Mis en valeur dans l’ouvrage de Abdennour Bidar « Les Tisserands… Réparer ensemble le tissu déchiré du monde »

Abdenhnour Bidar, Docteur en Philosophie, auteur de nombreux ouvrages, Inspecteur Général de l’Education Nationale en philosophie et en vie scolaire, vient de publier un ouvrage mettant en valeur  les « Tisserands », ceux qui œuvrent dans la discrétion à réparer ce qu’il nomme le grand tissu déchiré du monde (fractures sociales, conflits religieux, guerres économiques, divorce entre l’homme et la nature etc…).

L’intention de cet ouvrage au delà de la mise en valeur de personnes et d’organisations (le plus souvent  méconnues des médias traditionnels, des politiques, du grand public) et de « relier tous ces relieurs » qui réparent et construisent le monde de demain.

J’ai l’honneur d’être nommé dans cet ouvrage dans la partie consacrée aux tisserands du lien intérieur.  » Je commence par les Tisserands du lien intérieur parce que la vocation ultime et convergente de tous les liens – à soi, à autrui, à la nature et à la vie – est de nous faire grandir en humanité. ces Tisserants-là ont pris conscience que nous n’avions plus guère de nouvelles de nos « âmes », c’est à dire plus assez de relations avec notre intériorité……..Des précurseurs comme Raymond Barbry se font entendre d’un public plus large et plus réceptif qu’auparavant. Ces Tisserands ont commencé à ouvrir dans la cité humaine des lieux consacrés aux pratiques du retour à soi, notamment des centres consacrés à la découverte de la méditation. Celle ci fait un spectaculaire retour en force dans nos sociétés, y compris sous les formes et les lieux les plus inattendus. A l’école…… » voir P 69 à 75.

Cette reconnaissance je la partage avec tous les enseignants, les chefs d’établissement de l’enseignement public et de l’enseignement privé, les conseillers pédagogiques d’éducation, les infirmières scolaires, les parents d’élèves, qui depuis cinq ans ont osé s’engager avec moi dans cette voie, parfois malgré l’avis contraire de leur institution. A ce jour ce sont plus de 700 personnes qui dans leur quotidien professionnel proposent des temps d’intériorité aux enfants, aux pré-ados, aux ados et aux jeunes dont ils ont la charge éducative. Ce sont  eux les « Tisserands » qui construisent notre humanité. Qu’ils en soient ici remerciés et encouragés à poursuivre leurs actions.

Cette reconnaissance va aussi directement à des associations qui œuvrent dans le même sens et qui m’ont permis la divulgation, lors de congrès ou de conférences, de mon expérience des pratiques de pleine attention ou pleine conscience ou pleine présence en contexte éducatif : Le  printemps de l’éducation (Amiens et Lille), Colibris section d’Arras.

Je pense aussi à d’autres associations et personnes qui développent les mêmes valeurs et proposent des outils similaires et avec lesquelles j’ai déjà à maintes reprises échangé, au delà parfois de quelques  différences techniques, le fond est le même et là est l’essentiel : L’association RYE citée aussi dans le livre (développement du Yoga à l’école), l’association Happy Attention (Marine Locatelli, Brigitte Gamby-Cerf…), Mind with Heart, L’association pour la méthode Vittoz, le réseau Gestion Mentale, Max Delor en Belgique et bien d’autres…

Encore récemment je disais que dans quelques années (cinq ans au maximum), les pratiques dites de pleine conscience seront acceptées et reconnues dans tous les établissements scolaires français (public comme privé). Pourquoi cinq ans ? Par expérience, j’ai constaté qu’il fallait cette temporalité pour que les changements de type 2 (c’est à dire le vrai changement selon l’école de Palo Alto et notamment G.Bateson) se mettent en place. La preuve concernant l’action que je mène depuis cinq ans en matière de développement de ces pratiques en contexte éducatif. Nous avons maintenant atteint la reconnaissance, continuons à tisser et à former des « Tisserands ».

Raymond Barbry le 17 août 2016.

 

 

Le « mindful » management pour les chefs d’établissement scolaire, mode ou nécessité ?

Le « mindful  management » ou l’humanisme au cœur des organisations

Une approche du management pour favoriser le bien être dans les organisations

C’est cette approche du management que  l’AGEPS-Raymond Barbry propose en matière de formation ou en coaching pour des chefs d’établissements scolaires. 

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Les mots qui caractérise cette approche du management

Sérénité, Attention,  Écoute, Confiance, Bien être, Liberté, Authenticité,  Fragilité, Pleine Conscience, Intériorité, Efficience, Cohérence, Humilité, Créativité, Simplicité

Ce qui justifie cette approche du management.

Nous sommes dans un changement de paradigme, la crise de sens qui touche notre monde moderne impacte tous les domaines de notre société, le travail, la famille, l’école, la religion, l’agriculture, le politique etc… Dans ce contexte sociétal marqué par la « sinistrose » et les peurs avec leur cortège d’effets négatifs sur l’être humain, sur les relations humaines et sociales, sur les organisations ; il importe encore plus aujourd’hui d’avoir des responsables porteur d’une vision réaliste, capables de s’engager et d’engager les équipes dans une prospective qui apporte des réponses adaptées et pertinentes en matière éducative.

Le chef d’établissement associé aux enseignants et à l’ensemble des collaborateurs a un rôle majeur, son intentionnalité, sa posture et les réponses qu’il apporte sont et seront déterminantes. Ces réponses existent aujourd’hui, chez nous mais aussi dans d’autres pays, des initiatives et des innovations sont mises en œuvre dans différents milieux professionnels privés comme publics. Elles ne sont pas forcément médiatisées, par contre leurs effets sur les personnes et les dynamiques collectives sont bien reconnus et identifiés.

C’est ainsi que nous observons concrètement des évolutions  :

  • dans le monde du travail, la conception de l’organisation libérée s’étend à de plus en plus d’entreprises, de collectivités, d’associations, voire d’établissements scolaires.

  • des managers et des responsable mettent en priorité l’humain et le bien être des salariés et des collaborateurs, parce que la richesse durable de l’organisation est à ce niveau. Le personnel n’est plus à considérer comme une simple ressource mais comme la première richesse de l’organisation.

  • dans le domaine éducatif, l’éducation à la joie et le bien être sont posés comme indispensables, ne serait ce que pour favoriser les apprentissages. Des établissements en font l’axe prioritaire de leur projet. Rien que sur cette année scolaire 2015-2016, ce sont plus de dix accompagnements d’équipe sur cette question du bien être à l’école que nous avons réalisés. Pour l’année 2016-2017, nous allons accompagner tout un département du sud de la France qui va réunir les chefs d’établissement du 1er degré autour de cette problématique.

  • des organisations qui fonctionnent en horizontalité. Les modèles classiques descendants et hiérarchisés s’épuisent et épuisent les acteurs, les dirigeants et managers en premier. Le modèle vertical est devenu obsolète et mortifère (c’est dans ce type d’organisation que s’observent le plus d’arrêts de maladie, d’épuisement professionnel et son effet le burn-out).

Toutes ces initiatives sont des caractéristiques concrètes du mindful management terme d’origine anglo-saxonne qui signifie : manager dans la présence, dans la pleine attention et la pleine conscience à soi, aux autres et à l’environnement. En France ce sont les termes de management « éclairé » ou management humaniste qui en seraient les plus proches.  Jacques Lecomte parle pour sa part d’entreprise humaniste.

Cette formation que nous proposons à des chefs d’établissement en poste du premier et du second degré a pour objet de poser et donner des pistes concrètes aux questions suivantes :

  • Comment et à quelles conditions s’engager dans cette voie d’un changement de posture et de regard qui implique de mettre la personne au cœur du système ? Dans un établissement scolaire, ce sont toutes les personnes qui sont concernées, collaborateurs directs, enseignants, éducateurs, personnel administratif et de maintenance et en premier lieu le chef d’établissement.

  • Comment en tant que CE incarner soi même cette conception de l’homme et de la relation dans les établissements ? Il s’agit de « témoigner » de cette intentionnalité dans les actions.

  • Comment tendre à l’authenticité et à la cohérence entre le moi (la personnalité, le statut et l’image) et le soi (ce que je suis profondément) ?

  • Comment faire confiance à la richesse humaine et participer au développement du potentiel « extraordinaire » qui veille en chaque personne et d’abord dans la sienne ?

  • Comment manager les établissements scolaires dans l’intention de favoriser, de développer, d’entretenir le bien être des adultes pour favoriser le bien être des élèves ?

  • Comment se protéger et protéger l’établissement des personnalités toxiques ?

Plus concrètement cette approche vise les effets suivants :

  • Libérer son énergie et celle des collaborateurs.

  • Identifier ses points de force et ses fragilités ainsi que celles de son ou de ses équipes, et de l’ensemble de l’organisation (vision systémique). Comment faire que les fragilités deviennent des appuis aux forces  (éloge de la fragilité) ?

  • Développer sa créativité et celle de l’équipe ou des équipes.

  • Prendre soin et développer son intériorité ou apprendre à se protéger de son « mental » et des pressions extérieures. (le mental non entraîné génère 90% de pensées à tendance négative). Être heureux ça s’apprend d’abord en musclant son mental !

  • Intégrer l’idée que manager c’est d’abord et avant tout engager un travail intérieur. Les compétences techniques (gestion, organisation…) s’appuient sur l’intériorité (conscience de soi).

  • Articuler ses différents temps de vie.

  • Identifier et réguler son niveau de stress pour rester dans la présence à soi, aux autres.

  • Faire du bien être au travail une question prioritaire.

Durant ces formations ou accompagnement nous abordons les points suivants :

  • Le mindful management une approche du management qui libère. Le terme « mindful » signifie pleine conscience. Il peut être aussi compris comme pleine présence, pleine attention à soi, aux autres et à l’environnement. Un paradigme managérial qui (re)met l’humain en priorité.

  • Le bien être et le bonheur au travail, idée gadget ou orientation  incontournable?

  • Management et pouvoir. Le piège de l’ego et du paraître.

  • Les piliers de la compétence managériale  : l’humilité, la confiance, l’authenticité, la cohérence, l’attention.

  • Le rapport au temps et  les temporalités du CE.

  • L’épuisement professionnel, le déceler, s’en prémunir pour soi et pour les autres.

  • Le rôle des pensées dans nos choix. Nos pensées construisent notre monde. Penser positif sans naïveté ! En quoi les découvertes scientifiques récentes en ce domaine (physique, épigénétique, biologie cellulaire, neurosciences, bio-psycho-physique….) peuvent nous éclairer et nous aider dans la manière de manager un établissement scolaire ?

  • La psychologie positive et les pratiques de pleine conscience, des outils au service du management, mais pas que !

Raymond Barbry le 21 juin 2016

Le burn-out….comment s’en sortir ?

Plus de 12 % de la population active française courrait le risque d’un burn-out en 2014, cet épuisement professionnel.
Et si, sous la gravité du mal-être,
pulsait une puissante énergie de transformation ?

« Serais-je la femme que je suis aujourd’hui si je n’avais pas été victime d’un burnout ? » La question semble curieuse. C’est pourtant celle que se pose Nadia Guiny, neuf ans après avoir payé cher sa suractivité professionnelle. « J’étais directrice de la communication, j’avais des responsabilités, j’étais reconnue, raconte-t-elle. Pendant vingt ans, j’ai adoré mon métier, je me donnais sans limites. À un moment, j’ai commencé à y trouver de moins en moins de sens. La fatigue s’accumulait, mais j’avais tellement à cœur de bien faire ! Je me disais qu’un moment favorable viendrait. Je n’ai pas vu le mur venir. » Selon les gens, le mur prend la forme d’un AVC, de dérèglements physiologiques, d’un état dépressif. Certains se réveillent un matin incapables d’honorer le rendez-vous qu’ils préparaient depuis des mois. Nadia Guiny, elle, a vu surgir une maladie neurologique invalidante. « Le neurologue a fait le lien entre mon surinvestissement et l’incapacité de mon organisme à en supporter davantage », souligne-t-elle.

Voir la suite sur le site de l’INREES :

http://www.inrees.com/articles/burn-out-chemin-initiatique/

Pour aller plus loin voir le livre de Nadia Guiny

La Providence

Le burn-out, un syndrome qui concerne potentiellement 4 millions de salariés. Ce sujet d’actualité est traité ici sous un angle résolument nouveau : comment transformer ce pépin de vie en pépite, c’est-à-dire en opportunité, voire en une formidable occasion de transformation. Récit autobiographique autour du thème « comment être acteur de sa guérison », il devient un guide lorsque les solutions médicales proposées s’avèrent limitées, inexistantes ou inefficaces. «Je viens d’avoir 42 ans et je mène ma vie tambour battant. Soudain, la vie bascule. Un burn-out qui prend la forme singulière dune maladie orpheline qui, à son tour, génère un handicap. Puis c’est la découverte dune anomalie dans le cervelet et la survenue d’un accident vasculaire cérébral. Malgré un diagnostic implacable, je me fais le serment de guérir, envers et contre tout. Commence alors un long parcours de soins, qui relève de la résolution d’énigme, avec son cortège d’espoirs déçus mais aussi de belles rencontres, à commencer avec moi-même dont je m’étais imperceptiblement éloignée. Au bout du chemin, la guérison. Mieux encore, la transformation ! La vie est un cadeau. Derrière chaque pépin se cache au moins une pépite. Les crises constituent de formidables occasions de rebondir pour peu qu’on se saisisse de cette opportunité plutôt que de sen plaindre.» Préface de Christian Flèche.

Prendre soin de notre esprit : il suffit de 10 minutes par jour.

Andy Puddicombe nous invite à nous poser cette question :

A quand remonte la dernière fois où vous n’avez rien fait ? 10 minutes seulement, sans être dérangé ? Et quand je dis « ne rien faire », je parle vraiment de ne « RIEN faire ». C’est-à-dire pas de mail, ni de SMS, ni d’internet, pas de télé, pas de causette, ne pas manger, ne pas lire, ne même pas s’asseoir pour se remémorer le passé ou faire des projets d’avenir. Simplement ne rien faire.…Pour aller plus loin voir cette vidéo.

NON VIOLENCE : 10 minutes de pleine conscience par jour suffisent à se changer la vie

(R)évolutionnons l’éducation : Les enfants actuels – Conférence du réseau Colibris 62 Arras

Vous trouverez ci joint le contenu de l’intervention que l’AGEPS-Raymond Barbry a réalisé lors de la rencontre organisée par le réseau Colibris d’Arras le Jeudi 2 juin.

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  1. Qui sont les enfants actuels ?

Il n’existe pas une typologie mais plusieurs au regard du contexte de vie des uns et des autres. Vivre à Paris n’a rien à voir avec une vie d’enfant et de jeune dans un village de montagne éloigné de tout gros centre urbain. Cependant tout en nous méfiant d’une généralisation abusive nous pouvons dégager de grandes tendances qui sont des marqueurs de notre monde occidental et plus particulièrement notre pays, la France, confronté actuellement à une crise majeure de sens.

Les enfants et les jeunes sont une caisse de résonance de notre époque aussi bien dans les avancées humanistes que dans les dérives matérialistes. Nous vivons en temps réel une rupture sociétale, voire civilisationnelle. Les enfants et les jeunes sont nés dans le monde du numérique, de l’interconnecté, du matérialisme, du néolibéralisme comme modèle économique dominant.  Ils sont le produit de ce que nous proposons, soit parce qu’ils y adhérent, soit parce qu’ils s’y posent en rupture.

Identifier à la fois les comportements problématiques et les capacités émergentes chez les enfants et les jeunes, c’est poser la base d’un projet d’éducation. Nous mettrons en exergue pour notre part, les dérives. Nous pointerons les capacités émergentes qui sont développées par l’autre intervenante, Marie-Line Echterbille :

  • Le burn-out des enfants devient une inacceptable réalité. A l’image de ce que nous observons chez les adultes, des enfants sont maintenant sujet à l’état de « burn-out », et ce dés l’âge de cinq ans. Le contexte anxiogène de notre époque n’arrange rien en ce domaine. les enfants sont des éponges émotionnelles de par la constitution de leur cerveau qui n’est pas achevé.
  • Une perte conséquente des capacités attentionnelles. Quelques données concrètes. Il y a trente ans on estimait qu’un enfant pouvait être attentif 20mn sur 1h00.  Il y a une quinzaine d’années les capacités d’attention soutenue étaient tombées à 10mn. A l’heure actuelle, ce n’est guère plus de 3mn d’attention soutenue ! Ce qui ne manque pas d’inquiéter les éducateurs et les responsables de la santé globale. Ce phénomène se retrouve chez les adultes.
  • Une perte du temps de sommeil inquiétante. Il est estimé à deux heures de moins en moyenne par nuit. ce qui n’est pas sans conséquence sur la santé, le comportement, l’équilibre psychique et les capacités d’apprentissage !
  • Une augmentation du temps passé devant la télévision stupéfiante. En moyenne en France, un enfant (de 4 à 14 ans) passe 4h00 par jour devant la télévision. Or quand nous connaissons les effets négatifs de ce média sur la structuration du cerveau du jeune enfant, cela ne manque pas de questionner. Voir à ce sujet la recherche faite par l’inserm-Lyon et publiée via l’ouvrage « La TV lobotomise les cerveaux ».
  • Un temps de plus en plus macrophage sur les téléphones portables. Il est estimé à 4h00 par jour en moyenne d’utilisation chez les jeunes de 14 à 24 ans.
  • Une diminution, voire une absence, du temps d’activités physiques. C’est une observation et une prise de conscience récente, mais non surprenante. Nos modes de vie  ont pour effet de réduire drastiquement les activités physiques de base, marcher, courir, monter des escaliers, grimper, ramper etc…Or quand nous connaissons les effets bénéfiques de l’activité physique sur notre développement et notre bien être, nous ne pouvons que nous interroger sur la place à leur accorder. Une recherche du CHU de Lille vient de montrer que les enfants qui bénéficiaient de 30mn d’activités physiques par jour étaient moins sujet aux troubles de l’attention.
  • Le harcèlement scolaire, une triste réalité. Ce sont 15% des élèves de la fin de primaire et du collège qui y sont confrontés, avec pour 5% d’entre eux des conséquences à vie (perte de confiance en soi, tendance suicidaire, troubles de la dépendance et autres troubles psychiques menant à la psychose).
  • On peut rajouter :  1 enfant sur 60 est autiste et les prévisions de l’OMS sont des plus alarmistes. Les enfants qui sont sujets aux troubles de l’attention et du comportement  sont estimés par le ministère de l’EN en moyenne à deux élèves par classe dans l’enseignement du 1er degré en France !

L’ensemble de ces données alarmantes doivent être mises en miroir avec d’autres aspects plus positifs qu’il nous importe de valoriser, notamment dans la catégorie dite des « jeunes » :

  • La capacité à créer du lien.
  • La capacité à se mobiliser rapidement.
  • La rupture avec le modèle consumériste dominant et sa forme économique non régulée le néolibéralisme.

  2. Comment fonctionne l’école aujourd’hui ? avec quels résultats ?

Sans refaire une analyse socio-historique de notre système éducatif, nous pouvons en pointer les paradoxes suivants :

  • Des textes officiels emprunts d’humanisme et visant la réussite de tous mais ne donnant pas les moyens suffisant pour innover, sortir des cadres. Par exemple, les pédagogies dites nouvelles – qui ont plus d’un siècle pour certaines –  (Freinet, Pestalozi, Neil, Montessori, Oury etc…) restent à la marge et n’ont pas réellement pénétré le système officiel tant public que privé sous contrat.
  • Un système conçu au départ (Condorcet) pour dégager une élite militaire, puis républicaine. Le système éducatif français rencontre des difficultés majeures pour s’ouvrir à tous. Nous avons réussi la massification mais pas la prise en compte de tous dans les différences.
  • Un système qui promeut la prise en compte de l’élève dans sa globalité mais qui survalorise une rationalité « fermée ». Nous sommes les héritiers culturels du cartésianisme. Les émotions et le corps ont une place réduite dans le parcours de formation de l’enfant. Passer l’école maternelle, nous constatons une survalorisation de l’intellect et du cognitif.
  • Une culture française qui survalorise l’acquisition de savoirs académiques et donne une importance encore déterminante aux diplômes dans le devenir social d’un sujet.
  • Une école qui peut envenimer et polluer la vie à la maison, par la poursuite des « devoirs ». L’école trouve un prolongement conséquent dans le temps familial via les devoirs qui dans certains cas prennent une ampleur démesurée. C’est un peu comme si on donnait en classe les règles d’un sport (par exemple, le basket) et que nous demanderions aux élèves de jouer à la maison !
  • Des résultats trop moyens au regard du contexte international. Nous sommes en moyenne régulièrement au 25ème rang pour les pays de l’OCDE. Nous sommes aussi un des pays où nous rencontrons un décrochage scolaire conséquent.
  • Des enseignants qui sont dans une intention de bien faire et qui  font des prouesses, mais qui ne sont pas suffisamment mis en valeur, reconnus, accompagnés dans leur mission.
  • Une formation des enseignants quasi inexistante quant aux dimensions humaines du métier. Les temps de formation portant sur la connaissance de soi et la conscience de soi ont quasiment disparu des maquettes de formation (analyse de pratique, théâtre d’improvisation, jeux de rôles, atelier de régulation du stress, accompagnement individuel…). Il y aurait comme un postulat de base qui veut que parce maîtrisant les savoirs, l’enseignant est passé maître dans la maîtrise de soi, quelle illusion ! C’est comme si la place du corps et des émotions de l’enseignant étaient des sujets tabous dans notre culture.

Passer ce constat qui paraît pessimiste et à charge contre le système EN, il est bon de constater que de la base (dans les classes, dans des établissements publics comme privés) des initiatives se multiplient. Le changement de pratique est réel. Des enseignants tout en respectant le cadre défini par notre constitution osent des avancées pour un mieux être à l’école.

3. Les solutions existent.

Nous faisons part d’observations faites sur le terrain par nous mêmes dans le cadre des actions de formation et d’accompagnement d’équipes ou de personnes (enseignants, directeurs, chefs d’établissement, proviseurs, inspecteurs, parents, jeunes…) que nous menons sur tout le territoire français tant dans l’enseignement public que privé depuis cinq ans. Le questionnement pédagogique, l’envie d’innover, l’envie d’être bien dans son métier n’a pas de frontière en ce domaine et dépasse les clivages. Certaines expériences sont relatées en détail dans ce blog, vous y trouverez les liens directs en dessous de chaque solution proposée.

  • Une priorité, le développement de cette méta-compétence qu’est l’attention-concentration. Elle est devenue prioritaire de par le contexte de vie moderne (cf le premier point de cette conférence). C’est elle qui nous permet d’accomplir toutes les autres opérations mentales : comprendre, mémoriser, apprendre, être en relation à soi, aux autres et à l’environnement. A ce jour l’AGEPS-Raymond Barbry a formé plus de 600 enseignants à l’exploitation en classe d’un outil de  « pleine attention » (pleine conscience). Cet outil en huit étapes  propose une démarche pédagogique cohérente pour développer cette attention-concentration dans le temps scolaire. Des équipes complètes se forment et en font l’axe prioritaire de leur projet d’école ou d’établissement.  Il est à noter que de plus en plus d’enseignants exploitent des outils de pleine conscience, de sophrologie, de relaxation et qu’il y a de moins en moins d’interdits institutionnels sur ces questions.

Pour aller plus loin sur ce point, voir les articles suivants qui relatent des expériences concrètes menées depuis cinq ans :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2015/10/26/effets-observes-de-pratiques-regulieres-de-pleine-conscience-a-lecole-sur-lattention-concentration-le-point-de-vue-denseignants/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2016/04/30/la-pleine-attention-en-college-temoignage-dune-experimentation/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2016/03/02/une-experience-de-pratique-de-pleine-attention-ou-pleine-conscience-en-college/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2015/12/23/une-etude-de-plus-qui-valide-les-effets-des-pratiques-de-pleine-conscience-chez-les-adolescents/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2015/03/30/les-pratiques-de-meditation-de-pleine-conscience-dans-la-classe-pour-quelles-raisons-pour-quels-effets-a-quelles-conditions-et-surtout-comment/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/09/29/atelier-de-pleine-conscience-en-college-pour-aider-a-lattention-concentration/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/05/03/questions-et-place-des-pratiques-de-meditation-de-pleine-conscience-dans-le-contexte-scolaire-francais/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/04/24/premier-bilan-de-la-formation-denseignants-a-lattention-concentration-par-les-pratiques-de-meditation-de-la-pleine-conscience/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/02/14/la-pleine-conscience-dans-les-classes-ca-marche/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/02/02/formation-denseignants-a-lattention-concentration-par-la-pleine-conscience/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2013/10/23/lattention-et-la-concentration-des-enfants-a-lecole/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2013/09/13/pratique-de-la-pleine-conscience-en-cours-deps/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2013/05/30/presentation-de-la-pleine-conscience-a-des-enseignants-specialises/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/10/26/la-meditation-a-lecole-on-en-parle-dans-les-medias/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/10/07/la-meditation-a-lecole/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/09/13/les-neurosciences-la-pleine-conscience-et-la-pedagogie/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/09/04/la-pleine-conscience-a-lecole/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/05/10/etre-attentif-concentre-cest-etre-dans-la-presence-et-dans-lintention/

 

  • Repenser le temps scolaire au regard des capacités de vigilance des enfants. Ce sont ces établissements scolaires qui repensent la journée, la semaine, voire l’année en fonction de l’état de vigilance ou de fatigue des enfants ; par l’ instauration de temps de sieste pour tous, de temps calme plusieurs fois dans la journée, un accueil échelonné le matin, des activités adaptées au seuil de vigilance (cf la chronobiologie).

Pour aller plus loin sur ce point, voir les articles suivants qui relatent des expériences concrètes :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/09/25/les-rythmes-scolaires-la-capacite-dattention-concentration-et-les-pratiques-de-pleine-conscience/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2013/11/25/576/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/09/27/le-serpent-de-mer-des-rythmes-scolaires/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/02/21/les-effets-des-rythmes-scolaire-sur-lattention-et-la-concentration/

 

  • Penser le bien être à l’école des élèves et des enseignants, et d’abord celui des enseignants et du personnel éducatif ! A l’instar de ce qui se passe dans certaines organisations publics ou privés innovantes cette idée fait son chemin dans quelques établissements scolaires. Ce qui en fait leur valeur c’est d’abord et avant tout le capital humain.  Ces organisations (entreprises, organismes d’état, associations…) mettent en avant le bien être du personnel. C’est ainsi que l’AGEPS-Raymond Barbry accompagne des équipes de volontaires dans le cadre d’ateliers de régulation du stress, des groupes de paroles. Il est reconnu et validé que si l’enseignant est bien en lui, bien dans son métier, alors les effets se font ressentir sur sa posture et sur la dynamique du groupe classe. D’où l’idée de penser au bien être des adultes pour arriver au bien être des élèves.

Pour aller plus loin sur ce point, voir les articles suivants qui relatent des expériences concrètes :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2016/04/26/le-bien-etre-a-lecole-pourquoi-comment-a-quelles-conditions/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2015/09/17/lattention-concentration-et-le-bien-etre-a-lecole-comme-axe-du-projet-detablissement/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2015/06/30/regulation-du-stress-et-bien-etre-professionnel-des-enseignants/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2015/04/29/le-bien-etre-des-salaries-au-travail-devient-une-priorite-de-management/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2015/03/12/le-bonheur-au-travail-utopie-ou-priorite/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/12/29/developper-le-bien-etre-dans-les-ecoles-les-entreprises-devient-une-priorite/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/03/22/le-burn-out-dans-les-metiers-de-leducation-comment-le-prevenir-et-sen-proteger/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2016/01/12/effets-de-la-regulation-du-stress-des-adultes-sur-la-relation-avec-les-adolescents-en-college/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2013/04/30/chef-detablissement-du-1er-degre-un-metier-a-tres-haut-niveau-de-stress/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2013/04/19/pour-en-finir-avec-la-fatigue-et-lepuisement-professionnels-dans-les-metiers-de-leducation/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2013/03/08/confiance-en-soi-et-pleine-conscience/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/12/27/enseigner-en-pleine-conscience/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/08/30/la-posture-de-lenseignant/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/06/15/fatigue-des-eleves-et-des-enseignants-francais/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/04/19/comment-aider-mon-enfant-a-etre-heureux-a-lecole/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/03/20/comment-et-a-quelles-conditions-faire-dun-etablissement-scolaire-une-organisation-apprenante/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/02/29/journee-de-travail-avec-des-chefs-detablissement-sur-le-sens-du-travail-scolaire-pour-leleve-pour-lenseignant/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/02/10/aider-mon-enfant-a-se-sentir-bien-a-lecole-rencontre-debat-avec-des-parents-deleves-dune-ecole-primaire/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2011/11/02/des-elements-explicatifs-au-haut-niveau-de-stress-des-enseignants/

  • Des formations conjointes enseignants / parents. C’est à l’initiative de plusieurs chefs d’établissements et enseignants du 1er degré d’Eure et Loir que nous avons initié cette formation pour développer la coopération et œuvrer  vers une cohérence éducative, dans le respect des missions de chacun.

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2015/09/10/formation-conjointe-denseignants-et-de-parents-deleves-une-demarche-innovante-de-lageps/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2011/11/15/rencontre-parents-enseignants-autour-de-la-question-de-la-motivation-scolaire/

  • Des ateliers à destination des parents sur des questions éducatives concernant les jeunes. C’est dans le cadre d’une école de parents (atelier échelonné sur toute une année scolaire) d’un lycée polyvalent que sept soirées-débat ont été réalisées.

Pour aller plus loin sur ce point, voir les articles suivants qui relatent des expériences concrètes :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2015/11/05/reussir-au-lycee-oui-mais-comment/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2015/02/19/la-confiance-en-soi-lestime-de-soi-cest-quoi-comment-les-developper-et-les-entretenir/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/11/29/atelier-sur-lattention-concentration-avec-des-parents-deleves/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2014/11/17/atelier-de-meditation-de-pleine-conscience-au-printemps-de-leducation-damiens/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2013/09/23/comment-creer-les-conditions-de-la-motivation-chez-lenfant-et-chez-le-jeune/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/04/17/la-peur-de-lechec-scolaire-et-langoisse-des-parents/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/04/12/la-question-du-lacher-prise-en-education-et-de-lauthenticite-dans-la-relation-avec-les-jeunes/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/04/05/autour-de-la-motivation-scolaire-la-confiance-en-soi-le-developpement-de-la-conscience-les-peurs-face-a-lechec-scolaire/

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/01/26/etre-heureux-au-lycee-rencontre-avec-des-parents-deleves/

  • Des ateliers à destination d’élèves volontaires pour agir contre le harcèlement scolaire. Ce sont plusieurs rencontres dans l’année pour accompagner des élèves volontaires à agir sur les situations de harcèlement naissantes dans un internat.

Pour aller plus loin sur ce point, voir les articles suivants qui relatent des expériences concrètes :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2015/10/08/le-harcelement-scolaire-quelles-reponses-educatives/

  • Des enseignants qui intègrent les outils de la psychologie humaniste aussi appelée psychologie positive dans leur pratique quotidienne. C’est finir la journée par une visualisation mentale et se remémorer trois petits moments de « bonheur ». Ce simple outil pratiqué systématiquement a des effets surprenants sur l’engagement à l’école et sur les relations entre les enfants (dixit les enseignants). Il apprend à prendre conscience des bons moments. Il fait prendre conscience que dans une journée, il y a toujours des bons et moins bons moments. Que la vie est une alternance et que prendre conscience des bons moments quand ils se produisent, c’est apprendre à être dans le présent.

Pour aller plus loin sur ce point, voir les articles suivants qui relatent des expériences concrètes :

https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2013/03/28/il-suffit-de-petits-riens-pour-modifier-une-atmosphere-ce-classe-un-peu-de-pleine-conscience-et-un-peu-de-psychologie-positive/

               4. Comment les parents, enseignants,  différents accompagnants peuvent améliorer l’éducation des enfants aujourd’hui ? Le bien être des enfants passent-ils par le bien être des adultes  ?

Et si nous en revenions au bon sens, dans une époque qui en a perdu !

Et si nous adultes, nous étions les témoins de ce que nous prônons et souhaitons! La liste des principes qui suivent sont d’abord à appliquer à soi (adulte).

  • Développer l’intériorité, la conscience de soi. C’est incontournable et prioritaire dans une société qui a mis en avant le paraître et l’extériorité.
  • Du temps de sommeil suffisant. Dans une enquête menée dans le monde auprès des spécialistes du cerveau, il leur a été demandé de donner les lois prioritaires pour un bon développement de cet organe. La première des douze lois est un sommeil de qualité !
  • Laisser des temps d’ennui indispensables au développement  de l’imagination et de la créativité. L’inactivité, le silence, la calme sont indispensables au bon développement et au bien être, même si l’enfant ne le perçoit pas !
  • Appliquer la règle du 3 – 6 – 9 – 12 en matière d’utilisation des médias et outils numériques : Pas de télévision avant trois ans – Pas d’ordinateur ou tablette avant 6 ans – Pas de téléphone portable avant 9 ans – Pas de réseaux sociaux internet avant 12 ans. Certes cette règle qui peut sembler « drastique » compte tenu de notre époque n’en est pas moins pertinente. Les promoteurs principaux de ces outils numériques l’appliquent à leurs propres enfants !
  • Pratiquer une activité physique régulière, voire quotidienne. C’est une priorité de bien être et de santé publique. N’oublions pas que la motricité est à la base de notre développement.
  • Intégrer l’idée qu’il n’y a pas d’apprentissage, d’évolution, de transformation sans difficulté, voire sans échec. La notion d’effort s’apprend très tôt. Naturellement un enfant va s’engager et faire les efforts nécessaires pour obtenir ce vers quoi il tend. C’est la force de l’intentionnalité. Il en est de même pour les moments de souffrance. Ils font partie de la vie. La question pour nous éducateurs, comment en faire des leviers d’évolution ? Ce sont souvent ces moments là qui nous transforment et nous font aller vers le Soi profond (processus d’individuation).
  • Identifier le domaine d’excellence de nos enfants. Nous avons tous un domaine où nous excellons, où nous réalisons avec aisance, où nous maintenons nos efforts et où nous éprouvons cet état de »flux » (le flow). Cela peut se repérer très tôt. Soyons en observation de ces moments qui émergent dans la vie des enfants.
  • Avoir ancré en soi, l’idée que nous avons tous en nous un potentiel extraordinaire, mais par peur, par conditionnement, nous n’osons et ne l’exploitons pas (nous n’utilisons que 20% de celui ci). Et si la finalité de l’éducation n’était pas de permettre aux enfants de se réaliser au delà de ces 20% !
  • Amour et confiance en soi, les deux piles atomiques de l’être humain. Un enfant qui rencontre dans sa vie des adultes (parents, éducateurs, enseignants…)  qui témoignent de ces deux piles et qu’il s’en imprègne. Il est outillé pour devenir un adulte qui en témoignera. L’Amour inconditionnelle, la confiance sont les marques de l’humanité. Ils participent à construire sans naïveté, un monde plus tolérant, plus ouvert à la compassion et à l’altruisme.

Le mot de la fin : Tout comme le colibri, œuvrons là où nous sommes dans notre environnement proche. C’est de cette manière que le changement,  que nous aspirons pour un monde où nous partagerons les richesses et où nous nous accepterons dans le respect des différences, se concrétisera. C’est ce que j’observe dans mon quotidien professionnel où je rencontre des enseignants, des chefs d’établissement, des infirmières scolaires, des conseillers principaux d’éducation, des inspecteurs qui vont dans ce sens, sans faire de bruit, sans se mettre en avant. Ils appliquent les valeurs fondamentales d’une action éclairée : l’intentionnalité, l’humilité, l’engagement, la simplicité.

Raymond Barbry le 5 juin 2016

 

 

Orientation post-bac. C’est un ordinateur qui décide !

Questionnant, interpellant !

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C’est un algorythme qui décide pour l’orientation des jeunes français après le BAC !!!!

Big-brother est en marche

La vague de la méditation gagne la France, le Point en fait sa une.

Il y a cinq ans quand nous avions commencé à présenter l’approche des pratiques de pleine conscience ou pleine attention en contexte scolaire, nous étions encore considéré comme suspect ! Deux chefs d’établissement d’un ensemble scolaire (1er et 2nd) novateurs dans l’approche ont même du démissionner de leur poste sous la pression d’une partie des parents, et des représentants institutionnels, parce que proposant une formation à cette approche à leurs enseignants volontaires. A l’époque le mot était encore suspect ! Instantanément la plupart entendait « secte, gouroux »…et pourtant nous avions déjà à l’époque les arguments scientifiques et l’expérience qui montraient combien cette approche était bénéfique, et que plus tôt on pratiquait et plus vite nous avions des effets sur l’attention-concentration, sur la régulation des tensions relationnelles, sur un mieux être en soi global etc….Tous ces effets favorisent l’engagement, la motivation et l’envie pour tout apprentissage. Ils en sont la base.

Quel chemin parcouru en cinq ans ! Merci encore à ces deux chefs d’établissement, Francine Dufour et Bruno Pérard (qui sont redevenus enseignants aujourd’hui) d’avoir été innovateurs, d’avoir osé s’engager et engager les volontaires de leur équipe pédagogique dans cette démarche. Certes ils n’ont pas été reconnus, voire ont été « détruits » professionnellement par leur propre institution, comme souvent, les avants-gardistes ne sont pas reconnus. Ils font peur. N’oublions que ces deux personnes sont les initiateurs de ce qui se développe aujourd’hui en France tant l’enseignement public que dans l’enseignement privé. J’aimerais qu’ils ne soient pas oubliés ! Pour en savoir plus sur l’une de ces toutes premières expérimentations menée en France et connue à ce jour, voir les liens suivants et publiés dans la presse nationale :

1.Matinale d’Europe 1 : https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2012/10/26/la-meditation-a-lecole-on-en-parle-dans-les-medias/

2. Le site du Nouvel Observateur : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1158204-education-depoussierons-nos-ecoles-en-osant-la-meditation-en-classe.html

3. Le site de l’INREES. la journaliste de l’Inrees a été interviewée l’un des deux chefs d’établissement ainsi que des enseignants : http://www.inrees.com/articles/Mediter-a-l-ecole/

4. Voir aussi la revue « Regard Boudhiste »de janvier et février 2015  sur le thème 1pprendre, Recevoir, Transmettre : L’article « Pour des enseignants connectés » P 25 à 28.