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Un projet d’école centré sur le développement de l’attention-concentration et du bien être, description.

Nous avons déjà fait référence dans quelques précédents articles de ce qui se réalise à l’école maternelle-primaire « La Providence » (école rurale sous contrat d’association de trois classes) à Pas-en-Artois, village du Pas-De-Calais.

Illustration de la vidéo

Compte tenu du nombre de demandes de description au sujet du projet mené par cette école que j’accompagne, je présente dans cet article l’ensemble des actions menées par l’équipe pédagogique qui a posé comme axe prioritaire du projet d’école pour les trois ans qui viennent, l’attention-concentration et le bien être à l’école.

Les actions menées pour cette année scolaire 2017-2018

Formation des enseignants à la pleine attention par le programme de l’AGEPS-Raymond Barbry. Un programme modulable qui s’adapte aux enfants, aux adolescents et aux adultes. Il croise les outils de la méditation de pleine conscience, de la gestion mentale et de la visualisation mentale.  Une formation-accompagnement qui s’appuie sur l’expérience de deux enseignantes antérieurement formées à ce programme et ayant déjà une pratique avec leur classe depuis trois ans. De ce fait, la formation prend la forme d’une supervision portant sur les pratiques exploitées dans la journée de classes et de nouveaux apports adaptés aux besoins spécifiques de l’équipe. Le programme des rencontres s’étale sur l’année scolaire à raison de deux heures tous les mois.

Formation des parents volontaires à la question de l’attention-concentration à la maison ou comment être partenaire de l’école. C’est avec l’accord du conseil d’établissement qu’une action de formation à destination des parents a été proposée. Il s’agit de quatre rencontres de deux heures. Durant ces rencontres sont proposées des situations concrètes qui peuvent être exploitées dans le contexte familial et qui participent à développer les capacités attentionnelles, des enfants, mais aussi des adultes ! 60% des familles ont répondu présentes à cette initiative.

L’intervention d’une sophrologue stagiaire auprès des élèves de CM2. L’école bénéficie pour cette année d’une personne en deuxième année de formation de sophrologie et qui vient animer un atelier adapté aux enfants du niveau CM2 (soit six élèves). La participation sur temps scolaire est une proposition et n’est pas à caractère obligatoire. Tous les parents ont donné leur autorisation.

Un atelier bi-hebdomadaire de yoga pour les élèves dans le cadre des Ateliers Pédagogiques Complémentaires. Cet atelier est animé par l’une des enseignantes qui en même temps fait partager à ses deux collègues son expérience. Cet atelier est proposé aux enfants des niveaux Grande section à CM2. La participation se fait sur le volontariat.

La pratique systématique et ritualisée de temps de pleine attention (méditation de pleine conscience) et de calme quotidiennement pour tous les élèves. Cette pratique prend des formes différentes en fonction des classes et de l’âge des enfants : soit des temps brefs de une à cinq minutes qui se répètent de trois à cinq fois dans la journée de classes, soit un temps de calme plus long (jusque 30 mn) positionner à la reprise de la pause méridienne, soit un mixage de temps courts et un temps long à la pause méridienne.

C’est le travail collaboratif avec les parents d’élèves qui caractérise la démarche de l’équipe pédagogique.

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La méditation acceptée, réclamée à l’école et dans les autres champs de la société française.

Une bascule et un changement de paradigme s’instaurent dans la société française en ce qui concerne les pratiques méditatives et leur vulgarisation dans différents champs de la société.

Illustration de la vidéo

Les interventions, rencontres, échanges et débats que j’ai eus ces deux derniers mois dans trois régions différentes confirment cette impression que j’ai depuis un ou deux ans. Je constate et observe dans les contacts directs l’engouement, la curiosité, le questionnement sur les pratiques méditatives et plus particulièrement la méditation dite de pleine conscience. Ce que j’avais pressenti, et bien d’autres avec moi, depuis maintenant près de dix ans arrive. Il y a une accélération du phénomène « méditation » et pour toutes les pratiques dites contemplatives et d’intériorité, comme si au delà d’un effet de mode un besoin impérieux s’imposait aux femmes et hommes de notre époque. Sont aussi concernés par cet engouement, la sophrologie, la méthode Vittoz, la marche contemplative, les temps de silence et autres approches visant au développement de la conscience de soi.

Le mot « méditation » lui même n’est plus du tout tabou et peut être employé maintenant depuis quelques mois sans retenue même dans des contextes institutionnels et officiels initialement plutôt en retrait  quant aux pratiques méditatives tels que les établissements scolaires, les inspections académiques, les directions diocésaines, les associations de parents d’élèves publiques comme privées, les syndicats, et même le ministère de l’EN – sur ce dernier aspect, voir le travail réalisé par le philosophe et Inspecteur Générale de l’EN, Abdenour Bidar (voir son livre, « Les Tisserands »). Certes il existe encore ici et là des réticences, voire de la suspicion et des peurs, mais elles ne sont plus majoritaires. Les personnes et les responsables institutionnels sont en demande d’explications, de présentations d’expérimentations et de découvertes par des mises en pratique.

En deux mois (mi août à mi octobre) , ce sont plus de 600 personnes de rencontrées sur cette question des pratiques méditatives et de pleine conscience à l’école : parents, enseignants, éducateurs, responsables institutionnels (Inspecteurs, Animateur Pédagogique, Directeurs Diocésain et Adjoints, Responsables de syndicat ou d’association, Chefs d’établissement ) soit en réunions d’information, en conférences ou en actions de formation. Mais aussi des rencontres dans d’autres sphères que l’Éducation Nationale avec des entraîneurs, des sportifs, des journalistes.

Les raisons de cette évolution, telle que je la perçois de là où je suis, de ce que j’entends, de ce qui m’est dit et écrit, de ce que j’observe, de ce que je lis.

  • D’abord une question de besoins.

Le besoin d’intériorité que perçoivent les enfants, les jeunes comme les adultes, indispensable à leur santé, à leur mieux être et au vivre ensemble !

Le besoin de trouver ou retrouver du calme et du non connecté.

Le besoin d’être soi, autrement dit, le besoin d’Être plutôt que de paraître.

Le besoin de relations humaines plutôt authentiques et vraies.

Le besoin de spiritualité au delà de l’aspect strictement religieux. Je fais un lien à ce sujet avec un des courants de recherche de pointe actuellement en neurosciences qui travaille sur la question de la conscience et de ses différents niveaux. Là aussi, un changement de paradigme se met en place (cf les travaux de l’épigénétique, de la physique quantique, de la biologie quantique…. – En France : Inserm, CNRS, INREES, le diplôme universitaire de Strasbourg dans le domaine de la santé.

  • Ensuite, une appropriation par les médias de cette question de la méditation.

Les émissions de télévision ou grands médias (télé, radio..) avec des interlocuteurs tels que Christophe André, Matthieu Ricard, Fabrice Midal, A.Lutz et bien d’autres. Cf sur Arte « les étonnantes vertus de la méditation ».

Les reportages tel que celui réalisé récemment par l’INREES et mis en ligne en accès libre sur youtube. Cf « En lotus à l’école », https://www.inrees.com/Video/meditation-lotus-ecole-education/

La publication exponentielle de livres, cd, articles de presse et autres outils mis à disposition sur le net. Il n’y a pas une semaine, sans un article, un ouvrage, un cd qui ne paraissent sur cette question.

  • Les justifications scientifiques et d’expériences.

Certainement l’argument « massue » comme je le constate à chaque fois que des remises en question sur le bien fondé de ces pratiques et des effets sont posés. Les éléments et preuves avancés en matière d’effets positifs sont aujourd’hui  indiscutables tant au plan scientifique que de l’expérience.  D’autant que les personnes qui réagissent tout d’abord en opposition aux pratiques méditatives le font au regard d’une conception qu’ils veulent scientifique et matérialiste ou par dogmatisme soit scientiste, soit religieux. Or dans les deux approches, la science comme le religieux, rien ne va à l’encontre des pratiques méditatives et contemplatives, bien au contraire !

La méditation, d’abord et avant tout une pratique systématique !  J’observe aujourd’hui des experts en connaissance sur la « méditation » des érudits qui ne pratiquent pas ou trop peu pour en parler d’expérience authentique. Nul besoin de lire une multitude de livres à ce sujet, tous ou presque disent la même chose avec des entrées particulières. Mais le message et les fondamentaux sont les mêmes à peu de choses prêt !

Raymond Barbry le 19 octobre 2017

Une école des parents pour développer la méditation en collaboration avec les enseignantes.

Dans le cadre d’un reportage diffusé par Olivia Sinet pour l’INREES TV, montrant des situations concrètes exploitées quotidiennement par l’enseignante d’une classe triple niveau dans une petite école de campagne de la région arrageoise, école La Providence de Pas en Artois (Hauts de France), nous avons pu expliciter ce que les pratiques méditatives apportées aux enfants en contexte éducatif et en quoi elles avaient toute leur place dans l’école obligatoire publique comme privée sous contrat (pour voir le reportage cliqué sur le lien).

https://www.inrees.com/Video/meditation-lotus-ecole-education/

Cette école a fait de l’attention-concentration et du bien être à l’école l’axe de son projet d’établissement pour les trois ans qui viennent. Les enseignantes de l’école continuent leur formation en ce domaine.

Illustration de la vidéo

Cet axe a été présenté lors du conseil d’établissement qui réunit toutes les parties prenantes de l’établissement. C’est en accord avec l’association des parents d’élèves que  les parents ont souhaité s’associer à ce projet. C’est ainsi que les parents volontaires pourront bénéficier durant cette année scolaire de rencontres où leur sauront présentés les pratiques méditatives que les enseignantes proposent à leurs enfants et ainsi être des relais et des partenaires de ce que les enseignantes mettent en œuvre dans leur classe quotidiennement pour favoriser et développer : l’attention-concentration, le mieux être et le vivre ensemble.

Raymond Barbry le 29 septembre 2017.

Les pratiques de méditatives prennent place dans les écoles françaises.

Quel chemin parcouru en six ans ! Et quelle évolution dans les établissements scolaires français publics comme privés sous contrat avec l’état !

En cette semaine de rentrée scolaire, plusieurs événements vécus m’ont montré combien les attentes et les représentations des acteurs éducatifs, chefs d’établissement, enseignants, parents, avaient évolué sur cette question des pratiques méditatives dans les classes. Employer les mots de méditation, pleine conscience, pleine attention, contemplation ne devient plus tabou dans l’École française !

Illustration de la vidéo

1er événement : La sortie du documentaire de l’INREES « Méditation en Lotus à l’école » réalisé par Olivia Sinet, en accès gratuit sur INREES TV sur le lien suivant :

https://www.inrees.com/Video/meditation-lotus-ecole-education/

L’intérêt de ce reportage est de montrer des situations concrètes exploitées quotidiennement par l’enseignante d’une classe triple niveau dans une petite école de campagne de la région arrageoise, école La Providence de Pas en Artois (Hauts de France). A ces situations sont présentés :

  • l’avis de Antonella Verdiani sur la place et le développement de toutes les pratiques visant au mieux être et au mieux vivre dans les écoles (CNV, méditation, sophrologie, relaxation, médiation, pédagogie coopérative…) ;
  • celui du Chef d’établissement et enseignante, Francine Barbry, qui quotidiennement propose à ces élèves des temps courts de méditation, et décrit les effets observés dans la durée sur les enfants tant au plan du comportement individuel que de la dynamique relationnelle ;
  • et le mien (Raymond Barbry) en tant que consultant-formateur expert sur la question de l’attention-concentration et du bien être, où j’explicite le bien fondé et le sens des pratiques méditatives dans le contexte scolaire de notre époque.

2ème événement : Lors de la journée de pré-rentrée d’un collège de l’arrageois, Le Chef d’établissement, annonçant la création d’un atelier de sophrologie pour tous les élèves de 6ème. A raison d’un cycle de quatre rencontres par groupe d’élèves.

3ème événement : J’ai fait les constats suivants, lors de deux interventions que je viens de réaliser en ce début d’année avec quatre équipes pédagogiques d’écoles primaires du secteur arrageois – Duisans, Arras, Frévent, Auxi-le-Chateau – que je vais former aux pratiques de pleine attention durant cette année scolaire 2017-2018  :

  • Toutes les personnes(enseignants, chefs d’établissement) ont connaissance du développement et de l’émergence de la méditation dans les différents domaines de notre société (santé, social, justice, sport, entreprise et éducatif….).
  • Les effets de la méditation sur la régulation du stress, sur l’attention, sur le bien être sont connus par la plupart des participants.
  • Les enseignants qui ont une pratique personnelle de yoga, sophrologie, relaxation, méditation, n’hésitent pas à se lancer en proposant d’eux mêmes quelques exercices et temps spécifiques avec ou sans support.
  • Employer les mots méditation, pleine conscience n’amène aucun rejet. Il y a encore de cela, un an à la même période, il m’avait fallu repositionné ces notions dans le contexte de notre époque…les mots religieux, dérive sectaire, manipulation, étaient encore associés dans les représentations de quelques participants lors d’une intervention dans une cité scolaire des hauts de France.
  • Proposer dans le cadre de la journée scolaire des temps courts de méditation ou pleine attention est accepté par l’ensemble des enseignants présents, soit en exploitant un média (cd, application, livre..), soit en le menant soi même.

Il y a cinq ans de cela (2012), j’avais annoncé que dans cinq ans, parler de méditation à l’école ne serait plus tabou ! Nous y sommes et c’est bien ce qui se réalise dans l’enseignement obligatoire en France tant dans le secteur public que privé sous contrat. Pour preuve le nombre d’enseignants, de CPE, de Chefs d’établissement qui sont en demande et qui se forment, et ce même si la reconnaissance institutionnelle au niveau académique, rectoral, ministériel, voire SGEC et Direction Diocésaine (enseignement privé sous contrat) tarde encore parfois. Les vrais changements, les durables ne viennent jamais des décisions imposées par les voies hiérarchiques, la preuve en est ! Ce sont les acteurs du terrain, celles et ceux qui au quotidien œuvrent avec les enfants, les adolescents, les jeunes et les parents qui font évoluer le système.

Dans cinq ans les enseignants pour leur grande majorité auront été sensibilisés voire formés à toutes ces pratiques visant le développement de la conscience de soi, de la conscience de l’autre et de la conscience à l’environnement. C’est ainsi que nous irons vers une société plus apaisante, plus respectueuse de la vie dans son ensemble, plus coopérative et tolérante. Développer ces pratiques méditatives n’empêche en rien l’enseignement des savoirs fondamentaux, bien au contraire, elles les facilitent !

Raymond Barbry, le 7 septembre 2017

 

 

 

Deux outils utiles aux enseignants d’écoles maternelles et primaires…A partager sans modération !

Les pratiques de pleine conscience font de plus en plus leur entrée dans l’école. Elles répondent à un vrai besoin, au delà parfois d’un effet de mode pour mettre en avant l’une ou l’autre des méthodes. Il n’y  pas une méthode mais de multiples qui  œuvrent au développement global de l’enfant dans toutes les dimensions : cognitive, corporelle, affective et relationnelle…

A cette occasion je vous présente deux outils très concrets et complémentaires qui peuvent être exploités par tous les enseignants désireux de proposer régulièrement des temps de pleine conscience à leurs élèves. Faut-il le rappeler, ce n’est que par une pratique régulière que les effets se font sentir !

50 situations corporelles à Vivre à l’école – Présence et intériorité dans les apprentissages. Document collectif édité par l’Ugsel – Jean Paul Di Rolle, Michel Proust, Marie Christine Bailly, Philippe Brault, Ghislaine Rouquié, Jean François Godel.

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Au sommaire, des fiches concrètes pour :

  • Respirer.
  • Communiquer.
  • Se libérer.
  • S’équilibrer.
  • S’apaiser.
  • Se recentrer.
  • Se connaître.
  • Se relaxer.
  • Se réactiver.
  • S’étirer.

Avec un guide pédagogique sur la place du corps à l’école.

Pour commander : UGSEL, 277 rue Saint Jacques, 75 240 Paris cedex 05

 

Méditer à l’école de Clarisse Gardet (Préface de Fabrice Midal).

Clarisse Gardet est bien connue et a déjà publié plusieurs outils que j’ai déjà eu l’occasion de présenter notamment lors des formations que j’anime sur la question de la pleine attention à l’école, et plus particulièrement : J’apprends à être zen – Méditations et relaxations guidées, à la maison et à l’école à partir de 7 ans.

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Dans ce nouvel ouvrage accompagné d’un CD, Clarisse Gardet donne des outils pour les parents et les enseignants.

Extrait de la préface de Fabice Midal :  » Il est aujourd’hui vraiment important de ménager des temps ouverts, de réapprendre aux enfants, qu’avant de devoir répondre à tant d’injonctions, ils ont le droit d’être exactement tels qu’ils sont. Je crois que c’est là le geste le plus profond d’amour que permet la pratqiue d ela méditation……Pour rassurer les adultes qui doutent souvent de l’efficacité surprenante de la méditation, elle est souvent présentée comme une sorte d’outils pour tout maîtriser, pour « gérer son stress » comme on dit. On voit ainsi pulluler d’innombrables méthodes pour ce faire. C’est une grave erreur ! C’est au fond retirer à la méditation toute son efficacité…..dans la méditation, on ne gère rien, on vit..On ne cherche pas à tout contrôler, on s’ouvre à ce qui est. C’est cela seulement qui apaise, soulage et éveille. »

Un ouvrage qui ne simplifie rien mais touche à la vraie simplicité.

Raymond Barbry – le 4 mai 2017.

Table ronde du Printemps de l’Éducation à Roubaix : Les tisserands de l’éducation

Je participerai le samedi 20 mai dans le cadre du forum du Printemps de l’Éducation, à la table ronde sur le thème  » Les tisserands de l’éducation » . Cette manifestation aura lieu à Roubaix au cinéma Duplex. Cette table ronde se fera en présence du Philosophe Abdennour Bidar, auteur de l’ouvrage  » Les Tisserands – Réparer ensemble le tissu déchiré du monde ».

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Dans son ouvrage, Abdennour Bidar fait explicitement référence au travail que je mène actuellement et cela depuis déjà six ans sur la question de l’introduction et  l’exploitation des pratiques de pleine attention (pleine conscience ou méditation laïque) en contexte scolaire.

Ce sera pour moi l’occasion de mettre en valeur toutes les personnes de l’enseignement  (public, privé confondus) : chefs d’établissements, CPE, éducateurs, enseignants, infirmières, les équipes d’établissement, les syndicats, les associations de parents d’élèves, les académies, les directions diocésaines, les centres de formation,  qui ont fait confiance dans la démarche qui est la mienne. A leur tour elles deviennent des Tisserands multipliant cette approche qui tend à mettre du lien, du mieux être et du mieux vivre ensemble dans les établissements scolaires.

Un rapide calcul montre qu’en six ans les actions que j’ai menées sur les thématiques :  attention et concentration – Bien être à l’école – régulation du stress – épuisement professionnel – harcèlement – confiance en soi, ont touché

  • Plus de 1500 enseignants, conseillers principaux d’éducation, éducateurs informés et formés à cette approche.
  • Près de 200 chefs d’établissement du 1er et du 2nd degré informés et sensibilisés à cette approche.
  • Près d’une trentaine d’équipes éducatives prenant comme axe prioritaire de leur projet d’établissement, l’attention-concentration.
  • Plus de 2500 parents informés.
  • Plus de 500 élèves en intervention direct.
  • Plus de 50 formateurs sensibilisés.

Intéressez par cette conférence ???

Inscrivez vous en cliquant sur le lien ci dessous :

https://www.helloasso.com/associations/printemps-de-l-education/evenements/table-ronde-spiritualite-et-liberte-educative

Raymond Barbry le 28 avril 2017.

 

Quand l’avis d’un des plus grands athlètes de notre époque, rejoint les résultats des recherches sur la question du stress.

Il s’appelle Haile Grebeselassie, il a été et est encore l’un des meilleurs coureurs de marathon du monde. On ne compte plus ses titres et podiums dans les grandes compétitions internationales (JO, championnat du monde). mais au delà de ses titres et de ses performances, c’est sa simplicité et sa gentillesse qui sont les caractéristiques de cet athlète que l’on qualifie de « hors norme ».

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Lors d’un entretien récent en date du 7 novembre 2016 et publié dans la revue, Runners.fr, né pour courir, voici ce qu’il répondait en fin d’entretien

Un message pour conclure à toutes celles et tous ceux qui se demandent ce que la course à pied pourrait apporter dans leurs vies ?
Tout le monde doit courir ! Nos vies sont pleines de stress. Le meilleur moyen – le seul à mon sens ! – de combattre le stress et d’en éviter les effets négatifs est de courir. 30 minutes par jour, c’est suffisant. On peut laver son corps mais comment lave-t-on son esprit ? En transpirant ! Il suffit de lacer ses chaussures et d’enfiler des vêtements de sport. Et de sortir courir. Chaque jour de l’année. Avant le travail ou après le travail. Hommes et femmes. Courir doit devenir un point de repère universel.

Les 30mn fatidique !

Au delà du moyen prôné par Haile Grebeselassie, la course à pied, c’est le temps qui est à relever ici, les 30mn de pratique quotidienne d’activité physique. La course à pied peut très bien être remplacée par de la marche, de la natation, du vélo ou toute autre activité physique pratiquée  sans recherche de performance.

Des recherches de par le monde qui arrivent à la même proposition de 30mn d’activité physique journalière comme objectif à atteindre. Nous en avons déjà écho dans ce blog dans le cadre de plusieurs articles, c’est ainsi que :

  • les enfants qui ont trente minutes d’activités physique dans la journée sont moins stressé et plus attentif.
  • les enfants qui passent moins d’une heure par jour devant la télévision et les écrans d’ordinateur pratiquent leur 30mn d’activités physique quotidienne sont moins stressé et obtiennent de meilleurs scores aux tests attentionnels.
  • les adultes qui ont un temps d’activité physique quotidienne d’au moins 30mn par jour sont en meilleure santé que le reste de la population et qu’ils sont moins sujet au burn-out et à la dépression.

Quel type d’activité physique ? Pour certaines personnes et compte tenu des conditions de vie moderne, il est parfois très difficile voire impossible d’avoir un temps de pratique en continu de 30mn, qui plus est quotidiennement. Or dans plusieurs recherches, il a été montré que l’important était le cumul de l’activité physique dans la journée, dans ce cas, il est aisé d’arriver à un cumul de 30mn par jour, par exemple : prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, marcher entre le lieu de travail et le lieu d’habitation (ne serait ce que quelques minutes pour aller du lieu de travail à la voiture ou au transport en commun), prendre quelques minutes dans la journée pour aller marcher durant la pause déjeuner.  En prenant la question de cette manière, nous constatons qu’arriver à 30mn de pratique quotidienne se réalise aisément et ne réclame pas de changement conséquent dans les rythmes de vie.

Activités physiques + pratiques de pleine attention (médiation, pleine conscience, yoga, sophrologie, Vittoz…) sont les meilleures antidotes au sur-stress de notre vie moderne. Il suffit finalement de 45mn/jour pour se maintenir en bonne santé : 30mn cumulées d’activité physique quotidienne et 15mn de pratique de pleine attention continue ou discontinue.

Pour voir la totalité de l’article : http://runners.fr/lecon-running-haile-gebreselassie/

Raymond Barbry le 2 mars 2017