La pleine attention pour des athlètes

Depuis six ans j’intègre tout au long de l’année, pour les athlètes du groupe demi-fond que j’entraîne, des temps de pleine attention ou méditation de pleine conscience. Ces temps sont intégrés soit en début, soit en cours, soit en fin d’entraînement. Ce sont le plus souvent des temps brefs (d’une dizaine de secondes à quinze minutes au maximum) qui varient en fonction de leur positionnement dans la séance d’entraînement.

A la demande d’entraîneurs d’autres spécialités de l’athlétisme du même club (RCArras) je propose, une fois par semaine lors de la saison estivale un temps de quinze minutes ouvert aux athlètes volontaires du club en tout début d’entraînement.

Qu’y faisons nous :

– Apprendre à développer son attention,

– Apprendre à maintenir son attention pendant une durée déterminée sur un objet neutre,

– Apprendre à observer ses pensées et les émotions associées,

– Apprendre à réguler et laisser passer les pensées,

– Apprendre à visualiser,

Comment le faisons nous :

– Un engagement volontaire

– Un temps de quinze minutes,

– Une situation nouvelle à chaque rencontre. Situation qui peut être travaillée individuellement chaque jour par chacun.

Dans quel but cette proposition ? d’abord leur apprendre à développer l’attention !

La motivation première de nombre d’athlètes et plus particulièrement des jeunes (catégories cadettes, cadets, juniors, espoir) est d’apprendre à réguler leur stress et plus particulièrement l’état de sur-stress. Les effets des pratiques de la méditation de plus en plus connus via les médias, mettent en avant cet argument « massue ». Aussi ils sont surpris et étonnés que nous n’évoquions pas cet aspect lors de nos temps de méditation, voire que nous leur proposons de faire avec, de l’accepter et de ne plus lutter contre !

Un changement de posture.

C’est essentiellement un changement à l’intérieur qui se produit, une manière d’être à soi qui peu à peu s’installe et développe la conscience de soi, améliore la relation à l’autre et à l’environnement. C’est un changement radical dans la manière d’aborder les événements, « Je ne suis plus en lutte contre, mais je fais avec », « Je ne cherche pas à être plus que fort que x, y, z, mais à donner le meilleur de moi »,  » Je ne cherche pas à me valoriser, mais à me foutre la paix – pour reprendre l’expression de Fabrice Midal »,  » Je ne cherche plus à tout contrôler, mais j’apprends à apprécier les moments agréables et accepter les moments désagréables »….

Des effets au delà de la pratique sportive.

Assez rapidement, les jeunes athlètes (16 à 22-23 ans) constatent que les temps de pleine attention peuvent être exploités à tout moment et en dehors de la pratique sportive. Un entraînement régulier à la pleine attention participe à être plus dans le présent des événements, à les accepter et les apprécier. Ce qui n’est pas sans effet sur les autres temps de vie, lycéen, universitaire, professionnel, personnel.

Raymond Barbry, le 14 avril 2018

Cet article a été publié aussi sur le bog : http://sportenpleineconscience.over-blog.com/2018/04/temps-de-pleine-attention-meditation-integree-en-debut-d-entrainement-pour-des-athletes.html

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Le 21 avril, intérêt et effets des pratiques de pleine attention – méditation – à l’école (dans le cadre des 2èmes rencontres du Printemps de l’éducation)

Le samedi 21 avril sera l’occasion pour moi de témoigner de mon expérience de quarante années en matière de pratique de pleine attention -méditation- à l’école en France.

L’image contient peut-être : texteQuarante années qui se résument ainsi :

1. D’abord une bonne quinzaine d’années où en tant qu’enseignant d’EPS en collège j’ai proposé très régulièrement aux élèves des classes dont j’avais la responsabilité en EPS des temps de pleine attention que je n’osais appeler à l’époque « méditation » et qui se résumaient systématiquement dans le cadre des cours par des temps de calme guidés, des temps de visualisation mentale, des temps de relaxation, des temps de prise de conscience de la respiration et du corps.

2. Ensuite pendant une autre quinzaine d’années en tant que formateur et responsable de formation dans des centres de formation de l’enseignement privé sous contrat où dans le cadre des différentes responsabilités que j’ai eues (formation en EPS initiale et continue 1er et 2nd degré, puis  les aspects transversaux de la formation continue et plus particulièrement les dimensions liées aux dynamiques relationnelles), j’ai pu amener des réflexions et des pratiques visant au développement de l’intériorité, à la question de la prise en compte du stress professionnel et aux pratiques de pleine attention, comme piste pédagogique à envisager.

3. Enfin depuis huit ans, une activité de formateur-consultant indépendant collaborant avec des acteurs novateurs en ce domaine de l’enseignement public et de l’enseignement privé sous contrat pour développer et proposer dans le cadre de l’éducation nationale les pratiques de pleine attention (méditation) et former des enseignants à développer ces pratiques dans le cadre de l’école.

Quarante années où j’ai pu observer à la fois, les avancées, les peurs et in fine la reconnaissance de ces pratiques longtemps non acceptées, voir interdites, puis tolérées dans la cadre de l’école en France, et ce malgré les arguments et preuves apportées quant à leur bien fondé pédagogique.

C’est aussi l’occasion pour moi de mettre en valeur celles et ceux qui ont été des « guides » pour moi en ce domaine. Ils étaient et sont des précurseurs dans leurs différents domaines (pédagogie, sciences, santé, sciences de l’esprit, sport). Certains et certaines ont cheminé avec moi pendant plusieurs années, pour d’autres la rencontre a été courte mais combien déterminante et leurs écrits et travaux restent des supports incontournables. Certains sont illustres, connus, d’autres ne le sont pas médiatiquement parlant, mais ils n’en sont pas moins de grande valeur et des maîtres au sens de celles et ceux qui nous montrent des chemins et nous incitent à oser : Patrick Chauvel, Michel Vom Hoffe, Michel Boularand, Jacques André, Christophe André, Basarad Nicolescu, Sylvette Ego, Fabrice Midal, Francesco Varella, Tich Nhat Hanh, André Blandin, Daniel Favre, Christiane Durand, Monique Lafond, Raymond Murcia, Albert Jacquard, Jean Boulangé, Jacques Florence, Philippe Bolet, Paul Koechli, Antoine De La Garanderie, Luc De Backer, Antonella Verdiani, Michel Desmedt, Abdennour Bidar, Philippe Gallois….

Raymond Barbry le 02 avril 2018

 

La vitalité, la clef de l’attention

En deux minutes, Serge Augier nous explique comment développer cette attention qui fait tant défaut à nombre de nos contemporains pour deux raisons essentielles :

  • Le manque de vitalité.
  • Le manque d’entraînement spécifique.

Voir l’explication de Serge Augier :

L’humanité sombre-t-elle dans une folie collective ?

Dans le tumulte du monde moderne, il appartient à chacun de se confronter pleinement à sa nature profonde et de prendre ses responsabilités en conséquence, loin des dogmes et des croyances.

Une analyse fine et pertinente et des pistes concrètes dans le livre de Jocelin Morisson,  L’ultime convergence.

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Le monde est-il promis au chaos ou faut-il seulement se résigner à un clivage toujours grandissant entre ceux qui profiteront demain d’un prétendu « progrès » – robotisé et déshumanisant – et les laissés-pour-compte ? Inverser cette tendance mortifère exige des lumières nouvelles, qui transforment cette « crise du sens » en opportunité.

Les clefs se trouvent dans la nature humaine elle-même et dans l’émergence déjà sensible d’une spiritualité à la fois révolutionnaire, laïque et rationnelle. Dimension essentielle de l’existence, mais aussi subjective et mal cernée, la spiritualité ne s’oppose plus désormais à la science ni à la raison. En se confrontant à l’énigme de la conscience et de la réalité, la science redécouvre en effet le cœur d’enseignements spirituels largement dévoyés au fil des siècles par les jeux de pouvoir et de domination. IL en ressort que nous sommes reliés aux autres et à la nature par des liens invisibles mais ô combien réels et puissants.

Jocelin Morisson est journaliste scientifique, auteur et traducteur. IL a collaboré à de nombreux magazines dont Inexploré, Nexus, Le Monde des religions, la Vie, Nouvelles Clés et VSD hors série.

 

Effets d’une formation à la pleine attention (méditation) pour des enseignants et le personnel d’un collège.

Les pratiques dites de pleine conscience sont en développement exponentiel dans les différents milieux de notre société, la santé, le social, le carcéral, le sport, l’entreprise. L’école pourtant encore en retrait au plan officiel (niveau institutionnel, ministère et rectorat) n’en avance pas moins au plan local. Pour ma part cela fait maintenant huit ans qu’explicitement je présente, développe des actions d’information et de formation à destination des enseignants, des chefs d’établissement et du personnel des établissements scolaires (public comme privé sous contrat) et aussi des parents sur cette thématique. L’outil que j’ai élaboré et affiné au fur et à mesure des avancées et de mes recherches croisent plusieurs approches dites de pleine conscience que je préfère dénommer pleine attention, comme le propose du reste Fabrice Midal.

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Je viens de clôturer dans un collège public de la région des Hauts de France  une formation à la pleine attention. Avec les responsables de l’établissement en charge du dossier – Principale Adjointe, Infirmière – nous avons évalué le dispositif et les effets de cette formation sur les participants eux-mêmes (adultes) et les retombées observées sur les élèves et notamment l’exploitation des outils de pleine attention dans le contexte professionnel.

C’est à l’initiative de l’infirmière de l’établissement, Anne Marie Davière, que cette formation a pu prendre forme. C’est sous son impulsion qu’un groupe de volontaires a pu bénéficier de cet atelier qui, comme dans l’expérience du collège d’Hellemmes (déjà présentait sur ce blog), regroupait des enseignants, du personnel de direction, de l’administration et de la maintenance, l’assistante sociale, la psychologue et l’infirmière. C’est un groupe d’une bonne quinzaine de volontaires qui s’est réuni à raison de huit rencontres de deux heures pendant cinq mois.

Cette formation visait deux objectifs prioritaires :

  1. Donner des outils aux adultes pour réguler leur propre état émotionnel, leur niveau de stress professionnel et améliorer leur capacité de présence en situation professionnelle.
  2. Exploiter les outils dans le contexte professionnel auprès des jeunes du collège pour leur apprendre à réguler en temps réel leur niveau attentionnel, leur état émotionnel et leur niveau de stress.

Le cadre des rencontres comportaient trois temps bien distincts :

  1. Un temps « Quoi neuf » où chaque personne pouvait apporter une remontée d’expérience, une question, une remarque, le partage d’information(s) sur le thème de la formation.
  2. Un temps de mise en pratique en rapport avec le cheminement du groupe dans le programme proposé (cf les huit étapes du programme Pleine attention – AGEPS Raymond Barbry). Les temps de mise en pratique pouvaient être enregistrés.
  3. Un temps d’échange sur l’exploitation des situations de mise en pratique du jour au plan personnel (entraînement) et dans le contexte professionnel (pédagogie en classe, entretien individuel, management…). Nous insistons sur le fait que ces pratiques n’auront d’effets pertinents que si un entraînement régulier est réalisé.

Évaluation de la formation :

  1. Ce que j’ai appris, découvert, renforcé tout au long de cet atelier. : Des données sur l’attention-concentration des jeunes, Le renforcement des connaissances que j’avais sur l’attention.  L’observation et l’acceptation des pensées récurrentes, envahissantes. La découverte de la pollution que pouvaient représenter nos pensées et des pistes pour lutter contre cette pollution mentale. J’ai appris à me re-focaliser sur le moment présent dés que j’y prends conscience. Le renforcement de la faculté à prendre de la distance par rapport aux pensées, à les observer et les laisser partir. Éviter de me gâcher la vie sur un « si j’avais su….j’aurais fait ça ». Le besoin de silence et La redécouverte des moments de calme.  Le renforcement des acquis concernant le travail sur la respiration. Les exercices de respiration permettent de faire le vide et de se re-concentrer.  Les exercices respiratoires pour se calmer.  Le breathplay (respiration en déplacement et à l’effort). La possibilité d’exploiter les exercices de pleine attention dans différentes positions, lieux, espaces : assis, debout, allongée, en mouvement. La prise de conscience de l’importance de mon positionnement dans l’instant présent. L’inutilité de vouloir changer le passé et de ne pas appréhender le futur avec des certitudes et des plans « tout fait ». Le renforcement de mes facultés à être présente à mon corps, à mon environnement, à l’instant présent. La possibilité d’exploiter les outils et apports de cette formation lors des entretiens individuels que je mène. J’ai renforcé la méthode que j’avais mis en place pour me protéger des agressions de la vie et de comprendre pourquoi le les avais mises en place.

Nous retrouvons ici tout ce que les différentes recherches et publications remontent en matière d’apport pour les personnes des pratiques de pleine conscience : le développement des capacités attentionnelles, la régulation des pensées et des émotions, la capacité à être plus dans le présent, l’idée que la pleine conscience peut se pratiquer partout et à tout moment, le besoin pour l’être humain d’avoir des temps de calme.

  1. Ce que j’ai pu exploiter pour moi. J’essaye de me dire davantage « Fous toi la paix », ce qui n’est pas fait aujourd’hui pourra se faire demain ! Prendre du temps pour soi et ne pas culpabiliser. L’apport personnel est considérable. Je me sens apaisée, plus sereine. Une meilleure qualité d’écoute. Étant recentrée sur l’instant présent j’arrive à être plus attentive à l’autre, à être complètement disponible lors de la relation à l’autre. Aller plus clairement dans l’objectivité et mieux cerner les paroles et les actes qui sont de l’ordre du ressenti et du subjectif. Lors de situations difficiles, je respire plusieurs fois pour éviter d’envenimer la situation. La prise de recul sur les événements. La mise à distance des personnes et des événements qui peuvent me nuire. La priorisation de mes actions. Arrêter de tout vouloir contrôler. La régulation du sur-stress du à certaines situations. Poursuivre le travail de prise de conscience de ses émotions. Se mettre au calme avant le coucher.

Pour quels effets  :

  • Compréhension de mes réactions, mon agressivité.

  • La capacité à se poser quand la tension monte trop.

  • L’apaisement mental et physique.

  • La diminution du stress.

  • Un coucher plus serein et un meilleur endormissement.

  • Amélioration de la régulation des émotions.

Les effets observés montrent et prouvent que les participants ont su prendre du temps régulièrement (même bref) pour  passer en mode « pleine attention » soit de manière formelle, sous la forme de rituel – par exemple un temps déterminé chaque matin et/ou soir – ou de manière informelle dans le quotidien – des prises conscience se réalisent et permettent aux personnes de réguler leur état émotionnel, de se remettre dans le présent de la situation. Les effets sur la régulation du stress sont aussi à noter (meilleur endormissement).

Je défends l’idée que si les adultes en responsabilité d’éducation sont mieux en eux, de fait les élèves iront mieux. Cet aspect est encore trop minoré dans la formation des enseignants et des éducateurs. La question du « bien être » et de la stabilité émotionnelle des adultes est déterminante, surtout quand ils ont à enseigner, à éduquer et à accompagner des jeunes en instabilité émotionnelle.

  1. Ce qui a été exploité avec les élèves.  Aider les élèves stressés, angoissés par des exercices respiratoires simples. En situation d’entretien et quand l’élève est agité, je prends le temps de l’inviter à se « poser ». En classe, la pratique des micro-pauses avec les élèves pour un retour à l’attention. Lors de l’entrée en classe, lors d’un moment de tension, quelques inspirations-expirations conscientes permettent un recentrage avant l’installation. La satisfaction de constater que les élèves adhèrent aux exercices proposés. Je pense à ouvrir un club détente le midi pour les élèves.

Pour quels effets observés :

  • Les exercices respiratoires aident à calmer les crises d’angoisse. Les élèves sont soulagés et cela permet bien souvent de libérer la parole.

  • Concentration favorisée chez les jeunes.

  • Les élèves se prêtent au jeu. Les effets sont immédiats : renforcement du calme et transition sereine pour la mise en activité.

  • Je constate que l’élève s’apaise très vite quand on lui propose un exercice de calme en début d’entretien.

L’un des objectifs de la formation était le transfert et l’exploitation des pratiques de pleine attention auprès des élèves. Il a été atteint. Chaque adulte à son rythme en fonction de son parcours, de ses aptitudes, de son envie, de la confiance en soi, de la présence ou non de peurs, a proposé des situations et fait passer cette posture de pleine attention dans la classe ou dans les temps de rencontre. Faut-il rappeler que nous préconisons des temps brefs de quelques secondes à quelques minutes (3 à 5mn au grand maximum) en contexte de classe.

  1. Si vous deviez en parler à l’extérieur, en une ou deux phrases que diriez vous de cette expérience ?

  • De très bons moments partagés avec les collègues.

  • C’est une amorce pour aborder l’enseignement, le rapport aux élèves de façon différente afin d’obtenir un climat plus apaisé en cours et dans la cour.

  • Expérience à vivre ! Avec un formateur qui s’y connaît et bienveillant.

  • Une formation indispensable pour tenir dans les métiers de l’humain où les relations humaines deviennent de plus en plus complexes et imprévisibles.

  • Une formation enrichissante pour « se » découvrir ou se « re »découvrir !

  • J’ai appris à gérer mon stress et à relativiser.

  • Bienveillance et écoute au rendez-vous. Une vraie formation constructive (la connaissance et la sagesse de l’intervenant sont des atouts majeurs).

Au delà des objectifs visés, nous constatons que d’autres sont atteints et qu’ils ont de l’importance dans la dynamique du collectif au sein de l’établissement. Dans l’implicite, les participants partagent une aventure commune qui tisse et renforce des liens.

  1. Ce que vous souhaitez rajouter…….

  • Cette formation devrait se faire dans tous les établissements scolaires.

  • Il me reste du chemin à parcourir ! Merci d’avoir fait un petit bout de chemin avec moi et avec nous !

  • Merci, j’ai découvert un domaine qui pour moi restait attaché à une connotation spirituelle et presque religieuse. Il n’en est rien.

  • Les pistes conseillées m’ont fait beaucoup de bien et à leur lecture, je me réconcilie un peu chaque jour avec moi même.

  • Un cycle s’est engagé et va me permettre d’envisager certaines périodes de ma vie future avec moins de fatalisme et de pessimisme.

  • A titre personnel, je compte bien poursuivre dans cette voie.

Pour ma part, en tant qu’intervenant, je tiens à rajouter qu’un des éléments déterminants à la réussite de ce dispositif, est le lien avec une ou des personnes ressources sur l’établissement qui permet un suivi sur place au quotidien. Lien qui facilite la régulation entre chaque rencontre et a pour effet d’adapter avec pertinence et justesse le contenu de la formation aux besoins des personnes. C’est ainsi que pour ce collège j’ai abordé plus précisément les questions liées au lâcher prise – le « foutez vous la paix » de Fabice Midal- , à la confiance en soi, et  que nous avons réalisé une séance où nous avons inclus des postures de yoga.

En conclusion :

Une formation qui dépasse les aspects purement techniques des outils de la pleine attention. C’est la personne dans toutes ses dimensions qui se trouvent impliquées tant au plan professionnel que personnel. Il est intéressant de noter que les représentations aussi évoluent. Le mot même de méditation a été plusieurs fois employés lors de nos rencontres, nous avons eu des échanges sur la dimension spirituelle de l’être humain détaché des aspects religieux. Or c’était inenvisageable il y a moins de cinq ans dans le contexte franco-français de l’éducation nationale.

Il y a dix ans, alors que nous commencions tout juste à parler de méditation de pleine conscience en France, et surtout pas à l’école, j’avais annoncé que d’ici une petite dizaine d’années cela ne poserait plus de problème, même dans les établissements scolaires. Je pense que dans moins de cinq ans, ce sont tous les enseignants qui auront des bases suffisantes pour mener dans leur classe des temps spécifiques de pleine attention.

Raymond Barbry le 13 mars 2018

Développer le « bien être » dans les établissements scolaires, c’est possible ! (regard sur sept années d’intervention)

Présentation, analyse des actions menées depuis sept ans autour d’une thématique globale du bien être à l’école

« Agir et apporter des réponses préventives au mal être qui se développe »

 » Soigner notre mal-être permet de nous montrer meilleurs pour autrui »

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L’objet de cet article consiste à expliciter en quoi cette question du bien être à l’école des adultes comme des élèves devient prioritaire et pourquoi la prévention s’impose.  Je m’appuie sur les actions que je mène depuis sept ans :

  • Actions d’information, de formation que je mène auprès d’établissements scolaires (public et privé sous contrat) du 1er degré, de collèges et lycées et principalement pour les régions : Hauts de France, Midi (Montpellier, Narbonne, Perpignan) Alsace, Lyonnais, Centre…

  • Actions en formation initiale et continue de chef d’établissements (privé sous contrat) pour les régions suivantes : Lyon et Montpellier.

  • Actions auprès de deux syndicats, CFTC pour le privé sous contrat et Unsa infirmières pour le public.

  • Action d’information lors d’un colloque réalisé à la Sup de Co de Paris (2013) / la confiance et la liberté au travail.

  • Colloque annuel du printemps de l’éducation (2014, 2015, 2016, 2017) du secteur Lillois.

  • Actions d’accompagnement individuel et d’équipe (coaching) de responsables institutionnels, Chef d’établissement (privé et public), Directeur diocésain, Animateur institutionnelle, Conseiller pédagogique,  Inspecteur de l’Éducation Nationale.

  • État des recherches sur ce sujet du « bien être au travail » et des effets des approches dites humanistes (les personnes sont la ressource première d’une organisation).

Introduction :

Je ne vais pas vous faire une liste exhaustive des arguments qui montrent en quoi cette question du bien être au travail est devenue une priorité dans toutes les organisations. La littérature et les recherches en ce domaine sont suffisamment alimentées. Il suffit simplement de prendre en compte la dernière enquête de la CNAM (janv 2018) qui montre combien la santé psychique au travail se détériore et qu’il devient prioritaire de prendre en compte cet aspect. Mais aussi, une recherche menée pendant quatre ans vient de mettre en exergue cet état de fait dans le contexte général du travail en France avec notamment 50% des salariés tout poste confondu identifiés en état d’anxiété latent et constant au travail, 25% en état de sur-stress, l’étape suivante étant l’épuisement professionnel pour plus de 10% de la population salariée.

Le milieu éducatif est un des plus touchés, puisque des enquêtes spécifiques (MGEN, Rectorat, Inserm) montrent que 35% du personnel de l’éducation est en état de sur-stress et que de 13 à 16% sont en état d’épuisement professionnel.

Aussi, c’est avant tout sur mon expérience de plus de quinze ans autour de cette question que je vais m’appuyer et surtout mettre en exergue ce que certaines organisations (privé comme public) dans le cadre de l’éducation ont mise en œuvre pour rendre le contexte de travail plus positif, plus efficient et in fine répondre à leur mission, favoriser les conditions d’apprentissage les plus pertinentes.

Point 1 : Le niveau de stress professionnel

Des niveaux de stress très élevés dans tous les métiers de l’éducation, Chef d’établissement, enseignants, Conseiller Principal d’Éducation, personnel de santé, administratif et de maintenance…

Depuis plus de quinze ans j’exploite le test de Légeron, que j’ai adapté au contexte éducatif. Ce test donne une mesure assez précise du niveau de stress professionnel global et des facteurs les plus déterminants (six facteurs : pression, changement, frustration, relation, violence, environnement). A partir du niveau 3 sur une échelle de 5, nous considérons que nous sommes dans des métiers à haut niveau de stress.

Sur ces sept dernières années et plusieurs milliers de passation de tests, je peux remonter les points suivants :

  • Moins de 2% des personnes à un niveau 1 ou 2.

  • Une répartition globale : 50% à 3 – 25% à 4 – entre 20 et 25% à 5.

  • Les chefs d’établissements du 1er degré obtiennent les plus hauts niveaux de stress ainsi que les conseillers principaux d’éducation (4 et >)

  • Les enseignants ont une augmentation constante d’année en année. Le contexte de l’établissement a un impact conséquent (mode de management, type de population, dynamique d’équipe….).

  • Les chefs d’établissement du second degré (privé comme public) ont comparativement aux autres statuts une moyenne plus basse, et donc un stress professionnel globalement moins élevé.

  • Les facteurs les plus déterminants sur le niveau de stress professionnel sont globalement : la pression, la frustration…Les autres facteurs ne peuvent être généralisés, ils dépendent du contexte de l’établissement.

Point 2 : Les remontées des entretiens individuels hors discours officiels (la voix off).

Les accompagnements individuels (coaching) sont un espace où les personnes se livrent sans la retenue officielle et institutionnelle de mise et où l’authenticité et la réalité du vécu des personnes émergent, sans bien entendu faire de ces remontées une généralité et surtout une vérité absolue. Cependant ils sont révélateurs d’une face cachée bien réelle et vécue comme telle par les personnes.

Il en ressort cependant les grandes tendances suivantes, quel que soit le niveau hiérarchique, enseignant, conseiller principal d’éducation, chef d’établissement, adjoint, directeur diocésain, inspecteur éducation nationale :

  • Un écart entre le terrain et des décisions prises à un niveau hiérarchique sans prise en compte de la réalité du terrain (la classe, l’établissement, l’académie…).
  • Des injonctions impossibles à tenir.

  • Une surcharge administrative à tous les niveaux du système qui est dépourvu de sens (logique de contrôle !), qui éloigne du cœur des différents métiers, qui est mangeuse de temps (temps perdu pour le prioritaire).
  • Une non-prise en compte des réalités professionnelles et des contraintes.

  • Une non-reconnaissance des compétences des acteurs de terrain qui réalisent des prodiges quotidiennement.

  • Une méconnaissance au niveau de la formation de certaines réalités de terrain.

  • Un manque en formation tant initiale que continue concernant le travail sur soi.

  • Une dérive techniciste de la formation (didactisme).

Je terminerai par ces remarques phrase qui m’ont été répétées presque à l’identique et par plusieurs responsables institutionnelles chef d’établissement et adjoint, directeur diocésain et inspecteur éducation nationale….  « Ce qui est questionnant, c’est que nous exigeons des enseignants, des choses que nous serions bien incapables de faire nous mêmes !  Bref nous leur demandons l’impossible, et nous ne sommes même pas capable de les valoriser comme il le faudrait ». Mais aussi, cette principale adjointe « Je suis admirative de ce que réalisent chaque jour les enseignants et l’ensemble du personnel éducatif ».

Mais passés ces constats, que faire ! La suite vise à vous présenter divers , dispositifs qui tous à leur manière ont comme intention première de créer les conditions pour un mieux être dans les établissements scolaires.

Point 3 : Des dispositifs pour témoigner de ce qu’il est possible de faire.

  • Premier exemple : Bassin de Narbonne, Perpignan / partenariat Direction Diocésaine, Ageps-Raymond Barbry / IFP Montpellier

Année 1 / rencontre sous la forme d’une formation pour des enseignants et des chefs d’établissement volontaires avec constitution d’un groupe de travail à la Direction Diocésaine sur cette question. Le pilotage en local est pris en charge par un CE du 1er degré.

Année 2 et 3 /des formations intra et inter sur la question (formations dans les établissements au plus prés des personnes).

Année 4 / deux Journées de travail pour tous les enseignants 1er degré du bassin (Narbonne- Perpignan) avec réalisation d’une vidéo.

Année 5 / association du second degré au dispositif pour le bassin de Narbonne, une journée de travail avec tous les enseignants et le personnel des établissements 1er et 2nd degrés.

Année 6 / 2018-2019…Suivi par des intra-inter (formations en établissement).

  • Deuxième exemple : Un projet d’école sur trois ans, développer le bien être et le bien vivre ensemble en partenariat avec les parents.

Départ de l’action, une école en perte d’effectifs et susceptible de fermer (effectif et travaux). Un changement de chef d’établissment et la mise en place d’un projet sur attention-concentration et bien être à l’école sur trois ans.

Année 1 / Formation des enseignants et du personnel éducatif à la question liée à l’attention-concentration et à la stabilité émotionnelle.

Année 2 / Suivi de l’équipe pédagogique et création d’une école des parents où sont abordées les questions de l’attention-concentration, de la fatigue, des outils numériques…

Mais aussi sur cette thématique, plusieurs établissements (près d’une trentaine depuis sept ans – essentiellement 1er degré) des Hauts de France et du Sud (Montpellier) ont engagé des projets sur cette thématique. L’association d’un travail avec les parents permet une meilleure efficience (il s’agit parfois d’une rencontre du type conférence-débat) pour faire prendre conscience aux parents des postures à adopter.

Les projets reposent sur les axes suivants : éduquer à la conscience de soi (base du développement et de l’attention-concentration), puis éduquer à la conscience des autres (vivre ensemble), puis éduquer à la conscience de l’environnement (approche écologique).

  • Troisième exemple : Les formations à destination des chefs d’établissement (FI ou FC). Un levier conséquent d’évolution de mon point de vue. En effet, quels que soient les types d’organisation (privé ou public), la direction donne des orientations à la fois dans l’explicite (le dire) et surtout dans l’implicite (le faire, la posture).

En Formation initiale des CE du 1er degré, dans le cadre du titre de dirigeant (niveau master 2), j’aborde les questions suivantes depuis six ans (Lyon, Montpellier) :

Le management bienveillant.

La liberté au travail, utopie ou nécessité.

La confiance en soi et en l’autre, élément déterminant de la réussite et du développement.

Piloter en situation d’incertitude.

L’intelligence collectif.

La régulation des conflits.

La régulation du stress et du sur-stress.

L’humain, ressource première d’une organisation.

Les nouvelles temporalités.

En FC, des modules de formation sur le management

Le management bienveillant ou mindfull management,

Le pouvoir, l’ego, le sens…Comment apprendre à réguler l’ego et garder le sens.

  • Quatrième exemple : Des actions de formation pour outiller les personnes en situation de tension forte. L’exemple de la formation des référents décrocheurs du bassin Arras-St Pol (public).

La lutte contre le décrochage scolaire est une priorité nationale et rectorale. Mais au delà des dispositifs et des moyens qu’en est-il des personnes qui quotidiennement sont amenées à accompagner les jeunes dans cette situation ?

Le bassin artésien, via le réseau Perseval a mis en place un dispositif de formation pour les référents « décrocheurs » (essentiellement des cpe et des enseignants). Les outils de formation portent sur trois types de contenus, l’écoute active, la confiance en soi et la posture du « coaching ».

  • Cinquième exemple : des temps d’ateliers pour les adultes (enseignants, direction, assistante sociale, infirmière, cpe, personnel éducatif, administratif et d’entretien), apprendre à réguler son stress, favoriser l’attention-concentration, la sienne et celle des élèves.

Cela fait quatre ans que j’interviens auprès de personnes volontaires dans le cadre d’un atelier ouvert dans les établissements publics (collège et lycées). Ce qui caractérise cet atelier : des rencontres de deux heures (8 rencontres) sur une période de six mois au maximum, une participation sur la base du volontariat, un mixage professionnel des participants, le groupe est constitué de personnes d’un même établissement, formation sur temps de travail et dans l’établissement.

Le contenu : des outils pour apprendre à réguler son stress professionnel, des outils pour favoriser le développement de l’attention-concentration, celle de l’adulte d’abord et celle du jeune ensuite.

Les infirmières scolaires et les cpe ont été des initiatrices de ces projets dans les établissements concernés.

Conclusion :

Les exemples proposés sont là pour montrer qu’il est possible de mettre en place des initiatives qui permettent de favoriser le mieux être dans les établissements et par conséquent, le développement des compétences individuelles et collectives des adultes avec pour effet direct sur les élèves, une amélioration des comportements et des apprentissages.

L’aspect technique des dispositifs proposés est simple et ne nécessite pas de transformation didactique. Il s’agit d’outiller les personnes à un changement de regard et de posture. L’aspect financier est aussi réduit (mis à l’échelle d’un établissement), que le coût du temps de la formation.

Pour qu’il y ait apprentissage, nous savons qu’il importe d’être en stabilité émotionnelle et attention-concentration (présence mentale). L’école se doit d’être un lieu qui pose cette stabilité émotionnelle. Les adultes se doivent d’en être des témoins.

Document Raymond Barbry le 27 janvier 2018

Le flow (flux ou zone), un état de conscience modifié similaire à la transe et à l’extase !

Il en va dans le sport de haut niveau comme dans d’autres domaines, le chant, la danse, la créativité, le théâtre, la marche, l’apnée, la musique…Cet état particulier appelé le flux ou le flow ou la zone est devenu une quête et un objet de recherche qui nous apporte son lot de découvertes qui confirment et renforcent les ressentis d’expérience.

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En état de flow le sujet est en absorption totale dans la situation. La personne est complétement dans l’activité. La concentration est si intense que tout le reste disparaît. La créativité et la motivation s’améliorent grandement (d’après certaines recherches jusque 400%) et les performances physiques et mentales augmentent considérablement.

Au plan neurophysiologique c’est un état de conscience modifiée qui se caractérise par des taux spécifiques de neurotransmetteurs:

l’épinéphrine et la dopamine augmentent l’attention et la concentration,

– le taux d’endorphine qui s’élève ensuite durant l’activité, diminue la perception de la douleur,

– l’anadamide contribue à l’installation d’un état d’extase,

– les taux de sérotonine et d’ocytocine montent et renforcent le bien être, la confiance et  l’empathie.

De part cette pleine présence à la situation, l’activité du cortex préfrontale diminue ce qui a pour effet de faire cesser le bavardage intérieur et les logiques planificatrices. C’est l’intuition qui prend le pas sur le rationnel. Faut-il rappeler que cette intelligence intuitive est devenue un concept scientifique appelé « conscience intuitive extraneuronale » (cf Prof J.J Charbonnier). Cette conscience  est maintenant étudiée en médecine, en neurosciences, en psychologie, en physique quantique et dans le cadre de recherches interdisciplinaires telles que la psycho-physique, la bio-physique, l’épigénétique…

L’état atteint est semblable à celui des transes mystiques et se définit par les aspects suivants:

Selflessness, disparition de l’ego,

Timelessness, disparition de la sensation du temps,

Effortlessness, disparition de la notion d’effort,

Richness, accès à une réalité plus large et plus riche (augmentation des perceptions).

Une forme de paradoxe se dégage ici. Plus le sportif va rencontrer des états de flow est plus il sera performant et donnera le meilleur de lui même. Or pour que ces états de flow adviennent de manière naturelle et spontanée, le sportif se doit d’être dans un état de pleine présence, détaché de l’ego, détaché de la stratégie. Faut-il rappeler que ces états ne peuvent pas se programmer, ils adviennent parce que le sujet bascule en mode intuitif dans le moment présent (plus cerveau droit que cerveau gauche).

Si nous souhaitons que les sujets que nous entraînons rencontrent plus souvent cet état de manière naturelle, encore faut-il dans le cadre de nos entraînements, mettre en place les principes suivants :

– Placer des temps spécifiques de pleine attention ou pleine conscience dans l’effort.

– Proposer des temps spécifiques de pleine attention ou méditation de pleine conscience, de sophrologie, d’hypnose et auto-hypnose dans le cadre de la préparation mentale.

– Placer des situations où la spontanéité pourra émerger et la laisser se développer.

– Valoriser la confiance en soi, la simplicité et l’humilité pour réguler l’ego souvent surdimensionné chez les sportifs de haut niveau.

– Bannir dans le temps d’entraînement les outils qui favorisent la déconcentration (smartphone…).

– Pratiquer des temps d’activités en pleine nature.

– Identifier et reconnaître les différents niveaux de conscience que nous traversons tous dans notre vie et dans les temps d’entraînement : la conscience de type 1 qui contrôle et régule les grandes fonctions biologiques (respiration, rythme cardiaque etc…), la conscience de type 2,dite conscience réflexive (c’est par elle que nous sommes conscients d’être conscients) et la conscience de type 3, dite réflexive lucide (celle qui permet l’état de flow).

Ces principes d’entraînement sont préférables à certaines pratiques émergentes qui peuvent être questionnantes au plan éthique parce que s’apparentant à des pratiques dopantes (micro-dose de psychédéliques, stimulation cérébrale…).

Pour en savoir plus sur ce niveau de conscience de type 3 « réflexive lucide » qui participe à développer l’état de flow, voici une liste de chercheurs parmi quelques spécialistes français et étrangers de la question, J.F Houssais (chercheur en biologie cellulaire et moléculaire-CNRS), J.J Charbonnier (Docteur anesthésiste-réanimateur-CHU de Toulouse), M.Beauregard (Prof Neurosciences – Université de Pennsylvanie), D.Radin (Directeur centre de recherche noétique de Pétaluma -Californie), O.Chambon (Psychiatre et Responsable DU faculté de médecine de Lyon), S.Déthiollaz et C.C Fourrier (Docteur en biologie moléculaire et psychothérapeute – Centre de recherche Noétique- Genéve), M. Le Van Quyen (Chercheur INSERM et Institut du cerveau et de la moelle épinière – Paris), E.Ransford (épistémologue et physicien quantique), P.Guilleman (Ingénieur I.A et physicien – CNRS), l’INREES (Institut de Recherche sur les événements extraordinaires et inexpliqués), R.Sheldrake (Biochimiste – Université de Harvard et Cambridge), F.Varela (+) (Chercheur en psychologie cognitive – Université d’Orsay), C.André (Psychiatre – hôpital Ste Anne à Paris), F.Midal (Philosophe), B.Nicolescu (Physicien – Prof honoraire CNRS) ……

Raymond Barbry le 04/01/2018

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