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Ces tisserands de l’éducation qui innovent au quotidien dans les établissements scolaires

Il y a moins de deux ans dans son livre « Les Tisserands« , Abdenour Bidar avait mis en valeur le travail que je réalise, depuis six ans, en formation-accompagnement dans les établissements scolaires publics et privés sous contrat, en formation des enseignants, des chefs d’établissements et auprès des parents d’élèves. Il rejoint en ce sens ce que l’INREES a aussi réalisé via un article paru en 2012 (écrit par Réjane Reneau) et dernièrement le reportage d’Olivia Sinet et son équipe sur le thème de la méditation à l’école (méditation : le lotus à l’école). Dernièrement, Antonella Verdiani fait référence à cet engagement dans son dernier ouvrage, « Renouer avec les joies de l’enfance »

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Les effets bénéfiques observés tant pour les adultes que pour les élèves dans les classes et les établissements sont possible parce que sur le « terrain » des enseignants, des chefs d’établissements et leurs adjoints, des CPE, des infirmières, des assistances sociales s’engagent, relaient, s’associent aux dispositifs de formation que je propose. Le plus souvent, ils travaillent dans l’ombre, ne cherchent pas à se mettre en valeur, mais agissent quotidiennement auprès de leurs collègues et collaborateurs pour proposer aux élèves des temps qui participent à créer du mieux être, du mieux vivre ensemble, par des pratiques de pleine attention.

A mon tour de les mettre en valeur et de montrer que l’innovation est possible dans l’éducation nationale publique comme privée sous contrat, et de montrer :

  • Que mettre des temps de pleine attention ou pleine présence ou méditation dans le cadre du temps scolaire n’est pas interdit au plan institutionnel.
  • Que pratiquer des temps de  silence et de calme dans le temps de classe est accepté, voire réclamé par les élèves,
  • Que proposer des ateliers de sophrologie et de yoga c’est possible,
  • Que la collaboration avec les parents c’est possible,
  • Que proposer une formation aux enseignants et à l’ensemble du personnel sur cette question de l’attention-concentration et du stress c’est possible,
  • Que de plus en plus d’adultes en charge d’éducation dans les établissements sont dans une intention de mettre du mieux être dans les classes,
  • Que nombreux sont celles et ceux qui s’engagent au quotidien pour accompagner les enfants, les jeunes et les adultes à se sentir bien dans l’école,
  • Que ces pratiques dites innovantes, qui ne pouvaient jusqu’à présent  avoir leur place officiellement dans les établissements scolaires, facilitent les relations interpersonnelles et participent à favoriser les apprentissages.
  • Que ces pratiques ne rajoutent pas un surcroît de travail pour les enseignants (au contraire),
  • Que les apprentissages se réalisent d’autant mieux que le calme et l’apaisement gagnent l’ensemble de l’établissement,
  • Que la réussite scolaire dépassent les seuls apprentissages scolaires répertoriés dans les programmes et qu’elle concerne la personne dans toutes ses dimensions,
  • Que penser bien être à l’école n’en diminue pas moins les exigences (au contraire),

En voici quelques uns de ces Tisserands que je côtoie depuis quelques années. Il y a bien entendu les chefs d’établissements  et leurs adjoints  qui permettent et facilitent ces initiatives qui restent encore à la marge. Dans le premier degré, le chef d’établissement, aussi souvent enseignant, est impulseur et facilitateur de par ce double statut.  Comme élément initiateur dans les collèges et lycées et pilote des projets nous retrouvons les conseillers principaux d’éducation (cpe), les infirmières et bien entendu des enseignants.

Tout d’abord les CPE, infirmières, enseignants des collèges et lycées  qui animent des temps, stimulent les initiatives, explicitent le sens et le bien fondé de ces pratiques tant pour les adultes que pour les élèves.

  • Nathalie Scol (infirmière), Soraya Bach-Difle (cpe), David Devogel (enseignant) au collège d’Hellemmes. Après que je sois intervenu pendant deux ans, auprès des enseignants volontaires puis des éducateurs de la section football, l’équipe continue à s’auto-former en appui sur ces trois personnes.
  • Sylvie Cabre (infirmière) du collège de Gondecourt et  Anne Marie Davière (infirmière) du collège d’Escaudain qui ont permis de mettre en place dans leur établissement pour les adultes volontaires (une vingtaine de participants pour chaque collège) une formation à la pleine attention.
  • Valérie Boureille (infirmière) du lycée de Lucé, qui a permis depuis deux ans la mise en place d’un atelier régulation du stress pour les élèves des classes terminales.
  • Blandine Roudet (enseignante) de l’ensemble scolaire Champagnat de l’Arbresle, qui impulse et accompagne les enseignants du collège au développement des pratiques de pleine attention dans les classes.
  • Céline Grislain, enseignante dans une école de Saint André les Lille qui a, en appui avec le chef d’établissement, permis la mise en place d’une formation à la pleine attention pour toute l’équipe pédagogique.

Des chefs d’établissement du premier et du second degré qui sont les facilitateurs de la dynamique :

  • Jean Pierre Petit, chef d’établissement d’une école à Narbonne,  depuis trois ans dans son établissement, puis sur l’ensemble du réseau de Narbonne-Lézignan anime une réflexion sur le bien être à l’école qui a débouché cette année sur une journée de travail avec tous les enseignants et le personnel éducatif du bassin (plus de 400 personnes, écoles, collèges et lycées). Journée qui se poursuit par des initiatives concrètes dans chaque établissement.
  • Véronique Pointereau, chef d’établissement de l’ensemble scolaire et internat de Walbourg  avec l’appui de l’équipe de Direction et de volontaires, a entamé une réflexion sur le bien être des adultes.
  • Odile Dambricourt, proviseur du lycée professionnel de Bapaume en charge du suivi des décrocheurs et qui facilitent la formation des « référent-décrocheurs » en leur proposant une formation à l’écoute active et au coaching.
  • Béatrice Chantereaux, chef d’établissement  d’un ensemble scolaire de Nîmes qui a proposé pendant deux jours à  l’ensemble du personnel et des enseignants de l’école et du collège un séminaire sur la question du bien être et de la régulation du stress professionnel.
  • Blandine Vignon chef d’établissement de l’ensemble scolaire Champagnat de l’Arbresle qui a mobilisé les équipes pédagogiques mais aussi les parents autour d’un projet, attention-concentration et bien être.
  • Muriel Chastaing, chef d’établissement de l’école de Chateauneuf en Thymerais où pendant deux ans, les enseignants se sont formés à la pleine attention en y associant les parents.
  • Francine Barbry, chef d’établissement de l’école de Pas-En-Artois, où tous les enseignants se forment et pratiquent la pleine attention en classe, où un atelier yoga est proposé deux fois par semaine pour les élèves volontaires (APC), où une sophrologue intervient auprès des élèves de cm2 et où les parents volontaires bénéficient d’une formation à la pleine attention.
  • Véronique Duprot, chef d’établissement d’une école de Saint Martin les Boulogne qui a permis à ce que toute l’équipe pédagogique et le personnel soient formés à la pleine attention, à la régulation du stress et des conflits. Projet entamé six ans auparavant par Régis Vincent l’ancien chef d’établissement.
  • Mais aussi tous leurs collègues du 1er degré et leur équipe pédagogique qui ont comme axe prioritaire de leur projet d’école, l’attention-concentration et le bien être à l’école : Brigitte Jankielewicz de Villeuneuve d’Ascq, Evelyne Gucia de Arras, Valérie Lardier de Duisans, Grégory Mollet de Saint André les Lille, Madame Legrand de Zutkerque, Christophe Capelle de Lille, Jean Sébastien Léchevin d’Annoeullin, Catherine Vanderhaeghe de Guines, Nathalie Camier d’Halluin, Guillaume Demy d’une école d’Eure et Loir, Marie Christine Maes de l’école de Frévent, Christopher Beharelle de l’école de Fruges, Fabienne Couvreur et ses collègues de l’école de Merville, de Lagorgue, d’Estaires, Vincent Delacaux de l’école de Condette, Frédérique Majorczyk d’une école de Cambrai, Xavier Maïtte et Patrick Cappelle de deux écoles de Lille…

Je n’oublie pas les centres de formation (IFP) avec lesquels je collabore et qui permettent qu’un bon nombre de ces formations puissent se réaliser : Lille, Montpellier, Lyon.Et les quelques deux milles enseignants formés à ce jour depuis sept ans.

Je tenais à montrer et témoigner explicitement de ce qui est en train de se passer actuellement sur le terrain pédagogique dans l’enseignement officiel public comme privé sous contrat. Les initiatives se multiplient pour développer un mieux être et un mieux vivre dans les établissements scolaires. Le changement est en place…il ne prend pas la forme d’une rupture, mais plutôt celle d’une révolution intérieure en douceur qui gagne peu à peu de plus en plus d’établissements.

Raymond Barbry le 7 décembre 2017

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Un projet d’école centré sur le développement de l’attention-concentration et du bien être, description.

Nous avons déjà fait référence dans quelques précédents articles de ce qui se réalise à l’école maternelle-primaire « La Providence » (école rurale sous contrat d’association de trois classes) à Pas-en-Artois, village du Pas-De-Calais.

Illustration de la vidéo

Compte tenu du nombre de demandes de description au sujet du projet mené par cette école que j’accompagne, je présente dans cet article l’ensemble des actions menées par l’équipe pédagogique qui a posé comme axe prioritaire du projet d’école pour les trois ans qui viennent, l’attention-concentration et le bien être à l’école.

Les actions menées pour cette année scolaire 2017-2018

Formation des enseignants à la pleine attention par le programme de l’AGEPS-Raymond Barbry. Un programme modulable qui s’adapte aux enfants, aux adolescents et aux adultes. Il croise les outils de la méditation de pleine conscience, de la gestion mentale et de la visualisation mentale.  Une formation-accompagnement qui s’appuie sur l’expérience de deux enseignantes antérieurement formées à ce programme et ayant déjà une pratique avec leur classe depuis trois ans. De ce fait, la formation prend la forme d’une supervision portant sur les pratiques exploitées dans la journée de classes et de nouveaux apports adaptés aux besoins spécifiques de l’équipe. Le programme des rencontres s’étale sur l’année scolaire à raison de deux heures tous les mois.

Formation des parents volontaires à la question de l’attention-concentration à la maison ou comment être partenaire de l’école. C’est avec l’accord du conseil d’établissement qu’une action de formation à destination des parents a été proposée. Il s’agit de quatre rencontres de deux heures. Durant ces rencontres sont proposées des situations concrètes qui peuvent être exploitées dans le contexte familial et qui participent à développer les capacités attentionnelles, des enfants, mais aussi des adultes ! 60% des familles ont répondu présentes à cette initiative.

L’intervention d’une sophrologue stagiaire auprès des élèves de CM2. L’école bénéficie pour cette année d’une personne en deuxième année de formation de sophrologie et qui vient animer un atelier adapté aux enfants du niveau CM2 (soit six élèves). La participation sur temps scolaire est une proposition et n’est pas à caractère obligatoire. Tous les parents ont donné leur autorisation.

Un atelier bi-hebdomadaire de yoga pour les élèves dans le cadre des Ateliers Pédagogiques Complémentaires. Cet atelier est animé par l’une des enseignantes qui en même temps fait partager à ses deux collègues son expérience. Cet atelier est proposé aux enfants des niveaux Grande section à CM2. La participation se fait sur le volontariat.

La pratique systématique et ritualisée de temps de pleine attention (méditation de pleine conscience) et de calme quotidiennement pour tous les élèves. Cette pratique prend des formes différentes en fonction des classes et de l’âge des enfants : soit des temps brefs de une à cinq minutes qui se répètent de trois à cinq fois dans la journée de classes, soit un temps de calme plus long (jusque 30 mn) positionner à la reprise de la pause méridienne, soit un mixage de temps courts et un temps long à la pause méridienne.

C’est le travail collaboratif avec les parents d’élèves qui caractérise la démarche de l’équipe pédagogique.

Pratiques de méditation, relaxation et visualisation mentale chez les sportifs.

Ci joint un lien avec un article que j’ai écrit sur le blog à destination du milieu sportif et qui fait le résumé d’une intervention réalisée auprès d’athlètes de niveaux international et national du RCArras en vue de la préparation de leur saison.

http://sportenpleineconscience.over-blog.com/2017/04/meditation-relaxation-visualisation-integrees-a-un-stage-d-athletes-en-phase-de-preparation.html

Raymond Barbry ke 24/04/2017.

 

Pleine attention, stress et surstress – Journée de formation pour les infirmières scolaires de l’académie de Lille

L’AGEPS-Raymond Barbry va animer une journée académique de formation à destination des infirmières scolaires de l’Académie de Lille.

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C’est à l’initiative du SNIES UNSA et de sa secrétaire académique, Nathalie Scol, que cette journée a été mise en place.

le JEUDI 11 MAI 2017
à la Bourse du Travail 
Boulevard de l’usine
59000 Lille
de 9h00 à 17h00
PROGRAMME :
matin :             La place des pratiques de pleine attention en contexte scolaire.
                        En quoi l’infirmière de l’EN est -elle porteuse de projet, collaboration avec les équipes pédagogiques.
 A cette occasion nous présenterons l’action de formation et d’accompagnement que nous menons depuis deux ans auprès du collège Saint Exupéry d’Hellemmes. Nous l’aborderons sous l’aspect du travail collaboratif entre l’intervenant et l’infirmière scolaire. Dans l’analyse des effets observés quant au développement des pratiques de pleine attention dans ce collège, il en ressort que la dynamique collaborative a été un élément déterminant de la réussite de l’action de formation. C’est cette dynamique qui a été relayée et amplifiée avec les autres partenaires – cpe, principal adjoint, enseignants, section football….
          
Après Midi :      Stress et surstress professionnel.
                        Définitions, clarification. Tests et échanges/débats.
 Dans l’Éducation Nationale comme dans de nombreux lieux du travail tant publics que privés, le syndrome d’épuisement professionnel (burn-out) est en augmentation constante et questionnante. De par sa position dans les établissements scolaires, l’infirmière scolaire est confrontée directement et quotidiennement à cette réalité qui touchent tant les adultes (enseignants, cpe, chef d’établissement et adjoint, éducateurs, personnel d’entretien et administratif) que les élèves. Cette situation n’est pas sans impacter le propre état de stress professionnel de l’infirmière ! L’objet de l’après midi consistera à clarifier les notions de stress (bon stress) et mauvais stress (sur-stress), d’identifier son niveau personnel de stress professionnel et d’en mesurer les facteurs les plus déterminants. Puis de dépasser le simple constat et d’envisager des pistes concrètes de régulation de son propre niveau de stress professionnel et de celui plus global de l’établissement scolaire et des autres acteurs.
Pour les modalités d’inscription se rendre sur le site de SNIES-UNSA
Raymond Barbry le 7 avril 2017.

Quand l’avis d’un des plus grands athlètes de notre époque, rejoint les résultats des recherches sur la question du stress.

Il s’appelle Haile Grebeselassie, il a été et est encore l’un des meilleurs coureurs de marathon du monde. On ne compte plus ses titres et podiums dans les grandes compétitions internationales (JO, championnat du monde). mais au delà de ses titres et de ses performances, c’est sa simplicité et sa gentillesse qui sont les caractéristiques de cet athlète que l’on qualifie de « hors norme ».

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Lors d’un entretien récent en date du 7 novembre 2016 et publié dans la revue, Runners.fr, né pour courir, voici ce qu’il répondait en fin d’entretien

Un message pour conclure à toutes celles et tous ceux qui se demandent ce que la course à pied pourrait apporter dans leurs vies ?
Tout le monde doit courir ! Nos vies sont pleines de stress. Le meilleur moyen – le seul à mon sens ! – de combattre le stress et d’en éviter les effets négatifs est de courir. 30 minutes par jour, c’est suffisant. On peut laver son corps mais comment lave-t-on son esprit ? En transpirant ! Il suffit de lacer ses chaussures et d’enfiler des vêtements de sport. Et de sortir courir. Chaque jour de l’année. Avant le travail ou après le travail. Hommes et femmes. Courir doit devenir un point de repère universel.

Les 30mn fatidique !

Au delà du moyen prôné par Haile Grebeselassie, la course à pied, c’est le temps qui est à relever ici, les 30mn de pratique quotidienne d’activité physique. La course à pied peut très bien être remplacée par de la marche, de la natation, du vélo ou toute autre activité physique pratiquée  sans recherche de performance.

Des recherches de par le monde qui arrivent à la même proposition de 30mn d’activité physique journalière comme objectif à atteindre. Nous en avons déjà écho dans ce blog dans le cadre de plusieurs articles, c’est ainsi que :

  • les enfants qui ont trente minutes d’activités physique dans la journée sont moins stressé et plus attentif.
  • les enfants qui passent moins d’une heure par jour devant la télévision et les écrans d’ordinateur pratiquent leur 30mn d’activités physique quotidienne sont moins stressé et obtiennent de meilleurs scores aux tests attentionnels.
  • les adultes qui ont un temps d’activité physique quotidienne d’au moins 30mn par jour sont en meilleure santé que le reste de la population et qu’ils sont moins sujet au burn-out et à la dépression.

Quel type d’activité physique ? Pour certaines personnes et compte tenu des conditions de vie moderne, il est parfois très difficile voire impossible d’avoir un temps de pratique en continu de 30mn, qui plus est quotidiennement. Or dans plusieurs recherches, il a été montré que l’important était le cumul de l’activité physique dans la journée, dans ce cas, il est aisé d’arriver à un cumul de 30mn par jour, par exemple : prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, marcher entre le lieu de travail et le lieu d’habitation (ne serait ce que quelques minutes pour aller du lieu de travail à la voiture ou au transport en commun), prendre quelques minutes dans la journée pour aller marcher durant la pause déjeuner.  En prenant la question de cette manière, nous constatons qu’arriver à 30mn de pratique quotidienne se réalise aisément et ne réclame pas de changement conséquent dans les rythmes de vie.

Activités physiques + pratiques de pleine attention (médiation, pleine conscience, yoga, sophrologie, Vittoz…) sont les meilleures antidotes au sur-stress de notre vie moderne. Il suffit finalement de 45mn/jour pour se maintenir en bonne santé : 30mn cumulées d’activité physique quotidienne et 15mn de pratique de pleine attention continue ou discontinue.

Pour voir la totalité de l’article : http://runners.fr/lecon-running-haile-gebreselassie/

Raymond Barbry le 2 mars 2017

Formation à la pleine attention pour des enseignants du 1er et du 2nd degré.

L’AGEPS-Raymond Barbry poursuit et développe dans de plus en plus de lieux et pour des publics différents la formation à la pleine attention à destination d’enseignants et du personnel éducatif.

 

A cette rentrée de janvier 2017, c’est dans le cadre d’un partenariat avec l’ISFEC de Montpellier que j’ai débuté une formation regroupant des professeurs des écoles, des professeurs de collège, de lycée et un formateur de l’ISFEC (centre de formation d’enseignants).

Cela fait maintenant six ans que je propose ce thème de formation qui a évolué au fur et à mesure des expériences et des rencontres avec les enseignants qui intègrent dans leur temps de classe des temps spécifiques de développement de l’attention-concentration en appui sur les pratiques de pleine conscience.

Il y a six ans, proposer de former les enseignants à ces pratiques n’étaient pas forcément  admis et accepté par une bonne partie des représentants officiels de l’éducation nationale (tant public que privé sous contrat). Il n’y avait pas vraiment d’interdit formel mais une tolérance très distanciée. Pour preuve, au début des années 2010 certains chefs d’établissements et enseignants ont pu ici et là rencontrer des soucis avec leur hiérarchie.

J’avais l’intime conviction depuis plus d’une quinzaine d’années qu’une des réponses au mal être dans les établissements scolaires tant des élèves que des adultes en charge de leur éducation-enseignement passait par la mise en pratique dans le temps scolaire de temps de calme institutionnalisé (poser dans l’emploi du temps). Il a fallu la rencontre avec quelques enseignants, chefs d’établissements, conseillers pédagogiques d’éducation, infirmières  au fait des pratiques de méditation de pleine conscience, de yoga, de sophrologie, de méthode Vittoz, de gestion mentale pour les initier et leur permettre de proposer aux élèves des temps de pratique. Nous n’étions alors en France  que quelques uns à prendre position pour le développement des pratiques de pleine conscience en contexte scolaire. Nous nous comptions sur les doigts d’une main ! Quel chemin parcouru depuis six ans.

Je suis de fait bien placé pour constater l’évolution dans le système éducatif français d’une part, des représentations des personnes quant à ces dites pratiques de  pleine conscience et d’autre part de l’exploitation pédagogique qui en est faite à l’heure actuelle. Voici quelques remarques à ce sujet

  • Parler de méditation, de pleine conscience ne fait plus peur aujourd’hui. Le mot de méditation lui même est accepté. Pour preuve dans le cadre d’une formation pour les publics décrocheurs, j’ai pu aborder cette question sans aucune réticence avec les enseignants et les conseillers pédagogiques d’éducation.
  • Une demande d’informations accrue. De plus en plus d’enseignants, d’éducateurs dans le premier comme le second degré sont demandeurs d’outils au sujet de la méditation de pleine conscience.
  • Une augmentation exponentielle des initiatives personnelles. Les enseignants, cpe, éducateurs et chefs d’établissements prennent des initiatives en ce domaine, soit en sollicitant des formations comme je peux le faire, soit en exploitant des compétences personnelles acquises dans un autre contexte de vie personnel ( parcours de yoga ou de méditation de pleine conscience ou de zazen ou de relaxation ou de sophrologie etc…).
  • Des parents en demande. Les parents sont de plus au fait de ces pratiques, le livre d’Eline Snel vendu en France a plus de 500 000 exemplaires a été un formidable accélérateur. Il traduit bien la réalité de la demande et du besoin.
  • Des responsables institutionnels de plus en plus concernés. Même si ici et là des résistances sont bien ancrées pour des raisons qui se comprennent au regard des aspects, politiques, idéologiques et personnelles, il n’en reste pas moins que de plus en plus s’interrogent, vont rencontrer ceux qui innovent dans le domaine. Par exemple, je suis impressionné par le nombre d’IEN qui s’intéressent à cette question parce qu’observant dans les classes les effets bénéfiques des pratiques de pleine conscience sur les élèves et les enseignants.
  • Des médias qui en parlent de plus en plus. Il ne se passe pas une semaine sans que dans la presse quotidienne il est fait écho de ces pratiques dans les différents domaines de vie :personnel, professionnel, éducatif…

D’ici quelque temps, ce sont dans les centres de formation initiale des enseignants que seront initiés ces pratiques. Pour preuve des formateurs des ESPE (enseignement public) et des ISFEC (enseignement privé) sont demandeurs.

Raymond Barbry le 14 janvier 2017

La « pleine attention » intégrée dans la préparation des jeunes footballeuses et footballeurs

Je mène depuis cette année scolaire une formation de pleine attention pour des jeunes footballeuses et footballeurs d’une section sportive d’un collège de la banlieue lilloise (Hellemmes). Cette formation prend la forme d’un atelier qui consiste à  des temps de rencontre d’une heure par groupe d’une quinzaine de jeunes âgés de 12 à 14 ans.

Avec l’équipe pédagogique de l’établissement et le « staff » technique de la section sportive, nous avons arrêté six rencontres sur une période de deux mois et demi. Les principes de base de cette formation.

Des temps de pleine attention intégrés dans les séances d’entraînement et dans la journée. Le principe clef de cet atelier consiste à présenter une série de situations de pleine attention que les jeunes peuvent exploiter quotidiennement à l’internat sous la responsabilité de Soraya Bach-Difle (Conseillère principale d’éducation)  et de Nathalie Scol (Infirmière). Les « coachs » intègrent systématiquement lors de l’entraînement des temps courts visant le développement de la pleine attention. Quotidiennement nous pouvons estimer que les jeunes pratiquent la pleine attention plus de dix minutes réparties en plusieurs temps de la journée.

Investissement et formation du staff pédagogique et technique. Chaque temps d’atelier est suivi par le staff technique et pédagogique qui pour une bonne partie d’entre eux a déjà suivi une formation à la pratique de la pleine attention. Pour plus de détails sur cette expérience voir le lien avec l’article suivant :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2016/04/30/la-pleine-attention-en-college-temoignage-dune-experimentation/).

L’atelier est filmé, ce qui en facilite la réappropriation par les responsables pédagogiques dans les temps entre deux ateliers.

Une priorité novatrice du projet d’établissement. Sous l’impulsion de Nathalie Scol, de Soraya Bach-difle – déjà citée plus haut –  et du Principal adjoint, c’est une partie de l’équipe pédagogique (enseignants, éducateurs) qui depuis l’an dernier se forme aux pratiques de pleine attention pour l’intégrer dans les temps de classe ou de vie scolaire (internat).

Raymond Barbry le 24 novembre 2016