Sortir de l’application servile des règles sanitaires est devenu vital !

« Face à toute crise, c’est notre humanité qui est sollicitée pour appliquer la règle restrictive. Nous ne sommes pas là pour appliquer servilement les règles sanitaires….C’est confortable, évidemment, d’appliquer la règle, dérangeant de la transgresser. Mais derrière l’application servile, il y a la fois la peur et la paresse » Un Directeur de services funéraires, in Marie De Hennezel, L’Adieu interdit – Pour ne plus jamais vivre ça !

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Nous y sommes confrontés à cette vague de détresse qui touche tous les milieux professionnels, socio-culturels et jusqu’au cœur des familles. Nous savions que les effets néfastes sur la santé psychique des règles édictées tout au long de cette crise sanitaire allaient se produire dés cet automne.

Des règles dépourvues de sens et de cohérence à appliquer et dictées par la peur. Comment avons nous pu accepter aussi docilement le premier confinement, qui a posé des règles inhumaines plus particulièrement dans tous les métiers dites du « care » (santé, social, éducatif, justice, accompagnement de fin de vie…) ? Avons nous subi à ce point un lavage de cerveau ? L’exemple dramatique de l’interdiction de l’accompagnement de fin de vie, va laisser des traces à vie dans les familles et chez le personnel soignant. Borys Cyrulnik avait cependant mis en garde « Jamais à notre connaissance dans l’histoire de l’humanité, une décision politique n’a empêché un être humain d’honorer un mort, en accomplissant ce rite immémorial qu’est l’enterrement ou la crémation », et c’est ce qui a été imposé ! Celles et ceux qui ont pris ces décisions mesuraient-ils les conséquences néfastes et indélébiles sur la psyché de l’application de cette règle ?

Comment a-t-on pu être à ce point dans l’absurdité ? Nos dirigeants politiques, ceux qui les conseillent (experts), ceux qui les relayent (médias) étaient-ils à ce point dans la peur ? Ce serait donc cette peur qui aurait eu raison de l’humain et qui a dicté des interdits aberrants ? Ou la paresse du questionnement a-telle gagné une part grandissante de nos dirigeants et de nous mêmes ? Ou le manque de courage de s’opposer, d’aller à contre courant, de ce qui semaine après semaine nous était imposé par le plus grand nombre ?

Un autre exemple moins conséquent sur notre psyché, mais non moins délétère sur notre santé physique et aussi révélateur de l’incohérence et du non sens des règles imposées : l’autorisation de sortie pour une durée 1h00 dans un rayon d’1km du domicile pour activité physique. Je me pose toujours cette question, mais comment a-t-on pu édicter et imposer une telle règle et sanctionner d’une amende de 135 euros toute personne ne la respectant pas ? Comment a-t-on pu interdire l’accès à la nature pour s’aérer, stimuler les défenses immunitaires et faire l’activité physique en minimum vital dans un contexte d’isolement ? Les responsables du sport et de la santé en France ont été bien dociles sur ce point. Certes ici et là des voix se sont élevées, certains présidents des fédérations sportives ont réagi, mais ce sont surtout les sportifs de tous les niveaux et les fédérations loisirs (marche, randonnée, cyclotoutrisme…) qui ont donné de la voix. Comme le disait un membre du CNOSF, nous sommes des légalistes, nous appliquerons et feront appliquées ces règles, même si….!

Ces questionnements et interrogations nous avons été et sommes de plus en plus nombreux à nous les poser. C’est l’incompréhension qui règne quand nous posons toutes ces règles les unes à côté des autres, ce qui émerge alors, c’est le non sens et cette question, mais comment est-ce possible ? Comment à notre époque des ministres, responsables, des dirigeants, des journalistes, des médecins avec de l’expérience pourtant formés, surdiplômés peuvent en arriver à ça, à se berner eux mêmes et entraîner avec eux toute la population dans cette dérive et ce non sens ? Comment peut-on vouloir réduire au silence médiatique et faire passer pour des « complotistes » la plupart des personnes et des responsables (chercheurs, médecins, philosophes, citoyens tout simplement etc…) qui ont questionné, émis des doutes, voire se sont opposés à cette « folie » sanitaire et sécuritaire ? Il y a aussi de la sidération de ce côté. Oui, comment est-ce possible ?

Qui sont les personnes, les équipes, les organisations qui ont su garder de l’humanité ? Or de semaine en semaine au gré des enquêtes, recherches et publications (livres, presse..) qui sortent sur cette période de mars à mai 2020 (confinement stricte), nous constatons que sur le terrain dans les EHPAD, les entreprises, les établissements scolaires, les clubs sportifs, les services funéraires etc… l’obéissance stricte aux règles n’a pas été de mise partout et que la nécessité, le possible, l’intelligence et avant tout l’humanité ont repris leur droit et se sont imposés dans le réel de la vie.

A titre d’exemples :

  • Marie de Hennezel, dans cet essai que nous devrions tous lire (voire étudier dans les collèges et lycées) « L’adieu interdit-Plon », donne une multitude d’exemples de Directeurs d’EHPAD, d’aides soignantes, d’infirmières, de médecins, de personnes accompagnantes des malades et mourants qui ont osés s’opposer aux règles strictes imposées. Ils ont maintenu une posture éthique et ont intentionnellement transgressé et fait transgresser par nécessité. Nombre de services hospitaliers ont mis en avant l’humanité dans l’application des règles, et ont permis aux familles d’être présentes dans les derniers moments et de tenir simplement la main du proche en train de partir (ce qui était strictement interdit par les règles sanitaires).
  • Dans les organisations publiques comme privées (entreprises etc….), une enquête a révélé que les équipes qui ont le mieux passé cette période avaient été accompagnées et managées par des responsables qui tout en faisant respecter les gestes barrières et la sécurité, témoignaient d’humanité, de confiance et adaptaient toutes les règles au contexte du réel. La priorité étant que leurs collaborateurs ne soient pas dans la peur et l’obsession de la sur-protection. Par contre, là où les responsables étaient dans l’application stricte des règles, le sur-stress a gagné et mis en état d’épuisement une bonne partie des salariés. Et quand en plus, le système imposait le maintien d’objectifs comme si de rien n’était, la folie régnait en maître ! Une enquête récente et publiée fin novembre montre qu’un salarié sur deux se dit en état de fatigue excessive, voire d’épuisement professionnel.
  • Dans le milieu sportif et des activités physiques, un nombre grandissant de pratiquants ont enfreint le cadre légal du « 1h00-1 kilomètre »..et se sont autorisées à aller marcher, courir, voire faire du vélo, du roller, nager dans des cadres plus vivifiants et attrayants. C’est ce médecin de la côte du sud-ouest qui s’est opposé au Préfet et qui a émis des autorisations médicales de bains de mer pour les personnes âgées. C’est ce bain de mer quotidien qui maintient en bonne santé les dites personnes depuis plusieurs années. Le stricte confinement sans accès à la mer a vu leur santé se dégradait rapidement. La reprise des bains de mer bien que non autorisée et sanctionnée par les autorités leur a permis de retrouver la santé !
  • Dans le milieu éducatif, nombre de maires, de chefs d’établissements, d’enseignants, voire d’inspecteurs (IEN), de CPE, d’infirmières scolaires ont bien perçu que l’application des règles strictes étaient impossibles et ont mis de la souplesse dans les protocoles pour que les relations humaines favorables et indispensables au vivre ensemble et aux apprentissages puissent se faire. Ce qui a parfois créé des tensions au sein des équipes de par la valse des protocoles venant du ministère.

Entrer en résistance, une nécessité quand le sens même de notre humanité est en danger. Désobéir s’impose quand les directives, les orientations sont dépourvues de sens et de cohérence et peuvent nous mettre en danger (la balance risque/sécurité). N’est ce pas cela qu’être citoyen ? N’est ce pas cela que nous apprenons aussi dans nos systèmes d’éducation-enseignement-formation ?

Il ne s’agit d’entrer en opposition systématique aux décisions politiques et hiérarchiques, mais d’être en posture de réflexion et d’intelligence et résister, voire s’opposer ouvertement, si l’éthique l’impose aux décisions prises dans l’urgence et la précipitation. Il en va de même actuellement pour le vaccin. Alors que des médecins et des chercheurs, spécialistes en ce domaine, sont en train de nous dire que nous n’avons à l’heure actuelle aucune preuve sérieuse (validation autre que les laboratoires) de l’efficience des dits vaccins et de leur non dangerosité à moyen et long terme (balance risque/sécurité), que les matières premières pour la fabrication en grande quantité des vaccins manquent, nos politiques et dirigeants achètent et élaborent des stratégies de campagne de vaccination contre un virus qui a ce jour a un taux de létalité de 0,05% !

Raymond Barbry, le 05/12/2020.

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