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Éduquer, enseigner dans un contexte de mutation sociétale – Amiens le 12 février

C’est en partenariat avec l’IFP Lille représenté par Maud Agasse que l’AGEPS-Raymond Barbry propose cette journée à la demande de la DD d’Amiens pour les enseignants du 1er degré des cycles 2 et 3.

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Cette journée est découpée en deux temps

Le matin une conférence de Raymond Barbry qui sera introduite et conclue par deux temps de sophrologie animés par Madame Christelle Ringeval (CPE et sophrologue).

L’après midi des ateliers permettront aux participants d’approfondir les thématiques suivantes :

  • Posture de l’adulte, pleine présence et autorité (Raymond Barbry).
  • La sophrologie en classe (Christelle Ringeval).
  • La pédagogie positive (Aude Deceuninck).
  • Le stress à l’école (Juliette Dessaux).
  • L’exploitation pédagogique raisonnée des outils numériques (Sylvain Verlynde).

Problématique de la journée,

Nous sommes au cœur d’une période de transition sociétale, voire civilisationnelle. Tous les travaux de recherches en histoire et en prospective se rejoignent actuellement pour appuyer ce fait, à savoir que nous vivons une période qui se répète tous les 500-600 ans et qui marque un changement profond, voire une rupture entre deux périodes de l’histoire. Nous serions d’après les différents experts dans la phase d’entre deux qui a une temporalité de 50 à 60 ans. Le début de cette période transitionnelle aurait commencé avec le premier choc pétrolier(1973), soit un peu plus de quarante ans.

Tous les domaines de la vie sur notre planète se trouvent impactés, environnement, famille, santé, économie, travail, religion, spiritualité, rapport homme-femme, rapport sexe-genre, rapport homme-machine etc….

Ce qui caractérise cette phase transitionnelle est l’incertitude grandissante sur l’avenir. Nous perdons la visibilité et le contrôle sur la vie et notre environnement. Cette incertitude croissante est d’autant plus anxiogène que la société occidentale, dont la pensée est dominante, a construit une représentation collective de contrôle, de maîtrise sur la vie, sur le monde. Or quotidiennement nous sont remontés des faits que ce qui caractérise la vie sur notre planète, c’est l’incertitude ! Qu’en sera-t-il en 2030 des conditions de vie ? Par exemple, quel sera le temps de travail réel ? Pour exemplifier et interpeller, est-ce que les robots (Intelligence Artificielle) auront remplacé les enseignants (ce n’est plus de la science-fiction, c’est réel et actuellement expérimenter dans certains pays) ?

Ce contexte anxiogène alimenté par les médias, les politiques, les orientations prises et les changements de nos modes de vie n’est pas sans impacter les enfants et les jeunes ! Ils sont des caisses de résonance du monde dans lequel ils vivent. Les adultes transmettent aux enfants et aux jeunes ce qu’ils sont !

Il y a deux manières de se positionner en cette période mutationnelle.

  • La première est mortifère et conduit au désastre, voire à la fin d’une civilisation. C’est le déni du réel. C’est l’incapacité à accepter cette réalité qui bouscule nos représentations, nos convictions, nos conditionnements éducatifs. Elle se traduit, en matière de réponses apportées, par faire toujours plus de la même chose et donc à augmenter la situation de dégradation de la société (par exemple : augmentation des burn-out, augmentation des maladies dites de civilisation, augmentation du mal être, augmentation de la pollution, augmentation de la pauvreté….) et l’état anxiogène et de désespérance des populations.

  • La deuxième s’inscrit dans la dynamique et le mouvement de la vie. Elle postule qu’accepter les forces qui imposent le changement (par exemple, les changements climatiques) deviennent des appuis pour construire ensemble dans le quotidien petit pas par petit pas un monde vivable permettant le développement dans le respect du vivant. C’est le principe du colibri qui fait sa part ! C’est ce que prônent aussi les textes fondamentaux des religions, des philosophes humanistes  et c’est aussi ce que promeuvent actuellement tous les rapports (GIEC, encyclique du Pape….).

Il est bien entendu que nous prônons cette dernière posture et nous mettrons en valeur les démarches concrètes qui au plan éducatif permettent d’outiller les enfants dans ce sens.

Raymond Barbry, le 9 février 2020