires à ces pratiques. Ils sont étonnés et s’y engagent pour la plupart.
  • Les élèves comme les adultes en tirent un bénéfice immédiat. C’est ce qui est très marquant dans ce compte rendu d’expérience.
  • Les élèves ont été particulièrement attentifs durant le cours, bien plus que d’habitude.
  • Les élèves prennent conscience très rapidement des effets produits par ces temps de pratique visant à les mettre en capacité attentionnelle optimale. Même si ce témoignage est particulièrement éloquent et surprenant, une seule mise en situation a suffi pour identifier les effets bénéfiques.

Nous reviendrons sur une présentation plus détaillée de l’ensemble de cette expérimentation qui s’étale sur une durée de cinq mois (de octobre 2015 à Février 2016).

Article réalisé par Raymond Barbry le 21 décembre 2015

 

 

Témoignage d’une pratique de pleine conscience en classe.

Nous trouvons dans le livre de Jonn et Myla Kabat-Zinn (A chaque jour ses prodiges – Editions les Arènes – traduction française 2012), le témoignage d’une expérience menée pendant six ans avec une classe primaire aux Etats Unis dans les années 1990 par une enseignante novatrice dans le domaine, Cherry Hamrick. En voici quelques extraits

Une pratique quotidienne : « Chaque jour, elle offrait aux enfants un temps pour se concentrer sur ce qui se passe à l’intérieur. Elle parlait d’un moment pour devenir intime avec soi-même. »

Ce qu’elle proposait aux enfants : « Chaque jour un enfant est chargé de sonner la cloche pour signaler le début et la fin de cette période de calme.  C’est lui qui décide pendant combien de temps les autres resteront tranquilles, à l’écoute de leur respiration (jamais plus de dix minutes). Les élèves choisissent combien de temps ils pratiquent, et comment ». Outre la méditation assise, ils pratiquent parfois le scan corporel et l’étirement en pleine conscience, la méditation en marchant dans la cour, la méditation debout, en rang, avant d’entrer dans la classe. Ces exercices de réduction du stress, qui leur semblaient bizarres au début, sont devenus une partie importante de leur journée…. »

« Tout en se concentrant sur leur respiration, en suivant le mouvement de leurs pensées, ils apprennent qu’ils n’ont pas à réagir à chaque pensée qui leur vient à l’esprit, qu’ils n’ont pas à accompagner leur esprit dans le moindre de ses soubresauts. Avec un peu de pratique, ils finissent par être beaucoup plus à l’aise quand on leur demande de rester immobiles, en silence.

Effet sur un enfant souffrant d’hyperactivité : « Cet enfant qui avait toujours des problèmes en classe, parvint en cours d’année à rester calme sans trop de peine et à se focaliser  sur le flux de sa respiration pendant une période de dix minutes. sa capacité à se concentrer en classe fut transformée, et, pour la première fois, il fut accepté par ses camarades et par les enseignants. Il a même conduit une méditation assise de dix minutes pour la classe… »

Un outil précieux pour l’apprentissage et l’investissement scolaire : « Apprendre dés le plus jeune âge à entrer en contact avec le calme et le silence en soi-même, surtout si on l’apprend à l’école, de manière ouverte, non manipulatrice et non coercitive  est précieux pour contrebalancer la stimulation de la journée scolaire et son ouverture vers l’extérieur. Entre autres choses, les enfants peuvent découvrir comment utiliser leur capacité innée à entrer dans un état de concentration profonde, pour se focaliser sur le travail en cours. »

La pleine conscience une manière d’être dans la relation au savoir : « Mlle Hamrick a non seulement introduit dans la classe la réduction du stress par la pleine conscience, elle a aussi intégrée la pleine conscience de façon imaginative à presque tous les aspects  du programme, les mathématiques, la grammaire, la science, la géographie. Elle encourage ses élèves à utiliser tout leur moi pour apprendre. Ils abordent chaque sujet de manière à développer non seulement leurs compétences cognitives, mais aussi leur intuition, leurs sentiments et leur corps. Ils apprennent ainsi les bases de ce que l’on appelle aujourd’hui l’intelligence émotionnelle, et acquièrent un plus grand enthousiasme pour l’apprentissage. »

Une ambiance apaisée dans le temps de classe : Un collègue de Mlle Hamrick qui a passé du temps dans la classe de Mlle Hamrick lors de temps de travail en commun (classe ouverte) décrit cette ambiance. « L’attitude et le climat dans la classe étaient impressionnants, d’autant que je n’avais encore rien connu de tel. J’ai pris conscience du vocabulaire qu’elle employait pour décrire les choses….J’ai remarqué l’atmosphère paisible de la classe, où les élèves coopéraient et discutaient ensemble de leur travail. Ils étaient encouragés à parler, mais seule la prise de paroles en rapport avec le travail et avec le ressenti était permise. …Ils pratiquaient au quotidien l’expression de leurs sentiments. J’ai remarqué que l’amour-propre des élèves se développait, de même que leur respect de la vie humaine et de la vie en général…Les élèves semblaient réellement plus heureux dans la classe que je ne l’ai jamais observé moi-même. Ils savaient comment résoudre les conflits de manière affectueuse plutôt que de manière hostile…Mlle Hamrick apprenait aussi aux élèves à se concentrer et à entrer en contact avec leur propre respiration, à contrôler leur vie grâce à cette technique. Après quelques instants de préparation méditative le matin, ils semblaient capables de mieux travailler pendant la journée. »

Il ressort de ce témoignage une implication forte et systématique de l’enseignante. Cela montre combien il est possible avec du temps et une pratique quotidienne de donner les moyens aux élèves d’être plus présent dans le temps de classe, d’être moins en tension dans la relation aux autres et d’être mieux en soi en apprenant à se connaître. Les enseignants qui s’engagent durablement dans cette pratique avec les élèves font les mêmes observations que celles du collègue de Mlle Hamrick.

La pleine conscience à l’école.

Les outils de la pleine conscience font leur entrée dans un collège français. J’ai présenté et animé un atelier de pleine conscience auprès des enseignants et du personnel éducatif d’un collège lors de la journée de pré-rentrée scolaire.

L’origine de la demande remonte à un premier temps de travail en juin de cette année autour de la motivation scolaire, et plus particulièrment : comment faire pour créer les conditions de la motivation pour les élèves qui n’en n’ont pas ? Nos échanges et débats avaient vite tourné sur les difficultés d’attention et de concentration. C’est à la demande d’une partie de l’équipe pédagogique relayée par le Chef d’établissement qu’a été décidé de poursuivre dés la pré-rentrée un travail plus approfondi sur ce thème.

Je présente les grandes lignes de ce temps de travail, la manière dont je l’ai animé, et les échanges qui ont suivi les temps d’informations et de mise en pratique. Je tenais à ce que cette rencontre soit prioritairement une expérience de pleine conscience.

Les informations communiquée portées sur les questions :

Qu’est ce que l’attention et la concentration ? La concentration est la capcité de l’esprit humain à une attention soutenue sur un seul objet d’observation. On cultive la concentration en la fixant sur un objet précis, par exemple, la respiration ou la lecture d’une consigne. La concentration sera d’autant plus forte que notre esprit est à la quiétude et à la stabilité. L’attention et la concentration impliquent l’être dans toutes ses dimensions (corps, émotions, mental)

De la surinformation, de la sursollicitation, la réalisation de plusieurs tâches en même temps ne faciltent pas une concentration soutenue et efficiente.

Etre attentif et concentré, c’est d’abord être présent à ce qui est.

Le flux des pensées et plus particulièrement les pensées obsédantes empêchent la présence à ce qui est. L’esprit est occupé par les pensées et non pas centré sur la tâche.

Qu’est ce que la le pleine conscience ou “mindfulness” ? Quels sont ses effets sur la personne ? Et comment pratiquer ? La pleine conscience est un procédé pratique pour développer le potentiel de chacun. Elle est un moyen efficace pour se débloquer et prendre contact avec ses propres ressources. Elle vise à ce que la personne sache être présente à l’instant dans un esprit d’attention et de discernement. La pleine conscience signifie de faire attention d’une manière particulière : délibérément et sans jugements de valeur. Cette sorte d’attention nourrit une prise de conscience plus fine, une plus grande clarté d’esprit et l’acceptation de la réalité du moment présent.

J’ai aussi présenté les points de convergence entre les différentes pratiques que sont la pleine conscience, la sophrologie, la relaxation, le yoga, la préparation mentale, la gestion mentale.

En prenant appui sur les publications scientifiques existantes (J.Kabat-Zinn), sur les résultats des expérimentations faites dans le milieu scolaire (Belgique, Brésil, EU, Suisse), sur mon expérience de pratiquant et d’enseignement (préparation mentale des sportifs, accompagnement des personnes) j’en ai pointé les effets sur la personne. (pour en savoir plus, rendez vous sur la page “pleine conscience de ce blog”).

Sur la question du comment, J’ai parlé de la posture, de la durée, de la répétition.

A la suite de cette introduction. J’ai proposé à ceux qui le souhaitaient de vivre des mises en situation de pleine conscience. En accord avec le chef d’établissement, je ne voulais pas imposer ce temps de pratique. Après une pause, tous les enseignants et éducateurs étaient présents dans la salle pour vivre cette séance de découverte pratique. Ce fut le premier élément de satisfaction…d’autant que tous avaient de bonnes raisons de faire autre chose qu’une séance de pleine conscience. Lors d’une pré-rentrée il y toujours une “foule” de choses à entreprendre dans un délai le plus souvent bref !

 

La mise en pratique que j’ai proposée a pris la forme suivante :

  1. La posture : en position assise sur la chaise, le dos est droit, le regard vers l’horizon, les yeux sont entreouverts ou fermés selon votre envie, les pieds posés au sol, les mains posées sur la table ou sur les cuisses. Il y a de la fierté sans rigueur et sans tension.
  2. L’éveil aux sons : se mettre à l’écoute des sons qui nous arrivent. Si des pensées arrivent, je me raccroche aux sons.
  3. La prise de conscience de la respiration en passant par les étapes suivantes :

    – Je suis présent à ma respiration sans intention de la contrôler, de la forcer.

    – je perçois l’air qui passe par les narrines, je perçois les mouvements du corps (thorax, abdomen ou épaules) quand je respire.

    – je perçois le temps d’arrêt très bref qui existe à chaque fin de temps respiratoire.

    – j’insiste sans forcer et sans crispation sur le temps d’expiration. Je laisse l’inspiration se faire d’elle même.

    – j’ai l’intention de respirer par l’abdomen.

Régulièrement, je répétais cette phrase entre les étapes : si des pensées arrivent..et il y en aura, vous les reconnaissez et vous revenez à votre respiration.

  1. La prise de conscience des sensations qui viennent de mon corps. Je peux ressentir de la lourdeur, du relâchement, de la légéreté, des tensions, des douleurs, voire je ne ressens rien…j’accepte ce que je perçois.
  2. L’observation de ses pensées. Je me mets à oberver le flux de mes pensées sans jugement, sans culpabilité. Il y a des pensées agréables et d’autres désagréables et je les accepte. Je les regarde venir et je les regarde partir. Elles passent…

Cette présentation ne se veut pas une séance de pleine conscience en tant que telle sur une thématique précise (ex: respiration, observation des pensées etc..) mais une présentation de situations variées de pleine conscience.

Les échanges qui ont suivi cette mise en pratique ont porté sur deux aspects : tout d’abord un retour sur la situation vécue, les ressentis, l’intérêt rencontré et ensuite comment pratiquer cela avec les élèves ( le peut-on et si oui à quelles conditions) ?

  • Sur le retour de la mise en pratique il en est ressorti des mots clefs tels que : calme, tranquilité, apaisement. Il est vrai que plus nous avancions dans la séance et plus le calme se percevait dans la salle.
  • Sur les aspects de l’exploitation de la pleine conscience avec les élèves, j’ai synthètisé nos échanges autour de principes qui peuvent servir de repères, les voici énumérés :

1er pricipe : Pour le faire avec les élèves, il est souhaitable de le pratiquer soi même. Dans le quotidien de chaque journée l’adulte (ici l’enseignant ou l’éducateur) se prend du temps pour lui, même bref, pour se mettre dans l’instant présent en exploitant les outils que développent la pleine conscience. Ce n’est pas forcément de la quantité..mais de la qualité de présence.

2ème principe : Comme pour toute méthode pédagogique, l’enseignant ou l’éducateur doit croire en ce qu’il fait. L’adulte est porteur de cette conviction. Les élèves perçoivent bien quand l’adulte agit avec ou sans conviction.

3ème principe : Comme pour tout apprentissage, la répétition est nécessaire et indispensable.Il ne s’agit pas de faire de longs temps de pleine conscience. Il peut être du reste préférable de répéter des temps courts qui peuvent être proposés plusieurs fois par jour. Par exemple : deux à trois minutes en début et en fin de cours. Autre possibilité, au milieu d’un cours pour permettre de l’apaisement et du calme.

4ème principe : Expliquer en quelques mots aux élèves quel est le sens de ces mises en situations, développer l’attention, la concentration, apprendre à se connaître. Il n’est nul besoin de rentrer dans des explications théoriques longues et complexes. La pleine conscience, c’est de la pratique.

5ème principe : L’enseignant doit être en confiance avec la classe avec laquelle il présente cette pratique. Les règles de base de la vie sociale au sein d’un groupe sont intégrés par les élèves.

6ème principe : Il est plus aisé de commencer quand les enfants sont jeunes pré-ado (6ème et 5ème). C’est parfois plus délicat avec des adolescents (4ème et 3ème) qui sont plus en opposition à l’adulte et à ce qu’il propose. Il est possible de proposer à des élèves de lycée (demande d’une enseignante) ils sont pour certains sensibles à ces approches. Dans l’absolu, c’est dés l’école primaire que des temps de pleine conscience devrait être présentés.

7ème principe : Il n’est pas nécessaire d’imposer, mais plutôt de proposer aux élèves ces temps de pleine conscience. La consigne étant de ne pas perturber pour ceux qui ne pratiquent pas.

8ème principe : Il est bon de présenter aux parents cette approche afin d’en expliquer le sens et avoir éventuellement du relais entre l’école et la maison.

 

Quelle suite ? Dans cet établissement, innovateur dans ce domaine, existe déjà un travail fait avec toutes les classes autour de l’éducation sexuelle et de l’amour accompagné par un médcein et une infirmière. Une grande partie de l’équipe pédagogique est sensibilisée par les questions qui vise le développement global du jeune. Plusieurs ont déjà avec les élèves une pratique qui s’apparente aux outils de la pleine conscience (travail sur la respiration en musique, exercice de sophrologie te de relaxation en français via les ateliers théâtre et l’accompagnement éducatif). Les professeurs d’EPS proposent des temps de relaxation lors de certains cours. A l’occasion de ce temps de travail sur la pleine conscience avec l’ensemble du personnel, ces derniers n’ont pas manqué de dire tout le bienfait que les élèves et eux mêmes retiraient de ces pratiques….le terrain est propice au développement de la pleine conscience. Je ne manquerai pas de faire part de la suite et des effets observés sur les élèves et sur les adultes.