Ces tisserands de l’éducation qui innovent au quotidien dans les établissements scolaires

Il y a moins de deux ans dans son livre « Les Tisserands« , Abdenour Bidar avait mis en valeur le travail que je réalise, depuis six ans, en formation-accompagnement dans les établissements scolaires publics et privés sous contrat, en formation des enseignants, des chefs d’établissements et auprès des parents d’élèves. Il rejoint en ce sens ce que l’INREES a aussi réalisé via un article paru en 2012 (écrit par Réjane Reneau) et dernièrement le reportage d’Olivia Sinet et son équipe sur le thème de la méditation à l’école (méditation : le lotus à l’école). Dernièrement, Antonella Verdiani fait référence à cet engagement dans son dernier ouvrage, « Renouer avec les joies de l’enfance »

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Les effets bénéfiques observés tant pour les adultes que pour les élèves dans les classes et les établissements sont possible parce que sur le « terrain » des enseignants, des chefs d’établissements et leurs adjoints, des CPE, des infirmières, des assistances sociales s’engagent, relaient, s’associent aux dispositifs de formation que je propose. Le plus souvent, ils travaillent dans l’ombre, ne cherchent pas à se mettre en valeur, mais agissent quotidiennement auprès de leurs collègues et collaborateurs pour proposer aux élèves des temps qui participent à créer du mieux être, du mieux vivre ensemble, par des pratiques de pleine attention.

A mon tour de les mettre en valeur et de montrer que l’innovation est possible dans l’éducation nationale publique comme privée sous contrat, et de montrer :

  • Que mettre des temps de pleine attention ou pleine présence ou méditation dans le cadre du temps scolaire n’est pas interdit au plan institutionnel.
  • Que pratiquer des temps de  silence et de calme dans le temps de classe est accepté, voire réclamé par les élèves,
  • Que proposer des ateliers de sophrologie et de yoga c’est possible,
  • Que la collaboration avec les parents c’est possible,
  • Que proposer une formation aux enseignants et à l’ensemble du personnel sur cette question de l’attention-concentration et du stress c’est possible,
  • Que de plus en plus d’adultes en charge d’éducation dans les établissements sont dans une intention de mettre du mieux être dans les classes,
  • Que nombreux sont celles et ceux qui s’engagent au quotidien pour accompagner les enfants, les jeunes et les adultes à se sentir bien dans l’école,
  • Que ces pratiques dites innovantes, qui ne pouvaient jusqu’à présent  avoir leur place officiellement dans les établissements scolaires, facilitent les relations interpersonnelles et participent à favoriser les apprentissages.
  • Que ces pratiques ne rajoutent pas un surcroît de travail pour les enseignants (au contraire),
  • Que les apprentissages se réalisent d’autant mieux que le calme et l’apaisement gagnent l’ensemble de l’établissement,
  • Que la réussite scolaire dépassent les seuls apprentissages scolaires répertoriés dans les programmes et qu’elle concerne la personne dans toutes ses dimensions,
  • Que penser bien être à l’école n’en diminue pas moins les exigences (au contraire),

En voici quelques uns de ces Tisserands que je côtoie depuis quelques années. Il y a bien entendu les chefs d’établissements  et leurs adjoints  qui permettent et facilitent ces initiatives qui restent encore à la marge. Dans le premier degré, le chef d’établissement, aussi souvent enseignant, est impulseur et facilitateur de par ce double statut.  Comme élément initiateur dans les collèges et lycées et pilote des projets nous retrouvons les conseillers principaux d’éducation (cpe), les infirmières et bien entendu des enseignants.

Tout d’abord les CPE, infirmières, enseignants des collèges et lycées  qui animent des temps, stimulent les initiatives, explicitent le sens et le bien fondé de ces pratiques tant pour les adultes que pour les élèves.

  • Nathalie Scol (infirmière), Soraya Bach-Difle (cpe), David Devogel (enseignant) au collège d’Hellemmes. Après que je sois intervenu pendant deux ans, auprès des enseignants volontaires puis des éducateurs de la section football, l’équipe continue à s’auto-former en appui sur ces trois personnes.
  • Sylvie Cabre (infirmière) du collège de Gondecourt et  Anne Marie Davière (infirmière) du collège d’Escaudain qui ont permis de mettre en place dans leur établissement pour les adultes volontaires (une vingtaine de participants pour chaque collège) une formation à la pleine attention.
  • Valérie Boureille (infirmière) du lycée de Lucé, qui a permis depuis deux ans la mise en place d’un atelier régulation du stress pour les élèves des classes terminales.
  • Blandine Roudet (enseignante) de l’ensemble scolaire Champagnat de l’Arbresle, qui impulse et accompagne les enseignants du collège au développement des pratiques de pleine attention dans les classes.
  • Céline Grislain, enseignante dans une école de Saint André les Lille qui a, en appui avec le chef d’établissement, permis la mise en place d’une formation à la pleine attention pour toute l’équipe pédagogique.

Des chefs d’établissement du premier et du second degré qui sont les facilitateurs de la dynamique :

  • Jean Pierre Petit, chef d’établissement d’une école à Narbonne,  depuis trois ans dans son établissement, puis sur l’ensemble du réseau de Narbonne-Lézignan anime une réflexion sur le bien être à l’école qui a débouché cette année sur une journée de travail avec tous les enseignants et le personnel éducatif du bassin (plus de 400 personnes, écoles, collèges et lycées). Journée qui se poursuit par des initiatives concrètes dans chaque établissement.
  • Véronique Pointereau, chef d’établissement de l’ensemble scolaire et internat de Walbourg  avec l’appui de l’équipe de Direction et de volontaires, a entamé une réflexion sur le bien être des adultes.
  • Odile Dambricourt, proviseur du lycée professionnel de Bapaume en charge du suivi des décrocheurs et qui facilitent la formation des « référent-décrocheurs » en leur proposant une formation à l’écoute active et au coaching.
  • Béatrice Chantereaux, chef d’établissement  d’un ensemble scolaire de Nîmes qui a proposé pendant deux jours à  l’ensemble du personnel et des enseignants de l’école et du collège un séminaire sur la question du bien être et de la régulation du stress professionnel.
  • Blandine Vignon chef d’établissement de l’ensemble scolaire Champagnat de l’Arbresle qui a mobilisé les équipes pédagogiques mais aussi les parents autour d’un projet, attention-concentration et bien être.
  • Muriel Chastaing, chef d’établissement de l’école de Chateauneuf en Thymerais où pendant deux ans, les enseignants se sont formés à la pleine attention en y associant les parents.
  • Francine Barbry, chef d’établissement de l’école de Pas-En-Artois, où tous les enseignants se forment et pratiquent la pleine attention en classe, où un atelier yoga est proposé deux fois par semaine pour les élèves volontaires (APC), où une sophrologue intervient auprès des élèves de cm2 et où les parents volontaires bénéficient d’une formation à la pleine attention.
  • Véronique Duprot, chef d’établissement d’une école de Saint Martin les Boulogne qui a permis à ce que toute l’équipe pédagogique et le personnel soient formés à la pleine attention, à la régulation du stress et des conflits. Projet entamé six ans auparavant par Régis Vincent l’ancien chef d’établissement.
  • Mais aussi tous leurs collègues du 1er degré et leur équipe pédagogique qui ont comme axe prioritaire de leur projet d’école, l’attention-concentration et le bien être à l’école : Brigitte Jankielewicz de Villeuneuve d’Ascq, Evelyne Gucia de Arras, Valérie Lardier de Duisans, Grégory Mollet de Saint André les Lille, Madame Legrand de Zutkerque, Christophe Capelle de Lille, Jean Sébastien Léchevin d’Annoeullin, Catherine Vanderhaeghe de Guines, Nathalie Camier d’Halluin, Guillaume Demy d’une école d’Eure et Loir, Marie Christine Maes de l’école de Frévent, Christopher Beharelle de l’école de Fruges, Fabienne Couvreur et ses collègues de l’école de Merville, de Lagorgue, d’Estaires, Vincent Delacaux de l’école de Condette, Frédérique Majorczyk d’une école de Cambrai, Xavier Maïtte et Patrick Cappelle de deux écoles de Lille…

Je n’oublie pas les centres de formation (IFP) avec lesquels je collabore et qui permettent qu’un bon nombre de ces formations puissent se réaliser : Lille, Montpellier, Lyon.Et les quelques deux milles enseignants formés à ce jour depuis sept ans.

Je tenais à montrer et témoigner explicitement de ce qui est en train de se passer actuellement sur le terrain pédagogique dans l’enseignement officiel public comme privé sous contrat. Les initiatives se multiplient pour développer un mieux être et un mieux vivre dans les établissements scolaires. Le changement est en place…il ne prend pas la forme d’une rupture, mais plutôt celle d’une révolution intérieure en douceur qui gagne peu à peu de plus en plus d’établissements.

Raymond Barbry le 7 décembre 2017

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