Archives de Tag: pleine conscience

Le mindful management, une approche pour favoriser le bien être dans les établissements scolaires.

L’AGEPS-Raymond Barbry vient d’entamer une formation à destination de vingt sept chefs d’établissements du 1er et du 2nd degré de la région lyonnaise. Cette action de formation est le fruit d’une collaboration avec l’ISFEC Saint Vincent-Oratoire de Lyon.

Résultat de recherche d'images pour "lyon"

Nous avions, lors d’un précédent article – Le mindful management pour les chefs d’établissement, mode ou nécessité ? –  réalisé une présentation de ce projet innovant qui annonçait cette initiative. Voir cet article sur le lien suivant :https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2016/06/23/le-mindful-management-pour-les-chefs-detablissement-scolaire-mode-ou-necessite/

Les caractéristiques de cette action de formation :

  • Une formation qui regroupe des chefs d’établissement du 1er et du 2nd degré.
  • Un partenariat entre le formateur-consultant, l’institut de formation et l’association des chefs d’établissement, en l’occurrence pour cette action le SNCEEL local.
  • Une action de formation en deux temps : tout d’abord deux jours bloqués permettant de poser le cadre, d’élaborer un diagnostic, de déboucher sur des prises de conscience des points forts et des zones de fragilité, d’élaborer des priorités en matière de management ; puis une journée, deux mois et demi plus tard, afin de mesurer les effets des orientations engagées sur le chef d’établissement, sur les collaborateurs, sur l’ensemble du personnel et sur les élèves
  • Une formation qui met au centre du système-école, les adultes en responsabilité dans les établissements, à savoir : les chefs d’établissements, les adjoints, les enseignants, les éducateurs et l’ensemble des personnes qui œuvrent dans un établissement scolaire.
  • Une formation qui a comme postulat de base que les élèves, quel que soit leur âge, se sentiront mieux dans un établissement scolaire si les adultes en charge de leur enseignement-éducation s’y sentent bien. Nous rejoignons en cela tous les travaux de recherche et d’observation de ces dix dernières années en psycho-sociologie du travail qui montrent combien le « bien être » au travail est déterminant pour tout les acteurs et à tous les niveaux de l’organisation (ambiance, engagement, reconnaissance, efficience, etc…).

Nous avons construit cette formation autour des mots clefs suivants : Attention, Écoute, Confiance, Liberté, Fragilité, Efficience, Humilité, Créativité, Cohérence, Pleine Conscience, Authenticité, Bien être, Temporalité, Sérénité.

Raymond Barbry le 16 janvier 2017.

 

Quand les médias parlent de pleine conscience à l’école.

Si voulez savoir ce qu’il en est de la pleine conscience, pratique que nous proposons depuis six ans dans les écoles en en formation continue pour les enseignants, voir ce reportage dans l’émission « 7jours sur la planète ».

Le 11 septembre 2015, Jeanne Siaud-Facchin, psychologue et spécialiste de la Pleine Conscience, est l’invitée de l’émission « 7 jours sur la planète ».

Avec Jeanne Siaud-Facchin nous avons été des précurseurs en France du développement de ces pratiques de pleine conscience à destination des enseignants et des élèves.

 

Mis en valeur dans l’ouvrage de Abdennour Bidar « Les Tisserands… Réparer ensemble le tissu déchiré du monde »

Abdenhnour Bidar, Docteur en Philosophie, auteur de nombreux ouvrages, Inspecteur Général de l’Education Nationale en philosophie et en vie scolaire, vient de publier un ouvrage mettant en valeur  les « Tisserands », ceux qui œuvrent dans la discrétion à réparer ce qu’il nomme le grand tissu déchiré du monde (fractures sociales, conflits religieux, guerres économiques, divorce entre l’homme et la nature etc…).

L’intention de cet ouvrage au delà de la mise en valeur de personnes et d’organisations (le plus souvent  méconnues des médias traditionnels, des politiques, du grand public) et de « relier tous ces relieurs » qui réparent et construisent le monde de demain.

J’ai l’honneur d’être nommé dans cet ouvrage dans la partie consacrée aux tisserands du lien intérieur.  » Je commence par les Tisserands du lien intérieur parce que la vocation ultime et convergente de tous les liens – à soi, à autrui, à la nature et à la vie – est de nous faire grandir en humanité. ces Tisserants-là ont pris conscience que nous n’avions plus guère de nouvelles de nos « âmes », c’est à dire plus assez de relations avec notre intériorité……..Des précurseurs comme Raymond Barbry se font entendre d’un public plus large et plus réceptif qu’auparavant. Ces Tisserands ont commencé à ouvrir dans la cité humaine des lieux consacrés aux pratiques du retour à soi, notamment des centres consacrés à la découverte de la méditation. Celle ci fait un spectaculaire retour en force dans nos sociétés, y compris sous les formes et les lieux les plus inattendus. A l’école…… » voir P 69 à 75.

Cette reconnaissance je la partage avec tous les enseignants, les chefs d’établissement de l’enseignement public et de l’enseignement privé, les conseillers pédagogiques d’éducation, les infirmières scolaires, les parents d’élèves, qui depuis cinq ans ont osé s’engager avec moi dans cette voie, parfois malgré l’avis contraire de leur institution. A ce jour ce sont plus de 700 personnes qui dans leur quotidien professionnel proposent des temps d’intériorité aux enfants, aux pré-ados, aux ados et aux jeunes dont ils ont la charge éducative. Ce sont  eux les « Tisserands » qui construisent notre humanité. Qu’ils en soient ici remerciés et encouragés à poursuivre leurs actions.

Cette reconnaissance va aussi directement à des associations qui œuvrent dans le même sens et qui m’ont permis la divulgation, lors de congrès ou de conférences, de mon expérience des pratiques de pleine attention ou pleine conscience ou pleine présence en contexte éducatif : Le  printemps de l’éducation (Amiens et Lille), Colibris section d’Arras.

Je pense aussi à d’autres associations et personnes qui développent les mêmes valeurs et proposent des outils similaires et avec lesquelles j’ai déjà à maintes reprises échangé, au delà parfois de quelques  différences techniques, le fond est le même et là est l’essentiel : L’association RYE citée aussi dans le livre (développement du Yoga à l’école), l’association Happy Attention (Marine Locatelli, Brigitte Gamby-Cerf…), Mind with Heart, L’association pour la méthode Vittoz, le réseau Gestion Mentale, Max Delor en Belgique et bien d’autres…

Encore récemment je disais que dans quelques années (cinq ans au maximum), les pratiques dites de pleine conscience seront acceptées et reconnues dans tous les établissements scolaires français (public comme privé). Pourquoi cinq ans ? Par expérience, j’ai constaté qu’il fallait cette temporalité pour que les changements de type 2 (c’est à dire le vrai changement selon l’école de Palo Alto et notamment G.Bateson) se mettent en place. La preuve concernant l’action que je mène depuis cinq ans en matière de développement de ces pratiques en contexte éducatif. Nous avons maintenant atteint la reconnaissance, continuons à tisser et à former des « Tisserands ».

Raymond Barbry le 17 août 2016.

 

 

Le « mindful » management pour les chefs d’établissement scolaire, mode ou nécessité ?

Le « mindful  management » ou l’humanisme au cœur des organisations

Une approche du management pour favoriser le bien être dans les organisations

C’est cette approche du management que  l’AGEPS-Raymond Barbry propose en matière de formation ou en coaching pour des chefs d’établissements scolaires. 

Résultat de recherche d'images pour "management d'équipe"

Les mots qui caractérise cette approche du management

Sérénité, Attention,  Écoute, Confiance, Bien être, Liberté, Authenticité,  Fragilité, Pleine Conscience, Intériorité, Efficience, Cohérence, Humilité, Créativité, Simplicité

Ce qui justifie cette approche du management.

Nous sommes dans un changement de paradigme, la crise de sens qui touche notre monde moderne impacte tous les domaines de notre société, le travail, la famille, l’école, la religion, l’agriculture, le politique etc… Dans ce contexte sociétal marqué par la « sinistrose » et les peurs avec leur cortège d’effets négatifs sur l’être humain, sur les relations humaines et sociales, sur les organisations ; il importe encore plus aujourd’hui d’avoir des responsables porteur d’une vision réaliste, capables de s’engager et d’engager les équipes dans une prospective qui apporte des réponses adaptées et pertinentes en matière éducative.

Le chef d’établissement associé aux enseignants et à l’ensemble des collaborateurs a un rôle majeur, son intentionnalité, sa posture et les réponses qu’il apporte sont et seront déterminantes. Ces réponses existent aujourd’hui, chez nous mais aussi dans d’autres pays, des initiatives et des innovations sont mises en œuvre dans différents milieux professionnels privés comme publics. Elles ne sont pas forcément médiatisées, par contre leurs effets sur les personnes et les dynamiques collectives sont bien reconnus et identifiés.

C’est ainsi que nous observons concrètement des évolutions  :

  • dans le monde du travail, la conception de l’organisation libérée s’étend à de plus en plus d’entreprises, de collectivités, d’associations, voire d’établissements scolaires.

  • des managers et des responsable mettent en priorité l’humain et le bien être des salariés et des collaborateurs, parce que la richesse durable de l’organisation est à ce niveau. Le personnel n’est plus à considérer comme une simple ressource mais comme la première richesse de l’organisation.

  • dans le domaine éducatif, l’éducation à la joie et le bien être sont posés comme indispensables, ne serait ce que pour favoriser les apprentissages. Des établissements en font l’axe prioritaire de leur projet. Rien que sur cette année scolaire 2015-2016, ce sont plus de dix accompagnements d’équipe sur cette question du bien être à l’école que nous avons réalisés. Pour l’année 2016-2017, nous allons accompagner tout un département du sud de la France qui va réunir les chefs d’établissement du 1er degré autour de cette problématique.

  • des organisations qui fonctionnent en horizontalité. Les modèles classiques descendants et hiérarchisés s’épuisent et épuisent les acteurs, les dirigeants et managers en premier. Le modèle vertical est devenu obsolète et mortifère (c’est dans ce type d’organisation que s’observent le plus d’arrêts de maladie, d’épuisement professionnel et son effet le burn-out).

Toutes ces initiatives sont des caractéristiques concrètes du mindful management terme d’origine anglo-saxonne qui signifie : manager dans la présence, dans la pleine attention et la pleine conscience à soi, aux autres et à l’environnement. En France ce sont les termes de management « éclairé » ou management humaniste qui en seraient les plus proches.  Jacques Lecomte parle pour sa part d’entreprise humaniste.

Cette formation que nous proposons à des chefs d’établissement en poste du premier et du second degré a pour objet de poser et donner des pistes concrètes aux questions suivantes :

  • Comment et à quelles conditions s’engager dans cette voie d’un changement de posture et de regard qui implique de mettre la personne au cœur du système ? Dans un établissement scolaire, ce sont toutes les personnes qui sont concernées, collaborateurs directs, enseignants, éducateurs, personnel administratif et de maintenance et en premier lieu le chef d’établissement.

  • Comment en tant que CE incarner soi même cette conception de l’homme et de la relation dans les établissements ? Il s’agit de « témoigner » de cette intentionnalité dans les actions.

  • Comment tendre à l’authenticité et à la cohérence entre le moi (la personnalité, le statut et l’image) et le soi (ce que je suis profondément) ?

  • Comment faire confiance à la richesse humaine et participer au développement du potentiel « extraordinaire » qui veille en chaque personne et d’abord dans la sienne ?

  • Comment manager les établissements scolaires dans l’intention de favoriser, de développer, d’entretenir le bien être des adultes pour favoriser le bien être des élèves ?

  • Comment se protéger et protéger l’établissement des personnalités toxiques ?

Plus concrètement cette approche vise les effets suivants :

  • Libérer son énergie et celle des collaborateurs.

  • Identifier ses points de force et ses fragilités ainsi que celles de son ou de ses équipes, et de l’ensemble de l’organisation (vision systémique). Comment faire que les fragilités deviennent des appuis aux forces  (éloge de la fragilité) ?

  • Développer sa créativité et celle de l’équipe ou des équipes.

  • Prendre soin et développer son intériorité ou apprendre à se protéger de son « mental » et des pressions extérieures. (le mental non entraîné génère 90% de pensées à tendance négative). Être heureux ça s’apprend d’abord en musclant son mental !

  • Intégrer l’idée que manager c’est d’abord et avant tout engager un travail intérieur. Les compétences techniques (gestion, organisation…) s’appuient sur l’intériorité (conscience de soi).

  • Articuler ses différents temps de vie.

  • Identifier et réguler son niveau de stress pour rester dans la présence à soi, aux autres.

  • Faire du bien être au travail une question prioritaire.

Durant ces formations ou accompagnement nous abordons les points suivants :

  • Le mindful management une approche du management qui libère. Le terme « mindful » signifie pleine conscience. Il peut être aussi compris comme pleine présence, pleine attention à soi, aux autres et à l’environnement. Un paradigme managérial qui (re)met l’humain en priorité.

  • Le bien être et le bonheur au travail, idée gadget ou orientation  incontournable?

  • Management et pouvoir. Le piège de l’ego et du paraître.

  • Les piliers de la compétence managériale  : l’humilité, la confiance, l’authenticité, la cohérence, l’attention.

  • Le rapport au temps et  les temporalités du CE.

  • L’épuisement professionnel, le déceler, s’en prémunir pour soi et pour les autres.

  • Le rôle des pensées dans nos choix. Nos pensées construisent notre monde. Penser positif sans naïveté ! En quoi les découvertes scientifiques récentes en ce domaine (physique, épigénétique, biologie cellulaire, neurosciences, bio-psycho-physique….) peuvent nous éclairer et nous aider dans la manière de manager un établissement scolaire ?

  • La psychologie positive et les pratiques de pleine conscience, des outils au service du management, mais pas que !

Raymond Barbry le 21 juin 2016

Témoignage d’une expérimentation de pleine conscience en classe primaire en Belgique

Voir ce reportage sur la RTBF d’une action menée par Sophie Raynal. Une preuve que les pratiques de pleine conscience ont bien leur place dans le contexte éducatif actuel.

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_enfants-stresses-la-pleine-conscience-a-l-ecole-comme-solution?id=9260192

Contenu de l’article écrit par Aurélie Didier.

Les enfants sont de plus en plus stressés. Pour les psychologues, le burn-out ne concerne plus seulement les adultes, mais aussi désormais les enfants. Très jeunes, beaucoup d’entre eux ont des objectifs de performance comparables à ceux des adultes, sont sous pression pour avoir un beau bulletin et ont un rythme de vie trop rapide. Difficile de chiffrer l’ampleur du problème, mais les spécialistes s’accordent pour dire que le phénomène va grandissant. Face à cela, il y a diverses solutions, dont le recours aux médicaments. Mais cette dernière solution a ses limites, et beaucoup de parents cherchent d’autres voies.

Parmi les alternatives, il y a la pleine conscience. La formatrice Sophie Raynal propose des séances dans des écoles. Elle applique aux enfants un cursus mis en place par le professeur de médecine américain Jon Kabat-Zinn. Il s’agit d’une formation en huit séances, données une fois par semaine pendant deux mois. Sophie Raynal travaille dans plusieurs écoles et affirme qu’elle obtient des résultats très positifs à court et à long terme. Dès lors, pour comprendre comment les enfants peuvent évoluer avec la pleine conscience, une de nos équipes de tournage a suivi une de ces formations pendant deux mois. Elle a été donnée en octobre et en novembre 2015 à l’école Sainte-Lutgarde à Lasne.

Le premier jour de formation

Il est 10 heures, Sophie Raynal accueille une classe de 5° primaire dans une salle de l’école de Lasne. La formatrice avait précédemment déposé des petits coussins en rond au sol pour chacun. Les enfants s’assoient et dès le départ, la formatrice installe avec eux une ambiance apaisante. Les enfants reviennent de la cours de récréation, ils sont encore sur le qui-vive, en pleine activité.  » Alors on inspire, on ferme les yeux. »  Un « ding » retentit, et  « on va apprendre à écouter son corps… Un peu bizarre hein d’écouter son corps ! Le corps ne parle pas vraiment mais il envoie des petits messages, des petits signes « . Les enfants commencent à comprendre ce qu’est la méditation en pleine conscience : « vivre l’instant présent ».

Cette formatrice affirme qu’elle pourra les aider à vivre de manière plus épanouie, à mieux réussir leurs contrôles et à réduire leur stress. Ces enfants connaissent la signification du stress alors qu’ils sont encore très jeunes. Une des élèves affirme qu’elle sent son corps quand elle est inquiète : « Quand je stresse fort, je le sens dans mon ventre « .

Le cursus de pleine conscience de Jon Kabat Zinn est validé scientifiquement. Plusieurs études ont démontré ses effets positifs sur le cerveau. Sophie Raynal continue la séance, les enfants sont désormais allongés, les yeux fermés. « Tu pourras apprendre à mieux le connaitre, à mieux sentir quand il est fatigué, quand il a besoin de repos ». Les enfants sont invités à sentir toutes les parties de leur corps, qu’elles soient tendues, détendues ou encore douloureuses. Ce qui est important, selon Sophie Raynal, c’est de sentir et d’accepter ce qui se passe dans l’instant présent. En cela, la pleine conscience se distingue largement de la simple relaxation.

Le retour en classe

Parmi les élèves, Amélie Cattoor, 9 ans, qui se demande si la pleine conscience peut réellement l’aider à être plus apaisée en classe, mais aussi dans sa vie personnelle.  » Moi quand je serai stressée, est-ce que je serai moins stressée ? « 

Elle et d’autres élèves sont parfois tendus. Certains ont des difficultés à se concentrer, font des crise de colère. Chacun a son problème. Alors l’institutrice Catherine Devezeaux va désormais appliquer tous les jours en classe des exercices proposés par la formatrice.

Il y a par exemple l’exercice de la tirette :  » On va tous imaginer qu’on a devant notre ventre une tirette. Donc votre main va soit fermer, soit ouvrir la tirette « . Les élèves font semblant d’ouvrir et fermer la tirette, ce qui les aide mentalement à commencer l’exercice d’inspiration et d’expiration. Dans la classe, c’est le silence, ou presque : on entend simplement une vingtaine d’enfants respirer profondément.

Le retour à la maison

Amélie a l’air d’apprécier les exercices. De retour chez elle, elle a bien l’intention de les partager avec le reste de la famille. Son frère Simon est trisomique. Elle se dit que cela peut l’aider lui aussi à gérer ses émotions. Elle tente de l’initier à l’exercice de la tirette :  » Quand tu es stressé, ou que tu es fâché, tu peux respirer. Quand tu ouvres la tirette, tu inspires, quand tu fermes la tirette, tu relâches…Pff… OK ?  » Simon se prête au jeu. Sa mère, Rossana Tricoli, lui demande son avis après l’exercice :  » Tu te sens comment ? Tu te sens bien ou tu te sens énervé ? « . Simon :  » Je me sens bien ! Merci Amélie ! « 

Mais Amélie fait aussi de la nage synchronisée. Aujourd’hui, elle stresse déjà pour une épreuve importante qui aura lieu dans plus d’un mois.

Un mois plus tard

Nous la retrouvons donc pour ce moment crucial, une compétition nationale à Zwevegen en Flandre-Occidentale. L’équipe a du se lever tôt, se préparer. Les filles répètent jusqu’au dernier moment.

Entre-temps, Amélie a suivi plusieurs séances de pleine conscience à l’école et le fait découvrir à son équipe. Avant le début de la compétition, toutes les filles prennent quelques minutes pour méditer dans les vestiaires de la piscine sous le regard étonné de quelques personnes. Mais difficile pour la coach de résister à faire les dernières retouches alors que les nageuses méditent.

Puis c’est le grand moment, il faut tout donner en quelques secondes pour le show et la compétition. A la sortie de la piscine, Amélie est contente :  » Au départ, j’étais super stressée ! Puis quand j’ai été dans l’eau, je me suis calmée, et j’ai commencé. « 

Cette fois, l’équipe d’Amélie n’a pas emporté de médaille, mais elle est heureuse d’avoir pu vivre sa compétition plus sereinement que d’habitude.

Après deux mois de formation

Après deux mois, la classe de 5° primaire de Sainte-Lutgarde arrive à la fin de la formation. Les élèves ont appris à décoder leurs émotions, à se centrer sur l’instant présent sans ruminer sur le passé ou sans angoisser sur le futur.

En classe, l’institutrice voit clairement la différence :  » Si on fait de la pleine conscience avant un contrôle, la moyenne générale du test peut augmenter de 2 points sur 20. Cela centre les enfants qui ont des difficultés à se concentrer. Par exemple, j’ai un enfant qui a de gros troubles de l’attention, et il réclame la pleine conscience, y compris chez sa logopède. « 

Ce n’est pas tout. Les élèves ont appris à être bienveillants avec eux-mêmes et avec les autres. Désormais il y a une boite à mercis dans la classe, rédigés par les enfants. L’institutrice les lit un à un :  » Merci à Flavie de m’avoir consolée « .

Les élèves sont tous d’accord, ils continueront à faire de la pleine conscience tous les jours. Avec l’institutrice, ils ont d’ailleurs décidé de s’aménager un coin méditation dans la classe.

 

3ème forum du Printemps de l’éducation Lillois, les 23 et 24 avril 2016

Pour la troisième année consécutive, l’AGEPS-Raymond Barbry va participer au Forum du printemps de l’éducation lillois.

A cette occasion nous communiquerons sur deux thématiques liées aux activités d’accompagnement-formation d’équipe pédagogiques (public et privé) que nous menons depuis plusieurs années.

1. Le bien être à l’école, oui, mais comment ? A quelles conditions ?

Résultat de recherche d'images pour "bien être à l'école"

Cette conférence s’appuie sur l’accompagnement d’équipes pédagogiques ou d’initiatives individuelles d’enseignants ou de chefs d’établissements qui ont décidé de mettre en priorité dans leur projet d’établissement et pédagogique la recherche et la mise en œuvre d’actions et de dispositifs visant  le bien être de tous, aussi bien pour les adultes intervenant dans les établissements scolaires que pour  les élèves fréquentant les établissements (enfants, pré-ado, adolescents, jeunes). Cette approche rejoint ce qui est développé dans d’autres contextes de la société (travail, association etc…) et qui a été mis en valeur récemment par le film « demain ».

2. Les pratiques de pleine attention en collège.

Résultat de recherche d'images pour "pleine attention au collège"

Nous communiquerons avec Nathalie Scol (l’infirmière du collège), et Loba Garcia (enseignante) sur l’expérimentation qui est menée dans ce collège depuis octobre 2015

La méditation gagne dans les établissements scolaire..témoignage sur TF1.

Voir ce reportage sur TF1 d’une expérience menée dans un collège en REP qui vient en complément de ce qui est réalisé actuellement au collège d’Hellemmes. Il y a cinq ans, nous avions prédit que ce que nous expérimentions avec l’appui de deux chefs d’établissement d’un ensemble scolaire à Bapaume  allait se développer et se généraliser dans les dix ans qui viennent, c’est bien ce qui se produit dés à présent.

http://lci.tf1.fr/jt-20h/videos/2016/la-meditation-a-le-vent-en-poupe-8721235.html