Archives de Tag: méditation

Message à tous les lycéens, collégiens de France et à leurs parents

Profitez pleinement de ce mois et demi qui vient.
C’est une chance que vous avez. C’est rare, alors profitez en !
La dernière fois  c’est arrivé en 1968 (fin mai et juin).
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Je suis très sérieux dans ce qui va suivre, je m’appuie sur les travaux de E. BLACKBURN (Prix Nobel de médecine pour ses travaux sur l’épigénétique)
Vous allez pouvoir pendant un mois et demi tous les jours :

Bien dormir. Nul besoin de vous réveiller à 5h30 au 6h00 du matin pour être à 8h00-8h30 au lycée ou au collège.

Faire chaque jour au moins 30mn d’activité physique. Si vous en faisiez trois fois/jour 30mn ce serait TOP pour votre santé et vos neurones ! Allez marcher, courir, faire du vélo, faire des étirements, du gainage….

 – Faire de la cuisine..faire de bons petits plats simples et dépourvus des « cochonneries » habituelles des fast-food ou des plats tout préparés…

Apprendre à vous ennuyer !!! Si vous lisez bien. S’ennuyer, c’est très bon pour la santé, pour l’imagination et la créativité.

Apprendre à méditer et développer votre vie intérieure. Nous savons  que ces pratiques sont très bonnes pour notre santé, le développement de notre empathie et de la solidarité.  Nous en  avons les preuves par les sciences (depuis une trentaine d’années) et par  l’expérience (depuis plus de 2600 ans).  Nous savons par exemple que 3x5mn par jour suffisent. Nous disposons d’une multitude d’outils aujourd’hui (sophrologie, pleine attention, méditation de pleine conscience, méthode Vittoz, euthonie, relaxation dynamique, cohérence cardiaque, contemplation…)

Faire plusieurs fois par jour, disons trois fois par jour de 1h00 à 1h30 de travail intellectuel (plate forme numérique de l’EN, de vos lycées et collèges).

Lire..Lire..Lire des livres, des BD…Feuilleter, tourner les pages…

Prendre du temps pour rêver et être dans le calme et le silence qui sont des déterminant de notre bien être et de notre santé.

Aller sur les réseaux sociaux de temps en temps pour maintenir du lien dans cette phase d’isolement physique obligée. Un lien de solidarité, d’amitié et d’amour…

Et si c’est possible, dans le respect des conditions sanitaires, vous rencontrer.

 
Faites de cet événement qui met une rupture dans nos habitudes et routines sociales, une chance pour vivre pleinement.
Raymond Barbry le 14 mars 2020

Prolongation de l’atelier Méditation proposé par le pôle santé-bien être du RCArras athlètisme

Dans le cadre du pôle d’activité Santé-Bien être, le RCArras-section athlétisme propose à tous ses licenciés méditation laïque (pleine attention – pleine conscience) ainsi que  yoga et gainage méthode « De Gasquet ».

Concernant l’atelier méditation il a été convenu de le prolonger sur l’ensemble de l’année. Cette prolongation se fera sur le rythme d’une rencontre par mois entre janvier et juillet 2020.
Cet atelier est organisé ainsi :
1/ période de septembre à décembre : une rencontre d’une heure chaque semaine, soit une dizaine de rencontres. Les temps de rencontre sont rapprochés afin de faciliter l’acquisition de la pratique de base par un entraînement rapproché.
2/ période de janvier à juin : une rencontre d’une heure chaque mois, soit sept rencontres. Les rencontres sont espacées et visent à être des temps de rappel et d’approfondissement pour les participantes et participants qui ont ce souhait (encadrement par Raymond Barbry).
Rappel, les ateliers yoga et gainage se font sur toute l’année à raison d’une séance par semaine (encadrement par Jean Marc Gallet).
Raymond Barbry le 24 décembre 2019.

Une année 2019/2020, pleine de projets pour l’AGEPS-Raymond Barbry

A l’image des années précédentes, cette année 2019/2020 s’annonce pleine de projets de formation, d’accompagnement d’équipes et de collaboration avec les partenaires.

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En voici les grandes lignes avec les thématiques :

  • Formations et accompagnements d’équipe d’enseignants et du personnels éducatif aux pratiques de pleine attention à l’école, au collège et au lycée dans les régions des Hauts de France (Lille, Arras, Amiens, Aire sur la Lys, Hénin Beaumont), de l’Occitanie (Montpellier, Nîmes), de Rhône Alpes (l’Arbresle).
  • Formation sur réflexivité et métacognition en classe dans la région d’Occitanie (Montpellier).
  • Accompagnement d’une équipe pédagogique aux pratiques philosophiques et méditatives en classe primaire, dans la région d’Occitanie (Nîmes).
  • Formations et accompagnements d’équipe sur la question du bien être à l’école, au collège et aux lycées et dans les associations dans les régions des Hauts de France (Willems, Lille, Amiens, CREPS de Wattignies).
  • Conférences sur les effets des pratiques méditatives dans le contexte scolaire dans le cadre d’une formation nationale pour expertise en neurosciences des enseignants spécialisés (Arras).
  • Formations à la régulation du stress, des conflits et des crises pour les chefs d’établissements (Montpellier, Lyon), pour les enseignants spécialisés (Arras), pour les experts auprès des tribunaux (Lyon).
  • Formations à la bienveillance et à l’intelligence collective dans le management pour les chefs d’établissement (Montpellier, Lyon).
  • Formations à la lutte contre le décrochage scolaire dans les régions des Hauts de France (Lille, Amiens), Occitanie (Montpellier).
  • Formation au partenariat Enseignants/Parents dans la région de l’Occitanie (Montpellier)
  • Accompagnement de jeunes lycéens dans le cadre du programme persévérance scolaire (Arras). « Osons le prépa mentale au Lycée » !
  • Journées d’étude sur le climat scolaire à Arras et les nouveaux comportements d’élèves à Amiens.
  • Atelier de méditation hebdomadaire à Arras dans le cadre de mon activité d’entraîneur au RCArras d’athlétisme.
  • Membre de la cellule de crise d’un collège de l’Arrageois (Hauts de France).

Les partenaires et collaborateurs proches pour cette année 2019/2020

IFP Hauts de France (Lille-Arras-Amiens), IFP Occitanie (Montpellier), IFP Rhône Alpes (Oratoire Lyon), Perseval (Rectorat Lille –  Hauts de France), IRFO (Institut des rencontres de la forme-Lille), CREPS de Wattignies,  RCArras section athlétisme,

et les personnes suivantes : Maud Agasse (responsable de formation IFP), Mélanie Auribault (CPE en Lycée – Arras), Alexandra Brunbrouck (psychopédagogue et formatrice), Priscille Courtin (Responsable formation BPJEPS -CREPS de Wattignies), Bénédicte Dubois (responsable formation enseignement  spécialisé – IFP Lille), Sophie Linas-Rouden (responsable de formation IFP Lyon), Christelle Ringeval (CPE, sophrologue et formatrice), Betty Vanuxem (CE en collège), Alexis Barbry (Formateur IRFO), Jean François Bayard (Directeur Adjoint IFP-Lille), Yves Blouin (Président du RCA athlétisme), Thibault Deschamps (CTS athlétisme – Ligue des Hauts de France et IRFO), Bruno Grave (Directeur IFP Montpellier), Régis Guiot (Responsable technique du RCA athlètisme), Henri Lacroix-Durand (Expert cour d’Appel de Lyon).

Raymond Barbry le 17 septembre 2019

La méditation (pleine attention) dans les programmes officiels de formation continue des enseignants français

Encore un exemple concret de l’évolution rapide des représentations en France quant à la place et la reconnaissance de la méditation ou pleine attention dans l’éducation et l’enseignement, comme moyen d’aide aux enseignants et aux élèves.

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Jusqu’à présent et depuis dix ans, nous observons d’année en année des changements quant au regard porté par le milieu éducatif institutionnel (enseignement public comme privé sous contrat) sur les pratiques méditatives adaptées à ce contexte. De nettement opposé à ces approches il y a encore dix ans, le chemin parcouru est révélateur du changement des représentations. J’en veux pour preuve l’apparition, du mot méditation dans le titre d’une formation, pour la première fois cette année (2019-2020) dans un plan officiel de formation  à destination de tous les enseignants du second degré des établissements privés sous contrat des Hauts de France (académie de Lille et d’Amiens).

Jusqu’à récemment le mot méditation restait « tabou » au plan institutionnel parce que connoté religieusement. Certes depuis quelques années des formations étaient tolérées dans l’enseignement public comme privé sous contrat à la demande d’équipes pédagogiques appuyées par leur chef d’établissement, un adjoint, un-e CPE, une infirmière. Nous nous en sommes faits souvent l’écho ici depuis que nous promouvons ces pratiques (yoga, sophrologie, vittoz, gestion mentale, pleine attention…). Mais ces formations bien que sur financement institutionnel restaient dans l’ombre et n’étaient pas mises en avant. Elles restaient à la marge des circuits traditionnels et des plans officiels académiques de la formation.  Voire certains établissements,  en dehors de toute aide financière extérieure, aidaient leur équipe à se former en dehors des circuits traditionnels de la formation.

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans les Hauts de France. Jean François Bayard (directeur adjoint et responsable formation 2nd degré de l’IFP des Hauts de France) m’a sollicité pour que je propose officiellement une formation où le mot de méditation peut apparaître. C’est chose faite, puisque sur le plan de formation académique, les enseignants des collèges et lycées peuvent s’inscrire à une formation  sur  » Les pratiques de pleine attention et de méditation en collège et en lycée ». Voici le contenu de cette formation que l’AGEPS-Raymond Barbry propose, pour l’académie de Lille

Cliquer pour accéder à pleine-attention.pdf

Et pour l’académie d’Amiens :

Cliquer pour accéder à pleine-attention.pdf

Raymond Barbry le 02/09/2019

Découverte de la méditation dans l’Arrageois avec le RCA athlétisme

C’est dans le cadre du projet « Sportez vous » proposé par le RCArras d’athlètisme que j’animerai un atelier découverte de la méditation

le samedi 7 septembre de 11h00 à 12h00 à la Salle Rapeneau – Boulevard Crespel.

Pour plus d’informations, allez sur le lien suivant

http://rcarras.athle.com/asp.net/espaces.html/html.aspx?id=21227&fbclid=IwAR0VvdoHy3x7t5cpPVOIPTAp8t8nWrMaEPZ4iBWui7EycBs2cVryD2AN4Hc

La méditation pour les enfants et les adultes « hyperactifs » !

Très souvent, pour ne pas dire à chaque intervention,  lors des formations sur la pleine attention dans les établissements scolaires, la question des enfants dits « hyperactifs » revient. Avec pour les enseignants et les éducateurs, la sensation de ne pas savoir comment  faire avec une problématique qui les dépasse et face à laquelle ils et elles se sentent dépourvus en ressources pédagogiques et didactiques ! Aussi la question est très vite posée : Peut on proposer des temps de méditation aux enfants dits « hyperactifs » ?

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Je reconnais que cette question m’a longtemps laissé perplexe et je ne pouvais apporter de réponses satisfaisantes, à mon goût, à des enseignants et des éducateurs désemparés. Le plus souvent, je répondais : « Tentez l’expérience, mais sur des temps très brefs, et peut être qu’avec le temps, il se peut que vous observiez une amélioration. Mais à ce jour nous n’avons pas de recherches très probantes à ce sujet » ou « le temps bref de méditation n’a pas de contre indication avérée pour les enfants et adultes hyperactifs » ou  » si le temps de méditation peut réduire la prise des traitements chimiques dont nous commençons à voir les effets négatifs depuis une quinzaine d’années qu’ils sont proposés, notamment augmentation des dépendances à l’âge adulte, ce n’est pas plus mal » ou  » Apportez une réponse systémique en partenariat avec la famille et agir sur les temps de calme, les temps d’activités physiques, les activités dans la nature (marche, jeux…), éviter le temps trop long devant les écrans de toute sorte, avoir une alimentation réduite en produits transformés  etc….

Cependant mon expérience auprès de jeunes et d’adultes hyperactifs et l’accompagnement d’équipes pédagogiques depuis plus de dix ans sur cette thématique de la méditation à l’école, m’ont montré que des effets positifs sont constatés dans la durée, et que l’hyperactivité peut être régulée par le sujet lui même, une fois qu’il est capable de pratiquer quotidiennement des temps méditatifs. Une condition indispensable pour les enfants avoir le soutien des parents.

Nous avons maintenant une réponse plus précise à cette question de la méditation pour les enfants (et les adultes) dits hyperactifs et des effets positifs de la pratique méditative sur la réduction de l’hyperactivité.

Je fais ici en grande partie référence aux travaux du Docteur Jacques Vigne (psychiatre français qui développe depuis plus de trente ans les pratiques méditatives, contemplatives comme des thérapeutiques en réponse aux maladies de l’âme). Il partage son temps entre la France et l’Inde. Il est de ceux qui font le lien entre les pratiques dites de tradition (les différents yogas et méditations associées) et les approches contemporaines (mindfulness, sophrologie, cohérence cardiaque….). Il a une démarche à la fois empreinte de l’expérience et de la démarche scientifique.

Une caractéristique physiologique observée chez les hyperactifs, une variabilité cardiaque défectueuse.

L’importance de la variabilité cardiaque.  » On sait qu’il y a de nos jours un sérieux problème avec les enfants hyperactifs. On a remarqué que si la variabilité cardiaque était basse, cette hyperactivité apparaissait ; si elle était haute, elle disparaissait « .

La variabilité cardiaque est la différence entre les battements du cœur à l’inspiration et à l’expiration. A l’expiration le cœur ralentit, à l’inspiration il s’accélère. C’est le système nerveux autonome qui régule cette variabilité (équilibre sympathique-parasympathique). Une variabilité haute correspond à un fonctionnement physiologique optimal. Que ce soient les nouveaux nés, les nourrissons, les enfants, les adolescents, les jeunes, les adultes, s’ils ont une variabilité cardiaque haute, ils auront des réactions autonomes vives et adaptées à la situation et leurs réponses émotionnelles suivront. Une variabilité basse correspond à une dysharmonie dans les réponses aux stimuli de l’environnement qui se traduit par, de l’instabilité émotionnelle, du déficit de l’attention. Il a été observé que les enfants et les adultes qui ont eu des attachements insécurisés à la petite enfance ont pour la plupart une variabilité cardiaque basse et ont statistiquement plus de troubles relationnels et psychopathologiques que la moyenne générale. La bonne nouvelle, est qu’il est possible de faire évoluer cette variabilité cardiaque par des exercices issus des pratiques méditatives et de restaurer une bonne stabilité émotionnelle.

Les recherches et expériences dés le début des années 2000 sur cette question de la régulation de la variabilité cardiaque des hyperactifs via une pratique de cohérence cardiaque.

En 2000, une enseignante d’école primaire du Mexique et un cardiologue ont constaté que les élèves identifiés par l’enseignante comme hyperactifs avaient une variabilité cardiaque basse associée à des troubles du rythme conséquent. Après un programme tri-quotidien (temps court de 5mn) sur une période suffisamment longue (plusieurs semaines), il a été constaté en classe une diminution nette des comportements dits hyperactifs et au plan cardiaque, les troubles du rythme ont disparu et la variabilité est devenue haute.

En 2003, Anthony Lloyd a publié une étude en double aveugle sur des enfants de 6-8 ans hyperactifs avec déficit de l’attention. L’éducation à la cohérence cardiaque améliorait considérablement leur comportement et leur capacité à apprendre et retenir. A l’époque au Royaume-Uni on comptait déjà plus de deux millions d’enfants hyperactifs avec trouble de l’attention.

Ces deux études peuvent être retrouvées sur le site http://www.hearthmath.com.

Explication scientifique des effets des pratiques méditatives chez les personnes sujettes au trouble de l’hyperactivité (p.195 in Pratique de la médiation laïque de Jacques Vigne – 2016).

Sans un frein vagal efficace, capable d’inhiber le système de défense des manifestations perturbantes (comportements de combat/fuite et l’agression), les comportements pro-sociaux resteront limités, et les possibilités d’apprentissage et de lien social seront réduites. La méditation a pour effet d’entraîner ce frein vagal. Une agitation mentale prolongée correspond à une excitation sympathique incontrôlable, le retour au calme méditatif d’un instant sur l’autre à l’effet d’un coup de frein vagal. La méditation avec sa stimulation parasympathique (système freinateur) et son augmentation de la variabilité permet d’assimiler ce qui nous arrive dans la vie, et d’excréter ces négativités qui sont en quelque sorte des déchets inévitables de nos expériences quotidiennes.

Un déficit éducatif, l’éducation aux perceptions physiologiques.

Ayant travaillé toute sa vie sur l’efficacité du frein vagal pour donner aux nourrissons et à l’enfant une bonne santé de base, le Professeur Porges insiste sur l’importance d’introduire dans l’éducation des techniques psycho-corporelles, sachant qu’elles ont la capacité de développer un tonus vagal satisfaisant. Bien que les sensations corporelles soient de la plus haute importance pour la survie du nourrisson, de l’enfant, les spécialistes du développement sont davantage intéressés par la capacité à percevoir les stimulis extérieurs….De même, notre éducation actuelle et nos stratégies ne visent pas vraiment à aider l’enfant et le jeune à sentir leurs états physiologiques intérieurs. On ne procure pas encore suffisamment aux jeunes enfants, aux enfants, aux adolescents et aux jeunes des instruments descriptifs et symboliques pour se représenter leurs états intérieurs, pas plus qu’on forme les enseignants, les éducateurs, les soignants à percevoir les indicateurs spécifiques physiologiques et de comportement, à propos des nuances dans les sensations corporelles des enfant, des adolescents et des jeunes.

Conclusion,

A la question – Peut-on proposer des pratiques méditatives aux enfants, adolescents, jeunes et adultes hyperactifs ? – la réponse est clairement oui. Nous savons que les pratiques méditatives participent à développer la régularité cardiaque dans le sens d’une variabilité adéquate en agissant sur le tonus vagal. Condition indispensable pour faire le calme en soi et réguler les émotions.

Raymond Barbry, le 21 août 2019.

 

 

Méditation de pleine conscience à l’école, état de la recherche scientifique et de la recherche action

Dans le cadre d’une formation nationale pour des enseignants spécialisés à Arras, et à la demande de Bénédicte Dubois (responsable enseignement spécialisé à l’Ifp de Lille), l’AGEPS-Raymond Barbry a fait un état des lieux des recherches sur la méditation de pleine conscience et l’ensemble des pratiques méditatives à l’école et dans les autres  champs de la société (santé, social, sport, entreprise, armée, religieux….).

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Voici en résumé les grands points que j’ai abordés lors de cette journée.

1. Histoire, définition et sens.

Les pratiques méditatives ont plus de 2600 ans ! Elles traversent l’histoire de notre humanité, des différentes civilisations, des différentes religions, des différentes cultures. Pour plus de détails sur les aspects historiques , voir les travaux de Francesco Varela Fabrice Midal,  Frédéric Lenoir. L’historien Pierre Hadot a montré dans ses travaux de recherche, l’importance des « exercices spirituels » dans les différentes écoles philosophiques de l’Antiquité grecque et romaine. Frédéric Lenoir dans son ouvrage « Méditer à cœur ouvert » fait un résumé synthétique qui croise, les apports des écoles philosophiques de l’Antiquité, les apports des religions monothéistes, les apports de l’Asie via le yoga et le bouddhisme et les apports modernes de l’approche laïque et scientifique.

Depuis une cinquantaine d’années et plus particulièrement depuis ces dix derniers années, la méditation connaît un essor sans précédent dans le monde occidental, tout d’abord via l’apport du bouddhisme zen et de manière fulgurante par le développement de la mindfulness, forme laïque de méditation, focalisée sur le souffle, les perceptions sensorielles. Pratique qui permet de réduire de manière significative le stress et les états anxieux qui sont considérés comme les « maladies chroniques » de notre époque hyper-moderne.

La définition est simple, je m’inspire plus particulièrement sur les écrits et les paroles de Thich Nhat Hanh  (un des premiers à écrire en langue française sur ce sujet de la méditation de pleine conscience). La méditation dite de pleine conscience, aussi appelée pleine attention ou pleine présence consiste à apprendre à vivre pleinement chaque instant de la vie que ce soit en mangeant, en étudiant, en jouant, en faisant du sport, en travaillant, en écoutant de la musique, en parlant, etc…

In fine, le sens ultime des pratiques méditatives est de nous rendre pleinement humain en mettant en harmonie notre esprit, notre corps, notre cœur dans la présence à soi, à l’autre et au monde (Frédéric Lenoir). Nous voyons ainsi que méditer ne se résume pas à être assis en tailleur en position du lotus ! Mais qu’à chaque moment de la vie quotidienne, il nous est possible d’être dans cette posture intérieure de la pleine présence à ce qui est.

Les pratiques méditatives visent à nous rendre libres et non soumis à une idéologie quelconque. Elles nous invitent à explorer notre propre expérience en rendant notre esprit plus clair, à faire naître en nous une intelligence de la situation où nous nous trouvons, à nous faire découvrir que notre esprit colore le monde et qu’il est possible de travailler sur notre manière de voir les choses. Que nous ne sommes au fond jamais prisonniers de nos émotions, de nos affects et de notre histoire. Elles nous permettent de toucher la racine de notre être et la vie qui nous anime. Elles sont une invitation à nous ouvrir pleinement à ce que nous sommes (Fabrice Midal).

De fait si nous nous basons sur cette définition et le sens de la méditation, nous faisons le constat qu’il n’existe pas une seule et unique pratique de la méditation, mais que nous avons bien à faire actuellement à des pratiques méditatives, qui ont la même base de départ et la même intentionnalité.

2. Un phénomène scientifique, médiatique et pédagogique exponentiel.

Fin des années 90 et début des années 2000, dans la littérature scientifique il était dénombré par an une dizaine d’articles faisant état de recherches sur ce sujet. Les premières photos de moines (cf Mathieu Ricard) avec des capteurs sur le crâne remonte à cette époque. A compter des années 2008, la courbe s’infléchit et de plus en plus de recherches sont menées sur les effets des pratiques méditatives. Depuis 2015, nous sommes à plus de quatre cents articles scientifiques par an ! Pour ma part, depuis cinq ans, il n’y pas un mois où je ne suis pas sollicité par des étudiants de master (psycho, sciences de l’éducation, socio, staps, philo, écoles d’ingénieurs, écoles de commerce, école de journalisme…) ou des doctorants qui ont pour sujet de mémoire ou de thèse la place des pratiques méditatives en contexte éducatif ou sportif !

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Des noms et des repères scientifiques : Voici une liste de noms qui servent actuellement de référence. Elles et Ils ont participé à leur manière à être des promoteurs scientifiques du développement de la méditation. Ils ont participé à donner une justification scientifique de la méditation dite de pleine conscience, Jon Kabat-Zinn (Biologiste moléculaire EU), Francisco Varela +(Biologiste-Chili/Paris Orsay-France), Mathieu Ricard (moine et chercheur en génétique moléculaire-France), Zindel Segal (Psychologue cognitiviste-canada), Antoine Lutz et Jean Philippe Lachaux (Neurosciences – Inserm Lyon France), Richard Davidson (Neurosciences – EU), Christophe André (Psychiatre – France), Wolf Singer (Neurobiologiste-Allemagne), Paul Ekman (Psychologue EU),  Robert Levenson ( Psycho-physiologue-EU), Stephen Kosslyn – (Psychologue-EU), Michel Le Van Quyen (Neurosciences – Inserm Paris), Helen Mayberg (Psychiatre et neuro – EU), Père Thomas Keating (Philosophe des sciences – EU), Jack Kornfield (Psychologue – EU), Esther Sternberg (Neuroscientifique – Canada), John Teadsdale (Psychologue – UK), Alan Wallace (Philosophe des sciences – EU), Ilios Kotsou et Alexandre Heeren (Psychologues – Université de Louvain Belgique), Alfonso Caycedo (Psychiatre et fondateur de la sophrologie – Espagne), Antoine De Lagaranderie (Fondateur de la gestion mentale) et bien d’autres que je ne peux citer mais qui travaillent sur cette question.

L’influence du réseau Mind and Life est déterminante quant à l’état des recherches actuelles. Ce réseau a pris forme au milieu des années 80-90, sous l’instigation de Francisco Varela, le penseur et neuroscientifique chilien (Professeur des universités à Paris Orsay), l’avocat américain Adam Engle et le Dalaï-lama. Mind and Life à développer un type d’approche « universel » des bénéfices potentiels induits par les pratiques méditatives. Il y a, pour les fondateurs, un caractère d’urgence lorsque nous savons la prévalence de la dépression, de l’angoisse et des déséquilibres posttraumatiques, ainsi que les niveaux de stress et de violence particulièrement élevés qui caractérisent notre ère hyper-moderne.

Au plan sociétal et médiatique, il en est de même ! Au début des années 2010, quelques apparitions dans les médias « grand public ». Par exemple, en 2012 Europe 1 dans une matinale fait une référence aux pratiques méditatives à l’école (https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/10/26/la-meditation-a-lecole-on-en-parle-dans-les-medias/). Plus récemment, l’hebdomadaire  « Femmes actuelles » (jan 2017), « On attend quoi pour…méditer en classe ! » La revue les cahiers pédagogiques (n°547) met en ligne et en accès libre et gratuit un article co-écrit par Florent Pasquier (Paris-Sorbonne) et Raymond Barbry (formateur indépendant),  » Pratiques de pleine attention et effets de la méditation à l’école » : http://www.cahiers-pedagogiques.com/Pratiques-de-pleine-attention-et-effets-de-la-meditation

Aujourd’hui, il ne se passe pas une semaine sans que dans les médias, une émission, un reportage, un article ne fassent référence à la méditation. Il y a bien un phénomène de société qui est révélateur, d’un besoin, d’un engouement voire d’une mode.

Au delà et en appui des scientifiques, des acteurs du terrain et de la pratique que je qualifie comme des innovateurs et des scientifiques de l’action (recherche-action) ont participé au développement des pratiques. Elles et ils sont celles et ceux qui dans le quotidien font vivre ce qu’est la méditation. Ils viennent donner du sens aux pratiques méditatives dans le quotidien de nos vies. En voici quelques uns-unes qui, en France et dans les pays francophones, ont participé au développement des pratiques méditatives,  Fabrice Midal (Philosophe et fondateur de l’école française de méditation laïque), Frédéric Lenoir Philosophe-sociologue (fondation Seve, ancien Directeur du monde des religions), Thierry Janssen (Médecin, psychothérapeute), Thich Nhat Hanh (Moine boudhiste /les Pruniers – fondation Wake up),  André Comte Sponville (Philosophe), Abdenour Bidar (Philosophe – IGEN en charge de la question du vivre ensemble et de la spiritualité à l’EN), Alexandre Jollien (Philosophe), Jacques Vigne (Médecin psychiatre), Gérard Bloch (Médecin rhumatologue – Responable du DU, méditation à l’Université de Strasbourg), Et bien d’autres...Yvan Amar+, Annick de Souzenelle, Marc De Smedt, Patrice Van Eersel, Olivier Chambon, Anne Ducrocq, Christophe Fauré,  Jean Yves Leloup, etc….

Les innovateurs dans le domaine éducatif en France (début des années 2010). Elles et ils sont nombreux qui dans l’ombre, d’abord, puis de plus en plus à découvert, ont osé s’affranchir, proposer dans le contexte éducatif des temps de pratiques méditatives et former des enseignants (méditation de pleine conscience, sophrologie, yoga, gestion mentale…). Parmi celles et ceux qui ont publié leurs pratiques (livres, blogs), voici en France les précurseurs  :Eline Snel (Calme et attentive comme une grenouille- Pays Bas), Jeanne Siaud Fachin (Psychologue), Clarisse Gardet (Sophrologue et Psychologue) , David Dewulf (Belgique),  Susan Kaiser Greenland (EU), Marine Locatelli (Productrice et auteur), Brigitte Gamby-Cerf (Psychologue), David et Anne Rycroft (association mind with heart), Patrick Bobichon (Formateur et promoteur de la méthode Vittoz), Antonela Verdiani (Formatrice et chercheur indépendant – fondatrice du Printemps de l’Éducation et ex-responsable éducation à l’UNESCO), Max Deloor (ONG paix et bienveillance en paix) Florent Pasquier (Universitaire et formateur Espe), Antoine De La Garanderie + (fondateur de la gestion mentale), Raymond Barbry (Formateur indépendant)…et bien d’autres qui les ont rejoints par la suite (Emmanuel et Sophie Faure – intructeurs MBSR, Christelle Ringeval – CPE et sophrologue etc…), et tous les enseignants et éducateurs qui quotidiennement proposent des temps méditatives à leurs élèves. Autour de ces personnes se sont développés des associations ou des outils qui sont aisément accessibles (réseau Seve,  Mind with heart, Wake up,  enfance et attention, calme et attentive comme une grenouille, petit Bambou, Yupsi le dragon, Vittoz Lyon, Yoga pour les enfants, Yoga éducation-RYE etc…..)

Pour ma part (AGEPS-Raymond Barbry), depuis 2011, ce sont plus de 4000 personnes dans le domaine éducatif (enseignants, personnel éducatif, personnel de direction, syndicats, infirmières, associations de parents d’élèves) de sensibiliser, de former aux pratiques de pleine attention en France (enseignement public et privé sous contrat). Si nous extrapolons, nous pouvons faire l’hypothèse que depuis au moins dix ans en France, ce sont pas moins d’une centaine de milliers d’enseignants ou de personnels éducatifs qui ont été sensibilisés ou formés aux pratiques méditatives.  (voir les différents associations et organismes privées ou publiques qui proposent des formations, Séve, Snel, Mind with Heart, mais aussi les centres de formation d’enseignants les Espe, les Ifp, les Universités etc….)

3. Les domaine où se pratiquent et se développent les pratiques méditatives. Nous sommes face à un phénomène sociétal d’ampleur. Il n’y a pas un domaine où les pratiques méditatives ne sont pas proposées actuellement.

  • Tout d’abord, La santé. C’est de là que les pratiques méditatives se sont développées. Nous devons beaucoup en France à des médecins psychiatres comme Gérard Vigne et Christophe André d’avoir proposé le yoga et la méditation comme outils thérapeutiques contre le mal être et les maladies de l’âme. Au delà du domaine de la psychiatrie, ce sont tous les services hospitaliers qui s’intéressent aux pratiques méditatives. Je suis moi même intervenu récemment auprès d’un service du CHU de Lille pour témoigner des effets de ces pratiques pour le personnel comme pour les patients (octobre 2018).
  • Dans certains pays (et même en France), c’est dans le milieu carcéral que des psychologues ont proposé aux volontaires des ateliers de méditation ou autres pratiques méditatives (sophrologie, yoga, relaxation dynamique etc…). Pour ma part, en tant que professeur d’EPS intervenant en milieu carcéral à une époque de ma vie professionnelle, j’ai proposé et animé quotidiennement pour des volontaires des temps méditatifs (années 1993-1995).
  • Le monde de l’entreprise publique comme privée, s’est bien entendu intéressée à ces pratiques. Plus particulièrement pour réduire les effets du stress négatif sur les salariés et augmenter leur productivité.  Nous reviendrons sur ce point par la suite et plus particulièrement sur l’instrumentalisation  de ces pratiques, par trop dénaturées !
  • Le milieu du sport a de longue date exploité les outils de la pleine attention pour la régulation du stress et l’augmentation de l’état de vigilance. Par exemple, les cyclistes, Greg Lemond, Fabian Cancelara, Christopher Fromm, Cadel Evans (pour les plus connus), le judoka Teddy Riner, le basketteur Mickaël Jordan, le skieur Jean Claude Killy (un précurseur dans les années 1960 de la gestion mentale sans le savoir!), les tennismen Nadal, Federer, Djokovic, les Soeurs Williams, le biathlète Martin Fourcade, le trailer Kilian Jornet, les apnéistes (ces derniers ont pratiquement quotidiennement les mêmes temps de pratique que les moines), les guides haute montagne etc…..J’ai moi même personnellement mis à profit ma pratique méditative dans le cadre d’épreuves d’ultra-distance en cyclisme dans les années 2005-2009. Du reste de plus en plus d’entraîneurs intègrent des temps de pleine attention dans les temps d’entraînement. Sur ce plan, je suis intervenu auprès de jeunes footballeurs (section sport études) et de jeunes athlètes (horizon 2024 et 2028), et de cyclistes.
  • Le milieu des arts et du spectacle. Je ne prendrai qu’un seul exemple, celui du groupe de rock « The Beatles » qui dans les années 60-70 ont participé à faire connaître en Europe la méditation zen. Je suis pour ma part, intervenu auprès de chanteurs lyriques.
  • L’armée, les troupes  » commandos », la patrouille de France, le GIGN, outillent leur personnel aux pratiques de pleine attention d’une part pour stimuler la vigilance et d’autre part développer les capacités méta-cognitives.
  • Et même le milieu politique s’y attelle. Il y a dans le cadre de l’assemblée nationale un groupe de méditation qui s’est récemment mis en place .

4. Des effets validés qui participent à la reconnaissance des pratiques méditatives. Voici les grandes tendances qui se dégagent de plusieurs méta-analyse de ces vingt dernières années sur les effets de la méditation,

– Épaississement de la région centrale du cerveau.
– Modification durable du fonctionnement du cerveau.
– Augmentation de la matière grise dans la partie gauche de l’hippocampe.
– Amélioration du système hormonal, vasculaire et musculaire.
– Amélioration du sommeil.
– Augmentation de la force musculaire.
– Augmentation des défenses immunitaires.
– Modification des chromosomes par augmentation des télomères et donc réduction du vieillissement cellulaire.
– Diminution de la perception de la douleur
– Amélioration des capacités attentionnelles et mémorielles.

Ce sont ces recherches et plus particulièrement l’exploration du cerveau en action qui ont participé à donner ces « lettres de noblesse » aux pratiques méditatives qui étaient auparavant ignorées, décriées, voire considérées comme de la pratique sectaire.

Sur ces dix derniers années les travaux en épigénétique (voir E.Blackburn – Prix Nobel de médecine 2007) ont participé à mettre en valeur l’impact des pratiques méditatives sur nos chromosomes et notre vieillissement (télomères).

Une efficience reconnue à 80-85% dans les milieux de la santé psychique. Les effets des pratiques méditatives régulières ont des effets favorables pour au moins 80% des participants au bout de deux mois de pratique régulière et systématique (45mn quotidiennement). Ce qui est un résultat remarquable, voire très encourageant. Rares en effet sont les programmes de formation ou thérapeutiques qui obtiennent de tels scores d’amélioration. Pour les personnes qui n’observent pas d’amélioration de leur état, nous ne constatons pas d’effet négatif de la pratique méditative.

Quant aux effets à long terme, nombres d’études mettent en exergue que le cerveau peut se transformer par la pratique méditative (plasticité cérébrale). Voir à ce sujet les travaux de Dean Radin (centre de recherche noétique-EU), Mario Beauregard (Neurosciences – Université de l’Arizona), Antoine Lutz (Inserm Lyon) etc….

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5. Le piège de la dénaturation et de l’instrumentalisation des pratiques méditatives.

Comme tout nouveau engouement nous ne sommes pas sans observer des dérives et de l’instrumentalisation quant à l’exploitation de ces pratiques dans les différents domaines où elles sont proposées, en voici quelles unes :

– La perte du sens premier, à savoir la reconnaissance et l’ouverture à la dimension spirituelle de l’être humain. Il y a deux conceptions majeures de l’humain, soit nous ne sommes que de la matière et tout va s’expliquer par l’observation de cette dernière – l’esprit, la conscience, voire l’âme n’existent pas, puisque nous ne pouvons les observer – (courant matérialiste) ; soit nous sommes plus que de la matière et ce qui caractérise l’humain, voire le vivant, n’est pas visible matériellement mais est bien réel. De plus en plus de recherches osent s’aventurer de ce côté (courant spiritualiste), notamment certains physiciens quantiques, biologistes et neuroscientifiques. Voir de ce côté les travaux de Sylvie Dethiollaz et Claude Charles Fourrier (centre noétique de Genéve), l’INREES en France (Institut nationale de recherche sur les événements extraordinaires), Philippe Guilleman (Physicien CNRS), Jean François Houssais (Biologie moléculaire CNRS), François Gros (Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences et professeur collège de France), Dean Radin et Mario Beauregard (déjà cités), Emmanuel Ransford (Chercheur physique et neurosciences), Olivier Chambon (médecin psychiatre), Jean Jacques Charbonnier (médecin anesthésiste-Toulouse), Ervin Laszlo (philosophe des sciences), Jean Staune (Philosophe des sciences), Eben Alexander (neurologue) et bien d’autres qui publient dans des revues à reconnaissance scientifique avec validation (Nature etc…).

Fondamentalement et quelles que soient les orientations culturelles, religieuses, dans toutes les époques depuis que nous avons des traces des pratiques méditatives, l’essence et le but portaient sur le développement de la dimension spirituel de l’être humain par un travail d’intériorité. Et les temps de méditation participent à ce développement de l’esprit et de la conscience de soi, des autres et de l’environnement et des interconnexions entres ces trois espaces.

Or dans une approche purement utilitariste nous constatons que cette dimension invisible de l’être humain est totalement absente de la pratique et du sens qui y est donné.

– Recherche de l’efficacité, de la performance, du rendement sans prise en compte de la dimension humaine.

Cette dérive nous la constatons dans le monde de l’entreprise publique comme privée, du sport, de l’armée, voire de l’éducation. Notre modèle économique, basé sur la rentabilité, la performance épuise les êtres humains. Il suffit de voir combien l’épuisement professionnel est en augmentation exponentiel. Voir sur ce sujet cet article : https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2019/05/04/la-derive-du-modele-gestionnaire-dans-le-monde-du-travail/

Aussi, dans ce contexte proposer des temps de médiation sans interroger les modalités d’organisation et de management est de mon point de vue une instrumentalisation et un dévoiement du sens fondamental de la méditation. Voir sur ce sujet l’excellent article de Patrick Légeron, un des spécialistes du stress au travail, « Burn-out : Il y a un gros problème avec le management à la française » https://www.challenges.fr/entreprise/vie-de-bureau/burn-out-alerte-rouge-sur-le-management-a-la-francaise_655248?fbclid=IwAR3-ATGBkjYPPcxB6QhqHvLhYF1fsTzrFb33-nfPUR_s2FgYq7z6uP7ysXc.

Dans le contexte éducatif proposer des temps de méditation dans le temps scolaire pour améliorer les capacités attentionnelles et rendre plus calmes les enfants et les jeunes, sans réinterroger les rythmes (emploi du temps), les activités proposées et les modalités relationnelles, ressort d’une même posture que le dirigeant qui propose de la méditation sans travailler les dimensions relationnelles dans l’entreprise.

6. Sur le sens des pratiques méditatives à l’école (écoles, collèges, lycées).

Un constat partagé partout et quels que soient les contextes (écoles, collèges, lycées), la perte des capacités attentionnelles de l’être humain en moins d’une décennie. Les données les plus récentes indiquent un temps de maintien de la concentration à neuf secondes maximum pour la génération des millenials, celles et ceux qui sont nés avec la connexion permanente et ont grandi avec un écran tactile sous les doigts. (voir à ce sujet les recherches réalisées par le big data – Google). D’où la métaphore du poisson rouge exploitée actuellement, pour faire comprendre l’état de la situation. Nous aurions une capacité attentionnelle tout juste supérieure à celle d’un poisson rouge ! Au delà de neuf secondes, le cerveau décroche. il lui faut alors un nouveau stimulus, un nouveau signal, une nouvelle alerte. Question comment faire pour capter les regards d’une génération « distraite de la distraction par la distraction » ? Voir à ce sujet le livre de Bruno Patino « La civilisation du poisson rouge » petit traité sur le marché de l’attention ».

Le premier niveau des pratiques méditatives, consiste à développer l’attention-concentration par l’apprentissage de la fixation à un objet, à sa respiration, à son corps, aux sons, aux goûts (différents sens), aux émotions et à l’observation des pensées qui nous arrivent. Il s’agit d’apprendre à être dans le présent tel qu’il est. Or nous savons que sans niveau attentionnel suffisant, il est impossible d’apprendre puisque nous ne pouvons capter les informations si notre mental est ailleurs  (nos pensées sont ailleurs, soit dans le passé, soit dans le futur). Voir le livre, de Serge Marquis, « on est foutu, on pense trop ». Voir aussi chez Antoine de Lagaranderie, l’ouvrage « l’attention ».

Le deuxième niveau des pratiques méditatives consiste à fixer son esprit et ses pensées intentionnellement. C’est ce que les pédagogues appellent la métacognition, la capacité à observer et réguler ses pensées et y ramener l’esprit à chaque fois que le décrochage mental se réalise. C’est ainsi que se développe ce que  Jean François Houssais appelle la conscience réflexive. C’est l’apprendre à penser, à réfléchir, à rêver, à imaginer etc….Or pour que cette conscience réflexive se développe et puisse entrer en action il nous faut un certain temps, bien au delà des neuf secondes !

Le troisième niveau des pratiques méditatives est celui de l’expansion de conscience, ce que Jean François Houssais dénomme, la conscience extra-lucide. L’état du présence du sujet est telle qu’il perçoit des choses qu’il ne peut percevoir en état de conscience dite normale . C’est aussi ce que nous appelons, l’état de flow ou de flux qui est un état de pleine vigilance et d’aisance dans la réalisation. Les sportifs, les chanteurs, les musiciens, les peintres, les marcheurs, les alpinistes, les plongeurs, vivent parfois spontanément dans la réalisation de leur action cet état, quand le mental s’est coupé. Il n’y plus de pensées parasites, tout devient claire, les réponses sont spontanées l’intelligence intuitive fonctionne à 200%. Ce sont les « insight » qui surviennent plus fréquemment. Mais cela peut aussi se traduire par ce que nous appelons une sotie du corps (25% de la population vit au moins une fois dans sa vie cet état), le sujet a la perception d’avoir une vision et une perception à 360°. Des sportifs décrivent assez régulièrement ce phénomène. C’est aussi ce que certains appellent l’état d’éveil dans les milieux religieux.  C’est dans cet état de conscience que  se produisent les pré-cognition, les visions à distance etc…(phénomènes qui sont maintenant étudiées par la science avec rigueur et sérieux).

Il est bien entendu que la recherche de ce niveau de conscience extra-lucide n’est pas du rôle de l’école ! Il n’a pas à être un objectif ni une nécessité dans le contexte des pratiques éducatives. Mas il est toutefois bon d’en avoir connaissance, en effet, un enfant comme un jeune peuvent, notamment, si les temps de méditation proposés se prolongent (plus de 20mn) entrer dans cet état de conscience extra-lucide. Il n’y  a rien de surnaturel, il n’y a aucune pathologie psychique. Mais encore faut-il pouvoir le savoir, l’expliquer et rassurer si besoin. C’est du reste une des raisons pour lesquelles je prône en contexte éducatif des temps assez courts de pleine attention (grand maximum de 7mn) dans le temps de classe. Voir à ce sujet l’article suivant, Une journée de pleine attention (méditation) à l’école. Comment et quand placer des temps de méditation et de calme dans un emploi du temps ? https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2018/10/18/une-journee-de-pleine-attention-meditation-a-lecole-ou-comment-et-quand-placer-des-temps-de-pleine-attention-et-de-calme-dans-un-emploi-du-temps/

7. Exemples et témoignages d’expérimentation des pratiques méditatives en contexte scolaire.

Vous trouverez ci jointe une liste de lien avec des articles, des vidéos qui exemplifient le sens éducatif de ces pratiques dans le cadre de la scolarité.

– Film réalisée par Olivia  Sinet de l’INREES « en Lotus à l’école ».  https://www.youtube.com/watch?v=g2Tm2iQPz_I&t=117s.

– Présentation et analyse d’une expérimentation dans le cadre de la lutte contre le décrochage scolaire dans un lycée des Hauts de France. https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2019/02/24/un-atelier-de-pleine-attention-meditation-pour-lutter-contre-le-decrochage-scolaire-en-lycee

– Présentation d’une expérimentation en ULIS par Elsa Karamucki (enseignante spécialisée) : https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2018/08/22/bien-etre-pour-apprendre-apprendre-le-bien-etre/

– Article des cahiers pédagogiques en ligne : Pratiques de pleine attention et effets de la médiation http://www.cahiers-pedagogiques.com/Pratiques-de-pleine-attention-et-effets-de-la-meditation

– Article de l’Inrees en 2012, méditez à l’école :   http://www.inrees.com/articles/Mediter-a-l-ecole/

– La vitalité, la clef de l’attention, vidéo de Serge Augier : https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2018/03/27/la-vitalite-la-clef-de-lattention/

–  Effets d’une formation à la pleine attention pour les enseignants et le personnel d’un collège : https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2018/03/13/effest-dune-formation-a-la-pleine-attention-meditation-pour-des-enseignants-et-le-personnel-dun-college/

Conclusion et perspective. Cette journée auprès d’enseignants spécialisés venant de toute la France sur cette thématique de la méditation à l’école n’est pas neutre. Elle marque de mon point de vue un tournant et confirme les évolutions au sein des institutions de l’EN (tant public que privé sous contrat). Le mot même de méditation n’est plus tabou. Il aura fallu moins de dix ans pour que les représentations changent et que les à priori négatifs s’estompent. En 2011 j’avais déclaré à une journaliste de l’INREES, il est encore trop tôt pour parler sans retenue de méditation à l’école, dans cinq ans (2016) nous pourrons et dans dix ans les pratiques méditatives seront reconnues, valorisées et de plus en plus d’enseignants de formés. Nous y sommes en huit ans !

Un grand merci à Bénédicte Dubois, Maud Agasse, Jean François Bayart de l’Ifp Lille de m’avoir soutenu dans le développement de la pleine attention à l’école. Il en est de même pour Bruno Grave de l’Ifp Montpellier et Sophie Llinas Rouden de l’Ifp de Lyon, le réseau CANOPE et plus particulièrement le centre d’Amiens qui a proposé en 2018 une journée d’étude et des ateliers.  Concernant les enseignants, les CPE, les infirmières, les chefs d’établissement des écoles, collèges, lycées publics et privés sous contrat..Merci à vous toutes et tous pour votre engagement, votre confiance. Une mention spéciale pour les établissements en REP ou engagés dans la lutte contre le décrochage scolaire, je suis admiratif de ce que vous entreprenez dans le quotidien et qui est si peu mis en valeur à mon goût.

Raymond Barbry, le 23 mai 2019.

 

 

 

 

Le bien être à l’école : utopie ou nécessité ? Journée d’étude à l’Ifp de Lille le 3 avril.

La journée initialement prévue le 30 janvier (remise pour cause d’intempéries) se déroulera ce mercredi 3 avril.

C’est en partenariat avec l’Ifp des Hauts de France que l’AGEPS-Raymond Barbry en collaboration avec Christelle Ringeval (CPE et sophrologue) propose une journée d’étude sur le bien être à l’école pour les enseignants et le personnel des collèges et lycées.

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Le contexte actuel tant de la société que de l’école française montre à quel point l’idée du bien être et du bien vivre ensemble est devenue prioritaire.

Faire classe aujourd’hui réclame de plus en plus d’énergie psychique. Les incidents critiques, les tensions et les conflits se multiplient. Certes ce ne sont pas en soi, des faits graves, mais une tension constante s’installe. Les comportements de base nécessaires au vivre ensemble ne sont pas acquis pour une partie de plus en plus grandissante d’élèves, de plus ils sont fatigués, agacés. Ils sont une « caisse de résonance » de notre contexte sociétal. Le fonctionnement et l’organisation « classiques » de la classe et de l’école ne facilitent pas le mieux être tant des jeunes que des adultes en charge de leur formation. Or, dans les textes officiels récents il est bien stipulé que la dimension des compétences relationnelles est à caractère prioritaire.

Et si le bien être des élèves passait d’abord par une prise en compte du bien être des adultes en charge de leur éducation ? C’est à ce changement de posture que vous invite cette journée, penser les conditions d’un mieux être professionnel des enseignants et éducateurs pour un mieux être des jeunes.

Les objectifs de la journée :

  • Connaître les aspects fondamentaux du bien être qui n’est pas un état constant, mais passager ; et en quoi il est déterminant dans l’apprentissage du jeune et l’efficience professionnelle de l’enseignant.
  • Intégrer les déterminants du bien être et du bien vivre ensemble dans une organisation humaine, ici en l’occurrence l’école : les trois déterminants ou fondamentaux ont été identifiés  : la relation à soi, la relation aux autres et la relation à l’environnement.
  • Identifier ce qui favorise ou freine le développement du bien être et du bien vivre ensemble dans un établissement scolaire, et agir sur des éléments tels que : l’espace/temps scolaire (rythme, temporalité….), l’évaluation, l’éducation émotionnelle, les temps de calme, les temps de débat, le travail collaboratif, la collaboration entre enseignants….

Organisation de la journée :

Matin : Introduction de la journée par Jean François Bayard, Directeur adjoint de l’Ifp

Conférence par Raymond Barbry

Le bien être à l’école : Utopie ou nécessité ?

Comment penser les conditions d’un mieux-être professionnel des enseignants et éducateurs ?

Après-midi, deux ateliers :

Atelier 1 : Le développement et le renforcement
des compétences psycho-sociales, fondement de
l’épanouissement individuel et du bien vivre
ensemble.
Animation par Christelle Ringeval (CPE et sophrologue)
Atelier 2: Apprendre à réguler le stress professionnel, ou comment ne pas passer en sur-stress. Témoignage d’une expérimentation d’un atelier de pleine attention (méditation) mené pendant six mois auprès du personnel et des enseignants dans un collège (Escaudain).
Animation par Raymond Barbry (formateur-coach-préparateur mental).
Raymond Barbry le 30 mars 2019.

Un atelier de pleine attention – méditation- pour lutter contre le décrochage scolaire en lycée

C’est à Arras au Lycée Guy Mollet qu’a été mis en place à l’initiative de Mélanie Auribault (CPE et référente « lutte contre le décrochage scolaire ») un atelier de pleine attention proposé aux élèves en risque de décrochage scolaire. Cet atelier que j’anime – AGEPS-Raymond Barbry est proposé à trois groupes différents à raison de sept rencontres par groupe.

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Cette innovation à destination d’un public scolaire en besoin d’accompagnement et de remise en confiance a été possible grâce à un partenariat entre le lycée Guy Mollet, Perseval (dispositif PERSERance scolaire de l’académie  de Lille) et l’aide de la Communauté Européenne.

Des élèves volontaires repérés par les enseignants, les infirmières, les cpe. Les élèves qui participent à cet atelier le font sur la base du volontariat avec l’accord des parents. Un entretien préalable  permet de déterminer leur degré d’engagement qui valide leur participation à cet atelier.

Une implication et participation des adultes au dispositif ,cpe , enseignant-e-s, documentalistes, infirmières, Proviseure Adjointe. A chaque rencontre la possibilité est offerte à ce que deux adultes puissent participer à un temps d’atelier afin de découvrir ce qu’est la pleine attention (méditation) et son effet sur la personne.

Cadre de l’atelier. Chaque rencontre est espacée de sept à dix jours. L’ensemble du processus a une durée de deux à trois mois pour un groupe. Les temps de rencontre sont positionnés sur des journées et horaires différents afin de ne pas perturber les enseignements.

Caractéristique des rencontres. Nous proposons le principe de l’atelier, à savoir : des mises en situation d’exercices de pleine attention adaptées aux jeunes dans le contexte scolaire. (Méthode proposée et expérimentée depuis dix ans– AGEPS-Raymond Barbry). Les mises en situation sont reliées au contexte scolaire.

Chaque rencontre a une durée de 2h00 répartie ainsi : 1h30 avec les jeunes et les adultes volontaires suivi de 30mn avec l’équipe d’adultes pour « débriefer » et préparer la rencontre suivante en prenant en compte les observations de la séance du jour et un entretien individuel avec un jeune pour adapter l’entraînement individuel à son besoin spécifique.

Le programme de formation à la pleine-attention que je propose aborde les points suivants :

Être attentif et concentré à sa respiration. Nous proposons une dizaine de situations dont la cohérence cardiaque.

Être attentif et concentré sur les sons, et la re-découverte du temps de silence.

Fixer son regard sur un point fixe (objet neutre) pendant un temps déterminé, puis  reconstruire l’image mentale de cet objet.

Être attentif et concentré aux perceptions du corps. Deux types de mise en situation : des situations en position statique sans mouvement, des situations dynamiques avec mouvement et des contractions-relâchements dirigés.

Être attentif en mouvement et déplacement. De la marche lente à la marche rapide en portant attention à sa respiration (outil BreathPlay qui est exploité dans le domaine du sport, du théâtre, du chant par la régulation de la respiration à l’intensité de l’effort et aux perceptions corporelles).

Être attentif aux émotions. Identification du lien entre perception corporelle et émotions par des exercices de visualisation mentale (position statique). Présentation et exploitation de l’outil TIPI pour apprendre à réguler les débordements émotionnels.

Être attentif au flot de ses pensées pour apprendre à les réguler. Développement de la métacognition. 

Verbalisation consciente sur le rythme de la respiration. Il s’agit de répétition de phrases en cohérence avec la respiration. Par exemple, j’inspire le calme..J’expire les tensions etc…..

Apprendre à faire confiance et à se faire confiance par des mises en situation collective.

Visualisation d’une situation de réussite passée et projection sur un projet à venir.

Faire le calme en soi et se mettre en projet à court terme. A exploiter avant un contrôle, un oral etc…

Maintenir une position immobile le regard fixé sur un objet neutre pendant 20mn (test final). Il est considéré que savoir tenir immobile le regard fixé sur un objet neutre pendant vingt minutes valide un très bon niveau d’attention pour des jeunes (> 16 ans) et des adultes.

Entraînement personnel entre les rencontres. L’efficience de la méthode est dépendante d’un entraînement régulier, voire quotidien entre chaque rencontre. Il s’agit de temps brefs de quelques minutes (1 à 5mn) à répéter à plusieurs moments de la journée et au moins trois jours par semaine. A l’issue de chaque rencontre une fiche « guide d’entraînement » est communiquée à chaque participant. Les séances sont enregistrées sur smartphone si les jeunes le souhaitent.

Des effets mesurés à l’issue du groupe 1. Nous avons pu identifier les effets suivants de cet atelier qui vise avant tout à permettre la reconstruction de la confiance en soi des jeunes lycéens en état de décrochage.

  • Sur 9 jeunes en état  de décrochage en début d’atelier, 8 sont en situation de scolarisation « normale » à l’issue du processus de formation à la pleine attention.
  • Toutes et tous pratiquent au moins trois fois par semaine des entraînements personnels à la pleine attention.
  • 8 sur 9 ont réussi le test final : Rester 20mn en état d’immobilité, le regard fixé sur un objet neutre. En début de formation (séance 1), les résultats obtenus allaient de 8 secondes à 1mn10 !
  • Au niveau scolaire les points suivants sont évoqués. La peur de venir au lycée s’estompe. La diminution du mauvais stress lors des contrôles est identifiée, ce qui en facilite sa régulation. Une amélioration nette de la mémorisation est pointée. Le décrochage attentionnel lors des temps de classe est régulé (conscientisation de son propre état attentionnel). Le travail personnel se réalise plus efficacement (travail à la maison).

  • Au niveau global les points suivants sont évoqués: Je me stresse moins. J’ai plus confiance en moi. Je me sens mieux. Je dors mieux. Cela m’a appris des leçons sur la vie et j’apprends à me canaliser.

Cette expérimentation, novatrice en ce qu’elle cible un public en contexte de décrochage scolaire, montre s’il en est que les pratiques de pleine attention (méditation) répondent à un vrai besoin pour les jeunes et que leurs effets dans le contexte de cette expérimentation sont bénéfiques. Il m’importe de noter que l’implication des adultes en charge de l’enseignement-éducation-formation-accompagnement des jeunes n’est pas neutre et sans effet quant à la réussite du projet. C’est ainsi que la présence systématique de la porteuse du projet à chaque rencontre, celles de la Proviseure Adjointe, des infirmières, d’enseignant-e-s à différentes rencontres et l’implication des documentalistes dans l’affichage et la publicité internes ont participé à donner de la valeur à cet atelier.

Raymond Barbry, le 24 février 2019

Le bien être à l’école : utopie ou nécessité ? Journée d’étude à l’Ifp de Lille le 30 janvier.

C’est en partenariat avec l’Ifp des Hauts de France que l’AGEPS-Raymond Barbry en collaboration avec Christelle Ringeval (CPE et sophrologue) et Anne Marie Davière (infirmière scolaire) propose une journée d’étude sur le bien être à l’école pour les enseignants et le personnel des collèges et lycées.

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Le contexte actuel tant de la société que de l’école française montre à quel point l’idée du bien être et du bien vivre ensemble est devenue prioritaire.

Faire classe aujourd’hui réclame de plus en plus d’énergie psychique. Les incidents critiques, les tensions et les conflits se multiplient. Certes ce ne sont pas en soi, des faits graves, mais une tension constante s’installe. Les comportements de base nécessaires au vivre ensemble ne sont pas acquis pour une partie de plus en plus grandissante d’élèves, de plus ils sont fatigués, agacés. Ils sont une « caisse de résonance » de notre contexte sociétal. Le fonctionnement et l’organisation « classiques » de la classe et de l’école ne facilitent pas le mieux être tant des jeunes que des adultes en charge de leur formation. Or, dans les textes officiels récents il est bien stipulé que la dimension des compétences relationnelles est à caractère prioritaire.

Et si le bien être des élèves passait d’abord par une prise en compte du bien être des adultes en charge de leur éducation ? C’est à ce changement de posture que vous invite cette journée, penser les conditions d’un mieux être professionnel des enseignants et éducateurs pour un mieux être des jeunes.

Les objectifs de la journée :

  • Connaître les aspects fondamentaux du bien être qui n’est pas un état constant, mais passager ; et en quoi il est déterminant dans l’apprentissage du jeune et l’efficience professionnelle de l’enseignant.
  • Intégrer les déterminants du bien être et du bien vivre ensemble dans une organisation humaine, ici en l’occurrence l’école : les trois déterminants ou fondamentaux ont été identifiés  : la relation à soi, la relation aux autres et la relation à l’environnement.
  • Identifier ce qui favorise ou freine le développement du bien être et du bien vivre ensemble dans un établissement scolaire, et agir sur des éléments tels que : l’espace/temps scolaire (rythme, temporalité….), l’évaluation, l’éducation émotionnelle, les temps de calme, les temps de débat, le travail collaboratif, la collaboration entre enseignants….

Organisation de la journée :

Matin : Conférence par Raymond Barbry

Le bien être à l’école : utopie ou nécessité ?

Comment penser les conditions d’un mieux-être professionnel des enseignants et éducateurs ?

Après-midi, trois ateliers :

Atelier 1 : Le développement et le renforcement
des compétences psychos-sociales, fondement de
l’épanouissement individuel et du bien vivre
ensemble.
Animation par Christelle Ringeval (CPE et sophrologue)
Atelier 2: Pleine-attention /méditation–pour les
enseignants et le personnel d’un établissement
scolaire.
Animation par Anne Marie Davière (infirmière scolaire)
Atelier 3 : Apprendre à réguler le stress professionnel, ou comment ne pas passer en sur-stress.
Animation par Raymond Barbry (formateur-coach-préparateur mental).
Raymond Barbry le 22 janvier 2019.