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Les actions de formation et d’accompagnement pour l’année 2017/2018

Mise en perspective des thèmes et des actions de formation que je vais mener dés la rentrée de septembre 2017 sur tout le territoire français

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Sur le thème de l’attention-concentration.

  • Formation continue des enseignants du 1er degré de l’enseignement privé sous contrat des Hauts de France et de la région de Montpellier.
  • Formation en interne d’équipes pédagogiques de trois écoles privées sous contrat du secteur nîmois.
  • Formation en interne d’équipes pédagogiques de sept écoles primaires privés sous contrat des hauts de France.
  • Formation en interne d’un ensemble scolaire privé sous contrat de la région lyonnaise.
  • Formation en interne d’équipes pédagogiques de trois collèges publics des Hauts de France.

Sur le thème de la régulation du stress.

  • Enseignants spécialisés en formation initiale de la région des Hauts de France.
  • Intervention auprès de Lycéens d’un lycée professionnel public du centre.

Sur le thème du bien être en contexte professionnel.

  • Secteur de Narbonne et Perpignan (journée pour les établissements du 1er degré de l’enseignement privé sous contrat).
  • Accompagnement d’un groupe de pilotage d’un ensemble scolaire d’Alsace.

Sur le thème du management bienveillant (approche humaniste du management)

  • Formation continue de chefs d’établissements du 1er et du 2nd degré de la région lyonnaise.

Sur le thème de l’intelligence collective.

  • Formation initiale des chefs d’établissement du 1er degré de la région de Montpellier.

Sur le thème de la régulation de conflit et de crise.

  • Chefs d’établissement en formation initiale du 1er degré de la région lyonnaise et de la région de Montpellier.

Sur le thème du décrochage scolaire

  • Formation à l’écoute active et à la posture d’accompagnement pour les référents « décrochages » du bassin Arras/Saint-Pol-Sur-Ternoise de l’enseignement public (réseau Perseval)

Sur le thème du harcèlement scolaire.

  • Formation continue des enseignants du 1er et du 2nd degré du secteur de Montpellier (enseignement privé sous contrat).
  • Formation continue des enseignants du 1er et du second degré des Hauts de France (enseignement privé sous contrat).

Sur le thème de la pleine attention ou méditation de pleine conscience.

  • Atelier hebdomadaire ouvert pour les licenciés d’un club sportif Arrageois (RCA)

Sur le thème de la préparation mentale.

  • Intervention auprès d’élèves d’un sport étude de la région des Hauts de France.
  • Intervention auprès des athlètes d’un club d’athlétisme des Hauts de France.

Raymond Barbry le 13 juillet 2017.

Deux outils utiles aux enseignants d’écoles maternelles et primaires…A partager sans modération !

Les pratiques de pleine conscience font de plus en plus leur entrée dans l’école. Elles répondent à un vrai besoin, au delà parfois d’un effet de mode pour mettre en avant l’une ou l’autre des méthodes. Il n’y  pas une méthode mais de multiples qui  œuvrent au développement global de l’enfant dans toutes les dimensions : cognitive, corporelle, affective et relationnelle…

A cette occasion je vous présente deux outils très concrets et complémentaires qui peuvent être exploités par tous les enseignants désireux de proposer régulièrement des temps de pleine conscience à leurs élèves. Faut-il le rappeler, ce n’est que par une pratique régulière que les effets se font sentir !

50 situations corporelles à Vivre à l’école – Présence et intériorité dans les apprentissages. Document collectif édité par l’Ugsel – Jean Paul Di Rolle, Michel Proust, Marie Christine Bailly, Philippe Brault, Ghislaine Rouquié, Jean François Godel.

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Au sommaire, des fiches concrètes pour :

  • Respirer.
  • Communiquer.
  • Se libérer.
  • S’équilibrer.
  • S’apaiser.
  • Se recentrer.
  • Se connaître.
  • Se relaxer.
  • Se réactiver.
  • S’étirer.

Avec un guide pédagogique sur la place du corps à l’école.

Pour commander : UGSEL, 277 rue Saint Jacques, 75 240 Paris cedex 05

 

Méditer à l’école de Clarisse Gardet (Préface de Fabrice Midal).

Clarisse Gardet est bien connue et a déjà publié plusieurs outils que j’ai déjà eu l’occasion de présenter notamment lors des formations que j’anime sur la question de la pleine attention à l’école, et plus particulièrement : J’apprends à être zen – Méditations et relaxations guidées, à la maison et à l’école à partir de 7 ans.

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Dans ce nouvel ouvrage accompagné d’un CD, Clarisse Gardet donne des outils pour les parents et les enseignants.

Extrait de la préface de Fabice Midal :  » Il est aujourd’hui vraiment important de ménager des temps ouverts, de réapprendre aux enfants, qu’avant de devoir répondre à tant d’injonctions, ils ont le droit d’être exactement tels qu’ils sont. Je crois que c’est là le geste le plus profond d’amour que permet la pratqiue d ela méditation……Pour rassurer les adultes qui doutent souvent de l’efficacité surprenante de la méditation, elle est souvent présentée comme une sorte d’outils pour tout maîtriser, pour « gérer son stress » comme on dit. On voit ainsi pulluler d’innombrables méthodes pour ce faire. C’est une grave erreur ! C’est au fond retirer à la méditation toute son efficacité…..dans la méditation, on ne gère rien, on vit..On ne cherche pas à tout contrôler, on s’ouvre à ce qui est. C’est cela seulement qui apaise, soulage et éveille. »

Un ouvrage qui ne simplifie rien mais touche à la vraie simplicité.

Raymond Barbry – le 4 mai 2017.

Table ronde du Printemps de l’Éducation à Roubaix : Les tisserands de l’éducation

Je participerai le samedi 20 mai dans le cadre du forum du Printemps de l’Éducation, à la table ronde sur le thème  » Les tisserands de l’éducation » . Cette manifestation aura lieu à Roubaix au cinéma Duplex. Cette table ronde se fera en présence du Philosophe Abdennour Bidar, auteur de l’ouvrage  » Les Tisserands – Réparer ensemble le tissu déchiré du monde ».

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Dans son ouvrage, Abdennour Bidar fait explicitement référence au travail que je mène actuellement et cela depuis déjà six ans sur la question de l’introduction et  l’exploitation des pratiques de pleine attention (pleine conscience ou méditation laïque) en contexte scolaire.

Ce sera pour moi l’occasion de mettre en valeur toutes les personnes de l’enseignement  (public, privé confondus) : chefs d’établissements, CPE, éducateurs, enseignants, infirmières, les équipes d’établissement, les syndicats, les associations de parents d’élèves, les académies, les directions diocésaines, les centres de formation,  qui ont fait confiance dans la démarche qui est la mienne. A leur tour elles deviennent des Tisserands multipliant cette approche qui tend à mettre du lien, du mieux être et du mieux vivre ensemble dans les établissements scolaires.

Un rapide calcul montre qu’en six ans les actions que j’ai menées sur les thématiques :  attention et concentration – Bien être à l’école – régulation du stress – épuisement professionnel – harcèlement – confiance en soi, ont touché

  • Plus de 1500 enseignants, conseillers principaux d’éducation, éducateurs informés et formés à cette approche.
  • Près de 200 chefs d’établissement du 1er et du 2nd degré informés et sensibilisés à cette approche.
  • Près d’une trentaine d’équipes éducatives prenant comme axe prioritaire de leur projet d’établissement, l’attention-concentration.
  • Plus de 2500 parents informés.
  • Plus de 500 élèves en intervention direct.
  • Plus de 50 formateurs sensibilisés.

Intéressez par cette conférence ???

Inscrivez vous en cliquant sur le lien ci dessous :

https://www.helloasso.com/associations/printemps-de-l-education/evenements/table-ronde-spiritualite-et-liberte-educative

Raymond Barbry le 28 avril 2017.

 

Effets d’une formation à l’écoute active pour les référents « décrochage scolaire ».

Lors d’un article précédent nous avions présenté cette formation à destination d’enseignants, de conseillers principaux d’éducation du bassin Arras- Saint Pol : https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2017/01/21/formation-a-lecoute-active-des-referents-decrochage-scolaire-du-secteur-arras-saint-pol/

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Ce dispositif de formation mené par Raymond Barbry-AGEPS sous la responsabilité du réseau Perseval Persévérance scolaire de l’Académie de Lille avec l’aide de fonds européens  s’est étalé sur près de trois mois. Nous avons fait le bilan en fin de formation afin d’identifier ce qu’une telle formation à caractère innovant dans le cadre de l’Éducation Nationale avait eu comme effets chez les participants et dans l’engagement contre le décrochage scolaire. Voici un résumé de ce bilan…

Ce qui a été appris, découvert.

  • La prise de recul professionnelle dans le suivi et l’accompagnement des jeunes « décrocheurs ».
  • Les principes  de base de l’écoute active et les mises en pratique de ces principes lors de situation de simulation. Nous avons fait de l’écoute active à chacune de nos rencontres et lors de nos échanges en grand groupe.
  • Un lien constant entre théorie et pratique et les échanges autour de situations amenées par l’intervenant et par les participants.
  • Comment mettre en confiance l’autre par une posture adaptée (non jugeante).
  • La notion de bienveillance indispensable à la construction du lien avec les jeunes en rupture.
  • La patience et l’acceptation ! nécessaire et indispensable dans le suivi et l’accompagnement des jeunes en rupture avec le système éducatif.
  • Nous avons appris la présence et la vigilance sans tension.
  • La disponibilité à l’autre lors du temps d’entretien. Nous avons appris à  couper le « mental ». A ne plus penser à la place de l’autre.
  • L’acceptation des émotions les nôtres, celles de l’autre..sans jugement. Une émotion ça circule !
  •  Prendre du temps et reconnaître les différentes temporalités, la nôtre, celle du jeune et celle de l’Institution qui ne sont pas sur les mêmes rythmes et contraintes.
  • Un entretien d’écoute active se cadre, ce n’est pas le laisser faire..c’est laisser être et laisser venir, les mots, les gestes, la parole.
  • L’acceptation de l’échec et des limites de notre action. Il n’est pas possible de prendre des décisions à la place de l’autre. Nous pouvons accompagner, nous pouvons guider, mais nous ne pouvons pas décider pour l’autre.
  • La régulation de notre niveau de stress et plus particulièrement comment apprendre à faire le calme en soi pour être présent à l’autre.
  • Pour certains (plus particulièrement les CPE) nous avons mis des mots et conscientisé des pratiques que nous avions déjà.

Ce qui a été mis en œuvre dans les pratiques professionnelles.

  • La prise de recul nécessaire que nous n’avions pas avant cette formation.
  • Être plus à l’écoute et disponible lors du temps d’entretien.
  • Laisser l’autre s’exprimer.
  • Laisser faire le temps.
  • Cette formation a permis d’aborder différemment les situations de conflit par une meilleure régulation et une approche plus positive des situations.
  • Mise en place d’un lieu spécifique calme (sans téléphone, sans ordinateur) pour les entretiens de ce type.
  • Le soin à apporter au cadre, à l’environnement et la disposition spatiale.
  • L’acquisition d’une posture qui dépasse le cadre des entretiens d’écoute active et qui facilite les relations humaines dans nos établissements.
  • Proposer et non imposer un entretien.
  • Laisser le temps de la réflexion chez l’autre en ne répondant pas spontanément à une attente.
  • La reformulation est devenue naturelle et non l’interprétation.
  • L’exploitation dans différents types d’entretien de temps de silence, de temps de rien.
  • Ménager un temps de calme personnel avant de mener un entretien afin d’être présent à ce temps de l’entretien et à l’autre.

Mais aussi…

  • L’intérêt d’une formation à caractère interdisciplinaire regroupant des CPE, des enseignants de matières différentes et intervenant dans des établissements différents  (collège, lycées G et T, Lycée Professionnel).
  • Avoir une formation qui sort des cadres habituels de l’EN.
  • Une formation qui au delà des contenus et des apports a été un temps de « respiration », dans un quotidien professionnel très sollicitant.
  • Une formation centrée sur le professionnel mais qui est aussi très riche au plan personnel.
  • La contrainte paradoxale du système qui attend des résultats sur lesquels nous n’avons aucune prise !
  • Humanité, bienveillance, échange..les trois mots clefs qui résument ce que nous avons vécu.
  • Des effets positifs constatés dans les rencontres avec les élèves, tant les décrocheurs que les autres.
  • La dynamique collective durant les journées de formation. Des temps d’échanges et de partages avec les participants dans l’écoute..Nous avons appliqué dans le temps de formation les principes de l’écoute active naturellement, comme un allant de soi.
  • Les pistes, les pratiques échangées lors des temps d’écoute collective cadrés.
  • Plus nous serons dans les établissements à être dans cette posture de l’écoute et mieux seront les relations entre les personnes dans les établissements.

Au plan quantitatif nous avons estimé qu’en moyenne sur les trois mois les participants avaient mené une petite dizaine d’entretiens formels du type écoute active auprès d’élèves « décrocheurs ». Mais au delà de cet aspect pour un public spécifique, c’est l’intégration d’une posture qui favorise les échanges, la communication avec toutes les personnes d’un établissement scolaire, certainement un des effets les plus conséquents de cette formation.

Des questions à aborder et des suites à donner. Il ressort des échanges avec les participants et de l’analyse de leur engagement, la nécessité de développer pour ce public d’enseignants et de conseillers principaux d’éducation missionnés sur la lutte contre le décrochage, des temps d’échange des pratiques sur la base de l’écoute-active où la parole est libérée des contraintes institutionnelles. C’est un des principes de tous les dispositifs d’accompagnement :  Qui accompagne doit être aussi accompagné. D’autant plus lorsque les dispositifs sont institutionnalisés et formalisés. Il en va de la compétence et de l’efficience, de la pérennité de l’engagement et de la santé des personnes en charge de l’accompagnement. Mais aussi un développement des compétences sur d’autres types d’entretien exploités pour accompagner le jeune dans l’élaboration d’un projet scolaire et d’orientation intégrant son projet de vie, l’un ne va pas sans l’autre. C’est bien l’articulation de cette dynamique qui va recréer une dynamique d’évolution chez le jeune. C’est bien la question de l’éducation au sens qui est ici posée.

Quelle efficacité du dispositif sur le décrochage ? Il n’est pas possible d’isoler cette seule variable écoute active. La lutte contre le décrochage scolaire est au cœur de la complexité éducative et interroge tout le système d’éducation et de formation. C’est par une action conjuguée de plusieurs dispositifs que le décrochage diminuera. Les entretiens de type écoute-active vont y participer à leur juste mesure. Ils participent à re-créer du lien entre un adulte et un jeune, à re-construire une confiance en soi longtemps absente, voire inexistante. Et déjà en soi, cela est d’une importance capitale dans le parcours du jeune.

Raymond Barbry – le 11 avril 2017.

Bilan et effets d’une formation sur la question du bien être à l’école (région de Perpignan).

Je viens de terminer une action de formation auprès d’écoles maternelles et primaires des Pyrénées Orientales et  de l’Aude de l’enseignement privé sous contrat sur la question du bien être à l’école.

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C’est en partenariat avec l’ISFEC de Montpellier et le DDEC de Perpignan que cette action a été menée et s’est échelonnée sur une période de trois années, intégrant les questions des rythmes scolaires, de l’attention-concentration et du bien être de tous. Dans un article récent d’octobre nous avons déjà fait référence à ce suivi dans la durée. Cf l’article  dont voici le lien : https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2016/10/19/et-si-on-pensait-au-bien-etre-des-enseignants-pour-ameliorer-le-bien-etre-des-eleves/

Il est intéressant en fin de suivi d’identifier et de partager les effets de cette action sur les enseignants, les équipes et les enfants. Voici ce qui se dégage comme éléments déterminants au bout de trois ans.

  1. Ce que nous avons appris pendant ces trois années :
  • Des moyens et techniques simples pour être mieux dans notre quotidien professionnel mais aussi personnel.
  • Des propositions concrètes de l’espace et du temps scolaires.
  • La compréhension de certains comportements déviants.
  • Nous avons touts les possibilités d’améliorer notre quotidien. Cela nous appartient.
  • Faire la différence entre efficience et efficacité.
  • La confiance en soi est quelque chose qui se construit dans le quotidien.
  • La compréhension de l’inhibition de l’action.
  • Le vide n’est pas vide ! Il y circule des informations.
  • Apprendre à se préserver, à savoir dire non.
  • De l’importance de la connaissance de soi dans les métiers de l’humain.
  • La conscience de la limite de nos actions.
  • La posture professionnelle en situation de tension, de conflit, voire de crise.

                2. ce que nous avons mis en œuvre concrètement (dans les pratiques professionnelles).

  • Le lâcher-prise qui n’est pas le laisser-faire, mais l’acceptation de la réalité.
  • Se positionner en situation de tension et de conflit.
  • Réguler des situations conflictuelles.
  • Mettre des temps de calme quotidiennement : soit par du yoga, de la méditation de pleine conscience, de la pleine attention, de la musique douce, des temps de silence etc….
  • Prendre de la distance avec les préparations et les programmations en prenant en compte la réalité des enfants de la classe.
  • Placer quand le besoin se fait sentir des temps de calme informels.
  • Accepter de mettre des temps de « rien » qui facilitent l’imagination, la créativité.

En conclusion, les changements mis en place dans les classes ne sont pas révolutionnaires et ne demandent pas d’avoir de nouvelles compétences techniques ou didactiques. Les enseignants sont suffisamment formés sur ce point. Les changements ne concernent que la gestion du rythme de la journée, le positionnement de temps courts qui participent à mettre du calme, à apaiser et à développer les capacités attentionnelles, mais aussi la capacité à lâcher-prise avec une organisation des apprentissages rigides.

Formation à la pleine attention pour des enseignants du 1er et du 2nd degré.

L’AGEPS-Raymond Barbry poursuit et développe dans de plus en plus de lieux et pour des publics différents la formation à la pleine attention à destination d’enseignants et du personnel éducatif.

 

A cette rentrée de janvier 2017, c’est dans le cadre d’un partenariat avec l’ISFEC de Montpellier que j’ai débuté une formation regroupant des professeurs des écoles, des professeurs de collège, de lycée et un formateur de l’ISFEC (centre de formation d’enseignants).

Cela fait maintenant six ans que je propose ce thème de formation qui a évolué au fur et à mesure des expériences et des rencontres avec les enseignants qui intègrent dans leur temps de classe des temps spécifiques de développement de l’attention-concentration en appui sur les pratiques de pleine conscience.

Il y a six ans, proposer de former les enseignants à ces pratiques n’étaient pas forcément  admis et accepté par une bonne partie des représentants officiels de l’éducation nationale (tant public que privé sous contrat). Il n’y avait pas vraiment d’interdit formel mais une tolérance très distanciée. Pour preuve, au début des années 2010 certains chefs d’établissements et enseignants ont pu ici et là rencontrer des soucis avec leur hiérarchie.

J’avais l’intime conviction depuis plus d’une quinzaine d’années qu’une des réponses au mal être dans les établissements scolaires tant des élèves que des adultes en charge de leur éducation-enseignement passait par la mise en pratique dans le temps scolaire de temps de calme institutionnalisé (poser dans l’emploi du temps). Il a fallu la rencontre avec quelques enseignants, chefs d’établissements, conseillers pédagogiques d’éducation, infirmières  au fait des pratiques de méditation de pleine conscience, de yoga, de sophrologie, de méthode Vittoz, de gestion mentale pour les initier et leur permettre de proposer aux élèves des temps de pratique. Nous n’étions alors en France  que quelques uns à prendre position pour le développement des pratiques de pleine conscience en contexte scolaire. Nous nous comptions sur les doigts d’une main ! Quel chemin parcouru depuis six ans.

Je suis de fait bien placé pour constater l’évolution dans le système éducatif français d’une part, des représentations des personnes quant à ces dites pratiques de  pleine conscience et d’autre part de l’exploitation pédagogique qui en est faite à l’heure actuelle. Voici quelques remarques à ce sujet

  • Parler de méditation, de pleine conscience ne fait plus peur aujourd’hui. Le mot de méditation lui même est accepté. Pour preuve dans le cadre d’une formation pour les publics décrocheurs, j’ai pu aborder cette question sans aucune réticence avec les enseignants et les conseillers pédagogiques d’éducation.
  • Une demande d’informations accrue. De plus en plus d’enseignants, d’éducateurs dans le premier comme le second degré sont demandeurs d’outils au sujet de la méditation de pleine conscience.
  • Une augmentation exponentielle des initiatives personnelles. Les enseignants, cpe, éducateurs et chefs d’établissements prennent des initiatives en ce domaine, soit en sollicitant des formations comme je peux le faire, soit en exploitant des compétences personnelles acquises dans un autre contexte de vie personnel ( parcours de yoga ou de méditation de pleine conscience ou de zazen ou de relaxation ou de sophrologie etc…).
  • Des parents en demande. Les parents sont de plus au fait de ces pratiques, le livre d’Eline Snel vendu en France a plus de 500 000 exemplaires a été un formidable accélérateur. Il traduit bien la réalité de la demande et du besoin.
  • Des responsables institutionnels de plus en plus concernés. Même si ici et là des résistances sont bien ancrées pour des raisons qui se comprennent au regard des aspects, politiques, idéologiques et personnelles, il n’en reste pas moins que de plus en plus s’interrogent, vont rencontrer ceux qui innovent dans le domaine. Par exemple, je suis impressionné par le nombre d’IEN qui s’intéressent à cette question parce qu’observant dans les classes les effets bénéfiques des pratiques de pleine conscience sur les élèves et les enseignants.
  • Des médias qui en parlent de plus en plus. Il ne se passe pas une semaine sans que dans la presse quotidienne il est fait écho de ces pratiques dans les différents domaines de vie :personnel, professionnel, éducatif…

D’ici quelque temps, ce sont dans les centres de formation initiale des enseignants que seront initiés ces pratiques. Pour preuve des formateurs des ESPE (enseignement public) et des ISFEC (enseignement privé) sont demandeurs.

Raymond Barbry le 14 janvier 2017

Attention-concentration et bien être à l’école et au collège, axe prioritaire pour un ensemble scolaire Nîmois

Je viens de passer deux jours avec toute une équipe pédagogique d’enseignants, d’éducateurs, d’assistants de vie scolaire de l’ensemble scolaire de Valsainte à Nimes. Deux jours où nous avons abordé à la fois la question de l’attention-concentration et du bien être des élèves comme des adultes.

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Ce sont prés de quarante personnes qui ont bénéficié à la fois d’un programme de formation leur permettant,  d’une part d’identifier ce qui dans leurs pratiques actuelles favorisent développement de l’attention-concentration et du bien être, et d’autre part d’enrichir ces pratiques par la mise en place quotidienne d’exercices de pleine attention.

D’abord des mises en situations concrètes, c’est ce qui caractérise l’efficience de ces deux journées. Toutes les situations ont été vécues puis analysées par les adultes (cf le programme en huit étapes élaboré par l’Ageps Raymond-Barbry). Les conditions d’un transfert en contexte de classe ont été finalisées par un travail d’équipe par niveau..

Une priorité le bien être à l’école, une intention incarnée par le chef d’établissement ! C’est ce qui se dégage de ces deux journées et qui est partagé par l’ensemble des participants. Au delà du développement des capacités attentionnelles des élèves, la priorité des priorités est de favoriser et de créer les conditions du bien être dans le temps scolaire, tant pour les adultes que pour les élèves. Une condition de réussite pour que cette intention se concrétise dans le quotidien de la vie de l’établissement, la posture du chef d’établissement.