La préparation mentale de jeunes footballeurs (section sportive intégrée au collège).

C’est à l’initiative de David Devogel, responsable de la section football au collège Antoine de Saint-Exupéry à Hellemmes-Lille, que j’ai durant le premier trimestre de l’année scolaire 2018/2019 collaboré avec le staff technique (sept séances) pour intégrer des temps de pleine attention dans les temps d’entraînement.

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Le constat à l’initiative de cette expérimentation : Les jeunes footballeurs, comme le reste de la population  du reste, ont tendance à vite « décrocher » et se laisser perturber par des stimulis extérieurs à l’action en train de réaliser. Dans un match de football, les éléments de perturbation attentionnelle sont multiples et constants. Or la réussite dans un sport collectif comme le football au delà des qualités techniques, tactiques et physiques dépend de la capacité du joueur à rester pleinement dans le présent des actions à mener et à constamment s’adapter dans l’instant au contexte du jeu tel qu’il se produit.

Développer la pleine attention dans le temps d’entraînement. En accord avec David Devogel nous avons fait le choix d’intégrer des temps de pleine attention brefs dans les séances d’entraînement. Ces temps étaient placés aux différents moments de la séance et répondaient à un besoin identifié dans l’instant. A savoir qu’il s’agissait de donner les moyens aux jeunes footballeurs de se remettre dans le présent mais aussi d’apprendre à observer, réguler les pensées et les émotions associées à ces dernières sans porter de jugement négatif sur soi ou les autres.

Intégrer la visualisation mentale en début d’entraînement. Lors de séances d’entraînement à thème spécifique et à forte charge mentale avec pression temporelle dans le jeu, nous avons proposé en début de séance dans le vestiaire des temps de visualisation mentale guidés sur le thème de la séance.

Des temps de relaxation en fin de séance. Lorsque les conditions atmosphériques le permettaient, en fin de séance avant le retour aux vestiaires des temps de relaxation guidés ont été proposées. Ils visaient à apprendre à faire le calme en soi et à avoir un outil de récupération pour pouvoir être de nouveau disponible et présent aux situations scolaires qui suivaient les séances d’entraînement.

Intervention individuelle au cas par cas. Lors de situations de test à forte pression émotionnelle, nous sommes intervenus individuellement auprès de certains joueurs pour leur apprendre à réguler le mental durant les temps de récupération, à savoir  en fonction des besoins du joueur : accepter l’état de stress, réguler l’état de fatigue, faire le calme en soi, visualiser la situation à venir etc….

Effets observés sur les comportements en jeu. Il est difficile d’identifier en contexte réel les effets spécifiques de tel ou tel choix pédagogique ou didactique, ici en l’occurrence, les pratiques de pleine attention dans le temps de l’activité. Cependant, les attitudes et les comportements des joueurs entre le début et la fin du trimestre (septembre à décembre) montrent des acquisitions certaines quant à la capacité à rester présent tout le temps du jeu. Lors d’une situation de jeu libre de fin de période, nous avons fait le constat d’une fluidité dans la circulation du ballon, les déplacements, l’anticipation, le replacement en jeu dénotant un état de présence de l’ensemble des joueurs.

L’intention du « staff » technique est déterminante. Au delà des interventions spécifiques du préparateur mental durant  sept séances, c’est l’intention présente et répétée à chaque séance (trois fois par semaine) des éducateurs qui a développé et ancré la pleine attention chez les jeunes joueurs. Le staff technique (David Devogel, Lucien Bellanger, Victor Thélot,  Clément Dewinne, Régis Guillaume) s’est approprié ces outils et a pu les intégrer à chaque séance d’entraînement.

Effets observés dans le cadre de la scolarité. Un suivi personnalisé global (football, scolarité) des joueurs est mis en place par le staff technique, entretien individuel, cahier individuel de réflexivité etc… Il est à noter qu’à l’issue du premier trimestre tous les joueurs de la section sont en réussite scolaire.

Raymond Barbry le 2 janvier 2019.

Cet article a été aussi publié sur : http://sportenpleineconscience.over-blog.com/2019/01/la-preparation-mentale-de-jeunes-footballeurs-section-sportive-integree-au-college.html

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En 2019…de l’Audace !

Raymond Barbry / AGEPS

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vous souhaite ses meilleurs vœux pour 2019

Osons l’audace !

« Tant que vous ne vous êtes pas engagé, persistent l’hésitation, la possibilité de se retirer, et toujours aussi, dés qu’il s’agit d’initiative ou de création, une certaine inefficacité.

Il y a une vérité élémentaire dont l’ignorance a déjà miné de grandes idées et de plans merveilleux : c’est que, dés l’instant où vous vous engagez, la providence intervient elle aussi.

Toute une série d’événements jaillissent de la décision, comme pour l’appuyer par toutes sortes d’incidents imprévus, de rencontres et de secours matériels, dont vous n’auriez jamais rêvé qu’ils puissent survenir »

Commencez maintenant…

Raymond Barbry le 27 décembre 2018 – d’après un texte de Goethe.

La joie et le rire au travail, des déterminants d’une authentique équipe !

La joie et le rire partagés au travail sont des indicateurs très pertinents de ce qu’est une « véritable » équipe. Bien entendu cela ne se décrète pas ! Cela se construit au quotidien et dans le temps. C’est la posture du dirigeant (manager) qui va favoriser le développement de cette joie et tout ce que cela implique dans le quotidien, rires, temps de partage, entraide….Les collaborateurs vont alors pouvoir s’autoriser à provoquer et partager ces temps de rire, de joie.

L’image contient peut-être : océan et texte

J’emprunte ici en partie les mots de Frédéric Lenoir : Existe-t-il une expérience plus désirable que la joie ? Plus intense et plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur, la joie est la manifestation de notre puissance vitale. la joie ne se décrète pas, mais nous pouvons l’apprivoiser, la cultiver et la provoquer. Cette joie dont parle F.Lenoir est aux antipodes du bonheur factice proposé par notre époque marquée par une culture narcissique et consumériste. C’est une joie marquée par la sagesse qui assume les peines et les souffrances de notre existence humaine. Cette joie est une sagesse fondée sur la puissance du désir et sur un consentement à la vie, à toute la vie. Cette joie n’est autre que la joie de vivre.

Est ce encore possible aujourd’hui dans le monde du travail de générer cette joie de vivre ? L’expérience d’accompagnement d’équipe depuis plus de vingt ans m’a montré combien les dirigeants avaient un rôle déterminant dans son émergence. En voici les trois principes de base qui vont faciliter dans les équipes l’émergence de cette joie de vivre,

  • Témoigner d’attitudes telles que l’attention et la présence, la confiance et l’ouverture, la gratuité, la bienveillance et l’exigence, la gratitude, la persévérance dans l’effort et le lâcher prise.
  • Être soi même. C’est à dire avoir entamé un chemin de libération intérieur qui permet d’être de plus en plus, soi même.
  • S’accorder aux autres et au monde.

Ces principes nécessitent des dirigeants qui ont comme intentionnalité première le  partage, la valorisation humaine, l’exigence, la simplicité, l’humilité, et  la sagesse.

Peut on former les dirigeants à la sagesse ? La sagesse reste un objectif difficile à atteindre et elle ne se décrète pas d’un coup de baguette magique et peu d’êtres humains y parviennent pleinement !  Elle se caractérise par la conscience à distinguer ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous. Ce qui dépend de nous, nous pouvons le changer. C’est dans l’acceptation de ce que nous ne pouvons pas changer qu’est la sagesse. La parabole du chien tiré par un chariot est éclairante à ce titre : Si le chien résiste et refuse de suivre le chariot, il sera malgré tout tiré de force et arrivera épuisé et blessé à destination. S’il ne se débat pas, il suivra le mouvement du chariot et parcourra le même trajet en ayant beaucoup moins souffert. Autant accueillir l’inéluctable, plutôt que de refuser et de lutter contre. Cet idéal de sagesse tel que définit par les Anciens (plus particulièrement, les Stoïciens) est l’autonomie (autarkeia), c’est à dire la liberté intérieure qui ne fait plus dépendre le bonheur ou notre malheur de circonstances extérieures. C’est ainsi que nous apprenons à nous réjouir de ce qui advient, l’agréable comme le désagréable. Le sage prend tout. le bonheur qu’il recherche est un état qui se veut le plus global et le plus durable possible. Il sait qu’il abrite en lui cette source du bonheur.

Raymond Barbry le 20 décembre 2018

 

 

 

La cohérence cardiaque à l’école.

Pour info..cela fait maintenant huit ans que je préconise parmi une quarantaine d’exercices d’entraînement à la  pleine attention à l’école, la cohérence cardiaque….
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Un reportage vient d’être réalisé dans la Vienne qui confirme ce que les équipes que j’accompagne dans d’autres régions perçoivent depuis plusieurs années.
Toutes les pratiques dites de pleine attention, de pleine présence se développent et se généralisent dans le système éducatif français (Yoga, médiation de pleine conscience, sophrologie, méthode Vittoz…).  Et ce pour le mieux être des enfants, des jeunes, et des adultes.
Raymond Barbry, le 7 décembre 2018

Formation d’un groupe « ressources » académique de lutte contre le harcèlement scolaire

C’est à la demande de plusieurs acteurs institutionnels de l’EC des Hauts de France que l’AGEPS-Raymond Barbry , associée  à Alexandra Brunbrouck (en-quête formation)  et Alain Pirard (psychopédagogue de Mons – Belgique), intervient sur cette année scolaire à la formation d’un groupe de personnes ressources dans les établissements scolaires du premier et du second degré.

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Au niveau académique ce sont les responsables de la DD de Lille  qui ont impulsé cette démarche en y associant l’IFP des Hauts de France (Institut de formation pédagogique) et le CNFETP  (centre national de formation de l’enseignement technique et professionnel).

Ils sont une cinquantaine de personnes venant d’établissements des départements du Pas-De-Calais et du Nord à s’être engagées dans un parcours de formation de trois jours sur cette année scolaire.

Trois jours pour :

  • Identifier les caractéristiques du harcèlement scolaire.
  • Apporter des réponses adaptées au contexte et à la spécificité de la situation rencontrée (analyse de situation, réponses, outils, accompagnement…).
  • Collaborer avec les partenaires (services du rectorat et des directions diocésaines, service d’aide psychologique, médecine scolaire, parents, justice…).
  • Identifier les pratiques pédagogiques et organisationnelles qui favorisent le développement du vivre ensemble par l’éducation à la conscience de soi et la conscience de l’autre. C’est une approche qui se veut préventive.

Raymond Barbry, le 30 novembre 2018.

Développer l’attention-concentration des enfants, rencontre avec des parents d’élèves à Wattrelos.

C’est dans le cadre d’une matinée d’échange avec les parents d’élèves que Sébastien Mittenaere et  Marion Charlot, le Directeur et une enseignante de  l’école Pierre Brossolette de Wattrelos, m’ont proposé de rencontrer les parents pour leur présenter les principes de bases du développement de l’attention-concentration et développer la collaboration avec l’équipe pédagogique.

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Les fondamentaux du développement de l’attention-concentration :

  • La qualité du sommeil.
  • Le besoin d’alternance des temps d’activité et de repos.
  • Le besoin d’activité physique.
  • Le besoin d’apprendre l’ennui ou apprendre à ne rien faire pour développer l’intériorité et l’imagination.
  • La régulation du temps passé devant les écrans.
  • L’identification des indicateurs de la fatigue. C’est avant tout cette dernière qui fait chuter la vigilance.

Dans un deuxième temps, les parents ont été mis en situation de pratiquer des exercices spécifiques et courts sous forme de jeu qui permettent de développer l’attention-concentration à la maison.

  • Jeux respiratoires.
  • Jeux de fixation du regard sur un objet.

L’attention-concentration peut se développer dans tous les situations de vie quotidienne. Faut-il rappeler qu’avant tout, c’est la capacité de présence de l’adulte à l’enfant qui en facilite son acquisition. C’est d’abord parce que l’adulte est dans cette posture que l’enfant va intégrer lui même la posture.

Raymond Barbry le 29 novembre 2018

 

Le bien être à l’école (apport de la conférence du mercredi 21 novembre à l’Ifp d’Arras)

Elles et ils étaient cent cinquante  enseignant(e)s, chef(fe)s d’établissement, étudiants master 2 éducation à être présent(e)s à cette journée du 21 novembre à l’Ifp d’Arras.

Vous trouverez ci joint le résumé de la conférence et des ateliers de la journée du 21 novembre, organisée conjointement par l’AGEPS-Raymond Barbry et l’IFP des Hauts de France. Merci à Maud Agasse, Sabrina Teixeira et Jean François Bayard de l’Ifp des Hauts de France de m’avoir suivi sur ce projet et d’en avoir permis la réalisation concrète et sa reconnaissance institutionnelle, à la suite du réseau Canopé (cf conférence à Amiens du 24 octobre / https://agepsraymondbarbry.wordpress.com/2018/10/30/le-bien-etre-a-lecole-canope-amiens-resume-de-la-rencontre-du-24-octobre/).

Conférence + Atelier 1 : le bien être au quotidien dans la classe- PN040102 Image

Cette thématique habituellement du domaine personnel est enfin prise en compte dans le contexte professionnel. Il y aura un avant et un après les 24 octobre 2018, 21 novembre 2018 et 30 janvier 2019 (journée pour les établissements du second degré).

Cela fait maintenant vingt ans que j’invite les différents niveaux de responsabilités de l’Éducation Nationale (public comme privé sous contrat) à prendre en compte cette question comme  prioritaire au même titre que les approches pédagogiques et didactiques. Nous y sommes, vingt ans le temps du changement !

Merci à Alexandra Brunbrouck, Céline Grislain et Jean Sébastien Léchevin de m’avoir suivi sur le projet de cette journée et d’être aussi dans leur domaine des précurseurs, d’avoir témoigné de leur pratique professionnelle d’enseignante et de chef d’établissement sur cette thématique du bien être à l’école.

Les objectifs de la journée :

  • Connaître les aspects fondamentaux du bien être qui n’est pas un état constant, mais passager ; et en quoi il est déterminant dans l’apprentissage de l’enfant et l’efficience professionnelle de l’enseignant.
  • Intégrer les déterminants du bien être et du bien vivre ensemble dans une organisation humaine, ici en l’occurrence l’école : les trois déterminants ou fondamentaux ont été identifiés  : la relation à soi, la relation aux autres et la relation à l’environnement.
  • Identifier ce qui favorise ou freine le développement du bien être et du bien vivre ensemble dans un établissement scolaire, et agir sur des éléments tels que : l’espace/temps scolaire (rythme, temporalité….), l’évaluation, l’éducation émotionnelle, les temps de calme, les temps de débat, le travail collaboratif, la collaboration entre enseignants,……

Résumé de la conférence de Raymond Barbry

Penser les conditions d’un mieux être professionnel des enseignants et éducateurs pour un mieux être des enfants à l’école

Le contexte actuel tant de la société que de l’école française montre à quel point l’idée du bien être et du bien vivre ensemble est devenue prioritaire. La publication d’une enquête internationale récente sur le bien être à l’école (ocde / octobre 2016) met en exergue la problématique française du mal être scolaire et des conséquences sur les relations humaines au sein des établissements, sur les apprentissages scolaires et sur l’état de fatigue latent des enfants et des adultes (voire d’épuisement professionnel des enseignants et du personnel éducatif). Faut-il rappeler que sur les 37 pays enquêtés notre pays est sur la question du bien être à l’école en 36ème position !

Faire classe aujourd’hui réclame de plus en plus d’énergie psychique. Les incidents critiques, les tensions et les conflits se multiplient. Certes ce ne sont pas en soi, des faits graves, mais une tension constante s’installe. Les comportements de base nécessaires au vivre ensemble ne sont pas acquis pour une partie de plus en plus grandissante d’élèves, de plus ils sont fatigués, agacés. Ils sont une « caisse de résonance » de notre contexte sociétal, d’ailleurs on parle aujourd’hui d’épuisement psychique ou « burn-out » et de dépression en augmentation exponentielle chez les jeunes de plus en plus jeunes. Or le fonctionnement et l’organisation « classiques » de la classe et de l’école ne facilitent pas le mieux être tant des enfants que des adultes en charge de leur formation.

Or, dans les textes officiels récents il est bien stipulé que la dimension des compétences relationnelles est à caractère prioritaire. Une publication stipule qu’il est indispensable de prendre en compte cet aspect trop longtemps ignoré dans notre conception de l’école. Cela rejoint les travaux actuels en neurosciences, en psychologie cognitive, en psycho-ergonomie, voire en biologie et interdisciplinarité – épigénétique par exemple – qui montrent à quel point un état émotionnel stabilisé est déterminant pour notre développement individuel et collectif. Comment créer les conditions pour que dans chaque classe et dans chaque établissement nous puissions favoriser ce bien être indispensable au bien vivre ensemble et aux apprentissages ?

Et si le bien être des élèves passait d’abord par une prise en compte du bien être des adultes en charge de leur éducation ? C’est à ce changement de posture que vous invite cette journée, penser les conditions d’un mieux être professionnel des enseignants et éducateurs pour un mieux être des jeunes.

Les points développés

  • Le bien être, utopie ou nécessité.
  • Le « bien être », extériorité ou intériorité.
  • La conception éducative coopérative et collaborative plutôt que compétitive.
  • Les découvertes scientifiques récentes (neuro, psycho, interdisciplinaire, psycho-neuro-imunologie…) qui éclairent la notion de bien être et de bien vivre ensemble, et montrent combien le bien être est une « méta-compétence » qui s’apprend ! L’état des recherches en psych-socio du travail sur les effets du « bien être » au travail.
  • Le bien être au travail, des exemples concrets de petits changements pour de grands effets . La conception systémique dans un établissement scolaire : du chef d’établissement, aux enseignants, aux membres du personnel et aux élèves.
  • L’élève au centre, oui..Et l’enseignant et le personnel ? Et si nous mettions les élèves et les adultes au centre du système.
  • Le bien être et la réussite vont de pairs ! Mais de quelle réussite parle-t-on ?

Les questions débattues avec les participants lors du temps d’échange.

  • Comment développer l’intériorité à l’école ?
  • Comment et à quelles conditions proposer des temps de méditation, de pleine attention, de yoga, de sophrologie à l’école ?
  • La méditation et les pratiques contemplatives ne conviennent pas à toutes et tous. Quel(s) autre(s) moyen(s) pouvons nous exploiter pour développer notre intériorité et la conscience du Soi ?
  • Quels sont les indices d’un burn-out chez l’adulte et chez l’enfant ?
  • Comment développer les capacités attentionnelles des enfants qui ont des temps de plus en plu réduits de concentration (zapping attentionnel) ?
  • Comment identifier ce qui participe à nous rendre heureux, quand nous ne savons ce qui nous rend heureux ?
  • Que peut-on faire quand nous ne sommes pas en état d’être au mieux de nos possibilités ?
  • En quoi les activités collectives proposées à l’école peuvent être un remède à la perte d’empathie observée chez les enfants surexposés aux écrans ?
  • Comment sensibiliser et interpeller les différents niveaux hiérarchiques (direction diocésaine, circonscription, académie, ministère) sur cette question du bien être des enseignants et des chefs d’établissement.
  • Comment faire comprendre aux parents que la motricité, les activités artistiques, les jeux, les temps de rien sont des priorités éducatives ?

Après midi 13h00-16h00 / Ateliers

  • Atelier 1 / Le bien être au quotidien dans la classe – Céline Grislain (enseignante et formatrice)

Le bien être dans le quotidien d’une classe, c’est possible et cela passe par une multitude d’actions qui peuvent sembler insignifiantes, mais qui mises bout à bout participent à créer les conditions nécessaires à un mieux être pour tous, enfants comme adulte.

Dans cet atelier, au delà du témoignage, il s’agira d’identifier pour chaque participant les principes et ressorts qui peuvent être exploités dans le contexte de sa classe et de son établissement.

  • Atelier 2 / L’éducation à la joie, oui, mais comment ? – Alexandra Brunbrouck (enseignante-formatrice)

« lorsqu’on arrête de s’amuser et que l’on n’a plus d’enthousiasme, on arrête d’apprendre. Tous les neuroscientifiques s’accordent à dire que plus on éloigne le bien-être et la joie de la classe, plus la distance entre les enfants et le processus d’apprentissage (y compris la mémorisation) grandit. » Antonella Verdiani, Renouer avec la joie de l’enfance, Eyrolles, 2017, p. 76.

Comment développer la joie et le plaisir d’apprendre, le plaisir d’agir, d’interagir et de grandir à l’école ? Quelle est l’importance des mots ? Comment sécuriser le cadre psycho-affectif ? Comment optimiser les modalités pédagogiques ? Comment encourager à l’action, à la mise en projet, à l’autonomie pour construire durablement les bases de l’épanouissement de nos élèves ? Parce que l’ennui ennuie et que l’enthousiasme enthousiasme, à partir d’outils concrets, développez la joie dans votre classe et cultivez votre plaisir d’enseigner !

  • Atelier 3 / Comment penser le bien être dans l’établissement ? – Témoignage d’un Chef d’établissement – Jean Sébastien Léchevin

Dans le développement du bien être dans une école, le chef d’établissement a une place prépondérante, et ce même si tout n’est de son ressort. Le bien être au delà d’une intention louable doit se concrétiser par des actions qui le favorise et qui tente parfois de joindre l’inconciliable (exigences institutionnelles, attentes des parents, besoins des enseignants et du personnel….) !

Au delà du témoignage, il s’agira de présenter la complexité de la tâche du CE et d’identifier les leviers pour faire de l’établissement scolaire un espace de développement et d’épanouissement de tous.

  • Atelier 3 / Apprendre à réguler le stress professionnel, ou comment ne pas passer en sur-stress – Raymond Barbry (Formateur-coach-préparateur mental)

Le stress, c’est la vie ! Ce qui pose de plus en plus de questions et de problèmes dans le contexte du travail actuellement, c’est l’augmentation exponentielle des états de sur-stress qui mène à l’épuisement professionnel, puis à l’effondrement aussi appelé burn-out.

Durant cet atelier, nous identifierons pour chaque participant le niveau de stress professionnel global ainsi que les facteurs déterminants, puis nous poserons des pistes qui facilitent la régulation du stress et évitent le passage à l’état d’épuisement.

Rendez vous pour les enseignants, les CPE, les éducateurs et les chefs d’établissement du second degré le 30 janvier à l’Ifp d’Arras. Par avance merci à Anne Marie Davière (infirmière scolaire) et Christelle Ringeval (CPE et Sophrologue) de leur engagement pour cette journée.