Archives de Tag: pleine attention

La préparation mentale de jeunes footballeurs (section sportive intégrée au collège).

C’est à l’initiative de David Devogel, responsable de la section football au collège Antoine de Saint-Exupéry à Hellemmes-Lille, que j’ai durant le premier trimestre de l’année scolaire 2018/2019 collaboré avec le staff technique (sept séances) pour intégrer des temps de pleine attention dans les temps d’entraînement.

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Le constat à l’initiative de cette expérimentation : Les jeunes footballeurs, comme le reste de la population  du reste, ont tendance à vite « décrocher » et se laisser perturber par des stimulis extérieurs à l’action en train de réaliser. Dans un match de football, les éléments de perturbation attentionnelle sont multiples et constants. Or la réussite dans un sport collectif comme le football au delà des qualités techniques, tactiques et physiques dépend de la capacité du joueur à rester pleinement dans le présent des actions à mener et à constamment s’adapter dans l’instant au contexte du jeu tel qu’il se produit.

Développer la pleine attention dans le temps d’entraînement. En accord avec David Devogel nous avons fait le choix d’intégrer des temps de pleine attention brefs dans les séances d’entraînement. Ces temps étaient placés aux différents moments de la séance et répondaient à un besoin identifié dans l’instant. A savoir qu’il s’agissait de donner les moyens aux jeunes footballeurs de se remettre dans le présent mais aussi d’apprendre à observer, réguler les pensées et les émotions associées à ces dernières sans porter de jugement négatif sur soi ou les autres.

Intégrer la visualisation mentale en début d’entraînement. Lors de séances d’entraînement à thème spécifique et à forte charge mentale avec pression temporelle dans le jeu, nous avons proposé en début de séance dans le vestiaire des temps de visualisation mentale guidés sur le thème de la séance.

Des temps de relaxation en fin de séance. Lorsque les conditions atmosphériques le permettaient, en fin de séance avant le retour aux vestiaires des temps de relaxation guidés ont été proposées. Ils visaient à apprendre à faire le calme en soi et à avoir un outil de récupération pour pouvoir être de nouveau disponible et présent aux situations scolaires qui suivaient les séances d’entraînement.

Intervention individuelle au cas par cas. Lors de situations de test à forte pression émotionnelle, nous sommes intervenus individuellement auprès de certains joueurs pour leur apprendre à réguler le mental durant les temps de récupération, à savoir  en fonction des besoins du joueur : accepter l’état de stress, réguler l’état de fatigue, faire le calme en soi, visualiser la situation à venir etc….

Effets observés sur les comportements en jeu. Il est difficile d’identifier en contexte réel les effets spécifiques de tel ou tel choix pédagogique ou didactique, ici en l’occurrence, les pratiques de pleine attention dans le temps de l’activité. Cependant, les attitudes et les comportements des joueurs entre le début et la fin du trimestre (septembre à décembre) montrent des acquisitions certaines quant à la capacité à rester présent tout le temps du jeu. Lors d’une situation de jeu libre de fin de période, nous avons fait le constat d’une fluidité dans la circulation du ballon, les déplacements, l’anticipation, le replacement en jeu dénotant un état de présence de l’ensemble des joueurs.

L’intention du « staff » technique est déterminante. Au delà des interventions spécifiques du préparateur mental durant  sept séances, c’est l’intention présente et répétée à chaque séance (trois fois par semaine) des éducateurs qui a développé et ancré la pleine attention chez les jeunes joueurs. Le staff technique (David Devogel, Lucien Bellanger, Victor Thélot,  Clément Dewinne, Régis Guillaume) s’est approprié ces outils et a pu les intégrer à chaque séance d’entraînement.

Effets observés dans le cadre de la scolarité. Un suivi personnalisé global (football, scolarité) des joueurs est mis en place par le staff technique, entretien individuel, cahier individuel de réflexivité etc… Il est à noter qu’à l’issue du premier trimestre tous les joueurs de la section sont en réussite scolaire.

Raymond Barbry le 2 janvier 2019.

Cet article a été aussi publié sur : http://sportenpleineconscience.over-blog.com/2019/01/la-preparation-mentale-de-jeunes-footballeurs-section-sportive-integree-au-college.html

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La cohérence cardiaque à l’école.

Pour info..cela fait maintenant huit ans que je préconise parmi une quarantaine d’exercices d’entraînement à la  pleine attention à l’école, la cohérence cardiaque….
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Un reportage vient d’être réalisé dans la Vienne qui confirme ce que les équipes que j’accompagne dans d’autres régions perçoivent depuis plusieurs années.
Toutes les pratiques dites de pleine attention, de pleine présence se développent et se généralisent dans le système éducatif français (Yoga, médiation de pleine conscience, sophrologie, méthode Vittoz…).  Et ce pour le mieux être des enfants, des jeunes, et des adultes.
Raymond Barbry, le 7 décembre 2018

Le bien être à l’école (apport de la conférence du mercredi 21 novembre à l’Ifp d’Arras)

Elles et ils étaient cent cinquante  enseignant(e)s, chef(fe)s d’établissement, étudiants master 2 éducation à être présent(e)s à cette journée du 21 novembre à l’Ifp d’Arras.

Vous trouverez ci joint le résumé de la conférence et des ateliers de la journée du 21 novembre, organisée conjointement par l’AGEPS-Raymond Barbry et l’IFP des Hauts de France. Merci à Maud Agasse, Sabrina Teixeira et Jean François Bayard de l’Ifp des Hauts de France de m’avoir suivi sur ce projet et d’en avoir permis la réalisation concrète et sa reconnaissance institutionnelle, à la suite du réseau Canopé (cf conférence à Amiens du 24 octobre / https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2018/10/30/le-bien-etre-a-lecole-canope-amiens-resume-de-la-rencontre-du-24-octobre/).

Conférence + Atelier 1 : le bien être au quotidien dans la classe- PN040102 Image

Cette thématique habituellement du domaine personnel est enfin prise en compte dans le contexte professionnel. Il y aura un avant et un après les 24 octobre 2018, 21 novembre 2018 et 30 janvier 2019 (journée pour les établissements du second degré).

Cela fait maintenant vingt ans que j’invite les différents niveaux de responsabilités de l’Éducation Nationale (public comme privé sous contrat) à prendre en compte cette question comme  prioritaire au même titre que les approches pédagogiques et didactiques. Nous y sommes, vingt ans le temps du changement !

Merci à Alexandra Brunbrouck, Céline Grislain et Jean Sébastien Léchevin de m’avoir suivi sur le projet de cette journée et d’être aussi dans leur domaine des précurseurs, d’avoir témoigné de leur pratique professionnelle d’enseignante et de chef d’établissement sur cette thématique du bien être à l’école.

Les objectifs de la journée :

  • Connaître les aspects fondamentaux du bien être qui n’est pas un état constant, mais passager ; et en quoi il est déterminant dans l’apprentissage de l’enfant et l’efficience professionnelle de l’enseignant.
  • Intégrer les déterminants du bien être et du bien vivre ensemble dans une organisation humaine, ici en l’occurrence l’école : les trois déterminants ou fondamentaux ont été identifiés  : la relation à soi, la relation aux autres et la relation à l’environnement.
  • Identifier ce qui favorise ou freine le développement du bien être et du bien vivre ensemble dans un établissement scolaire, et agir sur des éléments tels que : l’espace/temps scolaire (rythme, temporalité….), l’évaluation, l’éducation émotionnelle, les temps de calme, les temps de débat, le travail collaboratif, la collaboration entre enseignants,……

Résumé de la conférence de Raymond Barbry

Penser les conditions d’un mieux être professionnel des enseignants et éducateurs pour un mieux être des enfants à l’école

Le contexte actuel tant de la société que de l’école française montre à quel point l’idée du bien être et du bien vivre ensemble est devenue prioritaire. La publication d’une enquête internationale récente sur le bien être à l’école (ocde / octobre 2016) met en exergue la problématique française du mal être scolaire et des conséquences sur les relations humaines au sein des établissements, sur les apprentissages scolaires et sur l’état de fatigue latent des enfants et des adultes (voire d’épuisement professionnel des enseignants et du personnel éducatif). Faut-il rappeler que sur les 37 pays enquêtés notre pays est sur la question du bien être à l’école en 36ème position !

Faire classe aujourd’hui réclame de plus en plus d’énergie psychique. Les incidents critiques, les tensions et les conflits se multiplient. Certes ce ne sont pas en soi, des faits graves, mais une tension constante s’installe. Les comportements de base nécessaires au vivre ensemble ne sont pas acquis pour une partie de plus en plus grandissante d’élèves, de plus ils sont fatigués, agacés. Ils sont une « caisse de résonance » de notre contexte sociétal, d’ailleurs on parle aujourd’hui d’épuisement psychique ou « burn-out » et de dépression en augmentation exponentielle chez les jeunes de plus en plus jeunes. Or le fonctionnement et l’organisation « classiques » de la classe et de l’école ne facilitent pas le mieux être tant des enfants que des adultes en charge de leur formation.

Or, dans les textes officiels récents il est bien stipulé que la dimension des compétences relationnelles est à caractère prioritaire. Une publication stipule qu’il est indispensable de prendre en compte cet aspect trop longtemps ignoré dans notre conception de l’école. Cela rejoint les travaux actuels en neurosciences, en psychologie cognitive, en psycho-ergonomie, voire en biologie et interdisciplinarité – épigénétique par exemple – qui montrent à quel point un état émotionnel stabilisé est déterminant pour notre développement individuel et collectif. Comment créer les conditions pour que dans chaque classe et dans chaque établissement nous puissions favoriser ce bien être indispensable au bien vivre ensemble et aux apprentissages ?

Et si le bien être des élèves passait d’abord par une prise en compte du bien être des adultes en charge de leur éducation ? C’est à ce changement de posture que vous invite cette journée, penser les conditions d’un mieux être professionnel des enseignants et éducateurs pour un mieux être des jeunes.

Les points développés

  • Le bien être, utopie ou nécessité.
  • Le « bien être », extériorité ou intériorité.
  • La conception éducative coopérative et collaborative plutôt que compétitive.
  • Les découvertes scientifiques récentes (neuro, psycho, interdisciplinaire, psycho-neuro-imunologie…) qui éclairent la notion de bien être et de bien vivre ensemble, et montrent combien le bien être est une « méta-compétence » qui s’apprend ! L’état des recherches en psych-socio du travail sur les effets du « bien être » au travail.
  • Le bien être au travail, des exemples concrets de petits changements pour de grands effets . La conception systémique dans un établissement scolaire : du chef d’établissement, aux enseignants, aux membres du personnel et aux élèves.
  • L’élève au centre, oui..Et l’enseignant et le personnel ? Et si nous mettions les élèves et les adultes au centre du système.
  • Le bien être et la réussite vont de pairs ! Mais de quelle réussite parle-t-on ?

Les questions débattues avec les participants lors du temps d’échange.

  • Comment développer l’intériorité à l’école ?
  • Comment et à quelles conditions proposer des temps de méditation, de pleine attention, de yoga, de sophrologie à l’école ?
  • La méditation et les pratiques contemplatives ne conviennent pas à toutes et tous. Quel(s) autre(s) moyen(s) pouvons nous exploiter pour développer notre intériorité et la conscience du Soi ?
  • Quels sont les indices d’un burn-out chez l’adulte et chez l’enfant ?
  • Comment développer les capacités attentionnelles des enfants qui ont des temps de plus en plu réduits de concentration (zapping attentionnel) ?
  • Comment identifier ce qui participe à nous rendre heureux, quand nous ne savons ce qui nous rend heureux ?
  • Que peut-on faire quand nous ne sommes pas en état d’être au mieux de nos possibilités ?
  • En quoi les activités collectives proposées à l’école peuvent être un remède à la perte d’empathie observée chez les enfants surexposés aux écrans ?
  • Comment sensibiliser et interpeller les différents niveaux hiérarchiques (direction diocésaine, circonscription, académie, ministère) sur cette question du bien être des enseignants et des chefs d’établissement.
  • Comment faire comprendre aux parents que la motricité, les activités artistiques, les jeux, les temps de rien sont des priorités éducatives ?

Après midi 13h00-16h00 / Ateliers

  • Atelier 1 / Le bien être au quotidien dans la classe – Céline Grislain (enseignante et formatrice)

Le bien être dans le quotidien d’une classe, c’est possible et cela passe par une multitude d’actions qui peuvent sembler insignifiantes, mais qui mises bout à bout participent à créer les conditions nécessaires à un mieux être pour tous, enfants comme adulte.

Dans cet atelier, au delà du témoignage, il s’agira d’identifier pour chaque participant les principes et ressorts qui peuvent être exploités dans le contexte de sa classe et de son établissement.

  • Atelier 2 / L’éducation à la joie, oui, mais comment ? – Alexandra Brunbrouck (enseignante-formatrice)

« lorsqu’on arrête de s’amuser et que l’on n’a plus d’enthousiasme, on arrête d’apprendre. Tous les neuroscientifiques s’accordent à dire que plus on éloigne le bien-être et la joie de la classe, plus la distance entre les enfants et le processus d’apprentissage (y compris la mémorisation) grandit. » Antonella Verdiani, Renouer avec la joie de l’enfance, Eyrolles, 2017, p. 76.

Comment développer la joie et le plaisir d’apprendre, le plaisir d’agir, d’interagir et de grandir à l’école ? Quelle est l’importance des mots ? Comment sécuriser le cadre psycho-affectif ? Comment optimiser les modalités pédagogiques ? Comment encourager à l’action, à la mise en projet, à l’autonomie pour construire durablement les bases de l’épanouissement de nos élèves ? Parce que l’ennui ennuie et que l’enthousiasme enthousiasme, à partir d’outils concrets, développez la joie dans votre classe et cultivez votre plaisir d’enseigner !

  • Atelier 3 / Comment penser le bien être dans l’établissement ? – Témoignage d’un Chef d’établissement – Jean Sébastien Léchevin

Dans le développement du bien être dans une école, le chef d’établissement a une place prépondérante, et ce même si tout n’est de son ressort. Le bien être au delà d’une intention louable doit se concrétiser par des actions qui le favorise et qui tente parfois de joindre l’inconciliable (exigences institutionnelles, attentes des parents, besoins des enseignants et du personnel….) !

Au delà du témoignage, il s’agira de présenter la complexité de la tâche du CE et d’identifier les leviers pour faire de l’établissement scolaire un espace de développement et d’épanouissement de tous.

  • Atelier 3 / Apprendre à réguler le stress professionnel, ou comment ne pas passer en sur-stress – Raymond Barbry (Formateur-coach-préparateur mental)

Le stress, c’est la vie ! Ce qui pose de plus en plus de questions et de problèmes dans le contexte du travail actuellement, c’est l’augmentation exponentielle des états de sur-stress qui mène à l’épuisement professionnel, puis à l’effondrement aussi appelé burn-out.

Durant cet atelier, nous identifierons pour chaque participant le niveau de stress professionnel global ainsi que les facteurs déterminants, puis nous poserons des pistes qui facilitent la régulation du stress et évitent le passage à l’état d’épuisement.

Rendez vous pour les enseignants, les CPE, les éducateurs et les chefs d’établissement du second degré le 30 janvier à l’Ifp d’Arras. Par avance merci à Anne Marie Davière (infirmière scolaire) et Christelle Ringeval (CPE et Sophrologue) de leur engagement pour cette journée.

 

 

 

Le bien être à l’école, CANOPE – Amiens (résumé de la rencontre du 24 octobre).

Le mercredi 24 octobre le réseau CANOPE d’Amiens a proposé une matinée d’échanges et d’ateliers sur la question du bien être à l’école. Voici en quelques lignes le résumé de la conférence que j’ai donnée et de l’atelier animé sur les pratiques de pleine attention à l’école.

 

1. Les idées « forces » de la conférence.

  • Apprendre le bien être et le bien être pour apprendre. Les apports récents de la psychologie positive et des sciences de l’esprit ont mis en valeur l’idée que le bien être s’apprend. Notre bien être dépendrait pour 40% de notre volonté, pour le reste 20% inné et 40% le contexte environnemental.
  • Le bien être est subjectif. Il est fait des « petites choses » qui s’apprécient dans l’instant. Il est dans le lâcher prise. Il est dans l’acceptation de la réalité. Il est intérieur à soi. Il se partage (altruisme). Je n’ai aucune prise sur le bien être de l’autre et je ne peux pas le décider pour l’autre.
  • Nous sommes dans une société où la « tyrannie du bonheur » empêche l’émergence du bien être ! Il s’agit d’éduquer à l’acceptation de l’incertitude et de la durée limitée des temps de bonheur qui alternent avec des moments difficiles, faits de douleur, voire de souffrance. Il n’y a pas de conscience du bien être sans conscience et acceptation du mal être ! Il n’y a pas de construction du bien être sans confrontation à l’effort, à la difficulté et à l’échec. L’engagement est déterminant.
  • Les trois axes éducatifs du bien être : d’abord la conscience de soi, puis la conscience de l’autre et enfin la conscience de l’environnement. L’éducation à la conscience de soi est à la base du bien être et de l’altruisme.
  • Pourquoi en faire une priorité éducative ! Nous sommes dans un contexte de société de plus en plus pesant, voire psycho-dépressif. Notre société dite hyper-moderne est marquée par une crise de sens sans précédent marqueur d’un entre-deux sociétal, voire civilisationnel.
  • Le bien être et le mal être se partagent, se transfèrent. La posture de l’adulte est déterminante dans l’apprentissage du bien être. Penser le bien être de l’adulte en charge d’éducation et d’enseignement dans le cadre de l’école est déterminant pour le développement du bien être de l’enfant, de l’ado et du jeune.
  • Le stress, c’est la vie ! Le stress n’est pas le problème. C’est l’état du sur-stress qui empêche la conscience des moments de bien être. Cet état de sur-stress est en grande partie du à la non régulation du « mental » et notamment des pensées marquées par le regret, la culpabilité et les peurs.
  • Les deux piles atomiques de l’être humain : l’amour-don et la confiance en soi. C’est la rencontre avec des adultes qui en sont des témoins dans leur posture qui va construire l’enfant et le jeune. C’est une bienveillance marquée par l’exigence.
  • La fatigue un empêcheur de bien vivre et du bien être. Rappel d’évidences :  le sommeil, les temps de calme, les rythmes scolaires et familiaux, la régulation des temps devant la télévision et les outils numériques.
  • Des propositions concrètes simples pour développer le bien être à l’école. 1. Dans le cadre du temps scolaire Instituer et ritualiser des temps de calme – Sortir de la logique du toujours plus – Alterner les activités – Apprécier les petits moments de joie et les partager…..2. Pour les adultes en charge d’éducation et d’enseignement –  Se ménager des temps pour soi – Sortir de la logique du toujours plus – Se protéger du perfectionnisme et de la culpabilité – Être dans la présence à soi pour être dans la présence à l’autre….
  • Les enseignants, les éducateurs sont des Tisserands (cf A.Bidar).  Ceux qui œuvrent à réparer telle ou telle pièce du grand tissu déchiré du monde humain.  Face à la morosité ambiante ces tisserands répondent à l’urgence en recréant les trois liens nourriciers de la vie humaine :
    – Le lien à soi et à son moi profond,
    – Le lien de fraternité et de coopération avec les autres,
    – Le lien d’émerveillement et de méditation à la nature et à l’environnement.

2. Trois Ateliers ont ensuite été proposés aux participants. Ces trois ateliers complémentaires sont des exemples de pratique qui participent à créer les conditions d’un mieux être dans les établissements scolaires.  J’y ai animé celui sur les pratiques de pleine attention à l’école. Chaque participant pouvant participer à deux ateliers sur les trois.

  • Apprentissage et Sophrologie. Découvrez et apprenez des pratiques simples de sophrologie à réutiliser au quotidien pour soi et/ou en classe, pour installer un climat propice aux apprentissages. 
  • La pleine attention à l’école. Expérimenter la méditation de pleine conscience au travers d’une série d’exercices et apprenez à exploiter ces situations en classe. Elle favorise le développement de l’attention-concentration, de l’intériorité, de la conscience réflexive et de la conscience réflexive lucide.
  • Mettre en place un atelier yoga en classe. Comment mettre en œuvre un atelier de yoga en classe afin d’apaiser les tensions, gérer l’énergie des enfants et favoriser la concentration ?

Raymond Barbry le 30 octobre 2018.

Une journée de pleine attention (méditation) à l’école….Comment et quand placer des temps de pleine attention et de calme dans un emploi du temps?

Depuis que je forme des équipes pédagogiques à intégrer des temps de pleine attention dans l’emploi du temps scolaire, j’ai pu observer ce qui semblait être le plus efficient dans la durée et avait les meilleurs effets pour les enfants et pour les adultes.

Illustration de la vidéo

Je rappellerai quelques principes de base et proposerai ensuite un exemple d’emploi du temps d’une journée avec les temps de pleine attention qui la jalonne (journée de classe dans le contexte culturel français de l’école primaire).

1. Les principes de base sur lesquels s’appuient mes interventions.

  • Des temps courts (de 1 à 5mn) qui se répètent formellement chaque jour de classe de 3 à 5 fois dans la journée, voire plus. Il s’agit d’instaurer un rituel.
  • Une systématique, commencer et finir la journée par un temps de pratique de pleine attention.
  • Une situation par jour est réalisée en déplacement ou mouvement, quand les conditions d’espace le permettent.
  • Un temps plus long de pratique peut être proposé après la pause méridienne, à la reprise de la classe l’après midi, sous la forme d’un temps calme non dirigé.
  • Des situations différentes dans la journée, mais qui se répètent chaque jour (cf l’exemple de l’emploi du temps en point 2).
  • Des situations qui sont adaptées aux caractéristiques des enfants et notamment de la maturité cognitive (cf le développement du néo-cortex).
  • Multiplier des temps informels très courts de quelques secondes (une dizaine) à une minute (maximum), quand le besoin se fait sentir à tout moment de la journée. Les enfants habitués à la pratique de la pleine attention depuis plusieurs années, n’hésitent pas à les réclamer.

2. Exemple d’un emploi du temps intégrant les pratiques de pleine attention (méditation) dans une journée classique de classe à l’école primaire. Cet exemple s’appuie sur ce qui est réalisé concrètement depuis plusieurs années dans des classes et des écoles qui ont intégré la pratique de la pleine attention comme priorité du projet d’école. Les enfants sont de ce fait habitués à avoir quotidiennement ces temps dans presque toutes les classes. Les horaires ne sont là qu’à titre indicatif et ont à être adaptés au regard du contexte de l’établissement.

  • 8h45 à 9h00 / Premier temps de pleine attention – Se mettre à l’écoute de sa respiration (3mn) suivi d’un temps sur les ressentis émotionnels de l’instant, « je me sens comment ? »  (météo émotionnel).
  • 9h00 à 9h40 / Premier temps d’activité en lien avec les disciplines d’enseignement des programmes officiels.
  • 9h40 à 9h45 / Deuxième temps très court de pleine attention (1minute en réel). D’abord un temps de pause dans le calme permettant le passage d’une activité à l’autre et se terminant par une minute de silence en écoutant un bâton de pluie, par exemple.
  • 9h45 à 10h25 / Deuxième temps d’activité en lien avec les disciplines d’enseignement dans les programmes officiels.
  • 10h25 à 10h30 / Troisième temps très court de pleine attention (1minute en réel). Temps de pause se terminant par une visualisation de la matinée…Ce que je retiens du début de matinée.
  • 10h45 à 10h50 / Temps de pleine attention en retour de récréation (3mn)– Fixer son regard sur une objet et ne pas le quitter des yeux pendant le temps de l’exercice. Exercice spécifique de développement de l’attention-concentration.
  • 11h00 à 11h55 / Troisième temps d’activité en lien avec les programmes officiels.
  • 11h55 à 12h00 / Cinquième temps de pleine attention (temps réel 3minutes) – par exemple, attention à sa respiration avec soit déplacement en marchant (si l’espace le permet), soit en faisant des mouvements avec les bras rythmés sur la respiration. le temps d’expiration est plus long que le temps d’inspiration.
  • 13h30 à 14h00 Reprise après la pause méridienne / Temps de calme libre dans lequel peut être intégré  un temps de pleine attention guidée (sixième temps de pleine attention de 5 à 10-15mn en fonction de l’âge). C’est un temps de pause qui se fait dans le calme et où il est laissé liberté aux enfants de choisir, de faire une micro-sieste, de lire, de dessiner, le tout dans le calme et le silence. Une musique douce peut servir de support durant ce temps. Certains enseignant-e-s guident une partie de ce temps en proposant une séance de pleine attention à visée de détente, par exemple le scan corporel.
  • 14h00 à 14h45 / Quatrième temps d’activité en lien avec les programmes officiels.
  • 14h45 à 15h50 /Temps très court de pleine attention (1minute en réel). D’abord un temps de pause dans le calme permettant le passage d’une activité à l’autre. 
  • 14h50 à 15h30 / Cinquième temps d’activité en lien avec les programmes officiels.
  • 15h45 à 15h50 / Temps de pleine attention en fin de récréation (3 mn)– par exemple, une activité en mouvement avant le retour en classe, marche lente ou marche avec temps d’expiration plus long que le temps d’inspiration.
  • 15h50 à 16h30 / Sixième temps d’activité
  • 16h30 à 16h35 / Temps de pleine attention avec identification des « kiffs » de la journée. Se souvenir des petits moments de bonheur de la journée. En fonction des niveaux de maturité des enfants, demander à revivre mentalement ces petits moments et en ressentir les émotions. Dans les classes de cycle 3, il peut être demandé de les écrire (cahiers de kiffs).

Sur une journée de classes, les enfants peuvent passer de 15 à 25mn en état de pleine attention en positionnant des temps courts aux différents moments de la journée. Cela rejoint une proposition du pédagogue Antoine De La Garanderie qui préconisait de positionner par heure de classe trois temps de silence d’une minute..soit un total de dix huit minutes pour une journée de classe.

Dans cet exemple nous n’avons pas signalé d’objet précis concernant les thématiques des temps de pleine attention guidée. Il va de soi que lorsque qu’un travail sur les émotions est réalisé ou qu’un atelier philo est proposé, ces temps sont propices à une proposition de pleine attention adaptée.

Raymond Barbry, le 18 octobre 2018

 

Développer le bien être à l’école, c’est nécessaire et indispensable ! Oui mais comment ?

Le mercredi 24 octobre le réseau CANOPE d’Amiens propose une matinée sur la question du bien être à l’école.

9h00 à 10h30, J’introduirai cette journée par une conférencej’exposerai les pratiques qui favorisent le bien être à l’école et les effets observés sur l’apprentissage et les relations. A la suite de cette conférence j’animerai l’atelier pleine attention à l’école.

La conférence sera suivie de trois ateliers qui seront proposés deux fois, j’animerai l’atelier pleine attention à l’école.

Ateliers (de 11h00 à 12h00 ou de 12h00 à 13h00)

  • Apprentissage et Sophrologie. Découvrez et apprenez des pratiques simples de sophrologie à réutiliser au quotidien pour soi et/ou en classe, pour installer un climat propice aux apprentissages. 
  • La pleine attention à l’école. Expérimenter la méditation de pleine conscience au travers d’une série d’exercices et apprenez à exploiter ces situations en classe. Elle favorise le développement de l’attention-concentration, de l’intériorité, de la conscience réflexive et de la conscience réflexive lucide.
  • Mettre en place un atelier yoga en classe. Comment mettre en œuvre un atelier de yoga en classe afin d’apaiser les tensions, gérer l’énergie des enfants et favoriser la concentration ?

Voir le lien suivant pour plus d’information :

https://www.reseau-canope.fr/service/developper-le-bien-etre-a-lecole-cest-necessaire-et-indispensable-oui-mais-comment.html

Raymond Barbry, le 7 octobre 2018

 

Pratiques de pleine attention et effets de la méditation – Cahiers pédagogiques / Des alternatives à l’école ?

La revue « Cahiers pédagogiques » dans son dernier numéro 547 de septembre-octobre 2018 – Des alternatives à l’école– vient de mettre en ligne un article que j’ai co-écrit avec Florent Pasquier (Maître de conférence à Paris-Sorbonne) sur les effets des pratiques de pleine attention et de la méditation à l’école….Une reconnaissance de plus de ces pratiques qui rentrent de plus en plus dans les classes.
Voici le lien direct avec l’article :