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Le bien être à l’école : utopie ou nécessité ? Journée d’étude à l’Ifp de Lille le 3 avril.

La journée initialement prévue le 30 janvier (remise pour cause d’intempéries) se déroulera ce mercredi 3 avril.

C’est en partenariat avec l’Ifp des Hauts de France que l’AGEPS-Raymond Barbry en collaboration avec Christelle Ringeval (CPE et sophrologue) propose une journée d’étude sur le bien être à l’école pour les enseignants et le personnel des collèges et lycées.

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Le contexte actuel tant de la société que de l’école française montre à quel point l’idée du bien être et du bien vivre ensemble est devenue prioritaire.

Faire classe aujourd’hui réclame de plus en plus d’énergie psychique. Les incidents critiques, les tensions et les conflits se multiplient. Certes ce ne sont pas en soi, des faits graves, mais une tension constante s’installe. Les comportements de base nécessaires au vivre ensemble ne sont pas acquis pour une partie de plus en plus grandissante d’élèves, de plus ils sont fatigués, agacés. Ils sont une « caisse de résonance » de notre contexte sociétal. Le fonctionnement et l’organisation « classiques » de la classe et de l’école ne facilitent pas le mieux être tant des jeunes que des adultes en charge de leur formation. Or, dans les textes officiels récents il est bien stipulé que la dimension des compétences relationnelles est à caractère prioritaire.

Et si le bien être des élèves passait d’abord par une prise en compte du bien être des adultes en charge de leur éducation ? C’est à ce changement de posture que vous invite cette journée, penser les conditions d’un mieux être professionnel des enseignants et éducateurs pour un mieux être des jeunes.

Les objectifs de la journée :

  • Connaître les aspects fondamentaux du bien être qui n’est pas un état constant, mais passager ; et en quoi il est déterminant dans l’apprentissage du jeune et l’efficience professionnelle de l’enseignant.
  • Intégrer les déterminants du bien être et du bien vivre ensemble dans une organisation humaine, ici en l’occurrence l’école : les trois déterminants ou fondamentaux ont été identifiés  : la relation à soi, la relation aux autres et la relation à l’environnement.
  • Identifier ce qui favorise ou freine le développement du bien être et du bien vivre ensemble dans un établissement scolaire, et agir sur des éléments tels que : l’espace/temps scolaire (rythme, temporalité….), l’évaluation, l’éducation émotionnelle, les temps de calme, les temps de débat, le travail collaboratif, la collaboration entre enseignants….

Organisation de la journée :

Matin : Introduction de la journée par Jean François Bayard, Directeur adjoint de l’Ifp

Conférence par Raymond Barbry

Le bien être à l’école : Utopie ou nécessité ?

Comment penser les conditions d’un mieux-être professionnel des enseignants et éducateurs ?

Après-midi, deux ateliers :

Atelier 1 : Le développement et le renforcement
des compétences psycho-sociales, fondement de
l’épanouissement individuel et du bien vivre
ensemble.
Animation par Christelle Ringeval (CPE et sophrologue)
Atelier 2: Apprendre à réguler le stress professionnel, ou comment ne pas passer en sur-stress. Témoignage d’une expérimentation d’un atelier de pleine attention (méditation) mené pendant six mois auprès du personnel et des enseignants dans un collège (Escaudain).
Animation par Raymond Barbry (formateur-coach-préparateur mental).
Raymond Barbry le 30 mars 2019.

Le bien être à l’école : utopie ou nécessité ? Journée d’étude à l’Ifp de Lille le 30 janvier.

C’est en partenariat avec l’Ifp des Hauts de France que l’AGEPS-Raymond Barbry en collaboration avec Christelle Ringeval (CPE et sophrologue) et Anne Marie Davière (infirmière scolaire) propose une journée d’étude sur le bien être à l’école pour les enseignants et le personnel des collèges et lycées.

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Le contexte actuel tant de la société que de l’école française montre à quel point l’idée du bien être et du bien vivre ensemble est devenue prioritaire.

Faire classe aujourd’hui réclame de plus en plus d’énergie psychique. Les incidents critiques, les tensions et les conflits se multiplient. Certes ce ne sont pas en soi, des faits graves, mais une tension constante s’installe. Les comportements de base nécessaires au vivre ensemble ne sont pas acquis pour une partie de plus en plus grandissante d’élèves, de plus ils sont fatigués, agacés. Ils sont une « caisse de résonance » de notre contexte sociétal. Le fonctionnement et l’organisation « classiques » de la classe et de l’école ne facilitent pas le mieux être tant des jeunes que des adultes en charge de leur formation. Or, dans les textes officiels récents il est bien stipulé que la dimension des compétences relationnelles est à caractère prioritaire.

Et si le bien être des élèves passait d’abord par une prise en compte du bien être des adultes en charge de leur éducation ? C’est à ce changement de posture que vous invite cette journée, penser les conditions d’un mieux être professionnel des enseignants et éducateurs pour un mieux être des jeunes.

Les objectifs de la journée :

  • Connaître les aspects fondamentaux du bien être qui n’est pas un état constant, mais passager ; et en quoi il est déterminant dans l’apprentissage du jeune et l’efficience professionnelle de l’enseignant.
  • Intégrer les déterminants du bien être et du bien vivre ensemble dans une organisation humaine, ici en l’occurrence l’école : les trois déterminants ou fondamentaux ont été identifiés  : la relation à soi, la relation aux autres et la relation à l’environnement.
  • Identifier ce qui favorise ou freine le développement du bien être et du bien vivre ensemble dans un établissement scolaire, et agir sur des éléments tels que : l’espace/temps scolaire (rythme, temporalité….), l’évaluation, l’éducation émotionnelle, les temps de calme, les temps de débat, le travail collaboratif, la collaboration entre enseignants….

Organisation de la journée :

Matin : Conférence par Raymond Barbry

Le bien être à l’école : utopie ou nécessité ?

Comment penser les conditions d’un mieux-être professionnel des enseignants et éducateurs ?

Après-midi, trois ateliers :

Atelier 1 : Le développement et le renforcement
des compétences psychos-sociales, fondement de
l’épanouissement individuel et du bien vivre
ensemble.
Animation par Christelle Ringeval (CPE et sophrologue)
Atelier 2: Pleine-attention /méditation–pour les
enseignants et le personnel d’un établissement
scolaire.
Animation par Anne Marie Davière (infirmière scolaire)
Atelier 3 : Apprendre à réguler le stress professionnel, ou comment ne pas passer en sur-stress.
Animation par Raymond Barbry (formateur-coach-préparateur mental).
Raymond Barbry le 22 janvier 2019.

 

Le bien être à l’école (apport de la conférence du mercredi 21 novembre à l’Ifp d’Arras)

Elles et ils étaient cent cinquante  enseignant(e)s, chef(fe)s d’établissement, étudiants master 2 éducation à être présent(e)s à cette journée du 21 novembre à l’Ifp d’Arras.

Vous trouverez ci joint le résumé de la conférence et des ateliers de la journée du 21 novembre, organisée conjointement par l’AGEPS-Raymond Barbry et l’IFP des Hauts de France. Merci à Maud Agasse, Sabrina Teixeira et Jean François Bayard de l’Ifp des Hauts de France de m’avoir suivi sur ce projet et d’en avoir permis la réalisation concrète et sa reconnaissance institutionnelle, à la suite du réseau Canopé (cf conférence à Amiens du 24 octobre / https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2018/10/30/le-bien-etre-a-lecole-canope-amiens-resume-de-la-rencontre-du-24-octobre/).

Conférence + Atelier 1 : le bien être au quotidien dans la classe- PN040102 Image

Cette thématique habituellement du domaine personnel est enfin prise en compte dans le contexte professionnel. Il y aura un avant et un après les 24 octobre 2018, 21 novembre 2018 et 30 janvier 2019 (journée pour les établissements du second degré).

Cela fait maintenant vingt ans que j’invite les différents niveaux de responsabilités de l’Éducation Nationale (public comme privé sous contrat) à prendre en compte cette question comme  prioritaire au même titre que les approches pédagogiques et didactiques. Nous y sommes, vingt ans le temps du changement !

Merci à Alexandra Brunbrouck, Céline Grislain et Jean Sébastien Léchevin de m’avoir suivi sur le projet de cette journée et d’être aussi dans leur domaine des précurseurs, d’avoir témoigné de leur pratique professionnelle d’enseignante et de chef d’établissement sur cette thématique du bien être à l’école.

Les objectifs de la journée :

  • Connaître les aspects fondamentaux du bien être qui n’est pas un état constant, mais passager ; et en quoi il est déterminant dans l’apprentissage de l’enfant et l’efficience professionnelle de l’enseignant.
  • Intégrer les déterminants du bien être et du bien vivre ensemble dans une organisation humaine, ici en l’occurrence l’école : les trois déterminants ou fondamentaux ont été identifiés  : la relation à soi, la relation aux autres et la relation à l’environnement.
  • Identifier ce qui favorise ou freine le développement du bien être et du bien vivre ensemble dans un établissement scolaire, et agir sur des éléments tels que : l’espace/temps scolaire (rythme, temporalité….), l’évaluation, l’éducation émotionnelle, les temps de calme, les temps de débat, le travail collaboratif, la collaboration entre enseignants,……

Résumé de la conférence de Raymond Barbry

Penser les conditions d’un mieux être professionnel des enseignants et éducateurs pour un mieux être des enfants à l’école

Le contexte actuel tant de la société que de l’école française montre à quel point l’idée du bien être et du bien vivre ensemble est devenue prioritaire. La publication d’une enquête internationale récente sur le bien être à l’école (ocde / octobre 2016) met en exergue la problématique française du mal être scolaire et des conséquences sur les relations humaines au sein des établissements, sur les apprentissages scolaires et sur l’état de fatigue latent des enfants et des adultes (voire d’épuisement professionnel des enseignants et du personnel éducatif). Faut-il rappeler que sur les 37 pays enquêtés notre pays est sur la question du bien être à l’école en 36ème position !

Faire classe aujourd’hui réclame de plus en plus d’énergie psychique. Les incidents critiques, les tensions et les conflits se multiplient. Certes ce ne sont pas en soi, des faits graves, mais une tension constante s’installe. Les comportements de base nécessaires au vivre ensemble ne sont pas acquis pour une partie de plus en plus grandissante d’élèves, de plus ils sont fatigués, agacés. Ils sont une « caisse de résonance » de notre contexte sociétal, d’ailleurs on parle aujourd’hui d’épuisement psychique ou « burn-out » et de dépression en augmentation exponentielle chez les jeunes de plus en plus jeunes. Or le fonctionnement et l’organisation « classiques » de la classe et de l’école ne facilitent pas le mieux être tant des enfants que des adultes en charge de leur formation.

Or, dans les textes officiels récents il est bien stipulé que la dimension des compétences relationnelles est à caractère prioritaire. Une publication stipule qu’il est indispensable de prendre en compte cet aspect trop longtemps ignoré dans notre conception de l’école. Cela rejoint les travaux actuels en neurosciences, en psychologie cognitive, en psycho-ergonomie, voire en biologie et interdisciplinarité – épigénétique par exemple – qui montrent à quel point un état émotionnel stabilisé est déterminant pour notre développement individuel et collectif. Comment créer les conditions pour que dans chaque classe et dans chaque établissement nous puissions favoriser ce bien être indispensable au bien vivre ensemble et aux apprentissages ?

Et si le bien être des élèves passait d’abord par une prise en compte du bien être des adultes en charge de leur éducation ? C’est à ce changement de posture que vous invite cette journée, penser les conditions d’un mieux être professionnel des enseignants et éducateurs pour un mieux être des jeunes.

Les points développés

  • Le bien être, utopie ou nécessité.
  • Le « bien être », extériorité ou intériorité.
  • La conception éducative coopérative et collaborative plutôt que compétitive.
  • Les découvertes scientifiques récentes (neuro, psycho, interdisciplinaire, psycho-neuro-imunologie…) qui éclairent la notion de bien être et de bien vivre ensemble, et montrent combien le bien être est une « méta-compétence » qui s’apprend ! L’état des recherches en psych-socio du travail sur les effets du « bien être » au travail.
  • Le bien être au travail, des exemples concrets de petits changements pour de grands effets . La conception systémique dans un établissement scolaire : du chef d’établissement, aux enseignants, aux membres du personnel et aux élèves.
  • L’élève au centre, oui..Et l’enseignant et le personnel ? Et si nous mettions les élèves et les adultes au centre du système.
  • Le bien être et la réussite vont de pairs ! Mais de quelle réussite parle-t-on ?

Les questions débattues avec les participants lors du temps d’échange.

  • Comment développer l’intériorité à l’école ?
  • Comment et à quelles conditions proposer des temps de méditation, de pleine attention, de yoga, de sophrologie à l’école ?
  • La méditation et les pratiques contemplatives ne conviennent pas à toutes et tous. Quel(s) autre(s) moyen(s) pouvons nous exploiter pour développer notre intériorité et la conscience du Soi ?
  • Quels sont les indices d’un burn-out chez l’adulte et chez l’enfant ?
  • Comment développer les capacités attentionnelles des enfants qui ont des temps de plus en plu réduits de concentration (zapping attentionnel) ?
  • Comment identifier ce qui participe à nous rendre heureux, quand nous ne savons ce qui nous rend heureux ?
  • Que peut-on faire quand nous ne sommes pas en état d’être au mieux de nos possibilités ?
  • En quoi les activités collectives proposées à l’école peuvent être un remède à la perte d’empathie observée chez les enfants surexposés aux écrans ?
  • Comment sensibiliser et interpeller les différents niveaux hiérarchiques (direction diocésaine, circonscription, académie, ministère) sur cette question du bien être des enseignants et des chefs d’établissement.
  • Comment faire comprendre aux parents que la motricité, les activités artistiques, les jeux, les temps de rien sont des priorités éducatives ?

Après midi 13h00-16h00 / Ateliers

  • Atelier 1 / Le bien être au quotidien dans la classe – Céline Grislain (enseignante et formatrice)

Le bien être dans le quotidien d’une classe, c’est possible et cela passe par une multitude d’actions qui peuvent sembler insignifiantes, mais qui mises bout à bout participent à créer les conditions nécessaires à un mieux être pour tous, enfants comme adulte.

Dans cet atelier, au delà du témoignage, il s’agira d’identifier pour chaque participant les principes et ressorts qui peuvent être exploités dans le contexte de sa classe et de son établissement.

  • Atelier 2 / L’éducation à la joie, oui, mais comment ? – Alexandra Brunbrouck (enseignante-formatrice)

« lorsqu’on arrête de s’amuser et que l’on n’a plus d’enthousiasme, on arrête d’apprendre. Tous les neuroscientifiques s’accordent à dire que plus on éloigne le bien-être et la joie de la classe, plus la distance entre les enfants et le processus d’apprentissage (y compris la mémorisation) grandit. » Antonella Verdiani, Renouer avec la joie de l’enfance, Eyrolles, 2017, p. 76.

Comment développer la joie et le plaisir d’apprendre, le plaisir d’agir, d’interagir et de grandir à l’école ? Quelle est l’importance des mots ? Comment sécuriser le cadre psycho-affectif ? Comment optimiser les modalités pédagogiques ? Comment encourager à l’action, à la mise en projet, à l’autonomie pour construire durablement les bases de l’épanouissement de nos élèves ? Parce que l’ennui ennuie et que l’enthousiasme enthousiasme, à partir d’outils concrets, développez la joie dans votre classe et cultivez votre plaisir d’enseigner !

  • Atelier 3 / Comment penser le bien être dans l’établissement ? – Témoignage d’un Chef d’établissement – Jean Sébastien Léchevin

Dans le développement du bien être dans une école, le chef d’établissement a une place prépondérante, et ce même si tout n’est de son ressort. Le bien être au delà d’une intention louable doit se concrétiser par des actions qui le favorise et qui tente parfois de joindre l’inconciliable (exigences institutionnelles, attentes des parents, besoins des enseignants et du personnel….) !

Au delà du témoignage, il s’agira de présenter la complexité de la tâche du CE et d’identifier les leviers pour faire de l’établissement scolaire un espace de développement et d’épanouissement de tous.

  • Atelier 3 / Apprendre à réguler le stress professionnel, ou comment ne pas passer en sur-stress – Raymond Barbry (Formateur-coach-préparateur mental)

Le stress, c’est la vie ! Ce qui pose de plus en plus de questions et de problèmes dans le contexte du travail actuellement, c’est l’augmentation exponentielle des états de sur-stress qui mène à l’épuisement professionnel, puis à l’effondrement aussi appelé burn-out.

Durant cet atelier, nous identifierons pour chaque participant le niveau de stress professionnel global ainsi que les facteurs déterminants, puis nous poserons des pistes qui facilitent la régulation du stress et évitent le passage à l’état d’épuisement.

Rendez vous pour les enseignants, les CPE, les éducateurs et les chefs d’établissement du second degré le 30 janvier à l’Ifp d’Arras. Par avance merci à Anne Marie Davière (infirmière scolaire) et Christelle Ringeval (CPE et Sophrologue) de leur engagement pour cette journée.

 

 

 

Penser les conditions d’un mieux-être professionnel des enseignants et éducateurs à l’école

Après la journée d’Amiens en octobre avec le réseau Canopé. C’est en partenariat avec l’Ifp des Hauts de France que l’AGEPS-Raymond Barbry propose une  journée d’étude sur le bien être à l’école,

Conférence + Atelier 1 : le bien être au quotidien dans la classe- PN040102 Image

mercredi 21 novembre à l’Ifp d’Arras.

Plus d’une centaine de personnes se sont inscrites à cette journée

Programme :

LE BIEN-ÊTRE à  L’ÉCOLE (maternelle et primaire)

La publication d’une enquête internationale récente sur le bien-être à l’école (OCDE Oct. 2016) met en exergue la problématique française du mal-être scolaire et de ses conséquences. Et si le bien-être des élèves passait d’abord par une prise en compte du bien-être des adultes en charge de leur éducation ? C’est à ce changement de posture que vous invite cette journée d’étude qui se déroulera en deux temps :

Matin, une conférence :

Penser les conditions d’un mieux-être professionnel des enseignants et éducateurs

par

Raymond BARBRY

Après-midi, quatre ateliers :

Le bien-être au quotidien dans la classe Céline GRISLAIN(enseignante-formatrice)

L’éducation à la joie, oui mais comment ?Alexandra BRUNBROUCK (enseignante-formatrice-conférencière)

Comment penser le bien-être dans l’établissement ?Jean-Sébastien LECHEVIN (chef d’établissement)

Apprendre à réguler le stress professionnel, ou comment ne pas passer en sur-stressRaymond BARBRY (formateur-coach-préparateur mental-conférencier)

Une journée est proposée le 30 janvier 2019 pour les collèges et lycées. Les ateliers y sont adaptés à ces niveaux de scolarité. Ils seront animés par Anne Marie Davière (infirmière scolaire), Christelle Ringeval (CPE-Sophrologue), Raymond Barbry (formateur-coach-préparateur mental)

Raymond Barbry, le 16 novembre 2018

Les actions de formation et d’accompagnement pour l’année 2017/2018

Mise en perspective des thèmes et des actions de formation que je vais mener dés la rentrée de septembre 2017 sur tout le territoire français

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Sur le thème de l’attention-concentration.

  • Formation continue des enseignants du 1er degré de l’enseignement privé sous contrat des Hauts de France et de la région de Montpellier.
  • Formation en interne d’équipes pédagogiques de trois écoles privées sous contrat du secteur nîmois.
  • Formation en interne d’équipes pédagogiques de sept écoles primaires privés sous contrat des hauts de France.
  • Formation en interne d’un ensemble scolaire privé sous contrat de la région lyonnaise.
  • Formation en interne d’équipes pédagogiques de trois collèges publics des Hauts de France.

Sur le thème de la régulation du stress.

  • Enseignants spécialisés en formation initiale de la région des Hauts de France.
  • Intervention auprès de Lycéens d’un lycée professionnel public du centre.

Sur le thème du bien être en contexte professionnel.

  • Secteur de Narbonne et Perpignan (journée pour les établissements du 1er degré de l’enseignement privé sous contrat).
  • Accompagnement d’un groupe de pilotage d’un ensemble scolaire d’Alsace.

Sur le thème du management bienveillant (approche humaniste du management)

  • Formation continue de chefs d’établissements du 1er et du 2nd degré de la région lyonnaise.

Sur le thème de l’intelligence collective.

  • Formation initiale des chefs d’établissement du 1er degré de la région de Montpellier.

Sur le thème de la régulation de conflit et de crise.

  • Chefs d’établissement en formation initiale du 1er degré de la région lyonnaise et de la région de Montpellier.

Sur le thème du décrochage scolaire

  • Formation à l’écoute active et à la posture d’accompagnement pour les référents « décrochages » du bassin Arras/Saint-Pol-Sur-Ternoise de l’enseignement public (réseau Perseval)

Sur le thème du harcèlement scolaire.

  • Formation continue des enseignants du 1er et du 2nd degré du secteur de Montpellier (enseignement privé sous contrat).
  • Formation continue des enseignants du 1er et du second degré des Hauts de France (enseignement privé sous contrat).

Sur le thème de la pleine attention ou méditation de pleine conscience.

  • Atelier hebdomadaire ouvert pour les licenciés d’un club sportif Arrageois (RCA)

Sur le thème de la préparation mentale.

  • Intervention auprès d’élèves d’un sport étude de la région des Hauts de France.
  • Intervention auprès des athlètes d’un club d’athlétisme des Hauts de France.

Raymond Barbry le 13 juillet 2017.

Les effets de l’hyper-connexion au travail : burn-out, déficit d’attention…

Cyril Couffe est docteur en psychologie cognitive, spécialiste de l’attention. En novembre 2016, il a soutenu sa thèse: « l’impact des conditions de travail sur les capacités attentionnelles des salariés ». Chercheur associé à la Chaire « Talents de la transformation digitale » à Grenoble École de management, il est également membre du comité scientifique de My Mental Training Pro, qui propose un éventail de solutions innovantes afin d’éviter la surchauffe mentale et gagner en bien-être et créativité au travail.

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« Notre cognition n’a pas évolué depuis plusieurs milliers d’années et le travail dans sa forme actuelle ne répond plus au fonctionnement inné de notre cerveau. Notre cerveau traite une information à la fois, à la façon d’un goulet d’étranglement. Donc si je lui en présente trois à la fois, il va les traiter une par une, nécessitant un délai dans le traitement de chacune des informations. Or, en cette ère du digital, ce ne sont plus trois infos que l’on présente à notre cerveau, mais quinze potentielles, ce qui pose le problème de leurs traitements: est-ce que je les traite une par une? Quelle priorité je donne à celle que je traite en ce moment?

Les sources d’informations erratiques au travail ce sont les mails, le téléphone portable, Internet, les collègues… On a même depuis quelques temps les messageries instantanées professionnelles, des Skype d’entreprise. Ce sont tous ces médias qui peuvent nous apporter de l’information, pertinente ou non, et qui nous forcent à prendre des décisions au fur et à mesure de leur arrivée. Le digital et l’ouverture des espaces de travail ont multiplié les informations disponibles. On baigne dans l’information tout le temps et notre cerveau n’est plus capable de traiter et de décider de ce qu’il doit faire, ni de garder un fil conducteur dans ces tâches.

Le temps passé à résoudre les interruptions fait perdre 28% de productivité. Je suis sur une tâche, quelqu’un vient me solliciter pour faire autre chose, va me demander de switcher d’un état mental à un autre, et une fois cette tâche terminée il va bien falloir que je retourne à ce que je faisais avant. Mais quand je décide d’y retourner il faut que je réactive mon état mental et c’est cette phase de réactivation qui prend du temps. D’ailleurs, 41% des tâches interrompues ne sont même pas reprises tout de suite, et certaines ne le sont pas le jour même. On voit bien comment ces événements externes peuvent décider de votre emploi du temps à votre place.

« Ça devient impossible de gérer l’importance des informations »

Le monde du travail évolue et on travaille de plus en plus en mode projet: un salarié n’est plus responsable d’une seule tâche, mais est associé à un ou plusieurs projets sur lesquels il va devoir composer en terme d’urgence et de production. En entreprise, jusqu’à 5 projets peuvent se télescoper les uns les autres tout en étant complètement concurrents en terme d’importance et d’urgence. Pour certains postes clés – chef de projet ou de manager de proximité par exemple – ça devient impossible de gérer l’importance des informations.

Mes études montrent que les managers  ont de plus en plus de mal à gérer la pression des informations au travail. Le manager est perçu comme le chef, celui qui surveille et met la pression, mais dans mon échantillon de 200 personnes, c’était souvent ceux qui avaient le plus de mal, parce que ce sont eux qui sont sollicités avec des informations ou des demandes souvent urgentes avec un potentiel stratégique.

La conséquence, c’est qu’ils perdent leur capacité de concentration naturelle et vont perdre leur potentiel maximum. Ils vont devenir de moins en moins capables de gérer les mêmes situations.

Plus longtemps ils restent sur poste, dans un espace toxique en terme d’informations, plus leurs capacités se nécrosent et diminuent. D’où la nécessité de faire des séminaires en extérieur, de prendre des vacances, de faire de vrais coupures – ce que l’on appelle le droit à la déconnexion. L’infobésité a créé des troubles marqués chez certaines personnes.

Pour la totalité de l’article :

http://rmc.bfmtv.com/emission/comment-l-hyperconnexion-au-travail-nous-rend-finalement-beaucoup-moins-productif-1169379.html

Raymond Barbry le 6/06/2017

Journée de formation SNIES – UNSA avec les infirmières scolaires de l’académie de Lille.

C’est à l’initiative de Nathalie Scol, secrétaire académique du Snies-Unsa, que j’ai échangé avec plus d’une trentaine d’infirmiers et infirmières scolaires de l’académie de Lille sur deux questions :

  • Les pratiques de pleine attention en contexte éducatif et la place de l’infirmière scolaire dans leur présentation et développement.
  • le stress et le sur-stress professionnel au sein des établissements scolaires.

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La matinée a été consacrée à la question de la place des pratiques de pleine attention dans le contexte éducatif et plus particulièrement sur la place de l’infirmière scolaire comme pilote d’un projet qui implique tous les niveaux de l’établissement, chef d’établissement et adjoint, conseiller principal d’éducation, enseignants et éducateurs. C’est à deux voix que nous avons présenté l’expérience innovante menée depuis deux ans au collège Saint Exupéry d’Hellemmes. Vous trouvez un compte rendu sur le lien suivant :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2016/04/30/la-pleine-attention-en-college-temoignage-dune-experimentation/

Nous avons particulièrement insisté sur la question du développement de l’action dans l’année deux du projet. En effet au delà de l’action de formation en direct auprès des adultes, nous avons pensé le dispositif comme une action de formation de formateur, à savoir que l’infirmière scolaire a participé à l’action de formation avec l’objectif de pouvoir accompagner en interne les adultes formés et poursuivre l’année suivante (N+1) la formation de nouveaux enseignants et éducateurs. Cette forme d’intervention démultiplie les effets. L’intervenant expert (ici en l’occurrence moi même) introduisant le dispositif lors de la première rencontre de l’année 2.

En fin de matinée j’ai proposé aux participants, toute une suite de situations de pleine attention qui peuvent être pratiquées sur des temps très courts dans le temps de classe.

L’après midi, nous avons abordé l’épineuse question du sur-stress qui non régulé mène à  l’épuisement professionnel qui mène à l’état de burn-out. Je ne développe pas ici la question des causes , maintenant bien identifiées. Vous trouverez l’essentiel sur le lien suivant :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/03/22/le-burn-out-dans-les-metiers-de-leducation-comment-le-prevenir-et-sen-proteger/

C’est en partant des résultats d’un test qui estime le niveau de stress professionnel ainsi que le ou les facteurs de stress les plus dominants que nous avons échangé sur comment l’infirmière scolaire pouvait faire partager, induire la logique de prévention sur cette question du sur-stress professionnel. Ce qui revient à la question de comment amener une réflexion puis des orientations qui participent à créer les conditions d’un mieux être et un mieux vivre ensemble dans les établissements scolaires.

J’exploite le test de Légeron (le stress au travail) qui identifie cinq niveaux de stress professionnel et six facteurs qui participent à développer ce stress professionnel, pour mémoire ces facteurs sont : la pression, le changement, la violence, la frustration, le relationnel, l’environnement. Comme pour la plupart des personnels de l’éducation, les infirmiers et infirmières scolaires ont comme facteur prédominant la pression. Quant au niveau de stress professionnel, le groupe se répartit sur le cinq niveaux avec une majorité au niveau 3. Ce qui correspond selon Patrick Légeron à un contexte professionnel stressant.

Raymond Barbry le 12 mai 2017

 

 

Pleine attention, stress et surstress – Journée de formation pour les infirmières scolaires de l’académie de Lille

L’AGEPS-Raymond Barbry va animer une journée académique de formation à destination des infirmières scolaires de l’Académie de Lille.

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C’est à l’initiative du SNIES UNSA et de sa secrétaire académique, Nathalie Scol, que cette journée a été mise en place.

le JEUDI 11 MAI 2017
à la Bourse du Travail 
Boulevard de l’usine
59000 Lille
de 9h00 à 17h00
PROGRAMME :
matin :             La place des pratiques de pleine attention en contexte scolaire.
                        En quoi l’infirmière de l’EN est -elle porteuse de projet, collaboration avec les équipes pédagogiques.
 A cette occasion nous présenterons l’action de formation et d’accompagnement que nous menons depuis deux ans auprès du collège Saint Exupéry d’Hellemmes. Nous l’aborderons sous l’aspect du travail collaboratif entre l’intervenant et l’infirmière scolaire. Dans l’analyse des effets observés quant au développement des pratiques de pleine attention dans ce collège, il en ressort que la dynamique collaborative a été un élément déterminant de la réussite de l’action de formation. C’est cette dynamique qui a été relayée et amplifiée avec les autres partenaires – cpe, principal adjoint, enseignants, section football….
          
Après Midi :      Stress et surstress professionnel.
                        Définitions, clarification. Tests et échanges/débats.
 Dans l’Éducation Nationale comme dans de nombreux lieux du travail tant publics que privés, le syndrome d’épuisement professionnel (burn-out) est en augmentation constante et questionnante. De par sa position dans les établissements scolaires, l’infirmière scolaire est confrontée directement et quotidiennement à cette réalité qui touchent tant les adultes (enseignants, cpe, chef d’établissement et adjoint, éducateurs, personnel d’entretien et administratif) que les élèves. Cette situation n’est pas sans impacter le propre état de stress professionnel de l’infirmière ! L’objet de l’après midi consistera à clarifier les notions de stress (bon stress) et mauvais stress (sur-stress), d’identifier son niveau personnel de stress professionnel et d’en mesurer les facteurs les plus déterminants. Puis de dépasser le simple constat et d’envisager des pistes concrètes de régulation de son propre niveau de stress professionnel et de celui plus global de l’établissement scolaire et des autres acteurs.
Pour les modalités d’inscription se rendre sur le site de SNIES-UNSA
Raymond Barbry le 7 avril 2017.

Quand l’avis d’un des plus grands athlètes de notre époque, rejoint les résultats des recherches sur la question du stress.

Il s’appelle Haile Grebeselassie, il a été et est encore l’un des meilleurs coureurs de marathon du monde. On ne compte plus ses titres et podiums dans les grandes compétitions internationales (JO, championnat du monde). mais au delà de ses titres et de ses performances, c’est sa simplicité et sa gentillesse qui sont les caractéristiques de cet athlète que l’on qualifie de « hors norme ».

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Lors d’un entretien récent en date du 7 novembre 2016 et publié dans la revue, Runners.fr, né pour courir, voici ce qu’il répondait en fin d’entretien

Un message pour conclure à toutes celles et tous ceux qui se demandent ce que la course à pied pourrait apporter dans leurs vies ?
Tout le monde doit courir ! Nos vies sont pleines de stress. Le meilleur moyen – le seul à mon sens ! – de combattre le stress et d’en éviter les effets négatifs est de courir. 30 minutes par jour, c’est suffisant. On peut laver son corps mais comment lave-t-on son esprit ? En transpirant ! Il suffit de lacer ses chaussures et d’enfiler des vêtements de sport. Et de sortir courir. Chaque jour de l’année. Avant le travail ou après le travail. Hommes et femmes. Courir doit devenir un point de repère universel.

Les 30mn fatidique !

Au delà du moyen prôné par Haile Grebeselassie, la course à pied, c’est le temps qui est à relever ici, les 30mn de pratique quotidienne d’activité physique. La course à pied peut très bien être remplacée par de la marche, de la natation, du vélo ou toute autre activité physique pratiquée  sans recherche de performance.

Des recherches de par le monde qui arrivent à la même proposition de 30mn d’activité physique journalière comme objectif à atteindre. Nous en avons déjà écho dans ce blog dans le cadre de plusieurs articles, c’est ainsi que :

  • les enfants qui ont trente minutes d’activités physique dans la journée sont moins stressé et plus attentif.
  • les enfants qui passent moins d’une heure par jour devant la télévision et les écrans d’ordinateur pratiquent leur 30mn d’activités physique quotidienne sont moins stressé et obtiennent de meilleurs scores aux tests attentionnels.
  • les adultes qui ont un temps d’activité physique quotidienne d’au moins 30mn par jour sont en meilleure santé que le reste de la population et qu’ils sont moins sujet au burn-out et à la dépression.

Quel type d’activité physique ? Pour certaines personnes et compte tenu des conditions de vie moderne, il est parfois très difficile voire impossible d’avoir un temps de pratique en continu de 30mn, qui plus est quotidiennement. Or dans plusieurs recherches, il a été montré que l’important était le cumul de l’activité physique dans la journée, dans ce cas, il est aisé d’arriver à un cumul de 30mn par jour, par exemple : prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, marcher entre le lieu de travail et le lieu d’habitation (ne serait ce que quelques minutes pour aller du lieu de travail à la voiture ou au transport en commun), prendre quelques minutes dans la journée pour aller marcher durant la pause déjeuner.  En prenant la question de cette manière, nous constatons qu’arriver à 30mn de pratique quotidienne se réalise aisément et ne réclame pas de changement conséquent dans les rythmes de vie.

Activités physiques + pratiques de pleine attention (médiation, pleine conscience, yoga, sophrologie, Vittoz…) sont les meilleures antidotes au sur-stress de notre vie moderne. Il suffit finalement de 45mn/jour pour se maintenir en bonne santé : 30mn cumulées d’activité physique quotidienne et 15mn de pratique de pleine attention continue ou discontinue.

Pour voir la totalité de l’article : http://runners.fr/lecon-running-haile-gebreselassie/

Raymond Barbry le 2 mars 2017

Formations d’enseignants à l’attention-concentration et à la régulation du stress professionnel

Comme tous les ans depuis six années je poursuis les actions de formation dans deux domaines d’expertise de l’AGEPS-Raymond Barbry, l’attention-concentration et la régulation du stress professionnel.

Suite à quatre jours de formation qui ont regroupé prés d’une cinquantaine d’enseignants, répartis sur les deux sessions, du 1er degré de la région des Hauts de France, voici les observations que j’en retire.

  1. Sur la question de l’attention-concentration
  • Les enseignants sur le terrain font les mêmes constats que ce que les chercheurs identifient actuellement dans les différents domaines de recherche (neurosciences, psychologie, ergonomie, didactique….), à savoir une baisse conséquente des capacités attentionnelles, les leurs  (celles des adultes) et celles des enfants.
  • Développer l’attention-concentration devient une priorité éducative. Les enseignants présents représentaient une dizaine d’établissements. Plus des trois quarts mettent en priorité 1 dans leur projet d’école, le développement de l’attention-concentration.
  • Le besoin d’éduquer et de former à l’exploitation des outils numériques dés le plus jeune âge pour apprendre à en maîtriser l’exploitation et ne pas en être dépendant.
  • Le déficit grandissant des capacités motrices chez les enfants de 3 à 11 ans. Déficit qui se traduit par des problèmes de coordination motrice, de capacité énergétique, de tonicité générale, d’appréciation de trajectoire. Les enseignants font un lien entre la motricité et l’attention-concentration.
  • Le besoin d’instaurer des temps de silence, de calme ou de rien quotidiennement dans l’emploi du temps de la journée.

Ces constats et observations ont été pris en compte dans le dispositif de formation et nous avons proposé des pistes et des outils concrets pour remédier aux difficultés identifiées (cf plusieurs articles à ce sujet dans ce blog).

  2. Sur la question du stress professionnel des enseignants.

  • Il est en augmentation comparativement aux années antérieures. je fais le constat qu’au regard des tests que j’exploite dans le cadre de ces deux jours de formation, les scores augmentent d’année en année. Sur l’échelle de Légeron qui comporte 5 niveaux, le groupe d’une vingtaine d’enseignants obtenait une moyenne supérieure au niveau 4. La moité du groupe étant au niveau 5 ! Niveau qui caractérise un métier à très haut niveau de stress. Une seule personne au niveau 3.
  • Les enseignants au même titre que les autres professions liées à de l’humain (professions de la santé, du social, de l’éducatif, de la justice) ont des niveaux de stress de plus en plus conséquents. Ce qui ce concrétise par une augmentation de l’épuisement professionnel et son contingent de burn-out.
  • La non reconnaissance, la frustration et la pression sont les trois facteurs de sur-stress professionnel les plus élevés. Nous ne constatons pas d’évolution depuis plus de dix ans que nous faisons passer ces tests aux enseignants. L’appartenance au secteur public ou privé n’a pas d’importance en ce domaine.
  • Le non outillage des personnes à la régulation de leur niveau de stress, la difficulté grandissante à réguler les différents temps de vie et à prendre du temps pour soi. Cette problématique n’est toujours pas abordée en formation initiale. Elle semble considéré comme du registre du développement personnel, et être de la seule  responsabilité des personnes. Nous avons en France, à cheminer en ce domaine pour faire reconnaître que la question du stress professionnel et bien une question professionnelle et non personnelle.

Bilan de ces quatre jours par les participants qui résument par les mots et phrases suivants :  incontournable /  indispensable / devrait être proposé à tous les enseignants / devrait être aussi développé en formation d’équipe / des outils concrets et finalement simples à exploiter quotidiennement / prendre du temps pour soi est aussi une compétence professionnelle / A proposer dés la formation initiale…..

Raymond Barbry le 14 novembre 2016