Archives de Tag: stress au travail

Les effets de l’hyper-connexion au travail : burn-out, déficit d’attention…

Cyril Couffe est docteur en psychologie cognitive, spécialiste de l’attention. En novembre 2016, il a soutenu sa thèse: « l’impact des conditions de travail sur les capacités attentionnelles des salariés ». Chercheur associé à la Chaire « Talents de la transformation digitale » à Grenoble École de management, il est également membre du comité scientifique de My Mental Training Pro, qui propose un éventail de solutions innovantes afin d’éviter la surchauffe mentale et gagner en bien-être et créativité au travail.

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« Notre cognition n’a pas évolué depuis plusieurs milliers d’années et le travail dans sa forme actuelle ne répond plus au fonctionnement inné de notre cerveau. Notre cerveau traite une information à la fois, à la façon d’un goulet d’étranglement. Donc si je lui en présente trois à la fois, il va les traiter une par une, nécessitant un délai dans le traitement de chacune des informations. Or, en cette ère du digital, ce ne sont plus trois infos que l’on présente à notre cerveau, mais quinze potentielles, ce qui pose le problème de leurs traitements: est-ce que je les traite une par une? Quelle priorité je donne à celle que je traite en ce moment?

Les sources d’informations erratiques au travail ce sont les mails, le téléphone portable, Internet, les collègues… On a même depuis quelques temps les messageries instantanées professionnelles, des Skype d’entreprise. Ce sont tous ces médias qui peuvent nous apporter de l’information, pertinente ou non, et qui nous forcent à prendre des décisions au fur et à mesure de leur arrivée. Le digital et l’ouverture des espaces de travail ont multiplié les informations disponibles. On baigne dans l’information tout le temps et notre cerveau n’est plus capable de traiter et de décider de ce qu’il doit faire, ni de garder un fil conducteur dans ces tâches.

Le temps passé à résoudre les interruptions fait perdre 28% de productivité. Je suis sur une tâche, quelqu’un vient me solliciter pour faire autre chose, va me demander de switcher d’un état mental à un autre, et une fois cette tâche terminée il va bien falloir que je retourne à ce que je faisais avant. Mais quand je décide d’y retourner il faut que je réactive mon état mental et c’est cette phase de réactivation qui prend du temps. D’ailleurs, 41% des tâches interrompues ne sont même pas reprises tout de suite, et certaines ne le sont pas le jour même. On voit bien comment ces événements externes peuvent décider de votre emploi du temps à votre place.

« Ça devient impossible de gérer l’importance des informations »

Le monde du travail évolue et on travaille de plus en plus en mode projet: un salarié n’est plus responsable d’une seule tâche, mais est associé à un ou plusieurs projets sur lesquels il va devoir composer en terme d’urgence et de production. En entreprise, jusqu’à 5 projets peuvent se télescoper les uns les autres tout en étant complètement concurrents en terme d’importance et d’urgence. Pour certains postes clés – chef de projet ou de manager de proximité par exemple – ça devient impossible de gérer l’importance des informations.

Mes études montrent que les managers  ont de plus en plus de mal à gérer la pression des informations au travail. Le manager est perçu comme le chef, celui qui surveille et met la pression, mais dans mon échantillon de 200 personnes, c’était souvent ceux qui avaient le plus de mal, parce que ce sont eux qui sont sollicités avec des informations ou des demandes souvent urgentes avec un potentiel stratégique.

La conséquence, c’est qu’ils perdent leur capacité de concentration naturelle et vont perdre leur potentiel maximum. Ils vont devenir de moins en moins capables de gérer les mêmes situations.

Plus longtemps ils restent sur poste, dans un espace toxique en terme d’informations, plus leurs capacités se nécrosent et diminuent. D’où la nécessité de faire des séminaires en extérieur, de prendre des vacances, de faire de vrais coupures – ce que l’on appelle le droit à la déconnexion. L’infobésité a créé des troubles marqués chez certaines personnes.

Pour la totalité de l’article :

http://rmc.bfmtv.com/emission/comment-l-hyperconnexion-au-travail-nous-rend-finalement-beaucoup-moins-productif-1169379.html

Raymond Barbry le 6/06/2017

Journée de formation SNIES – UNSA avec les infirmières scolaires de l’académie de Lille.

C’est à l’initiative de Nathalie Scol, secrétaire académique du Snies-Unsa, que j’ai échangé avec plus d’une trentaine d’infirmiers et infirmières scolaires de l’académie de Lille sur deux questions :

  • Les pratiques de pleine attention en contexte éducatif et la place de l’infirmière scolaire dans leur présentation et développement.
  • le stress et le sur-stress professionnel au sein des établissements scolaires.

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La matinée a été consacrée à la question de la place des pratiques de pleine attention dans le contexte éducatif et plus particulièrement sur la place de l’infirmière scolaire comme pilote d’un projet qui implique tous les niveaux de l’établissement, chef d’établissement et adjoint, conseiller principal d’éducation, enseignants et éducateurs. C’est à deux voix que nous avons présenté l’expérience innovante menée depuis deux ans au collège Saint Exupéry d’Hellemmes. Vous trouvez un compte rendu sur le lien suivant :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2016/04/30/la-pleine-attention-en-college-temoignage-dune-experimentation/

Nous avons particulièrement insisté sur la question du développement de l’action dans l’année deux du projet. En effet au delà de l’action de formation en direct auprès des adultes, nous avons pensé le dispositif comme une action de formation de formateur, à savoir que l’infirmière scolaire a participé à l’action de formation avec l’objectif de pouvoir accompagner en interne les adultes formés et poursuivre l’année suivante (N+1) la formation de nouveaux enseignants et éducateurs. Cette forme d’intervention démultiplie les effets. L’intervenant expert (ici en l’occurrence moi même) introduisant le dispositif lors de la première rencontre de l’année 2.

En fin de matinée j’ai proposé aux participants, toute une suite de situations de pleine attention qui peuvent être pratiquées sur des temps très courts dans le temps de classe.

L’après midi, nous avons abordé l’épineuse question du sur-stress qui non régulé mène à  l’épuisement professionnel qui mène à l’état de burn-out. Je ne développe pas ici la question des causes , maintenant bien identifiées. Vous trouverez l’essentiel sur le lien suivant :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/03/22/le-burn-out-dans-les-metiers-de-leducation-comment-le-prevenir-et-sen-proteger/

C’est en partant des résultats d’un test qui estime le niveau de stress professionnel ainsi que le ou les facteurs de stress les plus dominants que nous avons échangé sur comment l’infirmière scolaire pouvait faire partager, induire la logique de prévention sur cette question du sur-stress professionnel. Ce qui revient à la question de comment amener une réflexion puis des orientations qui participent à créer les conditions d’un mieux être et un mieux vivre ensemble dans les établissements scolaires.

J’exploite le test de Légeron (le stress au travail) qui identifie cinq niveaux de stress professionnel et six facteurs qui participent à développer ce stress professionnel, pour mémoire ces facteurs sont : la pression, le changement, la violence, la frustration, le relationnel, l’environnement. Comme pour la plupart des personnels de l’éducation, les infirmiers et infirmières scolaires ont comme facteur prédominant la pression. Quant au niveau de stress professionnel, le groupe se répartit sur le cinq niveaux avec une majorité au niveau 3. Ce qui correspond selon Patrick Légeron à un contexte professionnel stressant.

Raymond Barbry le 12 mai 2017

 

 

Pleine attention, stress et surstress – Journée de formation pour les infirmières scolaires de l’académie de Lille

L’AGEPS-Raymond Barbry va animer une journée académique de formation à destination des infirmières scolaires de l’Académie de Lille.

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C’est à l’initiative du SNIES UNSA et de sa secrétaire académique, Nathalie Scol, que cette journée a été mise en place.

le JEUDI 11 MAI 2017
à la Bourse du Travail 
Boulevard de l’usine
59000 Lille
de 9h00 à 17h00
PROGRAMME :
matin :             La place des pratiques de pleine attention en contexte scolaire.
                        En quoi l’infirmière de l’EN est -elle porteuse de projet, collaboration avec les équipes pédagogiques.
 A cette occasion nous présenterons l’action de formation et d’accompagnement que nous menons depuis deux ans auprès du collège Saint Exupéry d’Hellemmes. Nous l’aborderons sous l’aspect du travail collaboratif entre l’intervenant et l’infirmière scolaire. Dans l’analyse des effets observés quant au développement des pratiques de pleine attention dans ce collège, il en ressort que la dynamique collaborative a été un élément déterminant de la réussite de l’action de formation. C’est cette dynamique qui a été relayée et amplifiée avec les autres partenaires – cpe, principal adjoint, enseignants, section football….
          
Après Midi :      Stress et surstress professionnel.
                        Définitions, clarification. Tests et échanges/débats.
 Dans l’Éducation Nationale comme dans de nombreux lieux du travail tant publics que privés, le syndrome d’épuisement professionnel (burn-out) est en augmentation constante et questionnante. De par sa position dans les établissements scolaires, l’infirmière scolaire est confrontée directement et quotidiennement à cette réalité qui touchent tant les adultes (enseignants, cpe, chef d’établissement et adjoint, éducateurs, personnel d’entretien et administratif) que les élèves. Cette situation n’est pas sans impacter le propre état de stress professionnel de l’infirmière ! L’objet de l’après midi consistera à clarifier les notions de stress (bon stress) et mauvais stress (sur-stress), d’identifier son niveau personnel de stress professionnel et d’en mesurer les facteurs les plus déterminants. Puis de dépasser le simple constat et d’envisager des pistes concrètes de régulation de son propre niveau de stress professionnel et de celui plus global de l’établissement scolaire et des autres acteurs.
Pour les modalités d’inscription se rendre sur le site de SNIES-UNSA
Raymond Barbry le 7 avril 2017.

Quand l’avis d’un des plus grands athlètes de notre époque, rejoint les résultats des recherches sur la question du stress.

Il s’appelle Haile Grebeselassie, il a été et est encore l’un des meilleurs coureurs de marathon du monde. On ne compte plus ses titres et podiums dans les grandes compétitions internationales (JO, championnat du monde). mais au delà de ses titres et de ses performances, c’est sa simplicité et sa gentillesse qui sont les caractéristiques de cet athlète que l’on qualifie de « hors norme ».

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Lors d’un entretien récent en date du 7 novembre 2016 et publié dans la revue, Runners.fr, né pour courir, voici ce qu’il répondait en fin d’entretien

Un message pour conclure à toutes celles et tous ceux qui se demandent ce que la course à pied pourrait apporter dans leurs vies ?
Tout le monde doit courir ! Nos vies sont pleines de stress. Le meilleur moyen – le seul à mon sens ! – de combattre le stress et d’en éviter les effets négatifs est de courir. 30 minutes par jour, c’est suffisant. On peut laver son corps mais comment lave-t-on son esprit ? En transpirant ! Il suffit de lacer ses chaussures et d’enfiler des vêtements de sport. Et de sortir courir. Chaque jour de l’année. Avant le travail ou après le travail. Hommes et femmes. Courir doit devenir un point de repère universel.

Les 30mn fatidique !

Au delà du moyen prôné par Haile Grebeselassie, la course à pied, c’est le temps qui est à relever ici, les 30mn de pratique quotidienne d’activité physique. La course à pied peut très bien être remplacée par de la marche, de la natation, du vélo ou toute autre activité physique pratiquée  sans recherche de performance.

Des recherches de par le monde qui arrivent à la même proposition de 30mn d’activité physique journalière comme objectif à atteindre. Nous en avons déjà écho dans ce blog dans le cadre de plusieurs articles, c’est ainsi que :

  • les enfants qui ont trente minutes d’activités physique dans la journée sont moins stressé et plus attentif.
  • les enfants qui passent moins d’une heure par jour devant la télévision et les écrans d’ordinateur pratiquent leur 30mn d’activités physique quotidienne sont moins stressé et obtiennent de meilleurs scores aux tests attentionnels.
  • les adultes qui ont un temps d’activité physique quotidienne d’au moins 30mn par jour sont en meilleure santé que le reste de la population et qu’ils sont moins sujet au burn-out et à la dépression.

Quel type d’activité physique ? Pour certaines personnes et compte tenu des conditions de vie moderne, il est parfois très difficile voire impossible d’avoir un temps de pratique en continu de 30mn, qui plus est quotidiennement. Or dans plusieurs recherches, il a été montré que l’important était le cumul de l’activité physique dans la journée, dans ce cas, il est aisé d’arriver à un cumul de 30mn par jour, par exemple : prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, marcher entre le lieu de travail et le lieu d’habitation (ne serait ce que quelques minutes pour aller du lieu de travail à la voiture ou au transport en commun), prendre quelques minutes dans la journée pour aller marcher durant la pause déjeuner.  En prenant la question de cette manière, nous constatons qu’arriver à 30mn de pratique quotidienne se réalise aisément et ne réclame pas de changement conséquent dans les rythmes de vie.

Activités physiques + pratiques de pleine attention (médiation, pleine conscience, yoga, sophrologie, Vittoz…) sont les meilleures antidotes au sur-stress de notre vie moderne. Il suffit finalement de 45mn/jour pour se maintenir en bonne santé : 30mn cumulées d’activité physique quotidienne et 15mn de pratique de pleine attention continue ou discontinue.

Pour voir la totalité de l’article : http://runners.fr/lecon-running-haile-gebreselassie/

Raymond Barbry le 2 mars 2017

Formations d’enseignants à l’attention-concentration et à la régulation du stress professionnel

Comme tous les ans depuis six années je poursuis les actions de formation dans deux domaines d’expertise de l’AGEPS-Raymond Barbry, l’attention-concentration et la régulation du stress professionnel.

Suite à quatre jours de formation qui ont regroupé prés d’une cinquantaine d’enseignants, répartis sur les deux sessions, du 1er degré de la région des Hauts de France, voici les observations que j’en retire.

  1. Sur la question de l’attention-concentration
  • Les enseignants sur le terrain font les mêmes constats que ce que les chercheurs identifient actuellement dans les différents domaines de recherche (neurosciences, psychologie, ergonomie, didactique….), à savoir une baisse conséquente des capacités attentionnelles, les leurs  (celles des adultes) et celles des enfants.
  • Développer l’attention-concentration devient une priorité éducative. Les enseignants présents représentaient une dizaine d’établissements. Plus des trois quarts mettent en priorité 1 dans leur projet d’école, le développement de l’attention-concentration.
  • Le besoin d’éduquer et de former à l’exploitation des outils numériques dés le plus jeune âge pour apprendre à en maîtriser l’exploitation et ne pas en être dépendant.
  • Le déficit grandissant des capacités motrices chez les enfants de 3 à 11 ans. Déficit qui se traduit par des problèmes de coordination motrice, de capacité énergétique, de tonicité générale, d’appréciation de trajectoire. Les enseignants font un lien entre la motricité et l’attention-concentration.
  • Le besoin d’instaurer des temps de silence, de calme ou de rien quotidiennement dans l’emploi du temps de la journée.

Ces constats et observations ont été pris en compte dans le dispositif de formation et nous avons proposé des pistes et des outils concrets pour remédier aux difficultés identifiées (cf plusieurs articles à ce sujet dans ce blog).

  2. Sur la question du stress professionnel des enseignants.

  • Il est en augmentation comparativement aux années antérieures. je fais le constat qu’au regard des tests que j’exploite dans le cadre de ces deux jours de formation, les scores augmentent d’année en année. Sur l’échelle de Légeron qui comporte 5 niveaux, le groupe d’une vingtaine d’enseignants obtenait une moyenne supérieure au niveau 4. La moité du groupe étant au niveau 5 ! Niveau qui caractérise un métier à très haut niveau de stress. Une seule personne au niveau 3.
  • Les enseignants au même titre que les autres professions liées à de l’humain (professions de la santé, du social, de l’éducatif, de la justice) ont des niveaux de stress de plus en plus conséquents. Ce qui ce concrétise par une augmentation de l’épuisement professionnel et son contingent de burn-out.
  • La non reconnaissance, la frustration et la pression sont les trois facteurs de sur-stress professionnel les plus élevés. Nous ne constatons pas d’évolution depuis plus de dix ans que nous faisons passer ces tests aux enseignants. L’appartenance au secteur public ou privé n’a pas d’importance en ce domaine.
  • Le non outillage des personnes à la régulation de leur niveau de stress, la difficulté grandissante à réguler les différents temps de vie et à prendre du temps pour soi. Cette problématique n’est toujours pas abordée en formation initiale. Elle semble considéré comme du registre du développement personnel, et être de la seule  responsabilité des personnes. Nous avons en France, à cheminer en ce domaine pour faire reconnaître que la question du stress professionnel et bien une question professionnelle et non personnelle.

Bilan de ces quatre jours par les participants qui résument par les mots et phrases suivants :  incontournable /  indispensable / devrait être proposé à tous les enseignants / devrait être aussi développé en formation d’équipe / des outils concrets et finalement simples à exploiter quotidiennement / prendre du temps pour soi est aussi une compétence professionnelle / A proposer dés la formation initiale…..

Raymond Barbry le 14 novembre 2016

 

 

 

Et si on pensait au bien être des enseignants..pour améliorer le bien être des élèves !

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Le bien-être au travail est une intention de plus en plus prise en compte dans les organisations publiques ou privées qui posent l’humain comme la ressource prioritaire. Toutes les enquêtes et recherches menées en ce domaine, montrent que la prise en compte de l’humain conduit à une amélioration de l’efficience à tous les niveaux de l’organisation. C’est ainsi que nous constatons :

  • Développement des compétences individuelles,
  • Développement de l’intelligence collective,
  • Amélioration des relations et de la coopération au sein des organisations,
  • Diminution des situations de crise,
  • Diminution des arrêts de maladie,
  • Réduction conséquente, voire suppression des états d’épuisement professionnel et des burn-out,
  • Augmentation de la performance de l’organisation,

Accompagnant depuis trois ans des établissements des Pyrénées Orientales, de l’Aude et des hauts de France nous avons engagé comme priorité de cette année la question du bien-être des adultes en charge de l’éducation et de l’enseignement dans les écoles primaires. Après avoir travaillé la question des rythmes scolaires, puis celui de l’attention-concentration par les pratiques de la pleine conscience,  le « bien être »des adultes s’est imposé. En effet, à quoi bon « mettre l’élève au centre »..si les adultes en charge de l’éduquer ne sont pas à même de répondre à cette mission….Or si nous souhaitons avoir des élèves qui s’investissent et se sentent bien dans leur école, encore faut-il que les enseignants, les chefs d’établissements et responsables institutionnels témoignent dans leur posture de cette intention.

Les grands points abordés lors de nos rencontres :

  • Les questions directrices : C’est quoi le bien être ? Pourquoi est-il si important de le développer ? Comment et à quelles conditions en contexte éducatif ?
  • Le bien être s’apprend, ce n’est pas inné.
  • Les trois axes du bien être : la relation à soi par l’intériorité, la relation aux autres et la relation à l’environnement.
  • Bien être et souffrance, un incontournable.
  • Une société psycho-dépressive, une société en crise de sens marqueur d’un « entre deux » civilisationnels.
  • Quelques indicateurs de santé globale, tels que l’épuisement professionnel, le burn-out, le harcèlement.
  • Effets sur la santé et le bien être d’une exploitation non régulée des outils numériques.
  • Le bien être comme le mal être sont contagieux et se transfèrent.
  • Le management humaniste, l’humain d’abord.
  • L’articulation vie personnelle et vie professionnelle.
  • Apprendre à réguler son niveau de stress et éviter le passage au sur-stress.
  • Une priorité professionnelle, la confiance en soi.
  • La fatigue et plus particulièrement la fatigue psychique un empêcheur au bien être.
  • L’être humain est fondamentalement altruiste.
  • Se protéger des médias.
  • Des propositions concrètes pour les adultes et les enfants : instituer des temps de calme ;  se ménager du temps pour soi ; développer la conscience de soi par des pratiques de pleine attention ou pleine présence ou pleine conscience ; apprécier les petits moments de joie par une présence dans l’instant ; être dans la présence pleine et entière à l’autre pleine.
  • Au plan professionnel : avoir conscience de ses compétences, accepter ses imperfections et ses limites ;  partager des moments simples ; pratiquer l’humour.
  • Être des « Tisserands » : Œuvrer à la réparation des liens dans notre proximité. Face à la morosité ambiante, les « Tisserands » répondent à l’urgence en récréant les trois liens nourriciers de la vie humaine, le lien à soi et à son moi profond (le soi de Jung), le lien de fraternité et de coopération avec les autres,  le lien d’émerveillement et de méditation à la nature et à l’environnement.

Raymond Barbry le 19 octobre 2016

L’épuisement professionnel et la surexploitation des outils numériques

Nous connaissons de mieux en mieux les effets d’une surexposition et d’une surexploitation des outils numériques (ephone, portable, tablette etc…) dans le cadre du travail…les données de toutes les recherches faites ces dernières années dans le monde en arrivent au même constat, une augmentation de l’épuisement professionnel avec pour conséquence de plus en plus de burn-out dus au contexte professionnel !

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Les jeunes générations (moins de 30 ans) sont plus touchées que les plus âgées. 40% de cette génération serait dépendante de ces outils et serait en état d’épuisement professionnel dés l’âge de 30 ans !  Il n’y a pas eu d’adaptation de l’homme (cerveau, psychisme…) à ces outils. Les effets sur les personnes et les organisations sont importantes et ne sont pas sans conséquences :

  • Perte des capacités attentionnelles.
  • Perte de l’efficience et des compétences professionnelles.
  • Procrastination.
  • Rupture des relations interpersonnelles (les personnes ne se parlent plus).
  • Confusion entre les différents temps de vie. Le professionnel et le personnel se chevauchent.
  • Augmentation des problèmes de santé (accident cardio-vasculaire, dépression, conduites de dépendance etc….) et des arrêts de maladie.

De plus en plus d’organisations professionnelles (entreprises publiques ou privées) réagissent à ce constat et prennent  des dispositions pour informer, protéger et si besoin former (on parle de re-éduquer) leur personnel, ce sont par exemple :

  • Des réunions sans utilisation des ephones !
  • Le non envoi de messages (mail, sms etc..) par les dirigeants durant les périodes de repos ou sur les week-ends.
  • Des temps de pause où la priorité est l’échange entre les personnes (on laisse le portable, l’ephone dans le bureau).
  • Un vrai temps d’arrêt à la pause méridienne.
  • Des propositions pour apprendre à développer la pleine conscience (yoga, méditation, sophrologie etc…)

La posture des dirigeants et responsables est déterminante. Ils se doivent d’être les témoins d’une exploitation intelligente de ces outils !