Archives de Tag: pleine attention

Où votre esprit va, tout suit ! De la nécessité de développer la concentration optimale..

Cet article est inspiré des travaux et de l’expérience d’un collègue américain,Terry Orlick, spécialiste mondialement reconnu en psychologie sportive. Il a conseillé de nombreux sportifs au plus haut niveau international et dans de multiples spécialités sportives. Une de ses priorités en matière de préparation mentale consiste à développer la connexion concentrée ou concentration optimale ou pleine attention.

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Terry Orlick parle de connexion concentrée pour définir la concentration totale ou connexion ininterrompue entre deux choses. C’est l’exemple classique du chat qui poursuit la souris, de jeunes enfants qui jouent, ou d’un athlète qui est totalement dans son effort, plus rien ne compte alors !

Cette connexion concentrée, ciblée est certainement l’une des compétences les plus importantes dans la vie parce qu’elle affecte tout. Personnellement j’emploie le terme de « méta-compétence » quand je fais référence à ce qu’il appelle cet état optimal de concentration aussi appelé état de pleine attention. Elle est déterminante pour l’apprentissage, pour la performance, pour nos relations humaines. C’est parce que nous sommes capable d’être dans cet état de concentration que nous pouvons donner le meilleur de nous et que tout peut devenir possible. C’est souvent la différence entre une grande et une petite performance en matière sportive, entre vivre pleinement notre vie et juste glisser d’un jour au suivant. De nombreuses opportunités sont perdues parce que les personnes sont présentes physiquement, mais absentes mentalement. Elles ne peuvent pas profiter des possibilités d’apprentissage, des possibilités de performance et des possibilités de relations, de vivre les joies simples de tous les jours parce que la connexion (leur présence) à la situation est absente.

Tout est dans la concentration – dans la vie et dans les poursuites de performance. Une concentration positive canalise notre engagement en une série d’actions positives, ce qui nous permet d’aller vers notre excellence dans notre engagement. Ce niveau de concentration nous libère de tout ce qui est inutile et nous connecte à notre expérience dans l’instant (être dans le moment présent). C’est un état d’esprit où rien n’existe en dehors de ce dans quoi nous sommes engagés ou de ce que nous vivons à ce moment là.

La base de la préparation mentale est le développement de cette concentration optimale. La qualité de notre concentration va affecter chaque apprentissage, chaque performance et chaque relation. Elle détermine le rythme et la qualité de l’apprentissage, la qualité de la performance et la qualité de la vie. En étant capable de guider notre connexion concentrée de manière positive (concentration optimale), nous pouvons mieux contrôler l’intensité, la direction, la durée, la constance et le joie de nos expériences, de nos actions.

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Le témoignage d’un archer plusieurs fois champion du monde décrit bien cet état de concentration optimale. L’objectif d’un archer de classe mondiale est de frapper le centre de la cible à chaque flèche. Il s’entraîne à trouver le milieu du milieu, de voir un seul centre. Dans cet état de concentration totale, l’archer ne connaît aucune distraction. Il tire chaque flèche comme une entité distincte, en se concentrant pleinement pendant la courte période nécessaire pour libérer le coup. Les périodes entre chaque tir sont des moments de relâchement, dans lequel toutes les tensions, musculaires et mentales sont dissipées et l’esprit est libéré de la dernière flèche et se prépare pour la prochaine. « Je bloque tout dans mon monde, sauf moi et ma cible. L’arc devient un prolongement de moi-même. Toute l’attention se concentre sur le centre de la cible. A ce moment-là, c’est tout ce que je vois, entends, ressens. Avec l’arc tendu et ma vision sur la cible, un scan rapide du corps peut me dire si quelque chose n’est pas bon. Si tout semble bon, je maintiens tout simplement ma concentration et laisse la flèche partir. Elle trouvera la cible. Si quelque chose n’est pas bon, je baisse l’arc et recommence ».

Quand un archer s’est entraîné pendant des années pour tirer une flèche au centre d’une cible, théoriquement, il doit être en mesure de réussir à chaque fois. Mais alors qu’est-ce qui l’empêche de faire cela ? Comme pour tout un chacun, ce sont les pensées parasites, celles qui nous distraient, et les inquiétudes souvent liés à des soucis extérieurs, des angoisses, des peurs. L’inquiétude est l’un des grands inhibiteurs de l’action et de la performance. Apprendre à réguler les effets de l’inquiétude est déterminant pour simplement vivre et profiter des moments tels qu’ils sont.

Apprendre à réguler les pensées parasites, s’apprend, même si nous ne sommes pas égaux en ce domaine. Il s’agit d’apprendre à réduire les effets des pensées liées aux attentes extérieures ou aux pensées d’échec possible. Lorsque nous nous concentrons sur l’étape à venir, comme l’archer la flèche suivante, et savons que nous continuerons à être une personne de valeur indépendamment des résultats, l’inquiétude empiétera moins sur notre performance ou notre vie. Notre concentration se fera plus naturellement.

Faire une priorité d’apprentissage de la concentration optimale dans tous les domaines de notre vie. C’est un processus interne qui se développe et s’acquiert par des entraînements quotidiens et l’intention d’être présent à l’expérience, au moment, à la situation telle qu’elle est. Une connexion concentrée ou concentration optimale est quelque chose que nous sentons et vivons dans notre esprit et notre corps. Cette pleine attention est quelque chose que les autres en notre présence peuvent sentir et parfois voir (posture, regard, présence). Sentir cette présence et cette connexion à la situation est source d’inspiration pour soi et pour les autres.

Raymond Barbry le 7 août 2018.

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Bilan d’une année d’intervention sur les pratiques de pleine attention à l’école.

Ce que nous avions annoncé lors d’un entretien avec une journaliste de l’INREES (Audrey Mouge) il y a de cela maintenant six ans se concrétise dans le système éducatif français officiel (public comme privé sous contrat), à savoir que proposer des temps de méditation (pleine attention) est de plus en plus accepté, toléré, voire réclamé.

Voir le lien avec l’article publié en 2012  http://www.inrees.com/articles/Mediter-a-l-ecole/

Illustration de la vidéo

La pleine attention, aussi appelée, méditation de pleine conscience, englobe de mon point de vue toutes les pratiques qui ont la même visée, à savoir apprendre à être dans l’attention au moment présent tel qu’il est. C’est ainsi que nous pouvons y associer d’autres méthodes qui ont les mêmes racines et visent le même but, développer la conscience de soi (le corps, les émotions, les pensées) pour être en conscience de l’autre et ainsi entrer dans la conscience de l’environnement.

Parmi toutes les pratiques de pleine attention, nous pouvons lister les méthodes ou approches suivantes : la méthode Vittoz, la gestion mentale, la sophrologie, la relaxation, la méditation de pleine conscience, le yoga….

L’année scolaire qui vient de s’écouler a été caractérisée par une demande exponentielle sur cette thématique de l’attention-concentration et du bien être à l’école. Les effets de ces pratiques sont de plus en plus reconnues, validées et acceptées alors qu’elles n’apparaissent pas explicitement dans les programmes officiels. Cependant des rencontres et des échanges avec des responsables institutionnels montrent que des avancées sont bien réelles et qu’il devient possible explicitement de s’engager dans cette voie pour d’une part développer les capacités attentionnelles des enfants, des pré-ados, des ados et des jeunes et favoriser un mieux être pour tous dans les établissements scolaires.

En chiffre sur cette année scolaire pour cette thématique et sur les régions suivantes, Hauts de France, Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, ce sont plus de 1500 personnes de formées ou informées ou sensibilisées (enseignement public et privé sous contrat)  :

  • Formations en interne dans les établissements pour des équipes pédagogiques.
  • Formations dans le cadre des plans de formation continue pour enseignants volontaires.
  • Formation pour des parents.
  • Conférences pour des parents dans le cadre des associations de parents d’élèves.
  • Conférences pour des enseignants et du personnel éducatif.

Depuis sept ans que je propose et développe à titre personnel cette approche, ce sont plus de 5000 personnes de formées, sensibilisées. Il en est de même pour les personnes, associations, organismes de formation qui œuvrent et développent cette même thématique.

Raymond Barbry le 18 juillet 2018

Les pratiques méditatives s’implantent dans les écoles françaises !

Il y a un mouvement de bascule qui se met en place et que je viens de percevoir concrètement durant ce mois d’avril où je termine des programmes de formation à la pleine attention dans cinq établissements et une formation à l’accompagnement-coaching pour les référents « décrochage scolaire » d’un bassin de plus d’une vingtaine d’établissements. Ces établissements sont répartis sur plusieurs régions de France (Hauts de France, Rhône-Auvergne, Sud) et appartiennent tous au cadre de l’Éducation Nationale (public ou privé sous contrat).

Illustration de la vidéo

Je synthétise autour de cinq mots clefs ce que j’ai observé et qui jusqu’à ce jour ne se produisait pas ou ne se percevait pas à ce point. Cette perception s’est réalisée en même temps sur plusieurs régions éloignées géographiquement.

Implication…Les participants s’impliquent spontanément. Les connaissances des effets des pratiques méditatives sont de plus en plus connues et reconnues. Je rencontre de moins en moins de personnes qui sont restées sur ce que j’appellerai l’ancienne représentation de la méditation et de son aspect « ésotérique ». Les informations, les communications dans les différents médias font leurs effets et je constate que le temps d’apport « théorique » avec les argumentations scientifiques se réduit de plus en plus. Il ne devient plus nécessaire de justifier le bien fondé et le sens des pratiques méditatives, parce que de plus en plus de personnes sont au fait de ces savoirs d’une part et d’autre part pratiquent pour eux soit en individuel soit dans des groupes. Cette connaissance et cette pratique personnelle facilitent l’entrée et l’engagement dans les différentes situations proposées dans le temps de formation. Pour ma part je propose maintenant près d’une quarantaine de situations différentes, comparativement aux années antérieures, c’est une augmentation conséquente (+ 25%).

Intégration…Les situations abordées dans le temps de la formation sont intégrées de plus en plus vite dans le temps de classe. Là où il fallait souvent attendre d’avoir fait près de la moitié de la formation pour observer des pratiques en classe avec les élèves, c’est maintenant de plus en plus tôt dans le temps de formation que le transfert et l’exploitation en classe se réalisent, si ce n’est pas dés le lendemain de la première rencontre. Les raisons sont bien explicitées par les participants eux mêmes, le plus souvent reviennent : on peut s’autoriser à…on faisait déjà mais pas systématiquement… je savais faire mais je n’osais pas…je peux faire mais je ne me sens pas obligé de faire…il existe de plus en plus de supports simples et exploitables presque immédiatement…les élèves nous le réclament….les responsables institutionnels ne s’y opposent pas ou plus et ce même si rien n’est officiellement mis dans les programmes…les parents nous en parlent…et ça nous est profitable aussi !

Initiative…J’ai pour ma part élaboré un outil qui croisent, la méditation de pleine conscience, la gestion mentale, la méthode Vittoz, la visualisation mentale avec des situations proposées en position statique (assis, allongé ou debout) et d’autres en mouvement (marche à différentes vitesses, et tout ce qui a trait à la motricité globale et fine avec ou sans matériel). De cette manière je peux proposer une multitude de situations différentes et complémentaires qui vont de ce fait toucher plus d’enseignants. J’observe qu’à chaque rencontre, les participants enrichissent le panel des situations en l’adaptant à leur contexte personnel et professionnel (leur parcours personnel et professionnel, leur sensibilité, les caractéristiques des élèves de leur classe et de l’établissement, les conditions matérielles etc…).

Sérénité…Un des effets dans la durée des formations à cette thématique est l’impact à la fois sur la dimension individuelle des participants et sur la dynamique collective au sein de l’établissement. Les temps de mises en situation en commun lors de la formation imprègnent le collectif. Cette ambiance qui se perçoit par les postures, l’engagement et l’implication dans les exercices proposés, les prises de paroles, les échanges, se produit dans le non visible et le non observable directement, mais elle est bien présente et a des effets qui participe à redonner de la confiance en soi et en l’autre. Et si c’était cela l’effet le plus important et prioritaire d’une formation à la pleine attention !

Nous le percevions bien depuis deux à trois ans. Mais ce que j’observe, est l’accélération avec laquelle les pratiques de pleine attention se développent dans les classes. Cela dépasse l’initiative de quelques « novateurs » individuels. Nous avons dépassé ce stade et ce sont maintenant la plupart des enseignants et éducateurs dans ces établissements encore « novateurs » qui s’engagent et osent proposer des temps de calme guidés ou non à leurs élèves. C’est l’établissement qui est « novateur » parce que l’ensemble des personnes  sont en cohérence sur cette intention de développer des temps de pleine attention. Dans très peu de temps nous ne serons plus dans l’innovation, mais dans de la pratique courante. les temps de pleine attention seront intégrés naturellement au temps de la journée de classe. Le phénomène est exponentiel, et répond à un vrai besoin pour les enfants, les jeunes comme les adultes, avoir des temps de calme nécessaires à notre développement, notre stabilité émotionnelle, notre santé et notre bien être intérieur.

Raymond Barbry le 05/05/2018

La pleine attention pour des athlètes

Depuis six ans j’intègre tout au long de l’année, pour les athlètes du groupe demi-fond que j’entraîne, des temps de pleine attention ou méditation de pleine conscience. Ces temps sont intégrés soit en début, soit en cours, soit en fin d’entraînement. Ce sont le plus souvent des temps brefs (d’une dizaine de secondes à quinze minutes au maximum) qui varient en fonction de leur positionnement dans la séance d’entraînement.

A la demande d’entraîneurs d’autres spécialités de l’athlétisme du même club (RCArras) je propose, une fois par semaine lors de la saison estivale un temps de quinze minutes ouvert aux athlètes volontaires du club en tout début d’entraînement.

Qu’y faisons nous :

– Apprendre à développer son attention,

– Apprendre à maintenir son attention pendant une durée déterminée sur un objet neutre,

– Apprendre à observer ses pensées et les émotions associées,

– Apprendre à réguler et laisser passer les pensées,

– Apprendre à visualiser,

Comment le faisons nous :

– Un engagement volontaire

– Un temps de quinze minutes,

– Une situation nouvelle à chaque rencontre. Situation qui peut être travaillée individuellement chaque jour par chacun.

Dans quel but cette proposition ? d’abord leur apprendre à développer l’attention !

La motivation première de nombre d’athlètes et plus particulièrement des jeunes (catégories cadettes, cadets, juniors, espoir) est d’apprendre à réguler leur stress et plus particulièrement l’état de sur-stress. Les effets des pratiques de la méditation de plus en plus connus via les médias, mettent en avant cet argument « massue ». Aussi ils sont surpris et étonnés que nous n’évoquions pas cet aspect lors de nos temps de méditation, voire que nous leur proposons de faire avec, de l’accepter et de ne plus lutter contre !

Un changement de posture.

C’est essentiellement un changement à l’intérieur qui se produit, une manière d’être à soi qui peu à peu s’installe et développe la conscience de soi, améliore la relation à l’autre et à l’environnement. C’est un changement radical dans la manière d’aborder les événements, « Je ne suis plus en lutte contre, mais je fais avec », « Je ne cherche pas à être plus que fort que x, y, z, mais à donner le meilleur de moi »,  » Je ne cherche pas à me valoriser, mais à me foutre la paix – pour reprendre l’expression de Fabrice Midal »,  » Je ne cherche plus à tout contrôler, mais j’apprends à apprécier les moments agréables et accepter les moments désagréables »….

Des effets au delà de la pratique sportive.

Assez rapidement, les jeunes athlètes (16 à 22-23 ans) constatent que les temps de pleine attention peuvent être exploités à tout moment et en dehors de la pratique sportive. Un entraînement régulier à la pleine attention participe à être plus dans le présent des événements, à les accepter et les apprécier. Ce qui n’est pas sans effet sur les autres temps de vie, lycéen, universitaire, professionnel, personnel.

Raymond Barbry, le 14 avril 2018

Cet article a été publié aussi sur le bog : http://sportenpleineconscience.over-blog.com/2018/04/temps-de-pleine-attention-meditation-integree-en-debut-d-entrainement-pour-des-athletes.html

Le 21 avril, intérêt et effets des pratiques de pleine attention – méditation – à l’école (dans le cadre des 2èmes rencontres du Printemps de l’éducation)

Le samedi 21 avril sera l’occasion pour moi de témoigner de mon expérience de quarante années en matière de pratique de pleine attention -méditation- à l’école en France.

L’image contient peut-être : texteQuarante années qui se résument ainsi :

1. D’abord une bonne quinzaine d’années où en tant qu’enseignant d’EPS en collège j’ai proposé très régulièrement aux élèves des classes dont j’avais la responsabilité en EPS des temps de pleine attention que je n’osais appeler à l’époque « méditation » et qui se résumaient systématiquement dans le cadre des cours par des temps de calme guidés, des temps de visualisation mentale, des temps de relaxation, des temps de prise de conscience de la respiration et du corps.

2. Ensuite pendant une autre quinzaine d’années en tant que formateur et responsable de formation dans des centres de formation de l’enseignement privé sous contrat où dans le cadre des différentes responsabilités que j’ai eues (formation en EPS initiale et continue 1er et 2nd degré, puis  les aspects transversaux de la formation continue et plus particulièrement les dimensions liées aux dynamiques relationnelles), j’ai pu amener des réflexions et des pratiques visant au développement de l’intériorité, à la question de la prise en compte du stress professionnel et aux pratiques de pleine attention, comme piste pédagogique à envisager.

3. Enfin depuis huit ans, une activité de formateur-consultant indépendant collaborant avec des acteurs novateurs en ce domaine de l’enseignement public et de l’enseignement privé sous contrat pour développer et proposer dans le cadre de l’éducation nationale les pratiques de pleine attention (méditation) et former des enseignants à développer ces pratiques dans le cadre de l’école.

Quarante années où j’ai pu observer à la fois, les avancées, les peurs et in fine la reconnaissance de ces pratiques longtemps non acceptées, voir interdites, puis tolérées dans la cadre de l’école en France, et ce malgré les arguments et preuves apportées quant à leur bien fondé pédagogique.

C’est aussi l’occasion pour moi de mettre en valeur celles et ceux qui ont été des « guides » pour moi en ce domaine. Ils étaient et sont des précurseurs dans leurs différents domaines (pédagogie, sciences, santé, sciences de l’esprit, sport). Certains et certaines ont cheminé avec moi pendant plusieurs années, pour d’autres la rencontre a été courte mais combien déterminante et leurs écrits et travaux restent des supports incontournables. Certains sont illustres, connus, d’autres ne le sont pas médiatiquement parlant, mais ils n’en sont pas moins de grande valeur et des maîtres au sens de celles et ceux qui nous montrent des chemins et nous incitent à oser : Patrick Chauvel, Michel Vom Hoffe, Michel Boularand, Jacques André, Christophe André, Basarad Nicolescu, Sylvette Ego, Fabrice Midal, Francesco Varella, Tich Nhat Hanh, André Blandin, Daniel Favre, Christiane Durand, Monique Lafond, Raymond Murcia, Albert Jacquard, Jean Boulangé, Jacques Florence, Philippe Bolet, Paul Koechli, Antoine De La Garanderie, Luc De Backer, Antonella Verdiani, Michel Desmedt, Abdennour Bidar, Philippe Gallois….

Raymond Barbry le 02 avril 2018

 

Effets d’une formation à la pleine attention (méditation) pour des enseignants et le personnel d’un collège.

Les pratiques dites de pleine conscience sont en développement exponentiel dans les différents milieux de notre société, la santé, le social, le carcéral, le sport, l’entreprise. L’école pourtant encore en retrait au plan officiel (niveau institutionnel, ministère et rectorat) n’en avance pas moins au plan local. Pour ma part cela fait maintenant huit ans qu’explicitement je présente, développe des actions d’information et de formation à destination des enseignants, des chefs d’établissement et du personnel des établissements scolaires (public comme privé sous contrat) et aussi des parents sur cette thématique. L’outil que j’ai élaboré et affiné au fur et à mesure des avancées et de mes recherches croisent plusieurs approches dites de pleine conscience que je préfère dénommer pleine attention, comme le propose du reste Fabrice Midal.

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Je viens de clôturer dans un collège public de la région des Hauts de France  une formation à la pleine attention. Avec les responsables de l’établissement en charge du dossier – Principale Adjointe, Infirmière – nous avons évalué le dispositif et les effets de cette formation sur les participants eux-mêmes (adultes) et les retombées observées sur les élèves et notamment l’exploitation des outils de pleine attention dans le contexte professionnel.

C’est à l’initiative de l’infirmière de l’établissement, Anne Marie Davière, que cette formation a pu prendre forme. C’est sous son impulsion qu’un groupe de volontaires a pu bénéficier de cet atelier qui, comme dans l’expérience du collège d’Hellemmes (déjà présentait sur ce blog), regroupait des enseignants, du personnel de direction, de l’administration et de la maintenance, l’assistante sociale, la psychologue et l’infirmière. C’est un groupe d’une bonne quinzaine de volontaires qui s’est réuni à raison de huit rencontres de deux heures pendant cinq mois.

Cette formation visait deux objectifs prioritaires :

  1. Donner des outils aux adultes pour réguler leur propre état émotionnel, leur niveau de stress professionnel et améliorer leur capacité de présence en situation professionnelle.
  2. Exploiter les outils dans le contexte professionnel auprès des jeunes du collège pour leur apprendre à réguler en temps réel leur niveau attentionnel, leur état émotionnel et leur niveau de stress.

Le cadre des rencontres comportaient trois temps bien distincts :

  1. Un temps « Quoi neuf » où chaque personne pouvait apporter une remontée d’expérience, une question, une remarque, le partage d’information(s) sur le thème de la formation.
  2. Un temps de mise en pratique en rapport avec le cheminement du groupe dans le programme proposé (cf les huit étapes du programme Pleine attention – AGEPS Raymond Barbry). Les temps de mise en pratique pouvaient être enregistrés.
  3. Un temps d’échange sur l’exploitation des situations de mise en pratique du jour au plan personnel (entraînement) et dans le contexte professionnel (pédagogie en classe, entretien individuel, management…). Nous insistons sur le fait que ces pratiques n’auront d’effets pertinents que si un entraînement régulier est réalisé.

Évaluation de la formation :

  1. Ce que j’ai appris, découvert, renforcé tout au long de cet atelier. : Des données sur l’attention-concentration des jeunes, Le renforcement des connaissances que j’avais sur l’attention.  L’observation et l’acceptation des pensées récurrentes, envahissantes. La découverte de la pollution que pouvaient représenter nos pensées et des pistes pour lutter contre cette pollution mentale. J’ai appris à me re-focaliser sur le moment présent dés que j’y prends conscience. Le renforcement de la faculté à prendre de la distance par rapport aux pensées, à les observer et les laisser partir. Éviter de me gâcher la vie sur un « si j’avais su….j’aurais fait ça ». Le besoin de silence et La redécouverte des moments de calme.  Le renforcement des acquis concernant le travail sur la respiration. Les exercices de respiration permettent de faire le vide et de se re-concentrer.  Les exercices respiratoires pour se calmer.  Le breathplay (respiration en déplacement et à l’effort). La possibilité d’exploiter les exercices de pleine attention dans différentes positions, lieux, espaces : assis, debout, allongée, en mouvement. La prise de conscience de l’importance de mon positionnement dans l’instant présent. L’inutilité de vouloir changer le passé et de ne pas appréhender le futur avec des certitudes et des plans « tout fait ». Le renforcement de mes facultés à être présente à mon corps, à mon environnement, à l’instant présent. La possibilité d’exploiter les outils et apports de cette formation lors des entretiens individuels que je mène. J’ai renforcé la méthode que j’avais mis en place pour me protéger des agressions de la vie et de comprendre pourquoi le les avais mises en place.

Nous retrouvons ici tout ce que les différentes recherches et publications remontent en matière d’apport pour les personnes des pratiques de pleine conscience : le développement des capacités attentionnelles, la régulation des pensées et des émotions, la capacité à être plus dans le présent, l’idée que la pleine conscience peut se pratiquer partout et à tout moment, le besoin pour l’être humain d’avoir des temps de calme.

  1. Ce que j’ai pu exploiter pour moi. J’essaye de me dire davantage « Fous toi la paix », ce qui n’est pas fait aujourd’hui pourra se faire demain ! Prendre du temps pour soi et ne pas culpabiliser. L’apport personnel est considérable. Je me sens apaisée, plus sereine. Une meilleure qualité d’écoute. Étant recentrée sur l’instant présent j’arrive à être plus attentive à l’autre, à être complètement disponible lors de la relation à l’autre. Aller plus clairement dans l’objectivité et mieux cerner les paroles et les actes qui sont de l’ordre du ressenti et du subjectif. Lors de situations difficiles, je respire plusieurs fois pour éviter d’envenimer la situation. La prise de recul sur les événements. La mise à distance des personnes et des événements qui peuvent me nuire. La priorisation de mes actions. Arrêter de tout vouloir contrôler. La régulation du sur-stress du à certaines situations. Poursuivre le travail de prise de conscience de ses émotions. Se mettre au calme avant le coucher.

Pour quels effets  :

  • Compréhension de mes réactions, mon agressivité.

  • La capacité à se poser quand la tension monte trop.

  • L’apaisement mental et physique.

  • La diminution du stress.

  • Un coucher plus serein et un meilleur endormissement.

  • Amélioration de la régulation des émotions.

Les effets observés montrent et prouvent que les participants ont su prendre du temps régulièrement (même bref) pour  passer en mode « pleine attention » soit de manière formelle, sous la forme de rituel – par exemple un temps déterminé chaque matin et/ou soir – ou de manière informelle dans le quotidien – des prises conscience se réalisent et permettent aux personnes de réguler leur état émotionnel, de se remettre dans le présent de la situation. Les effets sur la régulation du stress sont aussi à noter (meilleur endormissement).

Je défends l’idée que si les adultes en responsabilité d’éducation sont mieux en eux, de fait les élèves iront mieux. Cet aspect est encore trop minoré dans la formation des enseignants et des éducateurs. La question du « bien être » et de la stabilité émotionnelle des adultes est déterminante, surtout quand ils ont à enseigner, à éduquer et à accompagner des jeunes en instabilité émotionnelle.

  1. Ce qui a été exploité avec les élèves.  Aider les élèves stressés, angoissés par des exercices respiratoires simples. En situation d’entretien et quand l’élève est agité, je prends le temps de l’inviter à se « poser ». En classe, la pratique des micro-pauses avec les élèves pour un retour à l’attention. Lors de l’entrée en classe, lors d’un moment de tension, quelques inspirations-expirations conscientes permettent un recentrage avant l’installation. La satisfaction de constater que les élèves adhèrent aux exercices proposés. Je pense à ouvrir un club détente le midi pour les élèves.

Pour quels effets observés :

  • Les exercices respiratoires aident à calmer les crises d’angoisse. Les élèves sont soulagés et cela permet bien souvent de libérer la parole.

  • Concentration favorisée chez les jeunes.

  • Les élèves se prêtent au jeu. Les effets sont immédiats : renforcement du calme et transition sereine pour la mise en activité.

  • Je constate que l’élève s’apaise très vite quand on lui propose un exercice de calme en début d’entretien.

L’un des objectifs de la formation était le transfert et l’exploitation des pratiques de pleine attention auprès des élèves. Il a été atteint. Chaque adulte à son rythme en fonction de son parcours, de ses aptitudes, de son envie, de la confiance en soi, de la présence ou non de peurs, a proposé des situations et fait passer cette posture de pleine attention dans la classe ou dans les temps de rencontre. Faut-il rappeler que nous préconisons des temps brefs de quelques secondes à quelques minutes (3 à 5mn au grand maximum) en contexte de classe.

  1. Si vous deviez en parler à l’extérieur, en une ou deux phrases que diriez vous de cette expérience ?

  • De très bons moments partagés avec les collègues.

  • C’est une amorce pour aborder l’enseignement, le rapport aux élèves de façon différente afin d’obtenir un climat plus apaisé en cours et dans la cour.

  • Expérience à vivre ! Avec un formateur qui s’y connaît et bienveillant.

  • Une formation indispensable pour tenir dans les métiers de l’humain où les relations humaines deviennent de plus en plus complexes et imprévisibles.

  • Une formation enrichissante pour « se » découvrir ou se « re »découvrir !

  • J’ai appris à gérer mon stress et à relativiser.

  • Bienveillance et écoute au rendez-vous. Une vraie formation constructive (la connaissance et la sagesse de l’intervenant sont des atouts majeurs).

Au delà des objectifs visés, nous constatons que d’autres sont atteints et qu’ils ont de l’importance dans la dynamique du collectif au sein de l’établissement. Dans l’implicite, les participants partagent une aventure commune qui tisse et renforce des liens.

  1. Ce que vous souhaitez rajouter…….

  • Cette formation devrait se faire dans tous les établissements scolaires.

  • Il me reste du chemin à parcourir ! Merci d’avoir fait un petit bout de chemin avec moi et avec nous !

  • Merci, j’ai découvert un domaine qui pour moi restait attaché à une connotation spirituelle et presque religieuse. Il n’en est rien.

  • Les pistes conseillées m’ont fait beaucoup de bien et à leur lecture, je me réconcilie un peu chaque jour avec moi même.

  • Un cycle s’est engagé et va me permettre d’envisager certaines périodes de ma vie future avec moins de fatalisme et de pessimisme.

  • A titre personnel, je compte bien poursuivre dans cette voie.

Pour ma part, en tant qu’intervenant, je tiens à rajouter qu’un des éléments déterminants à la réussite de ce dispositif, est le lien avec une ou des personnes ressources sur l’établissement qui permet un suivi sur place au quotidien. Lien qui facilite la régulation entre chaque rencontre et a pour effet d’adapter avec pertinence et justesse le contenu de la formation aux besoins des personnes. C’est ainsi que pour ce collège j’ai abordé plus précisément les questions liées au lâcher prise – le « foutez vous la paix » de Fabice Midal- , à la confiance en soi, et  que nous avons réalisé une séance où nous avons inclus des postures de yoga.

En conclusion :

Une formation qui dépasse les aspects purement techniques des outils de la pleine attention. C’est la personne dans toutes ses dimensions qui se trouvent impliquées tant au plan professionnel que personnel. Il est intéressant de noter que les représentations aussi évoluent. Le mot même de méditation a été plusieurs fois employés lors de nos rencontres, nous avons eu des échanges sur la dimension spirituelle de l’être humain détaché des aspects religieux. Or c’était inenvisageable il y a moins de cinq ans dans le contexte franco-français de l’éducation nationale.

Il y a dix ans, alors que nous commencions tout juste à parler de méditation de pleine conscience en France, et surtout pas à l’école, j’avais annoncé que d’ici une petite dizaine d’années cela ne poserait plus de problème, même dans les établissements scolaires. Je pense que dans moins de cinq ans, ce sont tous les enseignants qui auront des bases suffisantes pour mener dans leur classe des temps spécifiques de pleine attention.

Raymond Barbry le 13 mars 2018

Ces tisserands de l’éducation qui innovent au quotidien dans les établissements scolaires

Il y a moins de deux ans dans son livre « Les Tisserands« , Abdenour Bidar avait mis en valeur le travail que je réalise, depuis six ans, en formation-accompagnement dans les établissements scolaires publics et privés sous contrat, en formation des enseignants, des chefs d’établissements et auprès des parents d’élèves. Il rejoint en ce sens ce que l’INREES a aussi réalisé via un article paru en 2012 (écrit par Réjane Reneau) et dernièrement le reportage d’Olivia Sinet et son équipe sur le thème de la méditation à l’école (méditation : le lotus à l’école). Dernièrement, Antonella Verdiani fait référence à cet engagement dans son dernier ouvrage, « Renouer avec les joies de l’enfance »

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Les effets bénéfiques observés tant pour les adultes que pour les élèves dans les classes et les établissements sont possible parce que sur le « terrain » des enseignants, des chefs d’établissements et leurs adjoints, des CPE, des infirmières, des assistances sociales s’engagent, relaient, s’associent aux dispositifs de formation que je propose. Le plus souvent, ils travaillent dans l’ombre, ne cherchent pas à se mettre en valeur, mais agissent quotidiennement auprès de leurs collègues et collaborateurs pour proposer aux élèves des temps qui participent à créer du mieux être, du mieux vivre ensemble, par des pratiques de pleine attention.

A mon tour de les mettre en valeur et de montrer que l’innovation est possible dans l’éducation nationale publique comme privée sous contrat, et de montrer :

  • Que mettre des temps de pleine attention ou pleine présence ou méditation dans le cadre du temps scolaire n’est pas interdit au plan institutionnel.
  • Que pratiquer des temps de  silence et de calme dans le temps de classe est accepté, voire réclamé par les élèves,
  • Que proposer des ateliers de sophrologie et de yoga c’est possible,
  • Que la collaboration avec les parents c’est possible,
  • Que proposer une formation aux enseignants et à l’ensemble du personnel sur cette question de l’attention-concentration et du stress c’est possible,
  • Que de plus en plus d’adultes en charge d’éducation dans les établissements sont dans une intention de mettre du mieux être dans les classes,
  • Que nombreux sont celles et ceux qui s’engagent au quotidien pour accompagner les enfants, les jeunes et les adultes à se sentir bien dans l’école,
  • Que ces pratiques dites innovantes, qui ne pouvaient jusqu’à présent  avoir leur place officiellement dans les établissements scolaires, facilitent les relations interpersonnelles et participent à favoriser les apprentissages.
  • Que ces pratiques ne rajoutent pas un surcroît de travail pour les enseignants (au contraire),
  • Que les apprentissages se réalisent d’autant mieux que le calme et l’apaisement gagnent l’ensemble de l’établissement,
  • Que la réussite scolaire dépassent les seuls apprentissages scolaires répertoriés dans les programmes et qu’elle concerne la personne dans toutes ses dimensions,
  • Que penser bien être à l’école n’en diminue pas moins les exigences (au contraire),

En voici quelques uns de ces Tisserands que je côtoie depuis quelques années. Il y a bien entendu les chefs d’établissements  et leurs adjoints  qui permettent et facilitent ces initiatives qui restent encore à la marge. Dans le premier degré, le chef d’établissement, aussi souvent enseignant, est impulseur et facilitateur de par ce double statut.  Comme élément initiateur dans les collèges et lycées et pilote des projets nous retrouvons les conseillers principaux d’éducation (cpe), les infirmières et bien entendu des enseignants.

Tout d’abord les CPE, infirmières, enseignants des collèges et lycées  qui animent des temps, stimulent les initiatives, explicitent le sens et le bien fondé de ces pratiques tant pour les adultes que pour les élèves.

  • Nathalie Scol (infirmière), Soraya Bach-Difle (cpe), David Devogel (enseignant) au collège d’Hellemmes. Après que je sois intervenu pendant deux ans, auprès des enseignants volontaires puis des éducateurs de la section football, l’équipe continue à s’auto-former en appui sur ces trois personnes.
  • Sylvie Cabre (infirmière) du collège de Gondecourt et  Anne Marie Davière (infirmière) du collège d’Escaudain qui ont permis de mettre en place dans leur établissement pour les adultes volontaires (une vingtaine de participants pour chaque collège) une formation à la pleine attention.
  • Valérie Boureille (infirmière) du lycée de Lucé, qui a permis depuis deux ans la mise en place d’un atelier régulation du stress pour les élèves des classes terminales.
  • Blandine Roudet (enseignante) de l’ensemble scolaire Champagnat de l’Arbresle, qui impulse et accompagne les enseignants du collège au développement des pratiques de pleine attention dans les classes.
  • Céline Grislain, enseignante dans une école de Saint André les Lille qui a, en appui avec le chef d’établissement, permis la mise en place d’une formation à la pleine attention pour toute l’équipe pédagogique.

Des chefs d’établissement du premier et du second degré qui sont les facilitateurs de la dynamique :

  • Jean Pierre Petit, chef d’établissement d’une école à Narbonne,  depuis trois ans dans son établissement, puis sur l’ensemble du réseau de Narbonne-Lézignan anime une réflexion sur le bien être à l’école qui a débouché cette année sur une journée de travail avec tous les enseignants et le personnel éducatif du bassin (plus de 400 personnes, écoles, collèges et lycées). Journée qui se poursuit par des initiatives concrètes dans chaque établissement.
  • Véronique Pointereau, chef d’établissement de l’ensemble scolaire et internat de Walbourg  avec l’appui de l’équipe de Direction et de volontaires, a entamé une réflexion sur le bien être des adultes.
  • Odile Dambricourt, proviseur du lycée professionnel de Bapaume en charge du suivi des décrocheurs et qui facilitent la formation des « référent-décrocheurs » en leur proposant une formation à l’écoute active et au coaching.
  • Béatrice Chantereaux, chef d’établissement  d’un ensemble scolaire de Nîmes qui a proposé pendant deux jours à  l’ensemble du personnel et des enseignants de l’école et du collège un séminaire sur la question du bien être et de la régulation du stress professionnel.
  • Blandine Vignon chef d’établissement de l’ensemble scolaire Champagnat de l’Arbresle qui a mobilisé les équipes pédagogiques mais aussi les parents autour d’un projet, attention-concentration et bien être.
  • Muriel Chastaing, chef d’établissement de l’école de Chateauneuf en Thymerais où pendant deux ans, les enseignants se sont formés à la pleine attention en y associant les parents.
  • Francine Barbry, chef d’établissement de l’école de Pas-En-Artois, où tous les enseignants se forment et pratiquent la pleine attention en classe, où un atelier yoga est proposé deux fois par semaine pour les élèves volontaires (APC), où une sophrologue intervient auprès des élèves de cm2 et où les parents volontaires bénéficient d’une formation à la pleine attention.
  • Véronique Duprot, chef d’établissement d’une école de Saint Martin les Boulogne qui a permis à ce que toute l’équipe pédagogique et le personnel soient formés à la pleine attention, à la régulation du stress et des conflits. Projet entamé six ans auparavant par Régis Vincent l’ancien chef d’établissement.
  • Mais aussi tous leurs collègues du 1er degré et leur équipe pédagogique qui ont comme axe prioritaire de leur projet d’école, l’attention-concentration et le bien être à l’école : Brigitte Jankielewicz de Villeuneuve d’Ascq, Evelyne Gucia de Arras, Valérie Lardier de Duisans, Grégory Mollet de Saint André les Lille, Madame Legrand de Zutkerque, Christophe Capelle de Lille, Jean Sébastien Léchevin d’Annoeullin, Catherine Vanderhaeghe de Guines, Nathalie Camier d’Halluin, Guillaume Demy d’une école d’Eure et Loir, Marie Christine Maes de l’école de Frévent, Christopher Beharelle de l’école de Fruges, Fabienne Couvreur et ses collègues de l’école de Merville, de Lagorgue, d’Estaires, Vincent Delacaux de l’école de Condette, Frédérique Majorczyk d’une école de Cambrai, Xavier Maïtte et Patrick Cappelle de deux écoles de Lille…

Je n’oublie pas les centres de formation (IFP) avec lesquels je collabore et qui permettent qu’un bon nombre de ces formations puissent se réaliser : Lille, Montpellier, Lyon.Et les quelques deux milles enseignants formés à ce jour depuis sept ans.

Je tenais à montrer et témoigner explicitement de ce qui est en train de se passer actuellement sur le terrain pédagogique dans l’enseignement officiel public comme privé sous contrat. Les initiatives se multiplient pour développer un mieux être et un mieux vivre dans les établissements scolaires. Le changement est en place…il ne prend pas la forme d’une rupture, mais plutôt celle d’une révolution intérieure en douceur qui gagne peu à peu de plus en plus d’établissements.

Raymond Barbry le 7 décembre 2017