Archives de Tag: méditation

Les pratiques de méditatives prennent place dans les écoles françaises.

Quel chemin parcouru en six ans ! Et quelle évolution dans les établissements scolaires français publics comme privés sous contrat avec l’état !

En cette semaine de rentrée scolaire, plusieurs événements vécus m’ont montré combien les attentes et les représentations des acteurs éducatifs, chefs d’établissement, enseignants, parents, avaient évolué sur cette question des pratiques méditatives dans les classes. Employer les mots de méditation, pleine conscience, pleine attention, contemplation ne devient plus tabou dans l’École française !

Illustration de la vidéo

1er événement : La sortie du documentaire de l’INREES « Méditation en Lotus à l’école » réalisé par Olivia Sinet, en accès gratuit sur INREES TV sur le lien suivant :

https://www.inrees.com/Video/meditation-lotus-ecole-education/

L’intérêt de ce reportage est de montrer des situations concrètes exploitées quotidiennement par l’enseignante d’une classe triple niveau dans une petite école de campagne de la région arrageoise, école La Providence de Pas en Artois (Hauts de France). A ces situations sont présentés :

  • l’avis de Antonella Verdiani sur la place et le développement de toutes les pratiques visant au mieux être et au mieux vivre dans les écoles (CNV, méditation, sophrologie, relaxation, médiation, pédagogie coopérative…) ;
  • celui du Chef d’établissement et enseignante, Francine Barbry, qui quotidiennement propose à ces élèves des temps courts de méditation, et décrit les effets observés dans la durée sur les enfants tant au plan du comportement individuel que de la dynamique relationnelle ;
  • et le mien (Raymond Barbry) en tant que consultant-formateur expert sur la question de l’attention-concentration et du bien être, où j’explicite le bien fondé et le sens des pratiques méditatives dans le contexte scolaire de notre époque.

2ème événement : Lors de la journée de pré-rentrée d’un collège de l’arrageois, Le Chef d’établissement, annonçant la création d’un atelier de sophrologie pour tous les élèves de 6ème. A raison d’un cycle de quatre rencontres par groupe d’élèves.

3ème événement : J’ai fait les constats suivants, lors de deux interventions que je viens de réaliser en ce début d’année avec quatre équipes pédagogiques d’écoles primaires du secteur arrageois – Duisans, Arras, Frévent, Auxi-le-Chateau – que je vais former aux pratiques de pleine attention durant cette année scolaire 2017-2018  :

  • Toutes les personnes(enseignants, chefs d’établissement) ont connaissance du développement et de l’émergence de la méditation dans les différents domaines de notre société (santé, social, justice, sport, entreprise et éducatif….).
  • Les effets de la méditation sur la régulation du stress, sur l’attention, sur le bien être sont connus par la plupart des participants.
  • Les enseignants qui ont une pratique personnelle de yoga, sophrologie, relaxation, méditation, n’hésitent pas à se lancer en proposant d’eux mêmes quelques exercices et temps spécifiques avec ou sans support.
  • Employer les mots méditation, pleine conscience n’amène aucun rejet. Il y a encore de cela, un an à la même période, il m’avait fallu repositionné ces notions dans le contexte de notre époque…les mots religieux, dérive sectaire, manipulation, étaient encore associés dans les représentations de quelques participants lors d’une intervention dans une cité scolaire des hauts de France.
  • Proposer dans le cadre de la journée scolaire des temps courts de méditation ou pleine attention est accepté par l’ensemble des enseignants présents, soit en exploitant un média (cd, application, livre..), soit en le menant soi même.

Il y a cinq ans de cela (2012), j’avais annoncé que dans cinq ans, parler de méditation à l’école ne serait plus tabou ! Nous y sommes et c’est bien ce qui se réalise dans l’enseignement obligatoire en France tant dans le secteur public que privé sous contrat. Pour preuve le nombre d’enseignants, de CPE, de Chefs d’établissement qui sont en demande et qui se forment, et ce même si la reconnaissance institutionnelle au niveau académique, rectoral, ministériel, voire SGEC et Direction Diocésaine (enseignement privé sous contrat) tarde encore parfois. Les vrais changements, les durables ne viennent jamais des décisions imposées par les voies hiérarchiques, la preuve en est ! Ce sont les acteurs du terrain, celles et ceux qui au quotidien œuvrent avec les enfants, les adolescents, les jeunes et les parents qui font évoluer le système.

Dans cinq ans les enseignants pour leur grande majorité auront été sensibilisés voire formés à toutes ces pratiques visant le développement de la conscience de soi, de la conscience de l’autre et de la conscience à l’environnement. C’est ainsi que nous irons vers une société plus apaisante, plus respectueuse de la vie dans son ensemble, plus coopérative et tolérante. Développer ces pratiques méditatives n’empêche en rien l’enseignement des savoirs fondamentaux, bien au contraire, elles les facilitent !

Raymond Barbry, le 7 septembre 2017

 

 

 

Publicités

L’enfance des possibles, bientôt sur INREES TV…

Dans le cadre des reportages réalisés par l’INREES, nous avons pu témoigner de notre pratique de formateur et de consultant sur les questions de l’attention-concentration et du bien être à l’école. Vous trouverez sur le lien suivant un résumé qui présente ce reportage.

L’enfance des possibles – L’EXTRA Lab S3E1
(Bande-annonce)

https://www.inrees.com/Video/enfance-des-possibles-ba/

Mémoires prénatales, capacités extrasensorielles, éducation alternative… Enquête en trois reportages sur l’enfance !

Description DU REPORTAGE

Notre vie commence bien avant notre petite enfance. Quelles traces la vie utérine et l’accouchement peuvent-ils laisser sur nos personnalités et nos comportements ?

Médiumnité, intuition, prémonitions… De plus en plus d’enfants témoignent de perceptions extraordinaires. Serait-ce le signe d’une évolution générale de conscience ?

Se détendre, fermer les yeux, prêter attention à sa respiration… La méditation fait son entrée à l’école. Phénomène de mode ou changement profond au sein de l’éducation ?

Raymond Barbry, le 2 septembre 2017

Le cerveau des sportifs de haut niveau, pour tous, c’est possible !

L’image caricatural du sportif, fort en muscle et rien dans la tête est heureusement bien dépassée. Dans l’observation, dans l’analyse de l’expérience et dans le cadre des recherches, nous constatons que les sportifs de très haut niveau pour réussir doivent être aussi fort physiquement que mentalement. C’est du reste cet aspect de la maîtrise du mental qui fait le plus souvent la différence. Nous en avons eu maints exemples lors du dernier champion du monde d’athlétisme à Londres.

Résultat de recherche d'images pour "mental de sportif"

 

Avoir un mental de sportif cela s’apprend, certes il peut y avoir une partie d’inné, mais pour la plupart d’entre nous c’est par apprentissage et entraînement que nous allons nous forger ce mental solide. L’esprit s’entraîne et se développe comme le corps. Pour le sportif, c’est l’entraînement des deux qui participe à réaliser son potentiel.

Les caractéristiques du mental du sportif peuvent se résumer autour des quelques principes suivants :

  • Rester calme en situation de tension, de fatigue et de stress intense.
  • Accepter les situations de stress extrême provoquées lors des compétitions importantes.
  • Savoir faire le silence en soi en apprenant à réguler les pensées.
  • Savoir se concentrer et le rester le temps de l’épreuve.
  • Savoir s’isoler.
  • Savoir être dans le présent de la situation telle qu’elle est et agir en conséquence.
  • Savoir se projeter dans le futur tout en restant en lien avec le présent tel qu’il est.
  • Savoir adapter, voire modifier, une stratégie en fonction de la situation.
  • Savoir apprécier les moments de réussite.
  • Savoir accepter les situations d’échec.
  • Intégrer le paradigme de l’interconnexion entre l’esprit et le corps.
  • Exploiter l’intelligence intuitive.

Mon expérience à la fois d’ancien sportif de haut niveau dans des épreuves extrêmes (cyclisme ultra-distance), d’entraîneur (cyclisme et athlétisme) et de préparateur mental (milieu sportif et autres), m’amène aujourd’hui à intégrer le plus tôt possible et pour tous les sportifs des temps d’entraînement de l’esprit, au même titre que l’entraînement physique. Dans certains sports, les athlètes peuvent consacrer en temps cumulés deux heures par jour à méditer, à visualiser en plus du temps passé à s’entraîner physiquement. Du reste, j’intègre des temps de visualisation mentale dans le temps d’entraînement physique.

Au delà des sportifs cet entraînement de l’esprit peut être proposé dans d’autres lieux d’éducation et de formation, notamment dans le contexte scolaire dés l’école primaire et jusqu’au niveau universitaire. C’est du reste ce que je propose dans le cadre des formations sur l’attention-concentration. L’échec scolaire au delà de l’aspect socio-culturel est la plupart du temps lié à un déficit d’engagement (manque de motivation) et à une incapacité à rester attentif. L’esprit se comportant comme un cheval « fou ».

Or, faire le calme en soi, être attentif à une situation, se concentrer sur un aspect de cette situation, cela s’apprend. Nous en avons l’expérience, nous en avons les preuves pratiques et scientifiques, et nous savons comment le faire. Alors pourquoi s’en priver et ne pas en faire bénéficier dans le contexte éducatif tous les élèves quelle que soit leur âge !

Pour aller plus loin, aller lire cet article paru sur le site « des échos-belgique » : http://www.lecho.be/economie-politique/belgique-general/Comment-fonctionnent-les-cerveaux-des-champions/9922711?ckc=1&ts=1503150365

Raymond Barbry le 21 août 2017

 

Un atelier de méditation hebdomadaire pour les athlètes du RCArras section athlétisme dés la rentrée de septembre 2017

Jusqu’alors réservés qu’aux athlètes des groupes demi-fond et sauts-épreuves combinés, des ateliers seront proposés pour tous les groupes d’entraînement dés cette rentrée de septembre 2017.

Description des ateliers proposés à tous les athlètes du RCArras athlétisme

Vous êtes athlètes débutants ou confirmés. Vous souhaitez savoir comment réguler votre stress au quotidien, comment mieux vous étirer, comment renforcer votre posture.

Nous souhaitons vous apportez les outils pour améliorer vos performances, votre vitalité, votre quotidien. Pour cela, nous sommes trois :

Alexandra BANTI : Sprinteuse sur 100m et 200m championne de France en 2013 et 2015 sur 200m. Depuis 12 ans, je pratique l’athlétisme. Je pratique le Yoga ; le Pilates. J’ai suivi une formation sur la gestion du stress. Au mois de septembre, je vais suivre une formation sur le Pilates pour pouvoir l’enseigner.

Raymond BARBRY: Entraîneur demi-fond au RCA. Professeur d’EPS et Formateur-consultant-coach indépendant sur la régulation du stress, la préparation mentale, la gestion de conflit et de crise (Titulaire d’un titre professionnel d’ingénieur de formation-master2).

Depuis quarante ans, j’intègre en tant qu’entraîneur, enseignant, consultant les outils de la relaxation et de la méditation comme moyen de développement et de valorisation des personnes (sportifs, élèves, étudiants, adultes).

Depuis plus de vingt ans je pratique à titre personnel la méditation de pleine conscience.

Depuis dix ans je forme des personnes à pratiquer cette forme de méditation laïque dont les effets sur la santé globale, sur l’attention concentration sont validés tant par la science que par l’expérience.

Jean-Marc GALLET : Entraîneur de sauts et d’épreuves combinées, je pratique le yoga depuis 7 ans. Formation « Abdominaux autrement et mal de dos » à l’Institut de Gasquet (Paris).

À partir de l’Approche Posturale Respiratoire (APOR), inspirée du yoga, selon la méthode de Gasquet, pratiquer des abdominaux et le gainage autrement, éduquer et renforcer le dos et les abdominaux compatibles avec la protection du rachis.

Nous intervenons dans différents domaines d’activités tels que :

– La Méditation,

– La Relaxation

– Le Streching et le pilates

– La Préparation mentale

– Le Renforcement musculaire autrement

Quelques exemples de bienfaits liés à la pratique de ces domaines d’activités :

– Réguler le stress et les émotions

– Apprendre à faire le calme en soi

– Entretenir et développer l’attention- concentration

– Apprendre à lâcher prise

– Récupérer des charges de fatigue, d’entraînements

– Se recharger en énergie

– Développer le schéma corporel, la maîtrise de soi et la conscience de soi

– Retrouver l’harmonie entre le corps et l’esprit

– Éviter les erreurs de la gymnastique abdominale habituelle en particulier les conséquences sur le périnée et le rachis

– Corriger la statique et la respiration au quotidien, renforcement musculaire sans hyper-pression abdominale et sans compression discale, mettre en place un gainage dynamique doux

Nos interventions débuteront début octobre 2017 et auront lieu tous les samedis matin de 10h00 à 12h00.

Raymond Barbry le 31 juillet 2017

Les actions de formation et d’accompagnement pour l’année 2017/2018

Mise en perspective des thèmes et des actions de formation que je vais mener dés la rentrée de septembre 2017 sur tout le territoire français

L’image contient peut-être : une personne ou plus

Sur le thème de l’attention-concentration.

  • Formation continue des enseignants du 1er degré de l’enseignement privé sous contrat des Hauts de France et de la région de Montpellier.
  • Formation en interne d’équipes pédagogiques de trois écoles privées sous contrat du secteur nîmois.
  • Formation en interne d’équipes pédagogiques de sept écoles primaires privés sous contrat des hauts de France.
  • Formation en interne d’un ensemble scolaire privé sous contrat de la région lyonnaise.
  • Formation en interne d’équipes pédagogiques de trois collèges publics des Hauts de France.

Sur le thème de la régulation du stress.

  • Enseignants spécialisés en formation initiale de la région des Hauts de France.
  • Intervention auprès de Lycéens d’un lycée professionnel public du centre.

Sur le thème du bien être en contexte professionnel.

  • Secteur de Narbonne et Perpignan (journée pour les établissements du 1er degré de l’enseignement privé sous contrat).
  • Accompagnement d’un groupe de pilotage d’un ensemble scolaire d’Alsace.

Sur le thème du management bienveillant (approche humaniste du management)

  • Formation continue de chefs d’établissements du 1er et du 2nd degré de la région lyonnaise.

Sur le thème de l’intelligence collective.

  • Formation initiale des chefs d’établissement du 1er degré de la région de Montpellier.

Sur le thème de la régulation de conflit et de crise.

  • Chefs d’établissement en formation initiale du 1er degré de la région lyonnaise et de la région de Montpellier.

Sur le thème du décrochage scolaire

  • Formation à l’écoute active et à la posture d’accompagnement pour les référents « décrochages » du bassin Arras/Saint-Pol-Sur-Ternoise de l’enseignement public (réseau Perseval)

Sur le thème du harcèlement scolaire.

  • Formation continue des enseignants du 1er et du 2nd degré du secteur de Montpellier (enseignement privé sous contrat).
  • Formation continue des enseignants du 1er et du second degré des Hauts de France (enseignement privé sous contrat).

Sur le thème de la pleine attention ou méditation de pleine conscience.

  • Atelier hebdomadaire ouvert pour les licenciés d’un club sportif Arrageois (RCA)

Sur le thème de la préparation mentale.

  • Intervention auprès d’élèves d’un sport étude de la région des Hauts de France.
  • Intervention auprès des athlètes d’un club d’athlétisme des Hauts de France.

Raymond Barbry le 13 juillet 2017.

Effets de la pratique de la méditation dans le temps d’entraînement de jeunes athlètes (16-25 ans)

Par cet article je témoigne des effets observés d’une pratique de méditation de pleine conscience que j’intègre depuis quatre ans et plus systématiquement depuis deux ans au temps d’entraînement de jeunes athlètes du Racing Club d’Arras-athlétisme (section arrageoise) spécialistes du demi-fond court au fond (du 800m au trail). Cet article n’est pas et ne se veut pas scientifique, c’est le témoignage, l’analyse et le partage d’une expérience d’entraîneur qui est aussi de par ailleurs dans la vie professionnelle, formateur-consultant-coach-préparateur mental et qui forme à la pleine attention ou méditation de pleine conscience depuis plus de six ans.

1. Caractéristiques des athlètes.

En majorité le groupe d’entraînement, dont je partage la responsabilité avec Guillaume Winter depuis deux ans et avant avec Antoine Galopin (maintenant CTS en Bretagne), est constitué de vingt cinq  athlètes en majorité âgés de 16 à 25 ans (2/3 garçons pour 1/3 de filles). Leur niveau de performance va du niveau départemental au plus haut niveau national (France élite). Leur engagement dans leur pratique d’athlète (nombre d’entraînements) varie de 2 à 6 entraînements  par semaine en fonction de leur motivation, de leur disponibilité et de leur niveau de performance.

2. Pratiques intégrées dans les temps d’entraînement.

J’ai fait le choix d’intégrer dans les temps d’entraînement des temps courts de une à dix minutes de méditation de pleine conscience avant, pendant et en fin d’entraînement qui prennent les formes suivantes, en voici quelques exemples :

– Marche très lente avec une expiration et une inspiration par appui.

– Marche lente les yeux fermés avec expiration prolongée.

– Course à allure lente avec des temps d’expiration du double du temps d’inspiration, par exemple, expiration sur six appuis et inspiration sur trois ou expiration sur quatre appuis et inspiration sur deux appuis (cf la méthode Breathplay).

– Un moment du temps d’échauffement en silence.

– Effort à intensité élevée avec centration sur la respiration,  par exemple : expiration sur deux appuis et inspiration sur un appui (même lors des phases dite « lactique »).

– Lors des phases de récupération, marche ou trot très lent seul et en silence avec une expiration soutenue et régulée.

– Exercices multiples et variés d’attention à la respiration.

– Course très lente à pieds nus sur l’herbe en fin de séance (récupération) seul et en silence.

– Temps de course aux sensations, sans la montre et sans information sur les temps de passage.

– Une fois par semaine, un temps de méditation guidée avant la séance sur la thématique de la confiance en soi.

– Un temps de visualisation sur les ressentis physiques et émotionnels de suite à une situation de réussite (cf la gestion mentale)

Certains athlètes continuent une pratique quotidienne personnelle par des temps plus ou moins courts (3 à 10mn), le plus souvent, le matin au lever, puis en milieu de journée et le soir avant le coucher. Ces pratiques portent sur le scan corporel, l’écoute des sons, l’observation des pensées, un temps de silence, de la cohérence cardiaque, l’attention  ce que je mange etc….

3. Une philosophie de l’entraînement.

Intégrer ces temps de pleine conscience n’est pas neutre en matière de philosophie de l’entraînement, en voici les grands principes :

– Développer l’intériorité par la prise de conscience du soi et des ressentis.

– Apprendre à se connaître par une approche globale.

– S’engager dans la pratique compétitive d’abord pour donner le meilleur de soi et non pour être meilleur que les autres. D’abord je cours avec les autres et non contre les autres !

– Apprendre à lier, le physique, l’émotionnel et le cognitif dans le temps d’entraînement.

– Développer l’intelligence intuitive – aussi dénommée scientifiquement, l’intelligence intuitive extra-neuronale.

– Transférer cette pratique de pleine conscience dans les autres temps de vie (scolaire, universitaire, professionnel, social, personnel…).

4. effets observés sur les performances, sur la régulation du stress compétitif, sur les relations dans le groupe.

Sur la performance : II est toujours difficile, voire impossible, d’identifier objectivement les effets d’une seule variable sur la performance. Cette dernière est la résultante d’une multitude de facteurs qui interagissent constamment. Cependant je me risquerai à avancer que, compte tenu du profil global des athlètes du groupe, nous obtenons de très bons résultats en matière de performance. A ce jour nous n’avons jamais eu dans ce groupe depuis qu’il existe (quatre ans) d’athlètes réalisant spontanément dés leur arrivée des performances de haut niveau (l’athlète « doué »). Pour la majorité ce sont des jeunes qui sont arrivés avec un passé de sportif, voire de bon sportif, mais rien d’exceptionnel, or nous observons les faits suivants :

– Des progressions régulières d’année en année.

– Trois athlètes réalisant des performances de niveau national et proche des sélections pour deux d’entre eux.

– Tous les athlètes du groupe (sans exception) et quel que soit leur engagement et leur investissement améliorent leurs performances – records personnels – chaque année (pas de stagnation ou de régression).

Sur la régulation du stress compétitif : C’est l’élément majeur, mis en avant aujourd’hui, de l’exploitation des pratiques de méditation de pleine conscience dans le sport comme dans d’autres domaines (entreprise, psychothérapie, examens etc..). Or, paradoxalement, il ne s’agit pas de cela et c’est de mon point de vue une erreur fondamentale de croire que parce que nous allons pratiquer la méditation de pleine conscience, il n’y aura plus de mauvais stress, de peur, d’angoisse. Non, le stress négatif (bloquant et inhibant), la peur, l’angoisse, les pensées négatives seront toujours présents ! Un athlète de profil « angoissé » le restera. Mais alors que gagne-t-il à pratiquer la méditation ?

– Il va apprendre à s’accepter tel qu’il est.

– Il va apprendre à vivre avec ses angoisses pré-compétitives. Il ne va plus lutter contre ses peurs, il va faire avec !

– Il va apprendre à observer ses pensées et les émotions associées.

Et de fait, les peurs, les angoisses et le mauvais stress se régulent. Ils ne vont pas disparaître. Les pensées négatives et bloquantes, ne font que passer et ne s’accrochent pas dans le psychisme de l’athlète. De ce fait par effet indirect, le mauvais stress (celui qui bloque et inhibe) diminue d’intensité.

Sur la dynamique relationnelle dans le groupe :

Certainement l’un des effets indirect que je qualifierai de plus « puissant », et que je retrouve dans les classes où les enseignants proposent la méditation de pleine conscience ou pleine attention ; à savoir que nous observons moins de situation de tension, voire de conflit entre les membres du groupe. Ce n’est pas que les tensions n’existent pas, mais elles sont régulées de par une capacité accrue par ses membres à accepter l’autre tel qu’il est, à ne pas rendre responsable l’autre de ses propres erreurs, à être dans l’entraide, la coopération et le soutien plutôt que la compétition et la confrontation.

Cependant les athlètes qui s’inscrivent dans une logique de confrontation et de compétition excessives ne restent pas dans de tel groupe s’ils n’intègrent pas les principes fondamentaux et ne s’engagent pas dans cette pratique d’intériorité. Leur difficulté majeure se situant au niveau d’une intériorité qu’ils refusent de rencontrer et de développer.

Vers une extension aux autres licenciés du club. Fort de cette expérience du groupe demi-fond et des compétences au sein du collectif des entraîneurs. Cette pratique et d’autres tels que, le yoga, le pilate, la relaxation, la méthode Gasquet ou APOR seront proposées aux autres groupes et licenciés du club de manière formelle dans le cadre d’un atelier une fois par semaine, voici une présentation succincte des intervenants et des contenus proposés.

Alexandra BANTI : « sprinteuse (sur 100 et 200m), pratique l’athlétisme depuis dix ans. Pratique le yoga, la relaxation, le pilate,

Raymond BARBRY : Entraîneur demi-fond au RCA. Professeur d’EPS et Formateur-consultant-coach indépendant sur la régulation du stress, la préparation mentale, la gestion de conflit et de crise, la pleine attention ou méditation de pleine consience. Pratique de la relaxation depuis quarante ans et de la méditation depuis plus de dix ans.

Jean-Marc GALLET : Entraîneur de sauts et d’épreuves combinées, Pratique le yoga depuis 7 ans. Formation « Abdominaux autrement et mal de dos » à l’institut De Gasquet (Paris).

 

Raymond Barbry, le 12 juillet 2017

Journée de formation SNIES – UNSA avec les infirmières scolaires de l’académie de Lille.

C’est à l’initiative de Nathalie Scol, secrétaire académique du Snies-Unsa, que j’ai échangé avec plus d’une trentaine d’infirmiers et infirmières scolaires de l’académie de Lille sur deux questions :

  • Les pratiques de pleine attention en contexte éducatif et la place de l’infirmière scolaire dans leur présentation et développement.
  • le stress et le sur-stress professionnel au sein des établissements scolaires.

L’image contient peut-être : une personne ou plus

La matinée a été consacrée à la question de la place des pratiques de pleine attention dans le contexte éducatif et plus particulièrement sur la place de l’infirmière scolaire comme pilote d’un projet qui implique tous les niveaux de l’établissement, chef d’établissement et adjoint, conseiller principal d’éducation, enseignants et éducateurs. C’est à deux voix que nous avons présenté l’expérience innovante menée depuis deux ans au collège Saint Exupéry d’Hellemmes. Vous trouvez un compte rendu sur le lien suivant :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2016/04/30/la-pleine-attention-en-college-temoignage-dune-experimentation/

Nous avons particulièrement insisté sur la question du développement de l’action dans l’année deux du projet. En effet au delà de l’action de formation en direct auprès des adultes, nous avons pensé le dispositif comme une action de formation de formateur, à savoir que l’infirmière scolaire a participé à l’action de formation avec l’objectif de pouvoir accompagner en interne les adultes formés et poursuivre l’année suivante (N+1) la formation de nouveaux enseignants et éducateurs. Cette forme d’intervention démultiplie les effets. L’intervenant expert (ici en l’occurrence moi même) introduisant le dispositif lors de la première rencontre de l’année 2.

En fin de matinée j’ai proposé aux participants, toute une suite de situations de pleine attention qui peuvent être pratiquées sur des temps très courts dans le temps de classe.

L’après midi, nous avons abordé l’épineuse question du sur-stress qui non régulé mène à  l’épuisement professionnel qui mène à l’état de burn-out. Je ne développe pas ici la question des causes , maintenant bien identifiées. Vous trouverez l’essentiel sur le lien suivant :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/03/22/le-burn-out-dans-les-metiers-de-leducation-comment-le-prevenir-et-sen-proteger/

C’est en partant des résultats d’un test qui estime le niveau de stress professionnel ainsi que le ou les facteurs de stress les plus dominants que nous avons échangé sur comment l’infirmière scolaire pouvait faire partager, induire la logique de prévention sur cette question du sur-stress professionnel. Ce qui revient à la question de comment amener une réflexion puis des orientations qui participent à créer les conditions d’un mieux être et un mieux vivre ensemble dans les établissements scolaires.

J’exploite le test de Légeron (le stress au travail) qui identifie cinq niveaux de stress professionnel et six facteurs qui participent à développer ce stress professionnel, pour mémoire ces facteurs sont : la pression, le changement, la violence, la frustration, le relationnel, l’environnement. Comme pour la plupart des personnels de l’éducation, les infirmiers et infirmières scolaires ont comme facteur prédominant la pression. Quant au niveau de stress professionnel, le groupe se répartit sur le cinq niveaux avec une majorité au niveau 3. Ce qui correspond selon Patrick Légeron à un contexte professionnel stressant.

Raymond Barbry le 12 mai 2017